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Pourquoi devrait-on (enfin) arrêter d’ériger des cairns ?

Posté par : François Jourjon 28 décembre 2023 174 commentaires
Des dizaines de cairns qui impactent les écosystèmes.

L’un de mes premiers articles sur le blog parlait des cairns en randonnée. Je vous y présentais l’utilité de ces amas de pierres que l’on retrouve souvent le long des sentiers. Or, il s’avère qu’ériger un cairn ou y ajouter un caillou n’est pas un geste anodin. En effet, cela peut avoir des conséquences sur les écosystèmes. Alors, aujourd’hui je vais prendre un peu le contre-pied du billet que j’avais rédigé il y a 12 ans et tâcher d’expliquer pourquoi nous devrions résister à l’envie d’apporter notre pierre à l’édifice et arrêter de construire des cairns.

👉 Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon premier article sur le sujet : Cairns et randonnée : 5 questions dont vous devriez connaître la réponse.

1- Parce que déplacer les pierres a un impact néfaste sur l’environnement

Bien que le phénomène ne soit pas récent, il a pris de l’ampleur et on retrouve de plus en plus de piles de pierres un peu partout dans la nature. Si en apparence cela semble plutôt anodin, faire des cairns peut avoir des conséquences néfastes pour la biodiversité. Ce n’est pas pour rien que plusieurs parcs naturels, comme celui de la Chartreuse, ont tiré la sonnette d’alarme ces dernières années. 

Eh oui ! Ces pierres limitent le processus d’érosion des sols. En les empilant ailleurs que là où elles étaient, le sol se retrouve sans protection face à la pluie (et au ruissellement), aux bourrasques et au piétinement. Leur intégrité est alors mise à mal. Et, une fois le sol lessivé, la végétation ne peut pas s’y installer. De plus, le processus de formation d’un sol est très long – cela se compte en milliers d’année pour quelques centimètres de sol en climat tempéré.

Notons aussi que ces pierres ont « vocation » à retenir les graines dispersées par le vent. Sans elles, la revégétalisation des sols n’est plus garantie, ce qui contribue à leur détérioration. À la Trinité-sur-Mer par exemple, l’absence de galets empêche les grandes herbes de pousser, ce qui conduit à rendre les dunes instables

D’autre part, les pierres ont leur utilité et servent d’habitat à de nombreuses espèces animales et végétales. En les déplaçant, on déloge alors celles qui y ont élu domicile, dont certaines sont parfois menacées d’extinction. 

🔎 À lire aussi : Respecter la faune l’hiver en randonnée : une question de survie pour les animaux !

2- Parce que cela incite d’autres personnes à faire de même

Vous vous dites peut-être que cela est exagéré ? Ajouter une simple pierre sur un cairn ne peut pas être aussi dévastateur ? Certes, une seule pierre ne change pas la donne, mais multipliez-la par autant de randonneurs qui empruntent votre itinéraire et ce sont parfois plusieurs dizaines de mètres cubes de cailloux qui sont déplacés en une saison ! Dans le parc national des Calanques, on recense même des cairns géants pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres de haut. 

Il faut aussi noter que ce phénomène a pris une ampleur considérable sur les réseaux sociaux. En voyant une pile de galets « photogénique » dans un cadre somptueux, d’autres personnes pourraient être tentées d’édifier le leur pour alimenter leurs pages Facebook ou Instagram. Ces dernières années, le nombre de publications dédiées au rockstaking, rockbalancing et autres concepts visant à poser des pierres les unes sur les autres a littéralement explosé sur le Net. 

Résultat : on se retrouve parfois avec des dizaines de petits amoncellements sur une zone restreinte, ce qui engendre un vrai désastre écologique.

Exemple d'explosion du phénomène des cairns sur les réseaux sociaux.

3- Parce que cela peut induire en erreur d’autres randonneurs

En montagne, mais pas exclusivement, les cairns peuvent avoir une utilité certaine pour les randonneurs. Selon les cas, ils peuvent servir de : 

  • balisage sur un itinéraire, lorsque le marquage d’origine est susceptible d’être recouvert par la neige par exemple ;
  • point de repère en dehors des chemins tracés pour indiquer une direction ;
  • signalement d’un danger ;
  • certains cairns sont également érigés en guise de sépulture, en hommage à un défunt.

➡️ Pour aller plus loin : Le balisage en randonnée : ce que vous devez savoir.

Lorsque vous en voyez un, vous pouvez dans un premier temps vous sentir soulagé en vous disant que vous êtes sur le bon chemin. Mais rien n’est moins sûr… Comme de plus en plus de ces amas de pierres sont construits dans un but « esthétique », vous pourriez tout aussi bien être face à celui du dernier Instagrameur passé par là, et non devant le point de repère tant espéré. Je vous conseille donc de ne pas suivre aveuglément ces repères !

D’autre part, comme il est difficile d’être certain que le cairn en question serve à quelque chose, mieux vaut résister à l’envie d’y ajouter une pierre (et même les cairns utiles n’ont pas besoin d’être gigantesques, une dizaine de pierres est souvent bien suffisant). D’ailleurs, si vous êtes ABSOLUMENT SÛR qu’il n’a rien à faire ici, libre à vous de le détruire pour éviter à d’autres randonneurs de se perdre

4- Parce que faire des cairns là où c’est interdit peut vous coûter cher 

Bon, vous le savez, je préfère la prévention à la sanction. Je pars du principe qu’une personne bien informée sera plus susceptible de respecter l’interdiction de bâtir des cairns que quelqu’un recevant une amende. Mais dans certains endroits fragiles, les autorités n’ont pas eu d’autre choix que de menacer le porte-monnaie des touristes pour éviter le désastre.

Sur littoral breton, où l’empilement de pierres est devenu un véritable phénomène de mode, les contrevenants sont passibles d’amendes plutôt dissuasives. Celles-ci peuvent s’élever à 1 500 euros sur les sites protégés comme la presqu’île de Crozon

Sachez également qu’il existe de lourdes sanctions (3 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende) prévues au Code de l’environnement en cas d’atteinte intentionnelle :  

  • à la conservation d’espèces animales non domestiques, d’espèces végétales non cultivées, d’habitats naturels ;
  • aux sites d’intérêt géologique, ainsi qu’aux fossiles et minéraux présents sur ces sites.

Je dois avouer que je ne sais pas si ces sanctions ont déjà été appliquées pour des constructions de cairns, mais au moins elles ont le mérite d’exister.  

5- Parce qu’il n’y a pas besoin de davantage de traces humaines dans la nature

Ce point est plus personnel et moins objectif. Il n’est selon moi pas nécessaire d’ajouter encore des traces humaines dans un monde où celles-ci sont omniprésentes. La nature se suffit à elle-même. Je comprends cependant que certaines personnes puissent avoir plus de sensibilité pour des constructions humaines que pour une nature brute. Si c’est votre cas, je vous conseille de prendre le temps de bien observer cette dernière et d’apprendre à la connaître – vous verrez peut-être d’un autre œil les cairns qui la « déguisent ».

Il n’est pas non plus indispensable de laisser une trace de son passage, nous ne sommes pas des aventuriers mettant le pied sur une terre inconnue. Ne pas laisser de traces est très largement préférable. Et au pire, si vous sentez une envie irrépressible de marquer votre territoire, contentez vous d’imiter les animaux en urinant au pied d’un arbre. Plus sérieusement, une photo de vous au milieu du paysage peut aussi très bien faire l’affaire.

Arrêter de construire des cairns - Un cairn en montagne.

Arrêter de construire des cairns : le message à faire passer 

Plutôt que de pointer du doigt les personnes qui déplacent et empilent des pierres, et si nous prenions le temps de leur expliquer en quoi cette pratique est néfaste ? Je parie que la plupart des personnes qui le font ne sont pas conscientes des conséquences que cela peut avoir. Si vous en croisez sur les sentiers, vous avez maintenant 4 ou 5 arguments à votre disposition pour les convaincre. 

Et plutôt que d’alimenter nos réseaux sociaux avec des images de cairns, pourquoi ne pas préférer la tendance Leave No Trace ? L’idée est simple : pratiquer nos activités de pleine nature de manière à limiter notre impact sur les écosystèmes et être ambassadeurs de ces bonnes pratiques. Vous pouvez par exemple partager des images montrant comment installer un bivouac avec le minimum d’impact (comme je le suggérais dans cet article), comment gérer ses déchets en randonnée, etc. 

J’espère que cet article vous aura convaincu de l’intérêt de dire « stop aux cairns ». Et vous, que faites-vous face à ces piles de cailloux ? Vous les ignorez, les alimentez ou les détruisez ?

Auteur : François Jourjon

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174 commentaires

  • Marc

    Tout à fait d’accord et merci pour ce message argumenté et très clair. En tant qu’ancien directeur du parc national des Pyrénées je confirme tous ces éléments et ce constat d’un développement du nombre de cairns qu’il est important de stopper.

    • Franboise

      Bonjour, et merci pour toutes celles et ceux qui suivent bêtement cette mode à laquelle je n’ai jamais adhéré. En effet, j’ai toujours laissé la nature telle qu’elle est et j’avoue avoir détruits bien des cairns en montagne, en France, et même parfois plusieurs au même lieu. La nature n’a pas besoin d’être bêtement modifiée par l’homme, et laisser une trace du passage n’est pas du tout utile.

    • Axelle (assistante de François)

      Merci Marc pour votre confirmation de la part d’un professionnel concerné.
      Belle fin d’année ✨

  • Jean-Pierrrrre

    Bravo et merci

    L’empilement de tes arguments est bien construit.
    Assez pour faire réfléchir quiconque n’a pas un caillou à la place de la tête.

    J’aime les cairns qui ont un sens, les multiplier a détruit tous les sens.

    Sur une partie de mon terrain, j’ai interdit (hélas) le déplacement des cailloux car j’ai pu l’identifier comme un authentique site néolithique heureusement oublié.

  • morel

    J’ai souvent suivi des chemins jalonnés de cairn alors qu’ils n’étaient pas indiqués sur les cartes. C’est bien pratique.

    • Meille Patricia

      Bonjour François.
      Merci pour cet article, j’avoue que depuis que j’ai lu ton article sur les cairns, au cours de mes randonnées, si j’en vois qui sont en trop ou qui n’ont rien à faire là, je les détruis.
      Et je vais continuer à le faire…..

    • Axelle (assistante de François)

      Tout à fait. L’article parle surtout des cairns construits dans un but « esthétique », afin de valoriser son ego sur les réseaux sociaux, avec une belle photo 🙄 Les cairns servant à l’orientation sont utiles. Il est juste contre-productif, pour les raisons expliquées dans l’article, de leur rajouter des pierres s’ils sont déjà correctement visibles.

    • Cricri

      Bien d’accord…de nombreux sentiers des Pyrénées ont été cairnés par les populations locales comme aide au pastoralisme. Ces cairns servent aussi aux randonneurs. Parfois les animaux les détruisent et la coutume veut qu’ils soient alors reconstruits par le premier qui passe.
      Ne tapez pas du pied sur ces cairns ! C’est détruire une coutume ancestrale.
      C’est la bêtise humaine qu’il faut détruire quand on voit des milliers de cairns érigés sur des plages ou des sites montagnards surpeuplés.

  • MICHEL BRUYERE

    je suis complètement d’accord, nous marcheurs, nous devons respecter la nature, celle -ci nous offre sa beauté. Les cairns détruisent cette image.
    Michel.

  • Claude Philippe BOUCLIER

    Excellente démarche je suis à 1 000 % ! d’accord avec vos recommandations et je rejoins les 2 commentaires déjà publiés. Merci François Jourjon !

  • PADOVANI

    Bonjour
    Bon article didactique. Merci.
    Habitant en Chartreuse, avec un pied aussi sur le Vercors, j’ai depuis un bon moment ajouté une activité lors de mes balades : déconstruire des « cairns ».
    Ces amas de cailloux n’ont, dans 99% des cas, rien à faire en montagne.
    A ceux qui pensent que ces trucs aident à se repérer en cas de brouillard, il faut expliquer qu’en cas de brouillard, les trucs, on les voit pas… justement. Et comme dit dans l’article, la mode a fait qu’ils n’ont même plus ce sens, et s’y référer peut devenir dangereux.
    Dans le Vercors, les employés du PNR détruisent eux aussi ces amas de pierre.
    Tout ce qui est dit sur la biodiversité, l’écosystème, et l’usure des sentiers par l’érosion et le ruissellement est bien vrai.
    Il y a deux ans, j’ai expliqué à 2 jeunes qui ajoutaient des pierres sur des « cairns » existants sur les sommets des Moucherolles dans le Vercors, que cette construction représentait un danger pour ceux qui progressaient plus bas, et qu’une rafale de vent à 100 km/h n’aurait pas de mal à envoyer ces cailloux dans la pente. Ils m’ont avoué n’avoir jamais pensé à cet aspect, en ajoutant leurs cailloux au tas.
    Enfin pour terminer….
    …. je me promène en montagne pour voir…. la montagne, pas les lubies de randonneurs influencés par les images des réseaux sociaux. LAISSONS LES PAYSAGES INTACTS !. Quand on va en mer, on ne sème pas des ballons sur l’eau parce que ce serait joli. Quand on traverse une forêt on ne taille pas les arbres pour qu’ils soient plus à notre goût. La montagne, c’est pareil. On lui fout la paix, pour elle, pour moi, et pour tous ceux qui passeront derrière vous.
    Merci de m’avoir lu.

    • Dourga

      Bonjour,
      il me semblait qu’à Font d’Urle (Vercors) les cairns, en grand nombre et de taille imposable pour certains, étaient très anciens et avaient eu un rôle primordial dans le repérage pour les bergers par temps de brouillard…
      Mais je fais peut-être une erreur .
      Merci pour votre réponse si vous avez l’info.

    • Axelle (assistante de François)

      Merci Dominique pour ce « coup de gueule » constructif, raisonnable et argumenté. Et merci de faire passer les bonnes pratiques sur nos beaux massifs auprès des randonneurs. C’est toujours assez délicat à faire sans passer pour un(e) emmerdeur/se (je me sens concernée car cela m’arrive en tant que grenobloise, davantage sur le problème des déchets sur les lieux de bivouac…), alors bravo !
      Belle fin d’année ✨

    • Nelisa2669

      Merci pour la comparaison avec la mer.
      Je suis également plongeuse et la règle est la même (bon la population de plongeurs est moindre, sauf sur certains sites surfréquentés) : ne pas bouger les pierres, toucher au minimum notre environnement car le moindre déplacement peut mettre en péril des micro-organismes.
      Mais j’avoue que je cède parfois à la tentation en montagne (plus pour le côté Mikado et ne pas faire tomber) , je vais faire encore plus d’efforts pour ne pas céder après avoir lu cet article.

  • pierrot38b

    Bravo François pour ces explications, je vais dorénavant considérer les cairns avec une approche différente.

  • Saniel Marie

    je suis entirement d accord avec vous
    A nous randonneurs a respecter la nature

  • bres

    tout a fait d accord avec vous meme si au debut je trouvais cela bien pour indiquer la direction mais malheureusement il y en trop qui ne veulent plus rien dire .donc stop respectons cette nature qui en a besoin il serait temps d en prendre soin afin que les autre randonneurs a venir puissent en profiter

  • ROBY

    A part les lieux touristique de masse , ceci est un peu extrème , d’autres encore ont suggéré de mettre obligatoirement les tampons au batons ! pffff

  • WILLOCQ Jean Jacques

    Enfin un édito qui valide ma croisade contre les cairns. cela fait des années que j’essaye d’expliquer aux « bâtisseurs » l’inutilité de leurs actes et leurs effets néfastes.
    Merci François, je vais répercuter ton post à tout mes contacts .
    Jean Jacques

  • ROBY

    Peut être qq fleurs en moins à certains endroits ; mais certainement des vies sauvés grace à un cairn !
    alors merci les cainrs

    • Olivier

      Il y a des endroots où les cairns utiles ne sont plus identifiables parmos la fprêts de cairns, donc n’asurent plus leur fonction. Il y a aussi des tas de près de 2 mètres construits par des abrutis… Il faut arrêter cette folie

    • Alain

      Donnez nous quelques exemples de vies sauvées par des cairns!
      Ils doivent se compter sur les doigts d’une main.

      • Sineya

        Bonjour Alain,

        Même si une seule vie a était sauvé par les cairns c’est suffisant pour conserver ceux qui nous guident été comme hiver sur les chemins parfois escarpés.
        L’article est bon car trop de gens font des incivilités , mais de grâce ne soyons pas plus royaliste que le roi et arrêtons de s’ériger en milice anti cairns, je trouve cela pitoyable.
        Eduquer c’est bien, former des bandes pour détruire comme je viens de le lire, non c’est une dérive.

        Amicalement
        Dan 26

  • PETIOT

    Une très bonne initiative !
    Cette mode, manie, s’apparente à celle qui consiste à graver ses initales n’importe où …
    La mode manie qui consiste à afficher disperser sur les réseaux sociaux ses propres expériences m’afflige … Besoin de reconnaissance ?
    Nul n’est besoin de laisser une trace de son passage … la postérité n’est pas à la portée de tous !

  • Philippe

    Bonsoir,

    J’ajouterai que parfois, ces cairns abritent des nids de guêpes, que l’on dérange en ajoutant une pierre et cela a pour conséquences, un grand nombres de piqûres et une fuite quelques fois dangereuse.

    Bonnes randos.

  • Fagacee

    C’est du bon sens, respectons la nature et arrêtons de vouloir marquer notre territoire (qui est fait n’est pas le notre).

  • Le Gaulois

    Bonsoir
    Pour ma part, je les regarde, mais je n’ajoute quoi que ce soit à ce qu’ily a déjà !
    Tout à fait d’accord avec cet article.
    Bonnes fêtes à vous.

  • Pollux

    Perso, la présence de cairns m’a souvent fait découvrir des variantes magnifiques aux GR et autres dsentiers sentiers balisés empruntant en majorité des pistes carrossables et interminables, et m’ont sauvé la mise en hors piste. Mais le coin où je randonne est assez en dehors des circuits touristiques.
    C’est toujours mieux que de semer des rubalises de chantier partout.

  • ROBY

    Tentez l’expérience posez un caillou au sol et regardez après les intempéries surtout le vent puis l’eau …
    vous remarquerez un creusement tout autour du caillou!

    • Liêu

      Je pense que quand une info nouvelle nous est apportée, nous avons le pouvoir de changer de point de vue. Pour ma part, ces infos m’ont apporté des éléments logiques, qui se tiennent. Et, cela ne me dérange pas de changer d’opinion et de comportement quand j’ai compris et que je trouve que c’est justifié.
      C’est même comme cela que je m’améliore. Aussi, si je me suis plantée sur les croyances, je peux en changer, si des éléments nouveaux sont portés à ma connaissance.

  • Arnoux

    Étrange changement d’opinion… les ecolos sont descendus en vous telles les langues de feu sur les apôtres. Effet girouette, dommage !

    • François Jourjon

      Ce n’est pas un vraiment un changement d’opinion. Si vous lisez les 2 articles, vous comprendrez bien mon point de vue : certains cairns sont utiles et dans beaucoup de cas il n’est ni nécessaire d’ajouter des pierres, ni nécessaire d’en créer de nouveaux.

      Et puis, un changement d’opinion n’est pas nécessairement synonyme de bêtise ou d’une quelconque manipulation ; les choses changent et les connaissances aussi.

    • Madorin

      Faut réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez avant de faire ce genre de commentaires et si certains randonneurs étaient plus respectueux de la Nature cela changerai la donne

    • Lérins

      Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis !

  • Christine

    Merci pour cet article qui a attiré mon attention sur un sujet de préservation de la nature auquel je n’avais pas spécialement réfléchi. Les arguments sont clairs et sensés. C’est aussi l’histoire du tourisme de masse qui détruit tout sur son passage. Puissent les cairns retrouver un jour leur utilité initiale.

  • SYLVIE BERRUEL

    merci François pour ce contenu de bon sens, que j’ai republié dans mon linkedin.
    personnellement je les ai toujours ignorés ces cairns que j’ai souvent croisés.
    et bravo pour votre transparence et votre capacité à vous remettre en question sur ce sujet 12 ans après.
    belles fêtes de fin d’année
    Sylvie

  • Fumat Jacques

    Bonsoir je viens de lire votre article .
    Je vous comprends pas les cairns existe depuis longtemps conservons se système de balisage .
    Est lorsque que vous parlez que l ont défiguré le terrain les randonneurs avec leur chaussures font quoi ?.
    Je suis baliseurs avec vos nouvelles idées un jour vous ne voudrez plus de peinture .

    • Gérald Lejars

      Bonjour, je crois qu’il ne s’agit pas de dénoncer tous les cairns, mais justement parce qu’ils ont leur utilité, leur multiplication, dans tous les sens, présente un sérieux inconvénient. Qui n’a jamais été abusé par un “faux “ cairns… me jette la première pierre.

      • François Jourjon

        Voilà, exactement ! Il est possible d’avoir un peu de nuance. Je n’appelle pas à faire disparaitre tous les cairns !

      • Isa

        Ben moi, il ne me semble pas que j’ai été abusée par un faux cairn, justement lorsque je m’égare, c’est parce qu’il n’y a pas de cairn…
        Bref, je ne sais pas où vous randonnez, mais perso je ne vois pas des montagnes de cairns, des cairns géants ou autres excentricités… on ne doit pas parcourir les mêmes lieux…

    • Lérins

      Vous confondez cairns et tas de gravats hauts de 2 mètres qui ne balisent pas un itinéraire mais sont l’expression d’un besoin de dénaturer notre environnement par effet de mode. Inutile de faire un procès d’intention par une hypothétique remise en cause de la pertinence du balisage.

  • Jicelyne

    Bonne initiative ! Effectivement, un message à faire passer.

  • GRAULIER Estelle

    Bonjour, Pour ma part je ne fais pas d’empilement, mais je ne les détruits pas non plus. Ce qui est fait est fait. Autant laisser la nature reprendre ses droits sur cette construction humaine.

  • Mazaudier Henry

    salut François,
    comme d’habitude tes articles sont toujours passionnant.
    est-ce en 2024 que tu vas nous régaler d’une nouvelle rando accompagnée par tes soins?
    j’espère que tu vas bien et que tu passes d’agréables fêtes de fin d’année.
    a bientôt
    Henry

  • Maestro

    Après les cairns, il faudra aussi arrêter le balisage sur les arbres!!!

  • Bizet P.

    Hum, ok, mais dans de nombreux cas, les cairns sont utiles pour signaler le chemin, notamment quand les marques sont absentes. Pouvons nous continuer à entretenir ceux là?

  • ROVER

    Hello François. Bel exemple du comment d’un fonds de superstitions multiples attachées aux lieux, aux événements en lien avec une nature qui épate autans qu’elle effraie ont passe progressivement à des utilités fonctionnelles de signalisation pour en arriver, comme trop d’autres pratiques aux dérives trop actuelles de l’expression du moi.
    Et c’est courageux de ta part de faire une analyse actualisée sur un phénomène de détournement et de revenir sur un article et des conseils qui ont perdu de leur pertinence.

    • François Jourjon

      Pour en avoir discuté sur le terrain, la majorité des personnes ajoutant des pierres aux cairns le fait surtout comme une sorte de « rituel » et pour le côté ludique, mais n’a jamais réfléchi aux impacts que cela pourrait entraîner. Et une fois qu’on leur explique, elles comprennent très bien.

  • Christophe

    Bel article qui met en lumière des phénomènes qu’on imagine pas quand on déplace un gravier au-dessus d’une pile.
    C’est décidé, je ne céderai plus à cette tentation ! Je préfère voir la nature se débrouiller plutôt que changer le cours des choses bien que je ne sois pas sur Instagram ou autre.
    Merci pour cet article

  • Michel de Grand Ry

    Bonjour,
    Laissons les professionnels de la montagne (gestionnaires de parcs, etc.) le soin d’établir et d’entretenir les itinéraires et, en l’occurrence ,juger de l’opportunité d’ériger et d’entretenir les cairns, bien utiles pour suppléer aux sentiers détériorés ou pour s’orienter dans les névés ou en l’absence de chemin.
    Pour ma part, je ne suis pas compétent et, donc, je m’abstiens.

    • Cricri

      Merci pour cette remarque mesurée et pondérée. Pas de dictate anti-tout👍il y a des valléens qui existent et qui ont façonné les sites.
      Il n’y a pas que des « parcs » en montagne…il y a aussi des pans entiers gérés par les communes et entretenus par le pastoralisme. Les anciens savaient placés les cairns de manière à être stabilisés et vus dans le brouillard. Ils résistaient, pour la plupart, aux intempéries, même sous la neige, car discrets et bien cellés, au sol ou sur des promontoires, mais pas toujours aux animaux, donc le premier passant remettait tout en place…
      Et pour info, les bergers ne mettent pas de caoutchouc au bout de leur bâton…chacun sa montagne…variétés de fréquentations, objectifs différents, comme souvent les locaux ont une autre approche pour préserver la montagne qui les fait vivre. On a déjà à gérer ici les ours, les loups, les sangliers, les patous de gardiennage, les écobuages, la détérioration de nos cabanes pastorales par les faux défenseurs de la nature (mais pas de l’Homme du cru)….les cairns maintenant ? Les bâtons ferrés ? Les excréments dans les poches ? Bientôt aussi ceux des animaux ? Pourquoi pas ?
      La montagne pour tous n’a pas que des avantages, comme pour les plages et tous les sites attractifs, surtout depuis le confinement, mais par pitié, respectez le travail des locaux, même si vous êtes certains d’avoir raison. Je comprends vos points de vue mais il faut savoir les adapter aux terrains, au régions, aux sites, aux histoires locales, aux populations. C’est l’ignorance de masse qui est à cibler, la bêtise, le manque collectif d’éducation et ce, dans tous les domaines… merci d’être arrivé ici💐

  • Léonard

    Triste de constater l’obstination de certain.es sur ces constructions qui n’ont plus aucun sens aujourd’hui, si ce n’est de flatter notre ego consumériste dans une société en perte (totale) de repère.
    J’habite en Bretagne et je me donne le devoir de déconstruire ces édifices là où je passe, malheureusement cela irrite tout de même mes sorties…

  • Pierre

    Une pratique mise en œuvre à une telle échelle ne peut être sans conséquence… merci pour ce rappel! 😉

  • Xavier

    Merci François pour tous ces arguments qui font réfléchir. Effectivement il y a 10 ans on ne se posait pas toutes ces questions. A l’époque des cairns m’ont vraiment bien guidé dans les Alpes en l’absence de balisage. Peut-être que maintenant leur nombre me ferait douter. Difficile de faire le tri… Alors désormais la lecture des cartes IGN ou un bon GPS seraient-ils les seuls aides fiables ?

  • Yves

    D’accord pour ne pas rajouter de pierres sur les cairns existants et bien visibles mais les détruire va aussi être nuisible, des animaux ou des plantes ayant pu s’y installer , de plus on va rejeter des pierres à un autre endroit et modifier encore l’environnement
    Les cairns sont la plupart du temps inutiles sur les sentiers balisés mais sont souvent indispensables en montagne en dehors des sentiers balisés
    Il m’arrive quelques fois de rajouter une ou deux pierres sur un cairn ou d’en faire un nouveau quand j’ai eu du mal à trouver le cheminement et que le cairn a été malmené par les intempéries (souvent des avalanches ou des crues de torrents qui ont emporté le sentier). Cela se situe pratiquement toujours en dehors des sentiers balisés ou dans les éboulis ou le cheminement peut être complexe
    Il faut surtout faire preuve de modération et garder à l’esprit que le cairn a pour seul but de nous guider lorsque le chemin n’est pas évident, mais ne doit pas être un nouveau mode d’expression artistique

  • Mi.L

    Trop de cairns tue les cairns. Le cairn a une utilité bien précise, un repère, un waypoint, Multiplier les cairns dans un autre but serait comme un texte qui comporterait une multitude de points, de virgules.

  • laurette lussier

    très judicieux cet article entièrement d’accord avec vous essayez de laisser moins de traces sur notre passage merci et bonne année 2024

  • Isabelle

    Merci pour cet éclairage environmental.

    • Laurent

      Effectivement cela représente un problème pour la nature. Là où je randonne souvent, (Beaujolais) je n’en vois guère. Par contre, je rencontre souvent des morceaux de rubalise qui ont servi de balisage à des randos éphémères et qui n’ont pas été retiré et qui ne le seront jamais. C’est un autre sujet mais je tenais à le signaler.
      En tout cas, merci pour cet article instructif.

  • Novy

    Je suis d’accord et en général quand j’en rencontre je les défait systématiquement.

    • François LECROQ

      Complètement idiot, combien de fois les cairn m’ont aidé quand les chemins étaient encore recouverts de neige, ou alors dans des pierriers ou la trace n’est pas évidante !
      Je randonne depuis plus de 50 ans , mainte tout est interdit, répressif. Mare de ces écolos culpabilisants, répressifs . Je pense avoir vécu les meilleurs moments de la randonnée.
      François

  • robert meurer

    Voir le Râteau d’Aussois, un des plus beaux exemples de la connerie humaine et de sa contagion

  • Techene

    Pas d’accord. Encore moins pour l’amende !!!!!

  • Gilbert

    Très pertinent Effectivement il est utile de réaliser que la trace de l’homme sur terre est plutôt à éviter Et à plus forte raison dans des lieux qui restent héroïquement naturels. On devrait dépasser l’âge ou on laisse son caca partout et tout le temps. Merci pour cet article.

  • Brad95

    Bravo. Laissons la nature s’auto-gerer.

  • Lemelin mario

    J’ai fait une formation GPS il y a 3ans est t’il possible de revoir les modules sans frais. Merci

  • Cécile

    Je suis assez d’accord avec vous mais pas de manière aussi tranchée. Je n’ai jamais alimenté les cairns. Effectivement, les grands empilements de pierre qui prennent beaucoup d’ampleur sont une calamité pour la nature. Si en plus, ils sont placés n’importe où et vous induisent en erreur, c’est encore pire. En suivant des cairns en haute montagne, j’ai failli me perdre une fois. Cependant, en général, il est utile d’avoir comme repère, hors sentiers balisés, quelques cairns de taille modeste placés de loin en loin, spécialement en milieu montagneux et dans certains passages très minéraux où il n’est pas toujours aisé de trouver son chemin. Les cairns ont un sens mais c’est l’effet de mode qui a perverti leur usage.

  • Domidom

    Bravo pour ce commentaire -alerte ! Tout est dit ! Je constate que ce phénomène va s’accentuant au fil des années.
    Les réseaux sociaux sont en partie responsable de cette hérésie; mais avant tout ce sont les promeneurs ( du moins ceux qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout du nez ) qui portent la responsabilité de l’érosion ,la destruction des gites et abris pour toutes sortes d’animaux.

    la première photo en début de cet article me laisse pantois ! Comment en est on arrivé là ? Quelle irresponsabilité ! Ce sont des amoureux de la nature qui font ça? Cela relève plutôt d’une concurrence effrénée à publier des photos sur les réseaux sociaux.
    Dorénavant je détruirai tous les cairns inutiles qui défigurent les paysages !!
    Merci François pour cet engagement.. puisse-t- il porter ses fruits !

    • amarette

      A lire tous les commentaires à l’exposé de François, je me rends compte que nous ne parlons pas tous de la même chose et que les gens les plus concernés par le problème n’ont probablement pas lu l’article…
      Dans bien des endroits, dans les Pyrénées on a réalisé des aménagements pour un tourisme de masse, j’en citerai deux en particulier. Gavarnie (annexe de Lourdes) et Orédon (ou les parkings payants servent selon les dires des responsable à financer l’aménagement et l’entretien des sentiers qui courent le long des lacs).
      Ce sont autant de lieux (aspirateurs à touristes) qui donnent la part belle à la domestication de ces coins de montagne, avec ses incivilités et ses influenceurs de tous poils .
      Le concours de cairns à Gavarnie en est l’exemple le plus frappant, précisément, là où la présence d’amas de cailloux n’a jamais été démontrée pour l’orientation.
      On peut toujours menacer les contrevenants, dès lors que l’on a mis en place tous les ingrédients de la contraventions (parlez-leurs de nature et de respect quand on reste dans une politique du tout consommable, voire du tout jetable.
      Je remercie tous ceux qui se sont exprimés, car cela démontrent qu’ils se sentent concernés ,de l’endroit où ils se trouvent.

  • Tricot Jean-Pierre

    Tout à fait d’accord.
    J’ai connu les cairns dans le Briançonnais, à des endroits non balisés. J’ai de la peine à imaginer comment nous nous serions orientés s’il y avait eu multiplication de ces cairns: orientés ou perdus en pleine montagne?
    Une longue pédagogie va être nécessaire!
    Merci

  • Gabrielle

    Merci pour ces explications convaincantes. Je n’aurai jamais pensé que des cairns étaient aussi nuisibles pour la nature.
    Je n’ai jamais construit de cairns . J’en ai déjà vu durant mes randonnées., j’ai parfois douté de leur fiabilité maintenant je sais.
    Si j’en vois encore et bien je serai tentée de les détruire et je me dirai je fais un geste écologique.
    Je vais noter vos arguments pour pouvoir les restituer à des éventuels randonneurs ignorants l’impact destructeur des cairns sur l’écosystème.

    Bonne fin d’année.
    G.J.

  • Jean

    Excellent article. Si beaucoup de « randonneurs  » pouvaient le lire !!!.

  • Claudie

    Merci François
    C’est un superbe article, clair, bien argumenté.
    J’aime votre façon calme et bienveillante de parler à vos lecteurs. Et la façon dont vous partagez généreusement votre expérience.

  • PITOISET

    Bonjour,
    Navrant de constater que l’espèce humaine a besoin de se distinguer de façon à abimer notre environnement
    Merci pour votre argumentaire très objectif et modéré.

  • Marie Brenier-Liogier

    Construire des Cairns pour le plaisir peut enlever l’utilité des existants.
    J’en ai pris conscience lors d’une rando à Madère où nous devions faire un demi-tour puis bigurquer plusieurs centaines de mètres plus loin.
    Difficile de trouver le passage : merci le cairn.
    Là j’ai vraiment compris leur utilité et depuis je n’en fais plus.
    De plus tous ces cairns endommagent le paysage

  • patricia

    merci enfin des explications claires et argumentées a ce genre idioties ! ceux qui font cela ont des cailloux a la place des neurones …………………….

  • Francois

    Je me promets de transmettre
    En effet cette envie de  » Land art »,de s’exprimer artistiquement si j’ose dire  » violé » la nature
    Merci de nous ouvrir les yeux
    François
    En Haute-Bretagne

  • Ravail

    On n’estpas loi d’un intégrisme environnemental discutable.

    • François Jourjon

      Dans ce cas, discutons-en ! Si vous n’êtes pas d’accord, n’hésitez pas à me dire pourquoi.

      • ROUSSET

        Ne pensez vous pas que ce Pb reste quand même mineur par rapport aux évolutions que connaît la montagne du fait du changement climatique ( très nombreux et importants éboulements dans tous les massifs et notamment dans notre région – GRENOBLE )…. Relativisons….
        PHR

        • François Jourjon

          Se préoccuper de l’un n’empêche pas de se préoccuper l’autre. D’autant plus, que ne pas créer de cairns inutiles ou ne pas ajouter de pierres à des cairns existants ne demande pas vraiment d’effort.

  • Bouchet

    Bonjour, jusque-là j’en avais entendu parlé comme tout le monde sans vraiment comprendre les raisons.
    J’ai toutefois depuis longtemps cessé d’alimenter les cairns lors des randonnées.
    Maintenant me voilà clairement avertie et je vais pouvoir relayer le message en expliquant les raisons.
    Merci pour cet article, je vous souhaite de belles balades pour 2024,
    Bien à vous, Minamila

  • Yvon

    Rien que du bon sens. Merci pour Elle de l’avoir ecrit

  • Pilorget

    Bonjour
    Après avoir lu votre article sur les Cairns , je suis tout à fait d’accord avec vous.
    Dans beaucoup d’endroit en montagne , les cairns sont bien trop nombreux.
    Mais il m’est arrivé, sur des chemins mal ou pas du tout balisés de mettre quelques pierres à l’édifice pour un but d’orientation uniquement.
    Merci pour vos conseils.
    Christian

  • Pellet Serge

    J’existe, j’ai érigé un cairn ! Non, la règle c’est de ne laisser aucune trace de notre passage. Un peu d’humilité face à notre condition d’humain provisoire.

  • MARC91

    Excepté les endroits où effectivement les cairns pullulent inutilement, le reste du temps leur utilité n’est pas à remettre en cause. Même les bergers les utilisent pour se retrouver dans leurs estives. On peut même dire qu’ils ont certainement sauvés chaque année des randonneurs égarés dans une météo brouillardeuse ou sur des fins de névés. Moi le premier. Randonnant depuis plus de 50 ans dans les lapiazs de la Pierre Saint Martin ( 64 ), je peux vous certifier leur utilité même par beau temps dans un paysage lunaire qui ne compte que des caillasses.
    La vérité c’est qu’on ne se supporte plus les uns les autres et que des ecolos bobos se transformant en ayatollah voudraient nous imposer leur vision du monde et ce dans tous les domaines de la vie en collectivité. A quand l’interdiction des bâtons de randonnée, des semelles sur nos chaussures de randonnée, des panneaux de balisage lâchement planté sur des arbres sans défense, des marquage peints de la FFR ?
    Il faut raison garder et surtout arrêter de vouloir tout diriger. Ce n’est pas quelques tas de pierres – tant que cela reste raisonnable – qui vont détruire notre montagne. Mais c’est là que cela devient difficile, trouver le raisonnable. Et retrouver le chemin de la cohabitation…..

    • François Jourjon

      Mon article n’est pas un appel à se débarrasser de tous les cairns ni à remettre en cause leur utilité. Uniquement un appel à raisonner leur nombre et taille.

  • Labbe

    On est plus libre en rando !vive la liberté en rando le seul endroit où on respire la liberté en respectant la nature.

  • Paul

    Merci pour cet article très documenté qui mettra, je l’espère, un coup de frein à cette pratique inutile. Bonnes Fêtes de fin d’Année.

  • Christian

    Bonjour,
    En ce qui me concerne, je laisse parfois un cairn (petit) derrière moi après qu’une envie de chier m’ai pris, tout ça pour cacher mes traces à la vue des randonneurs (sinon à l’odorat).
    Un jour que j’étais accroupi derrière un buisson, j’ai imaginé que les sentiers de rando étaient peut être nées comme cela. Les randonneurs ayant tendance à ajouter une pierre au caïrn qu’ils rencontre et à suivre les caïrns pour pas se perdre ça a fini par dessiner des sentiers qui suivent les envies pressantes de ceux qui les ont précédé…
    Cordialement

  • JeanClaude

    Absolument d’accord; je pense même qu’on devrait les détruire quand on en rencontre un dont on est sûr qu’il n’est pas antique.
    Dorénavant, au cours de nos promenades quotidiennes : sus aux cairns intrus.

  • Michèle Mulders Mimiche

    Oui, je suis bien convaincue 😊

  • Ingrid Boudeau

    Merci pour cet article clair et efficace comme toujours

  • Herve Terracol

    Merci pour votre article sur l effet nefaste du deplacement des pierres par l augmentation de l erosion que cela provoque.
    Dans la gestion des canaux naturels d arrosage gravitaire (Hautes Alpes) , les consignes de nos anciens, lors du nettoyage des canaux, sont de surtout laisser les pierres dans les lits des canaux, surtout la ou il y a de la pente, pour ne pas s exposer en quelques mois a des creusement catastrophiques de plusieurs dizaines de centimetres…l effet est du meme type sur un chemin de terre..
    Dans la reserve naturelle du gardon de Collias on retrouve malheureusement cette annee une epidemie de cairns sur des chemins pentus…dommage

  • Renaud Loret

    Très bien. Cela fait plusieurs années que je détruit les cairns inutiles. Bien sûr cela prend du temps car certain sont très haut et il est impossible de les détruire entièrement
    En tan que professionnel de la randonnée je fais aussi de la prévention même si il est difficile de me faire le faire comprendre.
    Renaud Loret

    • Lérins

      Idem pour moi. Je suis un professionnel de la montagne à la retraite et lors de mes randonnées, il m’arrive de consacrer un peu de temps à la déconstruction de cairns. Il m’est arrivé quelques fois de programmer des demi-journees de déconstruction : pour un cairn de moyenne importance, il faut compter, seul, une séance de 2 heures à renouveler 4 fois pour en venir à bout. J’ai arrêté car ce fléau est en extension, avec l’impression d’être le don quichotte des cairns. C’est sans fin.

  • André Descoteaux

    Merci François, excellent article de sensibilisation. Bonne Année 2024.

  • Sineya

    Bonjour,

    Article très intéressant avec juste raison, mais de grâce arrêtez pour certains de vous ériger en juge et de faire plaisir a vos égos en démolissant avec un plaisir malsain et autoritaire (ressenti de la lecture de certains messages ) ces cairns inutiles disparaitront avec une éducation dans les clubs, familles ou associations.
    Demain l’homme détruira les bons cairns aux détriments de ceux qui s’en servent, par manque de connaissances et parfois par idéologie!

    Dan26

    • Lérins

      Vous vivez dans un monde de bisounours. Connaissez-vous un groupe (scolaire, association, bénévoles) qui se soit mobilisé pour déconstruire ces verrues dans le paysage ? N’inversez pas les rôles ! L’ego, c’est ceux qui les érigent et se filment, pas ceux qui les déconstruisent. Ceux qui déconstruisent savent faire la part des choses entre cairns de balisage (quelques pierres empilées) et tas de gravats (pyramides de caillasse de 2m de haut). L’idéologie, elle est là où certains considèrent que par oisiveté, on peut faire n’importe quoi n’importe où, considérant que la nature leur appartient.

  • christianne

    merci pour ce très bel article, très intéressant , j’ai aussi pris conscience il y a quelques années de ce néfaste besoin d’ajouter une pierre; Laissons vivre la nature et apprenons à respecter le biotope;
    Meilleurs voeux pour l’an qui vient ; chris

  • Bernard

    Je suis d’accord avec cet article qui correspond parfaitement à ma pensée. Dans ma propre expérience, je n’ai jamais ajouté une pierre à un cairn pour m’amuser ou suivre une mode, ils sont très souvent suffisants pour guider le chemin à suivre.

  • alberturbani

    Bonjour, je découvre cet article sur les cairns ! d’abord surpris puis je reconnais les termes qui le composent d’accord et merci, il fallait le dire ! Pourtant il y a juste quelques jours sur un itinéraire anciennement connu, j’ai été rassuré d’y trouver un cairn (un peu trop imposant hélas) mais ma rando s’en est trouvée plus détendu enfin agréable.
    Près de Marseille les pêcheur amateurs viennent de se trouver ciblé par une obligation presque une interdiction pour les moins jeunes les moins formés à l’informatique (on parle d’application etc.) et je n’ai jamais rencontré l’un d’eux avec une besace pleine de poisons.
    Je rappelle l’existence de filets de professionnels Chinois de presque de 100 km de long ! Il paraît que la détection de loisir est devenue interdite cause trésors archéologiques Depuis des dizaines d’années de rando, je n’ai jamais rencontré un seul archéologue dans la nature ! Je me rassure, en continuant ainsi il n’y aura bientôt plus rien à interdire… et cela porte un nom je crois. Ne pensez-vous pas qu’il serait plus judicieux de mettre l’accent sur le Respect, sur l’Education ou sur l’instruction et la connaissance de toutes ces choses dont on profite et dont on aime aujourd’hui encore et pour longtemps à la seule condition des les respecter ! Mais je soutiens votre intervention preuve d’une magnifique et courageuse prise de conscience Albert

    • Lérins

      Il n’y aura plus rien à interdire ? C’est révélateur de l’esprit de démolition qui habite l’espèce humaine qui trouve dans la dégradation systématique le moyen de se divertir en détruisant son environnement…vive les loisirs contemporains ! Cela dit, ne vous faites pas trop de souci : entre ce qui est interdit et ce qui est réellement verbalisé, il y a un monde. En France, les interdictions sont faites pour être snobées, on le constate tous les jours !

  • Tokyo

    Merci pour cet article détaillé. Je n’ai jamais apprécié cet empilement et je n’en voyais pas l’utilité ce que vous confirmez.

  • Lizzie

    Je ne randonne plus trop : trop de monde, trop de pollution générée….

    Néanmoins, j’apporte ma petite pierre sur l’édifice (d’un petit cairn?) : sur mes 25 dernières années de randonnées, j’ai été à plusieurs reprises – parfois dangereusement – désorientée par une météo peu clémente, des cairns m’ont déjà sauvée plus d’une fois la mise….
    Et je dois le confesser : à l’époque, j’ai peut-être déjà entreposé un ou deux cailloux sur un cairn que j’identifiais comme utile mais si peu reconnaissable des autres tas de cailloux, tant que la météo semblait ne pas l’avoir épargné. Ah oui, pas de smartphone pour s’orienter à l’époque !

    Je ne connaissais pas cette nouvelle mode, et la regrette amèrement.

    Une jeune quadra aigrie.

  • Cochin

    Bravo pour votre article
    Ici à Nice où les plages sont en galets c’est la grande mode. Franchement pas utile pour admirer la Grande Bleue et le ballet des goélands et des mouettes en hiver.

    • Lérins

      Vous confondez ces constructions éphémères faites de galets et qu’il est relativement facile de détruire avec les cairns comme ceux qu’on peut trouver dans les Calanques, des tas de gravats énormes de 2m de haut et qui nécessitent des heures et beaucoup de monde pour les éradiquer.

  • CAÑADAS

    Ici chez moi dans le Maine et Loire je n’en vois pas beaucoup.
    A bientôt
    Nicole

  • Albertini vincent

    Merci, merci . Cela fait quelques années déjà que je tempeste sur les réalisations « méditatives  » mais que je trouve ridicules car la nature , il est vrai, n’a pas besoin que l’on rajoute des artifices . Les endroits aussi magnifique les uns que les autres se suffisent à eux même . Et les cairns eux mêmes , sont largement visibles pour qu’on les grossissent . Merci encore pour cette ouverture sur cette nouvelle pollution visuelle
    et néfaste àl’environnement.

  • KRAFFT

    Très bien votre article. Il me semble qu il
    serait intéressant d informer en plaçant des petites pancartes à certains endroits en expliquant succinctement les raisons de ne pas ériger un Cairn. Ne jetons pas la pierre à l ignorant…

    • Claire

      ah bon…. Et les pancartes ça ne dénaturé pas le paysage ça? Coca cola va être ravi!

      • Lérins

        Vous avez l’esprit obtus, Claire. On essaie de vous expliquer que la profusion de cairns, parfois énormes (2m de haut, 4 séances de 2 heures chacune pour venir à bout de la déconstruction d’un cairn de taille moyenne, ces chiffres vous parlent ?) ont des répercussions sur l’habitat d’espèces endémiques. Est-ce que vous apprécieriez que je vienne prélever les pierres de votre maison pour aller construire plus loin un tas de pierres inutile et disgracieux ?

  • Lérins

    Je vous soutiens à 200% dans votre démarche. Je me bats sans relâche dans les Calanques pour informer et parfois détruire ces verrues dans le paysage, ces tas de gravats qui ne servent à rien, ceux qui les érigent ne comprennent même pas la finalité du cairn…pour eux, c’est un amusement…toxique. À la montagne Sainte-Victoire, il y a des secteurs sur la crête où ils sont justifiés (zones d’aspect karstique) car, en cas de brouillard, le terrain est uniforme et paumatoire…quel fléau ces cairns !

    • Claire

      c’est la montagne? Les calanques? Il y a du brouillard à couper au couteau l’hiver! Des coulées de neige qui emportent les sentiers? Des arbres qui bouchent des passages sur des dizaines de mètres? Des ravins et des barres rocheuses? On ne parle pas de ‘a même chose je crois.

      • Lérins

        Claire, vous mélangez tout et parlez de ce que vous ne connaissez pas. Oui, les Calanques sont considérées comme un massif de moyenne montagne, il peut y avoir du brouillard notamment les entrées maritimes…il y a sur le massif un réseau balisé particulièrement développé qui ne justifie pas les cairns. Les cairns sont tolérés pour signaler le départ de certains rappels en haut des falaises. Quant aux énormes tas de Cailloux qui ne sont que l’expression d’un amusement débile, ils sont des effets néfastes sur l’environnement et ne servent à rien (balisage couleur, sentiers dits autoroutes de la randonnée).

  • Nanard

    Il faut bien que tu fasses tourner ton site mais il est désolant de ta part d’écrire ce genre d’article.!
    Randonneur depuis plus de 30 ans partout en France je n’ai jamais rencontré de gens randonneurs ou simples promeneurs entrain de bâtir des cairns !! Pas plus que je n’ai rencontré beaucoup de cairns monumentaux ni de cairns inutiles comme tu voudrais le faire croire !
    Je me demande bien où tu randonnes pour avoir rencontré autant d’incivilités?
    Ah oui tu as tous les écolos bobos à tes pieds !
    Je suis vraiment déçu de te lire aujourd’hui et je te trouve très exagéré dans tes affirmations !
    Donc article inintéressant et tu ne va pas te faire beaucoup d’amis chez les randonneurs dignes de ce nom.
    A bon entendeur….salut 🤨

    • Lérins

      Si vous n’en avez jamais vus, c’est que vous ne sortez pas beaucoup. Allez donc voir dans le sud de la France où c’est un fléau….

    • François Jourjon

      « Je n’ai jamais croisé d’éléphant dans la nature -> les éléphants n’existent pas ! »

      En Provence, dans les Alpes et les Pyrénées les cairns inutiles sont pourtant courants : par exemple des cairns d’un mètre de haut voire plus au bord de sentiers/pistes très visibles et bien balisés.

      Avec quelques recherches sur internet, vous trouverez facilement des exemples si vous ne randonnez pas dans une région où il y a cette problématique. C’est d’ailleurs de cette manière que je me suis rendu compte que les éléphants existaient bel et bien !

  • Claire

    Quand tu te trouves dans le brouillard, et que la signalisation est absente, et c’est souvent le cas, que tu n’y vois pas à 2 mètres, ils te sauvent la vie. C’est criminel de les détruire. Si tu veux  »preserver » la nature, reste chez toi. Ce sera plus efficace. Tes pas aussi impactent la nature.

    • Lérins

      Il faudrait peut-être apprendre à vous orienter dans le brouillard, ce site est très bien pour cela ! Je ne comprends pas votre propension à vouloir sortir systématiquement par temps de brouillard, moi je reste chez moi 🤣

    • François Jourjon

      Je n’ai pas invité à détruire tous les cairns. Je sais que l’on est sur internet, mais un peu de nuance svp !

  • Lérins

    Je souhaiterais ajouter que les cairns publiés en photos par François sont « gentils » et sont plus conformes à ceux que l’ont trouvait traditionnellement en montagne. Dommage de ne pas pouvoir poster des photos de cairns (Calanques, Sainte-Victoire, etc) énormes, constitués de plusieurs tonnes de caillasse, plus conformes à des tas de gravats que de pyramides esthétiques, ils pullulent, l’espèce humaine ne pouvant réprimer ce besoin irrépressible de laisser des traces de son passage : cairns mais aussi graffitis, tags à la bombe de peinture et déchets bien sûr ! Le comble de l’histoire, c’est que ces cairns sont positionnés essentiellement à des carrefours de pistes, ce qui est grotesque et inutile ! Un petit tas de cinq cailloux judicieusement placé peut parfaitement et efficacement baliser provisoirement un itinéraire….j’invite les plus sceptiques à se rendre dans les massifs du sud de la France pour comprendre l’étendue du fléau. Randonner au milieu de tas de caillasse, non merci.

  • Lérins

    A la lecture des différents commentaires je crois qu’il y a une certaine confusion dans la définition des cairns et qu’il s’avère nécessaire de rappeler les principales catégories : il y a le cairn des plages, oeuvre éphémère constituée de galets en équilibre, celui qu’on retrouve à Nice, Antibes, etc…et qui est facile à éradiquer d’un coup de pied. Personnellement, il ne me dérange pas, je trouve cette « sculpture » plutôt amusante et sans conséquences fâcheuses, sauf démonstration contraire. Il y a ensuite le cairn « traditionnel » que l’on trouve dans les massifs montagneux essentiellement, et destinés à compléter un balisage, voire à le remplacer sur des portions d’itinéraire de randonnée paumatoires. Il est souvent de taille très modeste, quelques pierres empilées et placées judicieusement pour être repérées de loin. Il convient de le préserver dans le cadre de nos pratiques sportives de montagne. Et puis il y a les tas de cailloux immondes, dénommés improprement « cairns », constitués de pierres et de caillasse empilées sous formes de pyramides disgracieuses et surtout inutiles car placées à des points non stratégiques avec des effets néfastes sur l’érosion des sols et l’habitat des espèces endémiques. Ce sont ces tas de gravats qu’il faut dénoncer et endiguer, à défaut de les déconstruire ! Ils n’ont d’intérêt que pour les adeptes pathologiques du téléphone qui n’y voient qu’un défi et un jeu qu’ils auront vite fait d’oublier après avoir publié leurs photos sur les réseau sociaux.

  • Lérins

    Erreur de manip, à supprimer svp.

  • SEREIN

    Il m’ est arrivé à plusieurs reprises de m’ égarer à cause d’ alignement de cairns qui ne menait nul part.
    Les cairns doivent être réservés aux espaces minéraux comme les lapiaz et pierriers où les sentiers disparaissent.
    Les itinéraires très fréquentés sont ceux où l’ impact est réel sur l’ environnement et ce sont ceux où les cairns sont les moins utiles.
    Pour ma part j’ évite les sentiers battus, je détermine des boucles grâce à MAPS et les cartes IGN quitte à relier des sentiers par des étapes à la boussole ce qui diffuse l’ impact sur la nature.

    JC S

  • Urbani

    Albert :
    merci, car en lisant tous vos commentaires j’ai été, non surpris, mais rassuré sur l’intérêt que nous portons tous (chacun à sa manière peut-être) mais de nos différences faisons-en une richesse au profit de la Nature et de notre plaisir d’en profiter longtemps ! Après une longue période professionnelle, j’ai repris les anciennes activités de randonneur. Avec plaisir tout d’abord puis m’apercevant que quelque chose me manquait. Oui, toutes ces peintures sur les arbres, ces panneaux parfois cloués, des cairns utiles souvent mais trop nombreux pour être « honnêtes » ( raison de l’article de François). Où sont passés ces endroits où l’on aimait se poser un moment, ces petits détours pour un point de vue, une source minuscule mais fraiche, une ruine émouvante par l’histoire qu’elle nous raconte etc. Pour aller de A en B il n’y a pas qu’un seul chemin et si les sentiers se creusent au détriment de la préservation de la végétation de l’écoulement des eaux pour ne laisser que des cailloux ne sommes-nous pas transformés en « chenilles processionnaires ». Arrêtons de les creuser et prenons le temps de « rechercher de redécouvrir de rouvrir » ces anciens itinéraires desquels l’on nous écarte (par protection, mais de quoi ).Hors profession, j’évitais les nationales les autoroutes au sacrifices de quelques heures parfois, mais quels plaisirs si peu cher payés de ces paysages de ces villages aujourd’hui encore si présent en moi. Désolé c’est seulement un coup de coeur en espérant un jour avoir le plaisir de vous croiser au détour d’un de ces si merveilleux chemins que nous aimons. tous et qui en cela nous réunissent.

  • Lérins

    À la problématique des cairns, certains remettent en cause la pertinence du balisage et de la « peinture ». C’est un mal nécessaire, d’une part pour palier les difficultés à s’orienter, lire une carte, de certains randonneurs, d’autre part pour ceux réfractaires aux outils GPS, etc. La balisage est bien antérieur à l’électronique appliquée à la rando. Le balisage (donc les cairns quand ils sont utilisés à bon escient) permet aussi (en principe) de canaliser les randonneurs et les traileurs afin de garder intact la nature qui sans cela, deviendrait un terrain de sport défoncé. Je reprends l’exemple des Calanques qui est à, mes yeux, l’exemple-type de l’ espace naturel défiguré par la surfréquentation (malgré les quotas de visiteurs fixés chaque été pour la calanque de Sugiton). Malgré le balisage et les « cairns », des pans entiers de colline et les pierriers sont défoncés, le massif portent désormais durablement les stigmates d’une fréquentation débridée et peu respectueuse d’un patrimoine naturel à léguer aux générations futures. A cet égard, outre les cairns monstrueux, il y a aussi la pratique du trail qui abîme l’environnement et qui considère que la nature est un stade. L’individualisme et l’égoïsme du 21ème siècle dans toute sa splendeur.

  • Nanard

    Les François Jourons les Lérins et autres donneurs de leçons ou de morales !!
    Effectivement vous êtes de vrais intégristes écolos et non vous ne représentez pas une élite de sachants et de randonneurs modèles.
    Pour ma part je cesserai donc de vous lire et d’alimenter ce site .
    Pour info étant retraité je randonne en moyenne deux fois par semaine soit en association soit entre amis sur des sentiers sympas et qui ne ressemblent pas aux votres visiblement 😜

  • SAUR Bernard

    Merci pour ce rappel utile. J’ai pu personnellement vérifier cet été sur l’itinéraire du lac de la Croix au départ du Glandon la dangerosité de ce phénomène alors même que je devais traverser un large pierrier dont le cheminement était assez complexe. De faux cairns m’ont induit en erreur m’obligeant à passer pas mal de temps pour faire la difference entre ceux nécessaires pour mon itinéraire et ceux inutiles et confusants.
    Encore merci et bravo pour vos conseils toujours judicieux et pratiques.
    Cordialement et Bonne Année 2024.
    Bernard SAUR

  • Chilain Eric

    bonjour ,
    vous avez raison de nous alerter sur ce probléme , ça a bien du m’arriver betement de rajouter une pierre pour faire comme les autres , je ne le ferai plus , et alerter à l’occasion d’autres personnes

  • Eduardo

    Ne laisson aucune trace de notre passage sur le Camino, mais contentons-nous de la trace indélébile que va laisser le chemin sur nous

    • Lérins

      Hum…il n’y a pas déjà des traces permanentes de passages sur le camino genre coquilles bleues incrustées dans le sol, panneaux en bois et/ou panneaux bleu/jaune et/ou balisage GR et j’en passe ?

      • Lérins

        PS : ainsi que des flèches jaunes grossièrement peintes sur des cailloux ou des bornes, flèches complétant le balisage complémentaire spécial camino, poteaux, panneaux en tous genres :)))

        Un balisage genre GR ou adapté (double trait jaune/bleu) ne se suffisait pas à lui-même ? Ce site RM donne des cours d’orientation/topographie très utiles pour les futurs randonneurs du camino 😉

  • Christian

    Merci pour ce blog qui permet de remettre le cairn à sa véritable vocation, le balisage, et de réduire les impacts inutiles de l’homme sur la nature.

    Animateur Randonnée Breveté FFRP.

    PS: nous supprimons depuis longtemps les cairns inutiles

  • Agnès

    Bonjour François et bonne année à toi aussi.
    J’approuve ton article, quoi de mieux en randonnée que de profiter en ne laissant aucune trace, voire parfois sans bruit. Rester avec la gratitude de profiter de moment de nature tout simple, pas besoin de gravir des montagnes, ou des sentiers 5 étoiles devenus des autoroutes. Restons simples et humbles.

  • Benoit Jean-Charles

    Bonjour François
    En plus de te souhaiter une bonne année 2024, je partage tout à fait ta nouvelle vision sur les cairns et sur la manière de se comporter dans la nature.

  • Vauthier Christian

    Tout d’abord bonne année à toutes et tous amis de la nature.
    Pour ma part j’ai travaillé plus de 22 ans en haute montagne. Certaine fois ces cairns m’ont permis de passer sans aller me planter en mauvais passage. Dans le brouillard, cela peut-être utile. Mais, comme en toutes chose l’exés est nuisible, et cette prolifération de ramassis de cailloux est domageable. Eduquer les enfants c’est bien, mais les adultes ne suivent pas toujours:  »il fait rien de mal!! ». . Comme tous ces VTT qui coupent à travers bois et créent des orniéres, déforment les sentiers.
    Bonne année bonne santé et bonnes randonnées à toutes et tous.
    Christian.

  • Yannick

    Merci pour cet éclairage. Cela change ma vision des cairns.

  • Tart

    Il est trop stupide de vouloir rajouter une pierre à un cairn afin de satisfaire son ego ! Pour cela il suffit de pisser au pied d’une herbe (comme vous l’indiquez dans un autre article) ! Les pêcheurs à pieds bretons savent qu’il faut être précautionneux lorsque qu’on retourne un petit rocher sur le littoral et le remettre en place. Et pourtant l’estran est un lieu mouvant donc à plus forte raison sur un sol de terre ; pas de cairns touristiques inutiles pour alimenter une inconscience instagrammée …

  • Marie- Hélène VAN DER MEERSCH

    Tour a fait d’accord, l’homme devrait comme les animaux laisser le moins de traces possibles de son passage. Il a d’autres moyens de repères sans dénaturer les lieux qu’il foule
    et trop c’est trop, surtout quand cela ne correspond plus à l’utilité première
    Bonne année à tous les randonneurs respectueux des bienfaits que la nature nous procure.
    Marie Hélène

  • Clare

    Oh, ça me soulage tellement ! J’avoue, je détruis les cairn, et du coup je me sens moins seule !
    Enfin, quand je dis « cairn », je parle de ces amas qui ne servent pas du tout à indiquer un sens, une jonction etc, mais qui ont été érigés uniquement dans le but de signaler « J’ETAIS LA ». Je les trouve insupportables. Il y en a marre de voir des traces humaines totalement inutiles dans la nature, en effet. Pourquoi ne pas taguer les arbres, tant qu’ils y sont ?
    Et je n’avais pas conscience des autres points importants. Merci pour cet article très éclairant.
    Je vais pouvoir continuer à détruire ces faux cairns sans culpabiliser 🙂

    PS : par contre, quand ces amas sont là depuis longtemps, certains insectes y ont élus domicile, et là je n’ose pas les détruire ; je me contente d’enlever les cailloux supérieurs mais je laisse ceux de la base, je suppose qu’il n’y a pas trop le choix ?

  • DAMEZIN

    Bonjour François et merci pour ce regard pédagogique, argumenté et nuancé quoi qu’en disent certains. Il m’est arrivé dans le passé de photographier de véritables champs de cairns style Palais idéal du facteur Cheval pour des raisons esthétiques. Je n’aurai plus le même regard. Maintenant, faut il démolir pour éviter l’incitation à faire croître ou laisser en l’état des cairns anciens pour ne pas re-perturber cet existant ? Je suis un peu perplexe sur ce point

  • Monique

    Essayons de garder en nous l’état de « zénitude » , la sérénité, … , que nous procurent certaines de nos randonnées …
    Cultivons le respect, l’écoute … échangeons calmement pour apprendre, comprendre…
    Vaste programme pour 2024!
    Douce et heureuse année 2024 à vous toutes et tous.
    Monique

  • Paumier

    Bonjour, tout votre récit m’a permis d’apprendre beaucoup de choses. Merci de tout ces conseils, bonne journée

  • Le martret

    Merci! Je ne savais pas….je fzis passer le message!

  • Martine

    Merci de rappeler ces infos très importantes👍

  • Habertus

    Ouf! Les montagnards ne seront pas perdus

  • Bernard

    la nature est belle comme elle est, inutile de laissé des traces au contraire ayons le minimum d’impact de notre passage.

  • Coulomb

    Bonne année à vous aussi bon article merci à vous

  • Georges

    ils détruisent seuls avec les tempêtes je l’ai vu des mes yeux vu et c’est une bonne chose

  • yvette gilbert

    J’ai de plus en plus de mal à supporter la vue des cairns. Certains espaces en sont envahis, ça me désole. La nature est trop belle mais si fragile, arrêtons de la massacrer. De plus je soupçonne que l’édification d’un cairn tient plus de la manifestation individuelle d’orgueil, du « j’y étais », à rapprocher de la manie de l’égoportrait. Et que dire de l’égoportrait devant le cairn qu’on vient d’édifier. On va finir par ne plus voir le site, mais un amas de cairns, de même qu’au spectacle on ne voit plus que des smartphones.
    J’ai quand même rencontré quelques cairns utiles, en guise de balisage.
    Peut-être même que lors d’une prochaine randonnée ma chaussure s’égarera.
    Merci François pour les articles toujours éclairants, et qui font réfléchir.

  • DAVID

    Bonjour, vous dites que déplacer des pierres à un impact néfaste sur la nature. Je suis d’accord. Détruire les cairns c’est déplacer les pierres une fois de plus, renouveler le mal et détruire l’habitat des éventuels animaux / insectes qui y ont élu domicile. Je suis donc pour le maintien des cairns existants et contre la création de nouveaux cairns. Il m’est arrivé de reconstruire des cairns de balisage qui s’était écroulés partiellement.

  • NARDELLI

    Je pense que la majorité des randonneurs ne savent pas l’inutilité de construire des cairns et moi particulièrement. A partir de maintenant, je m’abstiendrai de le faire.

  • William JEANNEY

    Hy

    Bel article merci de nous l’avoir fait comprendre simplement..

    Je te présente également tous mes vœux pour cette nouvelle année.

    NB Si tu fait un tuto sur le GPS MONTANA 700 je suis preneur

    William

  • Marie-Hélène

    Merci pour cet article très clair.
    Je suis totalement opposée à cette mode ridicule, nuisible à l’environnement et inutile. On randonne rarement sur le haut des plages…
    Le haut des plages de galets de Haute-Normandie sont couverts de ce type d’empilements.
    J’y passe tous les jours et les détruis tous les jours mais il semble que ça « repousse » chaque jour un peu plus

  • FISCHER CLAUDE

    A la place de construire des cairns ,si chacun de nous ,randonneurs, prenait l’habitude de ramasser systématiquement les bouts de plastique dont beaucoup sont de très petite taille ,les emballages de barres ou de sucreries, que l’on observe de plus en plus .