Mar 132015
 

Votre première randonnée de plusieurs joursNombreux sont ceux qui n’osent pas se lancer dans une randonnée de plusieurs jours alors qu’ils font régulièrement des randonnées à la journée.

Et pourtant, nombreux sont ceux qui au fond d’eux aimeraient franchir le pas et goûter au plaisir de passer plusieurs jours, dont une ou plusieurs nuits dans la nature (attention, c’est addictif ;-)).

Beaucoup sont bloqués par l’inconnu, car ils ne savent pas à quoi s’attendre, pensent que ce n’est pas pour eux, ne savent pas quel matériel emporter, ne savent pas s’ils tiendront le coup physiquement, ne sont pas sûrs de ceci ou de cela, etc.

Au final, cet inconnu et ces incertitudes se transforment en peur – une peur qui est limitante pour se lancer dans sa première grande randonnée.

Vous êtes d’ailleurs peut-être dans ce cas. Et c’est plutôt une bonne nouvelle, car cette peur est nécessaire pour vous maintenir en vie. C’est ce qui vous empêche de faire n’importe quoi, de prendre des risques inutiles et de vous mettre en danger. C’est ce qu’on appelle la peur rationnelle.

Par contre, il y a sûrement aussi une partie de peur irrationnelle, une peur alors qu’il n’y a pas de danger pour vous. Par exemple : la peur d’une araignée inoffensive ou la peur du vide en haut d’une falaise derrière une barrière de sécurité. Cette peur ne nous apporte rien d’un point de vue de la sécurité et la survie. Pire, cette peur peut parfois être dangereuse à cause de réactions incontrôlées.

Bref, je vous rassure tout de suite, on n’est pas partie pour une séance de psychologie. 😉

A travers cet article, je vais essayer de rendre l’inconnu moins inconnu en partageant mon expérience des randonnées de plusieurs jours et en répondant aux questions que l’on me pose souvent sur le sujet. Mais, même si vous n’avez pas d’appréhensions pour vous lancer sur des randonnées de plusieurs jours et que vous êtes à la recherche d’informations, cet article devrait aussi vous intéresser.

Il ne se veut pas extrêmement complet et détaillé, mais il est là pour vous donner les bases, quelques pistes de réflexion et des conseils pour vous lancer dans votre première randonnée de plusieurs jours. Comme toujours, le but dans un premier temps est que ça se fasse en toute sécurité et en y prenant plaisir. Le reste viendra avec l’expérience et la lecture d’autres articles sur Randonner Malin. 😉

Nous allons d’abord voir quelles sont les différences principales avec les randonnées à la journée et ce à quoi il faut penser et nous nous intéresserons dans une seconde partie à votre première nuit – qu’elle soit en bivouac ou en refuge.

Note : J’ai choisi de ne parler que des nuits en bivouacs et refuges, car si vous décidez de passer la nuit dans un hôtel, une chambre d’hôtes ou un camping, il y a des chances que vous sachiez déjà à quoi vous attendre. Par contre, beaucoup de personnes ne savent pas vraiment à quoi s’attendre pour une nuit en refuge ou en bivouac.

Principales différences avec des randonnées à la journée

Comme pour les randonnées à la journée, la réussite d’une randonnée de plusieurs jours passe par une bonne préparation. Et sans surprise, plus la randonnée durera, plus la préparation sera longue.

Voici quelques différences avec les randonnées à la journée, qu’il est important d’anticiper pour que votre première grande randonnée se passe bien.

Préparation de son itinéraire

Préparation de son itinéraire de randonnéeLa préparation de l’itinéraire se fait de la même manière que pour des randonnées à la journée, à part qu’il faudra y intégrer les points de ravitaillement en eau, en nourriture (s’il y en a) et les endroits où vous dormirez.

Si vous comptez dormir en refuge, en gîte d’étape, ou bivouaquer à côté d’un refuge, le choix sera souvent assez limité et vos étapes (journées de randonnée) vont se construire autour de cela en prenant en compte la difficulté de chaque étape par rapport à votre condition physique.

Si vous comptez bivouaquer n’importe où (je vous conseille d’ailleurs de lire cet article sur le bivouac et le camping sauvage), vous serez plus autonome et le choix de l’itinéraire sera plus libre – même s’il peut éventuellement être contraint par des zones où il est interdit de bivouaquer ou difficile de bivouaquer (marécages, pentes rocheuses trop raides, etc.). Mais, on reviendra là-dessus dans la section spécifique au bivouac.

Evaluer la difficulté

Pour créer votre itinéraire, il va falloir que vous déterminiez une distance maximale, des dénivelés cumulés maximaux et une durée maximale par étape. Par exemple : maximum 30 km, 1000 m D+ (dénivelé cumulé positif), 1000 m D- (dénivelé cumulé négatif), 7h.

Vous pouvez par exemple vous servir d’Openrunner pour estimer les distances et les dénivelés. Si vous n’avez aucune idée de votre condition physique et de votre vitesse de marche, je vous conseille d’effectuer une ou plusieurs randonnées « test » et de lire cet article sur les vitesses de marche. Prenez bien en compte les terrains traversés : marcher sur un sentier dégagé, marcher dans du sable ou dans des éboulis n’a pas le même effet sur notre corps.

On reviendra là-dessus dans la partie « condition physique, fatigue, récupération », mais ne surestimez pas vos capacités, votre sac sera plus lourd que pour une randonnée à la journée et la fatigue s’accumulera d’un jour à l’autre. Prenez-en bien compte pendant la planification de votre itinéraire.

Trouver un compromis avec tous les paramètres

Une fois que vous avez déterminé la difficulté maximale de vos étapes, il va falloir jongler avec les points de ravitaillements, les endroits où vous allez dormir, le point de départ et le point d’arrivée, sans oublier les endroits par lesquels vous voulez passer. En général, il est nécessaire de faire des compromis pour que tout s’accorde.

Pour faire au plus simple…

Si jamais vous voulez simplifier le procédé, je vous conseille de rechercher des idées d’itinéraires fiables et vous en servir. Ça vous permettra de vous baser sur des randonnées qui ont déjà été faites.

Attention, j’ai bien mentionné « fiables », ne prenez pas le premier circuit trouvé sur internet, assurez-vous de sa qualité et vérifiez les informations.

Un petit conseil pour faire vos choix

Quand vous allez jongler avec tous les paramètres, il y a des chances que vous ayez à faire le choix entre des journées plus faciles ou plus dures que prévu. Si vous manquez d’expérience et de recul par rapport à votre condition physique et aux difficultés d’un itinéraire, je vous conseille de prendre l’option plus « tranquille » – sauf si vous recherchez un défi physique.

Par exemple, il vaut mieux arriver au refuge un peu tôt et aller se balader autour, plutôt que d’arriver en pleine nuit dégoûté de la randonnée… Après, ça dépend ce que vous recherchez ! Mais si vous aimez « galérer », mettez vraiment toutes les chances de votre côté et arrêtez de lire l’article. 😉

Par exemple, pendant ma première grande randonnée dans le parc de la Vanoise, nous n’avons pas pu atteindre le refuge où l’on comptait dormir le premier soir. Un mélange de sac trop lourd, de mauvaise estimation des difficultés et d’inexpérience. Heureusement, on a pu s’arrêter à un refuge avant et y passer la nuit. On aurait probablement pu atteindre le refuge prévu, mais ça nous aurait coûté très cher physiquement et moralement.

Prévoir des options de secours, des plans B

En plus de bien préparer son itinéraire, de bien estimer les difficultés, il est important de prévoir des solutions de secours, des plans B – notamment en cas de fatigue, de maladie, de mauvais temps, etc. Plus la randonnée sera longue, plus il y a de chances qu’il y ait un imprévu, donc plus il faudra réfléchir à des plans B.

D’ailleurs, j’avoue, le refuge où l’on a passé la première nuit ne faisait pas partie d’un plan B. Il n’y avait pas de plan B ! On pensait qu’on était invincibles. Mais depuis, on a appris… 😉

Cela consiste par exemple à prévoir des échappatoires pour rejoindre un village avant même la fin de l’itinéraire, de prévoir un raccourci si jamais on est juste physiquement, de prévoir un endroit de bivouac plus abrité en cas de mauvais temps si celui originellement prévu est exposé, etc. Le but est vraiment d’anticiper, plutôt que de se retrouver coincé dans une situation délicate.

Cela se fait avant la randonnée, mais peut se faire aussi au fur et à mesure en fonction de l’évolution des conditions (météo, moral, fatigue, etc.).

Note : N’oubliez pas de donner votre itinéraire et les plans B à un proche et de signaler votre retour et éventuellement votre progression à celui-ci (voir l’article sur le sujet).

Orientation

Carte en mainUne fois son itinéraire créé, il faut réussir à le suivre. J’imagine que vous avez probablement déjà l’habitude de vous orienter sur des randonnées à la journée. Sur des randonnées de plusieurs jours, cela ne va pas être tellement différent à quelques détails près.

Je ne vais expliquer ici les différentes manières de s’orienter et les avantages et inconvénients de chaque manière, mais plutôt pointer du doigt certains éléments spécifiques aux randonnées de plusieurs jours.

Autonomie des GPS, smartphones et tablettes

Pour ceux qui utilisent principalement un GPS, un smartphone ou une tablette pour s’orienter, il faut particulièrement faire attention à l’autonomie de la batterie ou des piles – qui risquent de ne pas tenir tout au long de votre randonnée. Vous pouvez soit :

– Emporter des batteries/piles supplémentaires ou prévoir un moyen de recharger vos appareils (batterie externe, chargeur solaire, prises électrique dans les logements, etc.).

– Ou, garder vos appareils en cas de problème et vous orienter principalement avec une carte et/ou une boussole et/ou un altimètre et/ou le balisage.

Poids et encombrement des cartes

Sur de longs itinéraires, on peut se retrouver à devoir porter quelques cartes. Sur plusieurs jours, ça ne pose généralement pas de problème – même si on peut éventuellement s’alléger en imprimant ou photocopiant les sections intéressantes.

Il est aussi parfois possible de se créer une ou plusieurs cartes « sur mesure » comme avec le service « carte à la carte » de l’IGN, pour centrer sa carte où on le souhaite.

Au long cours, ça peut être problématique et il faut généralement envisager d’autres options – la combinaison de cartes numériques et papier voire des ravitaillements en cartes.

Il y a la possibilité d’être en tout numérique uniquement, mais c’est prendre le risque de n’avoir plus aucune carte en cas de panne ou de batterie à plat. Ce n’est pas une option que je recommande, sauf si on reste toujours à proximité de zones « civilisées » et que l’on est autonome.

Itinéraires parfois plus isolés

Sur plusieurs jours, on a parfois la chance de s’évader dans des endroits plus isolés et plus loin de la « civilisation ». C’est génial, mais on peut aussi se perdre pendant beaucoup plus longtemps avant de retomber sur un village ou une route par exemple. Il est donc primordial de bien s’avoir s’orienter dans la nature et de mettre des systèmes de sécurité en place (donner son itinéraire à un proche, avoir un moyen pour joindre les secours, etc.).

Eau

Sur une randonnée à la journée, on est généralement autonome au niveau de l’eau. Sur une randonnée de plusieurs jours, il vaut mieux essayer de se ravitailler (si c’est possible) en cours de route pour limiter le poids de son sac.

Source d'eauPour cela, il faut se renseigner sur les points d’eau potable le long de votre itinéraire et créer votre itinéraire en fonction de ces points. Ces points peuvent être une source, un ruisseau, un robinet (dans un refuge ou un village par exemple), etc.

Pensez bien que l’été, certains points d’eau peuvent être à sec et que l’hiver ils peuvent être gelés.

Votre survie ne doit pas dépendre que d’un seul point d’eau. Prévoyez suffisamment d’eau entre les points de ravitaillement et ayez des solutions de secours si jamais vous ne pouvez pas vous ravitailler là où vous pensiez pouvoir le faire.

Si jamais vous avez des doutes sur la potabilité de l’eau, pensez à emporter un moyen de la purifier.

Pour minimiser le poids d’eau que vous aurez à porter, je vous conseille de dormir à proximité d’un point d’eau – ce qui est généralement le cas si vous passez la nuit en refuge. Ça vous permettra d’avoir de l’eau à portée de main et de ne porter que l’eau dont vous aurez besoin dans la journée. Si ce n’est pas le cas, il vous faudra prévoir de l’eau pour la cuisine du soir, du matin et éventuellement pour la vaisselle et l’hygiène – en plus de l’eau prévue pour vous hydrater directement.

Nourriture

Pour les randonnées à la journée, ce n’est pas tellement compliqué, on prend de quoi grignoter et éventuellement de quoi manger le midi. De plus, le faible poids du sac permet facilement de ne pas être trop regardant sur ce qu’on emmène et les quantités que l’on emmène.

Pour des randonnées de plusieurs jours, c’est un peu plus compliqué. Il faut faire plus attention à ce que l’on emporte et aux quantités et il faut se préoccuper du repas du matin et du soir. On peut distinguer plusieurs possibilités :

  • Etre en autonomie – c’est-à-dire que l’on porte toute la nourriture dont on a besoin pour l’intégralité de sa randonnée. On a l’avantage d’être assez libre, cela apporte un peu de sécurité en plus, mais cette autonomie a un poids. C’est également une bonne option quand le budget est serré.
  • Etre en autonomie partielle – emporter suffisamment de nourriture pour être autonome jusqu’au prochain ravitaillement (il peut y avoir un ou plusieurs ravitaillements). Cela peut être 2 ou 3 jours d’autonomie par exemple. On est un peu moins libre qu’en autonomie totale de nourriture, ça demande un peu d’organisation, mais c’est un bon compromis entre liberté et poids du sac. C’est aussi une bonne option pour un petit budget.
  • Etre en demi-pension voire plus. Dans certains refuges, il est possible de prendre le petit-déjeuner et le dîner. Certains vendent parfois même des pique-niques ou de quoi manger le midi. Cela n’est pas spécifique aux refuges et peut se faire dans d’autres types d’hébergements. Ça permet d’avoir un sac plus léger et c’est confortable. Par contre, on perd un peu en liberté, il faut compter un budget plus élevé, ça demande une bonne organisation et ce n’est pas possible partout.
  • Un mélange des deux précédentes options – quelques repas pris dans des hébergements et d’autres que l’on a emportés dans son sac. Avoir une certaine autonomie de nourriture permet de mieux s’adapter et de moins dépendre des hébergements.

Note : Prévoyez toujours un minimum de nourriture dans votre sac, même si vous comptez manger uniquement dans des hébergements. Vous aurez de quoi grignoter entre les repas et vous aurez une petite réserve au cas où.

Ravitaillements

Les ravitaillements en nourriture sont intéressants sur des randonnées de plusieurs jours quand on passe à proximité de points de ravitaillement possibles.

Par rapport à une autonomie totale de nourriture, le but principal est de limiter le poids du sac et éventuellement de pouvoir emporter quelques produits qui auraient mal supporté plusieurs jours de randonnée.

L’inconvénient est que ça demande un peu plus de planification, une organisation autour de ces ravitaillements, on ne peut pas toujours trouver les aliments que l’on veut et on perd un peu en autonomie. Quand on a toute sa nourriture dans son dos, on sait que même si on change de plan, on aura toujours à manger. 😉

Il faut notamment prévoir les points de ravitaillement, s’assurer que le magasin, l’épicerie ou autre sera ouvert(e) ce jour-là et arriver pendant les horaires d’ouverture. Sur certains itinéraires ne passant pas proches de villages, il est parfois difficile voire impossible de se ravitailler.

Une fois vos points de ravitaillement définis, il vous faudra prévoir la nourriture nécessaire jusqu’à votre prochain ravitaillement – et faire la même chose à chaque ravitaillement, s’il y en a plusieurs.

Certaines personnes envoient même des colis à l’avance et récupèrent leur colis une fois sur place. Mais cela se fait plutôt pour des randonnées au long cours et pas uniquement pour la nourriture.

Quelle quantité ?

Quand on n’a pas tellement d’expérience, il est assez difficile d’estimer la quantité de nourriture que l’on doit emporter sur une randonnée de plusieurs jours. Pour une randonnée à la journée, même si on prend trop ou que l’on a visé un peu juste, ce n’est pas trop grave.

Sur une longue randonnée, c’est plus gênant. On a soit un sac au poids mal optimisé ou on risque d’avoir faim, voire de manquer d’énergie.

Le plus simple pour connaître la quantité de nourriture à emmener est de diviser par jour et par repas. Par exemple, sur une randonnée de 3 jours en autonomie, on aura :
– Jour 1 : matin, midi, soir + en-cas
– Jour 2 : matin, midi, soir + en-cas
– Jour 3 : matin, midi, soir + en-cas

L’idéal est de « préparer » séparément les 12 portions et de les séparer physiquement (sur une table ou par terre par exemple), plutôt que de se dire : « bon je prends un kilo de pâte et 500 g de semoule, ça devrait bien faire l’affaire ».

Pour bien évaluer les quantités, je vous conseille de peser vos aliments. Cela vous permet également de tester chez vous ce que cela représente. Par exemple, si vous mangez habituellement des flocons d’avoine au petit-déjeuner et que vous comptez en emmener en randonnée, servez-vous votre portion habituelle puis pesez là. Si vous mangez des pâtes un soir chez vous, faites la même chose – de cette manière vous saurez s’il vous faut 100 g, 130 g, etc.

Essayez quand même d’adapter ces portions, car vous allez très probablement vous dépenser plus pendant une journée de randonnée plutôt que pendant une journée « classique ». Pensez aussi à l’accompagnement. Si vous avez mangé un steak avec vos pâtes chez vous et que vous ne mangez que des pâtes avec un peu de viande séchée en randonnée, il faudra probablement augmenter un peu la quantité de pâtes pour votre repas en randonnée. Bref, vous voyez l’idée. 😉

Encore un dernier conseil : avant de partir, notez toutes les quantités et le détail de la nourriture que vous emportez. A votre retour, notez vos impressions (trop de ceci, pas assez de cela, etc.). Ça vous permettra de gagner du temps et de vous servir de vos expériences passées sur vos prochaines randonnées.

Quoi manger ?

Le souci du poids du sac à dos

Comme je l’ai mentionné dans l’article « 4 principes (et de nombreuses astuces) pour randonner plus léger », je vous conseille de choisir votre nourriture en fonction de son rapport énergie/poids. Le plus simple pour cela est de comparer le nombre de calories, kilocalories ou le nombre de kilojoules (kJ) pour 100 g. C’est généralement indiqué sur les étiquettes des produits. Plus ces nombres sont élevés, plus l’énergie apportée par la nourriture sera importante par rapport à son poids. Les aliments contenant beaucoup d’eau sont souvent peu intéressants et c’est pourquoi beaucoup de randonneurs se tournent vers des aliments secs, déshydratés ou lyophilisés.

Bien évidemment, ce n’est pas la seule chose à considérer, sinon on ne consommerait que du gras – qui a un rapport énergie/poids imbattable. Il est important d’avoir des apports en glucides, lipides et protides dans de bonnes proportions et d’être regardant sur le type de glucides, lipides et protides – car ils ne sont pas traités et utilisés de la même manière par notre corps.

Nourriture pour randonneurs ?Par exemple, même si les bonbons (pleins de glucides simples) peuvent avoir un rapport énergie/poids intéressant, je vous déconseille de ne manger que ça au risque d’avoir faim et d’avoir des « coups de mou ». Je vous conseille aussi d’avoir des apports en glucides complexes, notamment grâce aux féculents.

Il ne faut pas oublier non plus que les vitamines et sels minéraux jouent aussi un rôle essentiel pour le bon fonctionnement de notre corps.

Le souci des denrées périssables

Outre le poids, une autre des difficultés de l’alimentation en randonnée est de ne pas pouvoir emmener de denrées périssables ou de devoir les consommer rapidement. C’est notamment le cas des fruits et des légumes qui sont en plus peu intéressants d’un point de vue énergétiques du fait de leur forte teneur en eau. Et c’est également le cas de la viande et du poisson par exemple.

Compenser les aliments peu « pratiques »

Mais, comment compenser ce que nous apportent habituellement ces aliments (vitamines, protéines, fibres, etc.) et comment les remplacer par des aliments au rapport énergie/poids intéressant ?

Une partie de la réponse est : « il va falloir faire des compromis ». Il faut aussi de demander : « est-il vraiment nécessaire de compenser ? »

Honnêtement, je n’ai pas la réponse à cette question et je ne pense pas qu’il y en ait une. La plus satisfaisante est probablement : « ça dépend ».

Pour des randonnées de quelques jours, une semaine, 10 jours, je pense qu’il faut essayer de compenser comme on peut, notamment avec des aliments séchés, déshydratés ou lyophilisés. Les carences mettent quand même un certain temps à se développer et si on a une alimentation correcte et adaptée à notre effort, notre corps s’habituera très bien.

On peut par exemple emporter des baies de Goji séchées pour la vitamine C, des criquets séchés (j’y pense car j’en ai mangé il y a peu de temps) ou du bœuf séché pour les protéines, des amandes et des abricots secs pour les fibres, du chocolat avec une forte teneur en cacao pour le magnésium (et le plaisir ;-)), etc. En réfléchissant un peu, il est tout à fait possible de se préparer des repas simples avec du goût et assez variés – car il ne faut pas non plus oublier totalement la notion de plaisir. 😉

Pour des périodes plus longues et des randonnées au long cours, je pense qu’il faut creuser un peu plus le sujet et réfléchir à tous ses apports pour éviter des mauvaises surprises. Cela dit, on est généralement vite limité par le poids de son sac, et on doit faire des ravitaillements. Dans ce cas, on peut profiter du ravitaillement pour consommer les aliments périssables dont on a été « privé ».

Je ne vais pas vous donner des idées de repas et trop m’étendre sur le sujet car ça mériterait un ou plusieurs articles. De plus, le sujet est extrêmement complexe tant les interactions sont nombreuses et c’est un sujet peu maîtrisé par les scientifiques malgré beaucoup de recherches. Et, chacun a une alimentation journalière différente et les opinions divergent sur ce qu’est une bonne alimentation – on en revient d’ailleurs toujours au fameux « mangez équilibré ». 😉

Mais, pour satisfaire votre curiosité, voici quelques articles sur le sujet :

Les compléments alimentaires

Je sais que certaines personnes prennent des compléments alimentaires pour compléter leur alimentation en randonnée. Il est difficile de savoir si ces apports sont intéressants. Il faudrait des analyses individuelles précises pour connaître les bonnes doses en fonction de l’alimentation prévue et bien connaître les interactions entre les compléments. Autant vous dire que c’est généralement du pifomètre. 😉

Cela dit, si vous prenez habituellement des compléments alimentaires, je vous conseille de continuer à le faire pour vos randonnées.

Ne changez pas drastiquement votre alimentation

Je vous conseille également de ne pas changer drastiquement votre alimentation une fois en randonnée, au risque de perturber votre corps et notamment votre estomac et vos intestins.

Cela dit, si vous ne mangez par exemple que des légumes et des fruits habituellement, ça risque d’être compliqué de ne pas trop changer vos habitudes. Dans ce cas, ça peut être une bonne idée d’adapter votre corps un peu avant en introduisant certains aliments que vous mangerai en randonnée.

Les repas lyophilisés/déshydratés

Certains ne jurent que par les repas lyophilisés ou déshydratés tout préparés. On voit un peu de tout, des repas selon moi pas très équilibrés, des portions un peu justes, des repas très industriels (très gras, très sucrés, très salés). Il en existe aussi de très bien. Il faut savoir que les repas lyophilisés sont généralement de meilleure qualité que les repas déshydratés car préservent mieux les aliments.

L’avantage de ces plats préparés est leur simplicité (pas de préparation). Ceux de bonne qualité sont équilibrés et variés, mais ils sont souvent assez chers et ne contiennent pas toujours les apports que l’on souhaite (en proportion et quantité).

Comme pour la nourriture que vous préparez, je vous conseille fortement de tester ces repas avant de partir pour vous rendre compte de la quantité que ça représente.

Note : il est possible de déshydrater soi-même ses aliments (au four ou avec un déshydrateur).

Emballages

J’en profite pour glisser une petite note sur les emballages. Essayez de les limiter autant que possible et qu’ils soient le plus léger possible, car vous les porterez probablement pendant toute votre randonnée. Dans beaucoup d’endroits, il n’y a pas de poubelles disponibles et les déchets doivent être ramenés chez soi ou jusqu’au prochain village.

Réchaud ou pas de réchaud ?

Réchaud ou pas réchaudEncore une fois, cette question ne se pose généralement pas pour des randonnées à la journée. Souvent, elle ne se pose pas non plus pour des randonnées avec le repas du matin et du soir pris dans les refuges ou gîtes d’étape.

Par contre, quand on prépare soi-même ses repas, la question peut se poser. Il peut arriver que certains refuges aient des endroits pour cuisiner et qu’un réchaud ne soit pas nécessaire. Mais, dans les autres cas, si vous voulez manger chaud, il vous faudra un réchaud (à moins qu’il soit possible et autorisé de faire des feux le long de votre randonnée).

En plus de manger et boire chaud – ce qui est très appréciable, notamment si les soirées et matinées sont fraîches – l’eau chaude permet de réhydrater la nourriture plus facilement. Un réchaud permet donc parfois d’emporter des aliments « plus » déshydratés et donc plus légers.

Ne pas avoir de réchaud est un choix pris par certains, cela permet de gagner du poids et du volume. Pas de réchaud, pas de combustible, pas de popote… Ca garantit également de pouvoir manger plus rapidement, la préparation étant souvent très succincte.

Par contre, la variété d’aliments est un peu plus limitée – car les aliments déshydratés ont souvent besoin d’eau chaude pour être appréciables. Le riz et les pâtes gonflés à l’eau froide se mangent, mais ce n’est pas ce qui se fait de mieux. 😉

Voilà quelques avantages et inconvénients, si vous voulez faire votre choix uniquement en vue d’un gain de poids, sortez votre calculette car le résultat penche en faveur de l’un ou de l’autre suivant les cas. 😉

Beaucoup se posent également la question d’un repas froid ou chaud le midi. J’avais tendance à privilégier les repas chauds auparavant, mais je suis de plus en plus adepte des repas froids, avec éventuellement un thé, café ou une tisane chaude à la fin.

Le repas chaud a l’avantage d’être agréable, notamment s’il fait frais. Par contre, il est souvent plus copieux (repartir est plus dur), il est plus long à préparer – ce qui peut être désagréable par temps froid – et il n’est surtout pas très marrant à préparer quand le temps n’est pas clément (vent, pluie, froid, etc.).

Cependant, il est tout à fait possible de prévoir des repas chauds et des repas froids et de s’adapter en fonction de la météo et des abris (naturels ou pas) trouvés pour cuisiner.

Hygiène

L’hygiène est une différence notable avec les randonnées à la journée où l’on peut généralement se laver à son retour. C’est un sujet très subjectif, chaque personne ayant des habitudes différentes et des tolérances différentes.

Le luxe pour l'hygiène

Ca dépend aussi des endroits dans lesquels on randonne. L’hygiène est par exemple plus importante en climat tropical qu’en climat méditerranéen. Il faut également distinguer l’hygiène « confort » de l’hygiène « médicale ». En général, ne pas se laver les cheveux pendant plusieurs jours ne vous expose pas à des problèmes médicaux, mais ne pas désinfecter une plaie peut vous y exposer – même s’il est toujours très difficile de faire la différence entre ce qui est vraiment nécessaire et ce qui ne l’est pas.

Pour commencer, si vous avez besoin d’une douche chaude chaque jour ou tous les deux jours, je vous conseille de préparer votre itinéraire en fonction de cela, car ce ne sera pas possible de randonner partout. Il vous faudra dormir dans un refuge avec douches chaudes (renseignez-vous bien) ou à proximité d’un village (hôtel, camping, gîte d’étape, etc.).

Si vous vous demandez comment font les autres personnes, rassurez-vous, sur des randonnées de plusieurs jours, beaucoup de personnes ne se lavent pas tous les jours (loin de là) ou se lavent succinctement à l’eau froide.

Quand il n’y a pas d’eau chaude disponible, comme pour des randonnées avec bivouac ou des refuges sans eau chaude, vous pouvez soit utiliser l’eau à disposition (douches froides, robinets, tuyaux, etc.) soit utiliser les eaux naturelles pour vous laver (cours d’eau, lacs, etc.).

Attention, il est parfois interdit de se laver ou même de se baigner dans certains endroits pour préserver la qualité de l’eau. Si vous utilisez des savons ou produits, utilisez-en de préférence des biodégradables pour limiter votre impact sur la nature.

Se laver est ce qu’il y a de plus difficile au niveau de l’hygiène, car se brosser les dents, laver son linge ou faire ses besoins est beaucoup plus simple.

Pour le dernier point, j’en profite pour vous rediriger vers cet article où j’ai rassemblé certaines bonnes pratiques pour respecter la nature et les autres pratiquants d’activités de plein air.

Sachez qu’il y a beaucoup de barrières psychologiques à casser par rapport à l’hygiène – la plus grande étant de ne pas se laver ou se de se laver succinctement. L’eau étant souvent froide, ça décourage souvent de faire un lavage complet ;-). Normalement, si vous ne vous lavez pas pendant plusieurs jours, il ne devrait rien vous arriver de grave et sachez qu’un peu d’eau avec du savon fait déjà beaucoup. 😉

Dans la rubrique « Les affaires pour l’hygiène » de la section « Matériel » un peu plus bas, vous trouverez quelques idées du matériel lié à l’hygiène que vous pouvez emporter.

Matériel

Voici une question que personne n’oublie de se poser. Si vous n’avez fait que des randonnées à la journée jusqu’à maintenant, il y a des chances que vous ayez besoin d’un petit peu plus de matériel.

Cela va dépendre en partie de là où vous passer la ou les nuits. Si c’est en refuge ou en gîte d’étape, vous n’aurez pas besoin de beaucoup plus de matériel alors qu’en bivouac, plus de matériel sera nécessaire.

Voyons tout de suite les quelques éléments qui changent ou se rajoutent quand on passe d’une randonnée à la journée à une randonnée de plusieurs jours.

Le sac à dos

Un sac à dos plus volumineux est souvent nécessaire, car on emporte plus de matériel. Si vous vous demandez quel volume choisir, voici un article fait pour vous.

Le réchaud

On en a déjà parlé auparavant, c’est un objet qui peut venir se rajouter à votre liste de matériel. Voici d’ailleurs une vidéo pour en fabriquer un très léger à partir d’une canette.

La popote

Avec le réchaud, va souvent la popote qui est généralement constituée de gamelles/casseroles, couvercle, tasses et couverts. Vous allez dire que je radote, mais faites vraiment attention au poids de la popote, beaucoup de personnes se retrouvent avec un service complet très confortable et très lourd, alors qu’il est possible de faire léger sans grande perte de confort.

Le matelas

Un matelas est nécessaire uniquement pour bivouaquer, mais ne l’est pas en refuge ou en gîte d’étape. Voici un article avec les grandes lignes pour choisir un matelas de randonnée.

Le sac de couchage

Vous en aurez très probablement besoin en bivouac et vous en aurez besoin en refuge si des couvertures ne sont pas fournies. Si vous comptez dormir en refuge, renseignez-vous au préalable et prévoyez éventuellement un sac de couchage si vous êtes frileux et que vous avez peur que ce qui est fourni ne soit pas suffisant.

Note : Avoir un sac de couchage dans son sac à dos est un élément de sécurité supplémentaire, vous permettant de passer une nuit dans la nature en cas de souci.

Le drap de sac, drap de soie ou sac à viande

Il peut être utile si vous avez un sac de couchage, afin de ne pas trop le salir et apporter une petite isolation thermique supplémentaire (qui dépend surtout des matériaux).

Mais, c’est surtout en refuge quand des couvertures sont fournies qu’il est très appréciable – notamment s’il fait chaud et que les couvertures sont trop chaudes ou pour vous éviter les démangeaisons dues aux couvertures. Alternativement, vous pouvez utiliser des sous-vêtements techniques longs.

L’abri, la tente

Un abri ou une tente est généralement nécessaire quand vous ne passez pas toutes vos nuits dans un logement en « dur ».

La tente est de loin la solution la plus utilisée en bivouac, mais il est aussi possible d’utiliser des abris fermés (pas de tapis de sol), des tarps (sorte de bâches tendues), des hamacs, des sursacs, des abris naturels (grottes par exemple) ou même rien.

Cela dépend bien évidemment de beaucoup de paramètres et notamment des conditions météorologiques.

Bivouac dans une grotte  Bivouac à la belle étoile

Note : Avoir un abri ou une tente dans son sac à dos est un élément de sécurité supplémentaire, vous permettant de passer une nuit dans la nature en cas de souci.

Les chaussures

Le choix de chaussures de randonnée dépend non seulement du terrain, de la météo, de vous, etc. mais aussi du poids de votre sac à dos et de la longueur de la randonnée. Les chaussures que vous utilisez habituellement pour les randonnées à la journée peuvent donc s’avérer bien ou pas bien adaptées.

Pour le savoir, je vous invite à vous procurer gratuitement une copie de mon guide (si ce n’est pas déjà fait) pour vous aider à bien choisir vos chaussures de randonnée. Tout y est expliqué en détails. Cliquez ici pour télécharger le guide.

Les vêtements

Il y a des chances que vous ayez besoin d’emporter plus de vêtements que pour des randonnées à la journée.

Il est notamment important d’avoir des affaires sèches pour le soir – surtout s‘il fait frais. Cela est surtout valable pour les premières couches. Par exemple : un tee-shirt à manches longues en synthétique, soie ou laine mérinos et un collant de la même matière. Cela peut également être votre tenue pour dormir si vous avez besoin d’un appoint en chaleur.

Prévoyez aussi éventuellement une seconde couche supplémentaire (voir article « petit guide des secondes couches ») pour avoir suffisamment chaud le soir et le matin. Ça peut être une seconde couche que vous utilisez pendant les pauses pour éviter de vous refroidir.

Il se pose aussi la question des vêtements de rechange. Est-ce que je change de sous-vêtements chaque jour, est-ce que je change de tee-shirt chaque jour ?

Je vous conseille de trouver un compromis entre confort et poids du sac. C’est sûr que c’est agréable d’avoir un tee-shirt propre, mais ça ne dure pas très longtemps et ça fait ça de plus à porter – sans compter que vous ne serez pas nécessairement propre quand vous l’enfilerez. 😉

Pensez aussi qu’il est tout à fait possible de laver ses vêtements en cours de route, voire juste de les rincer puis de les faire sécher – ça vous fera économiser pas mal de poids. Il faut par contre que la météo soit suffisamment clémente pour le séchage.

J’en profite pour souligner l’importance d’avoir des chaussettes de rechange et de laver ses chaussettes ou au moins de les rincer. Après une bonne journée de randonnée, les chaussettes deviennent rêches (transpiration qui sèche) et cela s’empire au bout de plusieurs jours. De telles chaussettes facilitent l’apparition d’ampoules et d’échauffements aux pieds.

Par contre, avec un petit lavage ou un petit rinçage, elles redeviendront souples (mais pas forcément propres et sans odeurs ;-)).

Les affaires pour l’hygiène

Je l’ai déjà dit plus haut, c’est quelque chose de très subjectif, mais voici quelques éléments qui peuvent servir :

– brosse à dent.
– dentifrice (il existe des alternatives plus légères).
– savon (pour le corps, éventuellement les cheveux et laver ses vêtements).
– papier toilette.
– petite truelle.
– serviette (idéalement, légère et qui sèche très rapidement – exemple : microfibre).
– gant ou équivalent (pratique pour se « débarbouiller » – option 0 gramme : utiliser ses mains).
– nécessaire pour l’hygiène féminine.

En ce qui concerne les vêtements de rechange, j’en parle dans la section « Les vêtements » au-dessus.

Note : Pensez-bien que dans beaucoup d’endroits, il n’y a pas de poubelles disponibles et que les déchets doivent être ramenés chez soi ou jusqu’au prochain village. De même, beaucoup de toilettes « n’acceptent » rien de plus que du papier toilette et ce qui a été digéré.

Quelque chose pour vous éclairer

La solution à mon avis la plus pratique est une lampe frontale. Je ne vais pas détailler ici les raisons d’en emporter une car je l’ai déjà fait dans cet article – que ce soit pour les randonnées de plusieurs jours ou les randonnées à la journée.

Matériel électronique

Sur plusieurs jours se pose le problème de l’autonomie des appareils électroniques. Je pense notamment aux GPS, aux téléphones voire aux appareils photo.

Il n’y a pas 36 solutions :
– Soit vous avez la possibilité de recharger de manière régulière vos appareils dans les hébergements.
– Soit vous devez avoir un moyen de recharger vos appareils (batterie externe, chargeur solaire, etc.) ou des piles/batteries de rechange.

Vous pouvez aussi utiliser vos appareils de manière différente (voir section « orientation » pour les GPS).

Note : Si vous emportez un téléphone portable au cas où vous voudriez prévenir les secours, assurez-vous de toujours garder suffisamment de batterie.

Kit de réparation et trousse de secours

N’oubliez pas votre trousse de secours et votre kit de réparation, c’est d’autant plus important sur les randonnées de plusieurs jours.

Pour en savoir plus

Le matériel décrit au-dessus n’est pas une liste exhaustive, mais j’ai essayé de couvrir les principales différences au niveau du matériel quand on passe d’une randonnée à la journée à une randonnée de plusieurs jours. Je vous invite également à vous inspirer de la liste de matériel que vous avez déjà reçue si vous êtes inscrit à la newsletter (si ce n’est pas le cas, téléchargez-la ici).

Si vous avez besoin de plus d’aide sur le choix de votre matériel (réchaud, tente, matelas, sac de couchage, vêtements, sac à dos, chaussures), je vous invite à acquérir ma série de guides sur le sujet.

Le poids du sac

Je ne peux pas m’empêcher d’en parler, car ça me paraît très important. Autant, sur une randonnée à la journée, le poids du sac reste raisonnable – même quand on n’y fait pas particulièrement attention. Autant, sur plusieurs jours le poids du sac devient vite un fardeau et peut gâcher sa randonnée. J’ai déjà écrit deux article sur le sujet – que je vous invite vivement à lire, si vous voulez éviter de devoir porter 25 kg comme je l’ai fait lors de ma première grande randonnée :

Météo

Sur plusieurs jours, les conditions météo ont plus de chances de différer des prévisions. Soyez prévoyant et imaginez que le temps sera peut-être moins clément que ce qui est prévu.

Essayez également de vous informer sur la météo pendant votre itinéraire. C’est d’autant plus important en montagne et là où les conditions météo pourraient vraiment compromettre votre sécurité. N’hésitez pas à demander aux personnes que vous croisez (villageois, gardiens de refuges, autres randonneurs, etc.) ou à vous servir de votre téléphone pour vous renseigner si c’est possible.

Note : un article à lire pour apprendre à prévoir la météo.

Rester sec

Rester au sec pour des randonnées de plusieurs joursComme je viens de parler de la météo, j’en profite pour mentionner un point important directement lié : il faut autant que possible garder ses affaires sèches – à moins qu’il ne fasse vraiment chaud.

Sur une randonnée à la journée, même si nos affaires sont un peu mouillées, on pourra être chez soi au chaud le soir, se changer et faire sécher nos affaires.

Sur une randonnée de plusieurs jours, ça peut être plus difficile – surtout en bivouac. Il n’est pas toujours possible de faire sécher ses affaires et on n’est pas forcément au chaud le soir.

Donc, pour éviter d’avoir froid, choisissez des vêtements qui sèchent vite, régulez bien votre température corporelle pour éviter de trop transpirer et protégez-vous et vos affaires des intempéries (voir l’article « Comment protéger le contenu de votre sac à dos de la pluie »).

Evitez également d’être négligeant (ça arrive facilement) : « Oh, c’est juste une petite averse, je n’ai pas besoin de sortir la veste » ou « Oh, ça sèchera bien ce soir ». Vous ne voulez pas vous retrouver comme moi avec un sac de couchage trempé. 😉

Condition physique, fatigue, récupération

Savoir comment va réagir son corps sur plusieurs jours de randonnée n’est pas facile si vous n’avez pas d’expérience et si vous n’avez jamais fait des randonnées à la journée plusieurs jours de suite.

Naturellement, il est plus difficile d’enchaîner les jours de randonnée, d’autant plus que votre sac sera probablement plus lourd.

C’est quelque chose qu’il faut prendre en compte pendant la préparation de votre itinéraire en restant raisonnable, voire en planifiant des jours de pause ou des jours « tranquilles » si vous partez longtemps.

Une fois en randonnée, il est important de ménager son corps, et d’en « garder sous le coude » pour le lendemain et éventuellement les jours suivants (pour les randonnées plus longues). Pensez également à optimiser votre récupération comme expliqué dans cet article.

Une fois que vous aurez un peu plus d’expérience, vous connaîtrez mieux votre corps et pourrez vous adapter plus rapidement aux signaux qu’il vous envoie.

Je vous conseille également de faire plus attention à votre corps que sur des randonnées à la journée. Je pense notamment aux pieds par exemple. Sur plusieurs jours, il est important de bien s’en occuper pour prévenir l’apparition d’échauffements, d’ampoules, etc. Sur une journée, on peut se permettre d’abuser plus de son corps, car on pourra le soigner chez soi – alors que sur plusieurs jours on s’en resservira le lendemain voire les jours suivants.

Si vous vous demandez où vous en êtes physiquement, je vous conseille de lire l’article : « Etes-vous prêt physiquement ? ».

Où aller, quelle randonnée faire ?

Je vois beaucoup de personnes randonnant à la journée, voulant se lancer dans des randonnées de plusieurs jours. On me parle de GR20, de GR10, de tour du Mont-Blanc, de tour des Ecrins, de tour du Queyras, de tour des glaciers de la Vanoise, de Saint-Jacques de Compostelle, etc.

Projet de randonnnée

C’est génial, ce sont de super projets, mais ce sont aussi des randonnées assez longues, d’au moins 5 jours pour la plupart des gens.

Je ne peux pas tellement critiquer, car j’ai fait pareil, ma première grande randonnée étant une partie du tour des glaciers de la Vanoise. Par contre, je sais comment ça s’est passé. 😉

Si vous avez un projet un peu ambitieux pour vous, qui vous tient à cœur, je vous conseille de mettre toutes les chances de votre côté en faisant une ou plusieurs randonnées plus courtes avant pour bien préparer votre projet.

Vous pouvez par exemple faire une randonnée de 2 jours et une nuit sur un week-end. Ça vous permettra de tester les différents aspects : matériel, nourriture, hygiène, condition physique, etc. Essayez de vous mettre autant que possible dans des conditions proches de ce que vous rencontrerez, vous vous rendrez vite compte de ce qui va, ce qui ne va pas et ce qui peut être amélioré. Il vaut mieux faire des erreurs sur 2 jours que sur 7 jours où on risque plus facilement de le regretter.

Si vous n’avez pas spécialement de projet en tête et que vous voulez simplement découvrir les randonnées de plusieurs jours, je vous conseille également de partir sur 2 jours et une nuit pour commencer. Vous n’avez pas nécessairement besoin de partir très loin de chez vous – le but étant surtout de tester, de gagner un peu en expérience et de casser quelques barrières psychologiques si nécessaire.

Si jamais vous avez des doutes sur votre condition physique et votre capacité à enchaîner deux jours de randonnée, je vous conseille de faire deux petites journées ou demi-journées entrecoupées d’une nuit en refuge, gîte d’étape ou en bivouac.

Si vous avez beaucoup d’appréhensions, ou si vous ne savez pas du tout si ça va vous plaire, je vous suggère de passer la nuit en refuge, ou en gîte d’étape et de choisir la demi-pension. C’est moins perturbant psychologiquement, vous serez au sec et cela vous évitera de vous procurer beaucoup plus de matériel que ce dont vous avez besoin pour les randonnées à la journée. Je vous conseille également de choisir un itinéraire pas trop isolé et de vous faire accompagner d’une ou plusieurs personnes d’expérience si possible, ça rendra les choses plus faciles et plus rassurantes.

Note : Essayez de tester ce qui est possible chez vous avant de partir – la nourriture, la tente, le matelas, le réchaud, etc.

Ici s’arrête cette première partie déjà longue et dans la seconde partie, on s’intéressera aux particularités d’une nuit en refuge et d’une nuit en bivouac. Cliquez ici pour lire la seconde partie !

  41 commentaires à “Votre première randonnée de plusieurs jours, votre premier bivouac ou votre première nuit en refuge (partie 1/2)”

Commentaires (39) Pingbacks (2)
  1. Très intéressant, merci. J’attends la suite avec impatience.
    Je commence la randonnée sur plusieurs jours cette année. Je commence par 4 jours avec 1 nuit en camping, 1 nuit en refuge, 1 en bivouac, histoire de tout tester et d’y aller progressivement.

  2. Bonjour bel article j’ai retrouvé dans cet article bcp de renseignements que j’applique
    Je suis plutôt un randonneur qui fait plusieurs jours je préfère a la randonnée jour j’en fait parfois
    J’ai plusieurs expériences gr 70 Stevenson gr 99 traversée du var tour du bassin arcachon randonnée en Aubrac et l’été le mercantour refuges
    La je parts en avril en cevennes faire le chemin des camisards 9 jours
    Cordialement
    Jean Michel

  3. Super!
    Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais suis impatiente.
    Ça mériterait d’être publié, non?
    Efforts appréciés en tout cas
    🙂

  4. Bonjour,

    Le problème de la présence de punaises de lit en refuges évoqué dans l’article sur le GR 20 en 7 jours est-il un phénomène fréquent? Merci pour vos partages d’expérience!

    • Bonjour, à titre d’information, je sais qu’il y a des punaises de lit au refuge de Pinatell dans le massif du Canigou (66).

    • Bonjour Martin,

      Bonne question ! Pas facile à savoir, car les gens en parlent beaucoup quand il y en a, mais ne disent rien quand il n’y en a pas. Et les refuges n’en parlent pas dans la liste des équipements disponibles. 😉

      J’aurais tendance à dire que ce n’est pas fréquent mais que ça arrive. Il faut savoir que c’est souvent par zones.

      A bientôt,
      François

  5. Arrive a point! Je suis en pleine préparation d un trek en solitaire de deux semaines sur le gr10 depart le 28mai de saint jean de pied de port! Tous tes conseils sont precieux et je suis rassuré e de voir que j ai pris de bonnes initiatives dans cette prepa comme le we de test (4jours pour moi) avant le vrai depart .ou le tableau recapitulatif avec les etapes bivouacs altitude denivele ravitaillement, j ai decoupe des cartes ign pour ne pas en avoir de trop a porter, le poids (enfin la legerete)est une reelle preo cupation pour ma part je ne partirai pas si mon sac fait plus de 13kg tt compris quel challenge! Merci encore francois

  6. Bonjour François,

    Encore un très bon article pour ne pas changer! On aimerait que certains points soient plus précis mais l’article devrai faire 10 pages! :-p

    Par contre, j’aimerai avoir un peu plus précisément ton point de vu sur les repas lyophilisés. Pendant 1 semaine j’aimerai ne me nourrir que de ça mais j’ai peur que ca soir insuffisant!

    Merci d’avance!

    Maxime

    • Bonjour Maxime,

      Je voulais aussi développer plus certaines sections, mais j’aurais fini avec un livre. 😉

      A quel niveau as-tu peur que ça soit insuffisant ? Quantité, apports, etc. ?

      A bientôt,
      François

      • Bonjour,

        En fait, j’ai surtout « peur » niveau quantité/poids! Il faut que je me nourrisse! J’ai vu qu’il existait des doubles portions mais c’est tout de suite 100g de plus par repas!! Donc sur la semaine que je me suis prévu ça me ferait porter 1kg en plus!

        Ce n’est pas énorme mais c’est toujours ça de plus!
        J’hésite à faire aussi repas froid le midi et chaud le soir mais niveau poids, il ne devrait pas y avoir trop de différence!

        Après niveau apports, je ne pense qu’il y ait trop de problèmes sur une semaine! La recette du granola (déjà tester est parfaite!!) ainsi que les barres de céréales peuvent apporter les vitamines.
        Après ce sont les calories qui me paraissent légers! Entre 350 et 600 grand max pour un repas (même double portion)! Cela me parait bien peu!

        A bientôt!

        Maxime

        • Bonjour Maxime,

          Il faut vraiment que tu testes tes lyophilisés pour te rendre compte. Quel est le nombre de kJ ou kcal pour 100 g ?

          A bientôt,
          François

          • Bonjour,

            Alors je les ai testé mais sur 2 jours (ce qui est peut!)
            Sinon en moyenne c’est 400 kcal/100 donc ça fait entre 350 et 550 kcal suivant les paquets!

          • Bonjour Maxime,

            Le rapport est plutôt bon. Par contre, la portion simple (moins de 100 g) me paraît assez peu.

            A bientôt,
            François

          • (peut-être pas le bon endroit pour répondre mais je n’avais pas le lien « répondre » sur ton dernier commentaire)

            Oui les 80 g seront surement pour ma copine! on re-testera! 🙂

            En tout cas en partie grâce à ton blog, nous partirons avec des sacs à 13 et 10kg en autonomie complète pour 1 semaine!

            Merci et encore et à bientôt!

            Maxime

        • Personnellement je trouve les portions lyophisées un peu juste, j’ ai toujours emporté une saucisse séche pour complément ainsi qu’ un gros pain rond cela pour une huitaine, bien évidemment il faut se le porter.

          • Merci pour ton retour! Même les portions de 160g (environ)?

            J’ai pensé au saucisson et au fromage aussi comme « apéro » ^^ A voir!

  7. Voici un très bon article bien étoffé. Je pratique la longue randonnée en autonomie et je peux confirmer que François sait vraiment de quoi il parle. 🙂 Avis aux nouveaux: lisez, comprenez, et suivez les conseils, c’est vraiment une mine d’or que François nous a pondue là!

  8. Tout simplement génial comme article. Nous prévoyons, mon copain et moi, se lancer dans une randonnée de plusieurs jours ( Chics-chocs en Gaspésie). Nous sommes des gens qui passons beaucoup de temps dans la forêt, nous avons essayé la survie l’an passée ( sans tente,sans allumette, sans sac de couchage, sans eau potable) nous avions oublié que la pluie de la veille nous laissait peu de chance pour faire du feu. Bref, nous ressentons pas un désir, mais un véritable BESOIN d’aller en longue randonnée. Comme si la forêt nous appelait sans arrêt. Nous économisons notre argent pour s’équiper ( sac osprey, sac de couchage et matelas sol) du luxe pour nous !!!

    Tout ça pour dire que votre article tombe pile au bon moment.

  9. Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant !

    L’été dernier, nous avons fait un circuit de 4 jours en vallée d’Ossau dans les Pyrénées avec notre fils de 4ans, en autonomie complète (sauf pour l’eau) et avons solutionner le problème du portage du poids (matériel + alimentation) en faisant appel à « Idée » un âne qui nous a accompagné !
    Très gentil, bonne vitesse de progression, il passe quasiment partout et idéal quand on est avec des enfants : il est un excellent compagnon, il peut porter l’enfant s’il est fatigué de marcher et quel plaisir de s’occuper de lui en fin de journée une fois arrivés !

    Bref, pleins d’astuces et de bon conseils comme mentionnés dans votre article, nous ont permis de se lancer dans un bivouac avec un enfant sans craintes (aucune couverture téléphonique dans ce secteur), nous avons vraiment profiter de ces quelques jours coupés du monde quel bonheur !!
    Vivement les beaux jours pour recommencer et cette fois-ci faire des bivouacs pêche dans les Pyrénées !

    Bonne continuation et merci pour vos articles toujours très intéressants
    Mélisande

    • Bonjour Mélisande,

      Merci pour votre retour. Je n’ai jamais testé la randonnée avec un âne mais ça se fait de plus en plus et ça plaît beaucoup aux enfants.

      A bientôt,
      François

  10. Bonjour,
    Merci pour cet article.
    Pour ma première Rando itinerante , j ai prévue passer simple au cas ou ( traversé du Vercors par GR 91 de dire a corrancon et voir après pour Grenoble comment ça va)
    Pas une top niveau condition physique ( oui Ba courir j aime pas donc …) mais Rando a la journée ça va.
    Votre site es une mine d or ( même si je le trouve vaste par moment c est limite si faut pas me dire tu prend ça et ça ^^ )

    Merci

  11. Bonjour,
    concernant les repas, tu dis préférer les repas froids. j’imagine donc que tu dois avoir « plusieurs menus à ta carte ».
    je suis plus une habituée des sorties à la journée et le repas se résume quasiment systématiquement à un saucisson ou une boite de pâté avec du pain. Mais je penses que sur une longue période, on doit vite se lasser.
    pourrais-tu nous conseiller quelques idées de repas froid et pratique pour la rando?

    très bon article, vivement la suite,

    Julie

    • Bonsoir Julie,

      Je ne sais pas si tu as bien lu l’article, mais François à indiqué qu’il préférait consommer un repas froid le midi, et non pas à chaque repas.

      Pour des raisons de praticité, je suis également partisan des déjeuners froids. De plus, le déjeuner doit être léger pour que l’organisme ne déploie pas trop d’énergie à digérer. Cependant, je pense qu’il faut privilégier un repas chaud le soir, surtout s’il fait froid.

      Voici un exemple de repas froid que j’ai l’habitude de consommer : bœuf séché, emmental, pain Suédois, semoule avec oléagineux (noix, noisette, amande…) et fruits secs.

      J’espère t’avoir aidé.

      Stéphane

      • ah oui, je n’avais pas fait attention à la petite précision du « midi » en fin de phrase. Comme l’article est long et plein de détails, j’ai dû me déconcentrer sur certain passage visiblement!
        L’association déjeuner froid et diner chaud me parait plus pertinent.

        en tout cas merci pour ta réponse, tes explications et exemple de repas

        Julie

  12. Très intéressant l’article je suis un peu plus malin, dans tout les domaine le spécialiste a porte toujours un+

  13. Encore un article super intéressant !
    Je suis ton site depuis 3 mois maintenant pour préparer ma randonnée de 3-5 mois en grande partie sur le GR5, et c’est une mine d’informations, qui nous laisse en plus libre de faire nos propres choix une fois tous les éléments à prendre en compte en main.. Super !!!

  14. Sacré article!
    Je le garde sous le coude pour le jour où j’entreprendrais la Grande Traversée du Vercors.
    Pour le moment, je reste sur des randonnées d’une journée et le trail qui est ma passion.

  15. Oui bien expliqué ,on a le choix

  16. Bel article en effet, plein d’excellents renseignements pour les débutants en particulier, mais de bons rappels aussi pour des confirmés.
    J’ajouterai une chose concernant l’eau : avoir un filtre à eau. Il y en a d’excellents à présent, hyper rapide (1L d’eau en 1mn de pompage) et cet outil vous permet de bivouaquer n’importe où de l’instant qu’il y a un point d’eau. Nous faisons pas mal de cyclo-camping sauvage, aussi à pied et toujours en autonomie sur plusieurs jours, et nous n’avons jamais rencontré de soucis avec notre filtre, ni jamais été malade. Indépendance le soir, en journée pour se ravitailler, bref une autonomie idéale. Et l’eau n’a pas de goût contrairement aux pastilles. Seul petit inconvénient : un peu de poids et de volume supplémentaire. Mais rapport poids volume / autonomie, il n’y a pas photo !

    • Bonjour,

      Penses tu que la pompe soit réellement utile? Je n’ai absolument aucune idée du poids du prix etc…
      Peut-être cela dépend il de où l’on randonne?

      Par exemple dans les montagnes francaises avec les nombreux cours d’eau est-ce vraiment nécessaire?

      Lors de quelles occasions t’en sers tu?

      Merci d’avance!

      Maxime

  17. Encore bravo pour ce nouvel article !
    Je voulais juste « rebondir » sur les plats lyos… Les tester avant de partir cela évite quelques déconvenues : goûts, temps de préparation, etc. Il y a un dossier (très) complet sur 60 sachets lyophilisés testés sur I-Trekking, ainsi que dans le tout dernier Trek Mag n°160 février-mars 2015.
    Pour ma part, quand je pars pour un petit (ou un long) périple, je déconditionne les Lyos : je verse la poudre dans un sachet de type Zypploc (je l’identifie) ; je conserve un sachet vide qui me servira à la fois à la préparation et la « dégustation » du plat. Inutile de préciser que comme une popote, le dit sachet est nettoyé après utilisation… :))) Avec ce système je gagne en poids = 17 gr le sachet vide, en volume, les Lyos ne sont pas du tout compressible et tiennent beaucoup de place. Il y a aussi moyen d’utiliser d’autres contenant de type bouteille en plastique ou encore des contenants de chez Nalgène. Cela implique toutefois de devoir manger plusieurs soirs de suite la même chose… 🙁
    Pour varier il y a aussi les nouilles asiatiques : 70 gr /460 cal (qui peuvent être une alternative pour le midi). Le Lyo pèse entre 100 et 125 gr avec le sachet) entre 300 et 600 kcal selon le repas choisi.
    Merci encore François pour ce bel article (et le suivant aussi !!!)

  18. Salut,

    J’avais encore un brin d’hésitation pour me lancer. Maintenant il ne reste que de l’impatience!

    Merci pour cet article

  19. Bonjour.
    En suivant vos conseils, mon mari et moi voulons commencer par une rando avec bivouac 2 jours 1 nuit.
    Nous aimerions en trouver une en région parisienne, avez vous des idées de rando pas trop difficiles pour commencer?
    Merci

  20. bonjour à tous,
    je viens de découvrir ce MAGNIFIQUE site sur la randonnée ou chacun peut exprimer ses pensées, ses ressentis, ses questions,… Merci François pour cette excellente idée.
    j’ai effectué la traversée des Pyrénées GR 10 (Hendaye-Banyuls) et une partie du GR5 de Tignes à Menton + d’autres parcours d’une semaine. je marche principalement seul ou en couple. je m’héberge tout le temps en gîte ou refuge. c’est un choix qui m’évite le portage. sur 2 ou 3 jours, ça passe mais sur 4 semaines voir 48 jours par exemple pour la traversée des pyrénées, l’intendance peut-être compliquée.
    les accueils en gîte ou refuge permettent aussi de bien se reposer et de pouvoir échanger le soir autour de la table et bien sur en cas d’intempérie, d’être « au chaud » et de pouvoir récupérer.
    je souhaiterais partager mes différents parcours avec toute personne intéressée.
    à bientôt
    antoine

  21. bravo ,c’est clair, bien decrit, sans prise de tête, et surtout bien conseillé ; grace certainement a tes
    explications je commence a preparer une petite exped de 2jours pour debut du mois d’avril( oui je sais certains vont dire il s’y prend vraiement a l’avance pour une si petite randonnée ,mais vue mon age et de plus c’est ma premiere) encore merci de tes conseils kénavo

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