Votre première randonnée de plusieurs jours, votre premier bivouac ou votre première nuit en refuge (partie 2/2)

Posté par : François Jourjon 23 mars 2015 39 commentaires

Lorsque vous prévoyez votre première randonnée de plusieurs jours, organiser vos nuits peut être un challenge. Vous hésitez entre dormir en refuge ou bivouaquer sous une tente ? Cet article devrait vous aider dans votre décision et votre organisation. Il s’agit en réalité de la seconde partie d’un long article. La première partie contenant de nombreux conseils pour votre première grande randonnée (hors conseils sur les nuits en refuge en ou en bivouac) se trouve ici.

A noter que je me concentre ici sur les nuits en refuge et bivouac uniquement, car ces hébergements sont moins connus des novices en comparaison avec des hébergements non spécifiques à la randonnée (gîtes, campings, hôtels…).  

Votre premier bivouac

Votre première nuit en refuge

Je vais maintenant vous présenter rapidement ce qu’est un refuge, ce que l’on peut y trouver et comment se passe une nuit en refuge.

Note : Je ne parle ici que de refuges, mais il existe aussi des gîtes d’étapes, des auberges, des chambres d’hôtes, des chalets, etc. Il est parfois difficile de distinguer tous ces logements, mais les refuges sont généralement les plus sommaires (en dehors des cabanes non gardées) et ne sont pas nécessairement accessibles par la route. Il faut également savoir que les refuges se trouvent la plupart du temps dans les massifs montagneux. Pour connaître les services proposés, les équipements à disposition et les tarifs, le mieux est de se renseigner au cas par cas.

Les pour et les contre d’une nuit en refuge pour une randonnée itinérante

Dormir en refuge a un côté plus confortable et plus rassurant que le bivouac pour passer une nuit dans la nature – surtout avec peu d’expérience en matière de grande randonnée. Cela permet d’être au sec, d’être éventuellement au chaud, permet de limiter le poids de son sac à dos et parfois de faire de belles rencontres.

Par contre, on est moins autonome et moins libre qu’en bivouac et on ne retrouve pas certains côtés très agréables du bivouac – comme se lever dans la nature sans personne autour et prendre un café ou un thé en admirant les paysages alentours. Bon, ça peut être aussi : se réveiller au bruit de la pluie sur la toile de tente, enfiler ses vêtements humides de la veille, plier sa tente rapidement et commencer à marcher pour se réchauffer. Mais ça a un côté très sympa aussi. 😉

Refuge randonnée

Ouverture / fermeture et réservations

Premièrement, il faut savoir que certains refuges ne sont pas ouverts toute l’année – c’est même le cas de beaucoup de refuges.

Quand les refuges « ferment », soit ils ferment physiquement, il n’y a plus de gardien et il n’est plus possible d’entrer dedans ; dans ce cas il y a généralement un refuge d’hiver ouvert attenant ou à proximité. Soit, ils restent ouverts physiquement mais ne sont plus gardés. Dans ce cas, certains équipements ne sont pas nécessairement utilisables (gaz, douches, ustensiles de cuisine, etc.).

Quand les refuges sont gardés, il est généralement nécessaire voire obligatoire de réserver au préalable. Les modalités dépendent des refuges, mais vous trouverez souvent les informations sur internet.

Cela ne veut pas dire qu’un refuge ne vous laissera pas rentrer si vous n’avez pas réservé (quoique, dans certains cas), mais si le refuge est complet vous n’aurez peut-être qu’un petit coin par terre pour dormir.

A noter que les refuges ont beaucoup évolué dans les dernières décennies, sont devenus de plus en plus confortables, perdant parfois même un peu leur qualificatif de « refuge » et ressemblant plus à des hôtels d’altitude. Cela reste cependant très variable d’un refuge à un autre. 

Arrivées tardives

Si jamais vous comptez arriver tard au refuge, mieux vaut prévenir au moment de votre réservation ou dans la journée si possible.

Annulation

Si jamais vous avez réservé et que vous ne comptez ou ne pouvez pas venir, pensez à annuler votre réservation – ça ne prend pas longtemps et ça évitera de bloquer des places pour rien.

Tarifs et réductions

En général, la nuitée en refuge est payante quand il y a un gardien et gratuite ou moins chère quand il n’y en a pas, mais il y a des exceptions et ça dépend beaucoup des pays et des types de refuges.

Par exemple, il y a souvent une boîte pour laisser de l’argent quand vous passez la nuit dans un refuge non gardé.

Il faut savoir qu’il existe des réductions pour des personnes licenciées dans certaines fédérations. En France par exemple, beaucoup de refuges appartiennent à la FFCAM (fédération française des club alpins et de montagne) – anciennement CAF – et il est possible de bénéficier de réductions en tant qu’adhérent à la FFCAM ou dans d’autres clubs, fédérations ou associations (en France et dans d’autres pays). Il existe une certaine réciprocité en France et dans d’autres pays, n’hésitez pas à vous renseigner surtout si vous comptez fréquenter régulièrement les refuges.

Refuges d’hiver

J’en ai déjà parlé dans l’article « Randonner en hiver : 12 conseils pour votre sécurité et votre plaisir », les refuges d’hiver sont souvent plus sommaires que les refuges d’été avec des tables, des bancs et des matelas. Certains ressemblent d’ailleurs plutôt à des abris ou à des cabanes.

Cependant, comme je l’ai dit plus tôt, il se peut que certains refuges de saison estivale restent ouverts l’hiver.

Équipements / services disponibles dans les refuges

Voici un aperçu de ce que vous pouvez trouver dans un refuge gardé classique. Renseignez-vous au cas par cas, car ça dépend des refuges et des pays.

Un refuge est généralement constitué d’une pièce principale avec des tables et des bancs (voire des lits) et des chambres/dortoirs – attenants ou parfois dans un autre bâtiment. On trouve souvent des tables et bancs à l’extérieur.

Eau

Il y a généralement de l’eau potable dans les refuges ou à proximité. Attention, car l’hiver quand les refuges ne sont plus gardés, ce n’est pas garanti car tout peut-être gelé.

Toilettes / douches

On trouve des toilettes qui sont généralement à l’extérieur des refuges. Certains ne fonctionnant pas avec de l’eau, renseignez-vous sur ce que vous pouvez y jeter. Dans certains refuges, vous trouverez des douches chaudes (mais pas toujours pour tout le monde), dans d’autres des douches froides uniquement et dans d’autres encore un robinet ou un tuyau d’eau froide.

Repas en refuge pour votre première grande randonnée

Il est possible de prendre des repas dans beaucoup de refuges gardés. En général, il faut prévenir au moment de la réservation pour l’option « demi-pension » (dîner et petit-déjeuner). Les repas sont servis dans un certain créneau horaire qu’il faut respecter. Gardez également en tête que ce n’est pas un restaurant, on ne va pas vous tendre un menu sur lequel vous choisirez vos plats. 😉

Il peut arriver que dans certains refuges la demi-pension soit obligatoire et qu’il n’y ait pas de salle hors-sac (on verra plus bas ce que c’est).

Souvent, il n’est pas possible de prendre de repas le midi, mais on trouve certaines exceptions dans les refuges peu isolés et proches d’endroits touristiques. Il est également possible de se procurer un panier repas pour le midi ou quelques denrées dans certains refuges.

Note : ne vous attendez pas forcément au rapport qualité / prix d’un restaurant « classique », rappelez-vous que la nourriture a souvent été amenée à dos d’hommes, femmes, ânes ou par hélicoptères et que les repas sont cuisinés avec les installations disponibles sur place.

Gaz / ustensiles de cuisine

Dans certains refuges, il peut y avoir des ustensiles de cuisine et du gaz pour cuisiner.

Salles hors-sac

On en trouve dans beaucoup de refuges. Rien à voir avec des salles où les sacs seraient interdits, ce sont des salles où il est possible de manger ce que l’on a emporté avec soi. Elles se distinguent de la pièce principale des refuges où il est possible de prendre un repas payant.

Poubelles

La plupart du temps, il n’y a pas de poubelles, vous devrez donc ramener vos déchets jusqu’à chez vous ou jusqu’au prochain village.

Électricité

Beaucoup de refuges ont maintenant de l’électricité grâce à des panneaux solaires. Mais attention, cela ne veut pas nécessairement dire que vous pourrez utiliser l’électricité pour recharger votre téléphone ou votre GPS. Souvent, vous ne pourrez pas le faire. Encore une fois, renseignez-vous au préalable ou soyez autonome.

Dortoirs / chambres

Cela varie d’un refuge à un autre : il y a parfois de grands dortoirs, parfois des chambres avec quelques personnes et il y a même parfois des bas-flancs – sortes de « lits géants » où l’on dort à plusieurs dans la largeur.

Dans la plupart des refuges, des couvertures ou couettes sont fournies. Dans d’autres pas et vous aurez donc besoin d’un sac de couchage. Comme je l’ai mentionné dans la partie 1 de cet article, un drap de sac peut être pratique – il arrive même qu’il soit obligatoire.

Note : si vous avez le sommeil léger, des boules Quies peuvent sauver votre nuit pour vous isoler des ronfleurs. 😉

Zones de bivouac

À proximité de certains refuges, il peut y avoir une zone de bivouac plus ou moins bien définie. Souvent, la nuit en bivouac est payante (moins chère que la nuit en refuge) et vous avez accès aux équipements du refuge.

Refuge ≠ hôtel

Première randonnée de plusieurs jours : refuge de montagneLes refuges deviennent de plus en plus confortables et c’est d’autant plus le cas proche de villages ou de routes où ils ressemblent plutôt à des auberges ou chambres d’hôtes.

Cependant, ce ne sont pas des hôtels. C’est un lieu plutôt communautaire où tout le monde aide (ou devrait aider). Il est normal d’aider à aller chercher du bois, de passer un coup de balai, de rassemble les assiettes en bout de table, d’allumer un feu, de laisser de la place aux autres pour qu’ils fassent sécher leurs affaires, de dormir à deux dans un lit pour que tout le monde soit sur un matelas (plus rare), etc.

Ça a cependant beaucoup changé au cours des dernières décennies, demandez si jamais vous avez un doute avant de prendre les devants, les gens qui y travaillent préfèrent parfois éviter que des personnes « trainent dans leurs pattes » et perdre en efficacité. 

Voici quelques autres points à garder en tête :

  • les repas ne sont pas servis à toute heure, il faut généralement réserver en avance et le repas sera servi à une certaine heure ou dans un certain créneau horaire ;
  • le dortoir n’est pas toujours accessible. Si vous arrivez tôt, vous ne pourrez pas nécessairement y mettre vos affaires ou vous y reposer ;
  • on ne peut pas passer des vacances dans un refuge, c’est un lieu de halte ;
  • il n’y a pas de chambres individuelles sauf exception ;
  • il n’y a pas de télévision, pas de Wifi, etc. ;
  • les refuges sont plus ou moins chauffés, parfois la salle principale l’est et le dortoir ne l’est pas ou peu ;
  • il peut arriver qu’il y ait plus de monde que prévu. Dans ce cas, on s’arrange, on se serre, on dort par terre, etc.

Note : j’avoue que j’aime bien les refuges extrêmement basiques. Je trouve qu’en devenant plus confortables, les refuges perdent en convivialité, ils deviennent de plus en plus chers et les gens sont donc de plus en plus exigeants. On passe progressivement d’une relation d’entraide à une relation de consommation. Mais, c’est juste mon point de vue rabat-joie. 😉

Bien vivre en refuge pour sa première grande randonnée

J’ai déjà abordé certaines choses dans la section précédente, le reste devrait être logique. Mais pour l’avoir vécu, il semblerait pourtant que toutes les personnes n’aient pas la même logique. 😅

  • Essayez d’être courtois, gentil(le) et respectueux(se) – même si vous êtes fatigué(e), que vous avez mal aux pieds, que vous êtes trempé(e), que vous avez faim, etc. Personne ne vous a forcé et il y a des chances que les autres soient dans le même état que vous.
  • N’oubliez pas de vous présenter au gardien en arrivant si vous passez la nuit dans un refuge gardé.
  • Faites le moins de bruit possible et respectez le sommeil des autres personnes. Si vous souhaitez partir tôt, préparez votre sac la veille et soyez discret(e), d’autres personnes voudront probablement dormir encore un peu.De même, quand vous allez vous coucher, soyez discret(e) même s’il est tôt. Après une dure journée, certaines personnes n’attendent même pas le coucher du soleil. 😉
  • Il faut savoir qu’en refuge, les gens se couchent généralement tôt et se lèvent assez tôt – je vous conseille donc de vous caler sur ces horaires pour optimiser votre sommeil.
  • Remettez les choses là où vous les avez trouvées et dans l’état où vous les avez trouvées. Par exemple : repliez les couvertures, passez un coup de balai, etc.
  • Laissez vos affaire sales dans l’entrée : chaussures, bâtons, vestes de pluie… Cela permet de ne pas tout salir et de ne pas encombrer les dortoirs. Des chaussons (souvent de type « Crocs ») sont souvent mis à disposition.
  • Évitez de mettre votre sac de randonnée sur le lit pour éviter de le salir.

Note de sécurité

Quand on prévoit de dormir en refuge, il se peut que l’on n’ait pas de sac de couchage, de matelas, d’abri et seulement un peu de nourriture. Génial, car cela est synonyme de sac léger ! Mais attention, car vous n’avez pas la même marge de sécurité qu’avec le matériel de bivouac dans le dos.

Par-là, je ne veux pas vous pousser à prendre le nécessaire de bivouac pour dormir en refuge, mais je vous invite à réfléchir et à prendre le nécessaire pour passer une nuit (de fortune) dehors. Le but n’est pas de passer une bonne nuit, mais de passer la nuit. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer lors de votre première randonnée de plusieurs jours : vous vous perdez, vous vous blessez, vous devez porter assistance à un(e) blessé(e), etc. et vous ne pouvez pas atteindre le refuge.

Dans ce cas, un des plus grands dangers est l’hypothermie, donc assurez-vous d’avoir de quoi vous couvrir pour vous protéger des intempéries et du froid. Pour cette raison, certaines personnes emportent par exemple un sur-sac imperméable (abri de bivouac).

Votre première nuit en bivouac

Bivouac en grande randonnéeVoyons maintenant à quoi s’attendre lors d’une nuit en bivouac. Le but étant que vous soyez mieux préparé(e) et puissiez franchir le pas si jamais vous avez des appréhensions à vous lancer dans votre première randonnée itinérante.

Bivouaquer dans la nature est une expérience assez unique. On a une grande sensation de liberté et on se sent privilégié(e). De plus, on est autonome et on peut s’adapter facilement aux différents aléas et à nos envies (même si ça dépend beaucoup du terrain et des conditions).

Par contre, bivouaquer est souvent synonyme de sac un peu plus lourd et d’un peu moins de confort (par rapport à une nuit en refuge). De plus, ça peut faire peur à des personnes avec peu d’expérience.

Ici, on va surtout s’intéresser au bivouac dans la nature ou proche d’un refuge, même s’il est possible de passer la nuit dans un camping par exemple – mais dans ce cas, vous saurez probablement déjà à quoi vous attendre.

Prévoir son lieu de bivouac (avant la grande randonnée)

J’en ai déjà un peu parlé dans la première partie de l’article, il faut essayer de prévoir un ou plusieurs emplacements potentiels de bivouac quand on prépare l’itinéraire de sa première grande randonnée.

Bivouac : interdictions et réglementations

Dans un premier temps, il faut se renseigner sur les interdictions pour déterminer où on a le droit de bivouaquer et où on n’a pas le droit de le faire. Je vous invite pour cela à consulter cet article sur le bivouac et le camping sauvage.

Trouver les emplacements potentiels

Une fois que l’on a déterminé les zones où l’on a le droit de bivouaquer, il faut essayer de trouver un emplacement où l’on pourra planter sa tente ou son abri pour la nuit sans problème. Dans certains endroits, on trouve très facilement des bons emplacements de bivouac, mais c’est beaucoup plus difficile dans d’autres. Le mieux est pour cela de se servir d’une carte topographique précise et de la compléter avec des vues aériennes.

À moins que l’on vous indique des emplacements déjà testés, vous ne pourrez pas être sûr(e) que les emplacements que vous avez repérés conviendront bien. Mais, comme les abris et tentes de bivouac sont petits, on peut cependant trouver des emplacements relativement facilement – même si ça dépend beaucoup des zones.

Il faut notamment penser :

  • à l’eau. Je vous conseille d’éviter les zones marécageuses ou les zones qui pourraient être inondées en cas de pluie ou d’orage.
  • À la topographie. Essayez de trouver des zones assez plates. En montagne, il est parfois difficile de trouver ne serait-ce que quelques mètres carrés de plat sur certains versants. Essayez aussi d’éviter les zones de risques naturels potentiels (ex : chutes de pierres).
  • Au vent. C’est sûr qu’au niveau d’un col ou sur des crêtes, vous aurez une belle vue, mais en cas de vent vous risqueriez de le regretter. Essayez donc de repérer des emplacements pas trop exposés au vent.
  • À l’exposition. Si vous le pouvez, réfléchissez également à l’exposition des emplacements. C’est surtout valable en montagne, car d’un versant à un autre, les températures peuvent être très différentes. S’il risque de faire froid, évitez un versant nord qui ne verra pas le soleil et privilégiez un versant sud. Vous pouvez même essayer de trouver un emplacement où vous bénéficierez au maximum du soleil le matin et le soir – donc pas trop encaissé. S’il risque de faire très chaud, faites l’inverse et essayez de vous mettre à l’ombre.
  • À la nature du terrain. Évitez par exemple les éboulis, les zones très rocailleuses, les zones de végétation très dense, etc. sur lesquelles la nuit risque d’être moins confortable voire impossible. Pensez également à éviter les zones naturelles qui pourraient être dangereuses : contrebas de falaises, terrains instables, etc.
  • À la proximité d’un point d’eau. En effet, cela évite de devoir porter beaucoup d’eau pendant la journée (voir section « eau » de la première partie).
  • À la tranquillité. Repérez des emplacements isolés, loin de zones civilisées et sur des terrains qui ne sont pas privés (à moins d’avoir l’autorisation). Ce sera mieux pour vous et les autres personnes.
  • Aux zones potentiellement utilisées pour l’agriculture. Le but est d’éviter de choisir des zones qui pourraient être occupées par des animaux d’élevage et des chiens de protection des troupeaux pour limiter les risques et le dérangement. On évitera aussi toutes les zones cultivées, prés de fauche et pâturages (note : attention à ces deux derniers qui peuvent « juste ressembler à de l’herbe » pour qui ne connait pas bien les pratiques agricoles).

Bien évidemment, ce n’est pas facile de trouver l’emplacement parfait et il faudra parfois (souvent) faire des compromis.

Note : si vous comptez dormir dans un abri naturel comme dans une grotte, renseignez-vous bien ou soyez sûr(e) que le terrain sur lequel vous allez randonner offre beaucoup de possibilités.

Beaucoup d'abris naturels dans ces canyons secs du Maroc

Pour faire au plus simple en randonnée de plusieurs jours…

Pour une première fois, surtout si vous avez des appréhensions, le mieux est de bivouaquer à côté d’un refuge ou d’un gîte d’étape s’il y a un emplacement de bivouac prévu. C’est plus rassurant, car vous avez un bâtiment et d’autres personnes à proximité et ça vous permettra de gagner de l’expérience.

Sachez aussi que le bivouac à côté des refuges (quand c’est possible) est généralement payant (moins cher qu’une nuit en refuge), mais que vous avez le droit « d’utiliser » les équipements du refuge (sauf exceptions).

Choisir son emplacement de bivouac (une fois sur le terrain)

Au moment de la préparation, vous avez normalement déterminé plusieurs emplacements potentiels de bivouac comme nous venons de le voir. Mais, une fois sur le terrain il va aussi falloir bien choisir. Si l’emplacement vous a été conseillé (par un proche par exemple), ce sera bien évidemment plus facile que si vous avez déterminé un emplacement potentiel par vous-même.

Il faudra penser aux mêmes éléments qu’au moment de la préparation :

  • à l’eau. Essayez de vous installer dans une zone qui ne peut pas être inondée. Évitez de vous installer dans des cuvettes qui pourraient se remplir d’eau ou sur des sols spongieux. Si vous avez une tente ou un abri, l’idéal est de s’installer légèrement en pente pour que l’eau puisse ruisseler et qu’elle ne puisse pas stagner. Ne vous installez pas non plus à proximité de cours d’eau ou d’étendues d’eau qui pourraient monter ou dans des zones de ruissellement.
  • À la topographie. Trouver un terrain assez plat pour dormir est souvent la première préoccupation, car dormir en pente n’est pas extrêmement agréable – on finit en boule dans un côté de son abri ou on dort toute la nuit sur son coéquipier.
  • Au vent. Essayez si possible de vous abriter du vent s’il y en a ou s’il risque d’y en avoir. Si jamais il est trop fort et que vous ne pouvez pas vous abriter, essayez éventuellement d’aller au prochain emplacement potentiel que vous avez repéré (s’il est orienté différemment). Je vous assure que tenir sa tente toute la nuit n’est pas reposant du tout… 😉
  • À l’exposition. Si vous avez le choix, repérez l’est et l’ouest pour savoir où le soleil va se coucher et se lever. De cette manière, vous pourrez choisir de vous cacher de sa lumière ou choisir d’avoir sa lumière le plus longtemps ou le plus tôt possible. Parfois, il suffit juste de se mettre d’un côté ou de l’autre d’un bosquet pour faire la différence.
  • À la nature du terrain. Vous aurez sûrement besoin de planter votre abri ou votre tente. Comme vous vous en doutez, dans certains terrains c’est très difficile voire impossible. C’est d’autant plus important de s’en préoccuper si votre abri n’est pas autoportant (s’il ne « tient pas debout » sans être tendu à l’aide de ficelles et piquets). Si vous avez le choix, vous pouvez chercher un endroit où le sol sera plus « accommodant », mais ce n’est pas toujours possible. Dans ce cas, il faudra alors être astucieux en utilisant : ficelles, bâtons, cailloux, etc.Il faut aussi savoir que certains terrains sont aussi plus confortables que d’autres et isolent mieux du froid que d’autres (une belle herbe sèche isolera par exemple mieux qu’une dalle rocheuse). Évitez aussi les terrains qui pourraient abîmer le tapis de sol de votre abri / tente voire votre matelas gonflable ou autogonflant (épines, branches, cailloux anguleux, etc.). Une fois sur le terrain, vous serez également plus à même de juger si vous ne vous trouvez pas dans une zone dangereuse.
  • À la tranquillité. Essayez de vous isoler des « zones civilisées », des zones de passage comme les sentiers et évitez les zones privées. Évitez par exemple les prairies qui risqueraient d’être occupées par des troupeaux.

Voici quelques éléments pour bien choisir votre emplacement de bivouac sur le terrain. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet et nous parlerons notamment de la bonne installation de son bivouac dans un futur article.

Bien se comporter en bivouac et ne pas laisser de traces en randonnée itinérante

Voici quelques bonnes pratiques, la liste n’étant pas exhaustive :

  • soyez discret(e) et ne faites pas de bruit – par respect pour les gens qui vous entourent (s’il y en a) et pour la faune. J’en profite d’ailleurs pour mentionner que pour un bivouac à côté d’un refuge ou d’autres personnes, une paire de boules Quies peut s’avérer salvatrice, car les ronflements traversent bien les tentes. 😉
  • Choisissez un endroit discret, loin des sentiers et évitez que ça ne pollue le paysage visuellement pour d’autres personnes. C’est sûr que c’est sympa d’avoir une belle vue, mais pensez aux autres aussi qui n’ont pas forcément envie d’admirer un paysage avec des verrues colorées. Essayez d’installer votre bivouac assez tard et de le retirer assez tôt dans le même souci de discrétion. Évitez également de rester plusieurs nuits au même endroit. La discrétion doit aussi se poursuivre en ligne, voici pourquoi je ne recommande pas le partage de zones de bivouac sur internet.
  • Renseignez-vous sur la règlementation de l’endroit dans lequel vous randonnez et respectez-la svp.
  • Respectez la faune et la flore. Évitez de poser votre abri ou votre tente n’importe où. Par exemple, en montagne certaines pelouses très tentantes sont à proscrire car fragiles. Ne cueillez pas n’importe quoi et ne nourrissez pas la faune sauvage. Le meilleur conseil que je peux vous donner est de vous intéresser aux différentes espèces végétales et animales que vous allez rencontrer, vous maîtriserez mieux votre impact.
  • Ne laissez aucun déchet, laissez même l’endroit plus propre que vous ne l’avez trouvé (si c’est possible).
  • Abritez votre nourriture pour ne pas attirer les animaux sauvages. Le risque est de perturber leurs comportements naturels et qu’ils deviennent agressifs. Pour eux, c’est souvent plus facile de faire peur à un humain et de lui voler sa nourriture que d’aller chercher sa propre nourriture dans la nature. 😉
  • Pour votre hygiène et laver votre popote, utilisez uniquement de l’eau ou éventuellement de l’eau avec des produits les moins écotoxiques possibles. Il est également préférable de s’éloigner d’au moins une centaine de mètres des points d’eau pour que l’eau « sale » puisse être filtrée par le sol.

➡️ A lire aussi : « Les bonnes pratiques d’une randonnée propre et durable »

Les animaux dangereux

Beaucoup de personnes n’ayant jamais fait de bivouac s’inquiètent des animaux sauvages et de toutes les petites bêtes se trouvant dans la nature. Forcément, dans sa tente (et encore plus dans un simple abri ou à la belle étoile), on se sent moins bien protégé qu’entre les murs de son habitation.

En bivouaquant, il existe effectivement un risque de rencontrer des animaux et insectes dangereux – ce risque dépendant grandement de l’endroit dans lequel vous randonnez. Cependant, ce risque existe aussi de jour !

Dans certaines régions d’Europe, au Canada ou aux États-Unis par exemple, il faut être très vigilant avec les ours et prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour éviter les ennuis. Il est par exemple conseillé de ne pas avoir de nourriture ou de produits consommables (dentifrice par exemple) à proximité de son campement et de s’éloigner pour cuisiner.

Pour randonner en sécurité, il faut surtout se renseigner sur les animaux qu’il peut y avoir et les risques que vous avez d’en rencontrer. En France, il y a par exemple des ours et des loups dans certaines régions. La probabilité d’en rencontrer est faible et le risque qu’un animal vienne vous « embêter » l’est encore plus. Je pense qu’il vaut mieux se méfier des guêpes, tiques, patous ou renards par exemple.

Si vous comptez randonner dans une région ou un pays que vous ne connaissez pas, comme toujours le mieux est de se renseigner au préalable – surtout que bien souvent, les animaux qui font le plus peur ne sont pas les plus dangereux.

Ça permet également de savoir comment bien réagir. Pour illustrer mon propos, je vais vous donner quelques exemples (exotiques) :

  • j’ai trouvé un scorpion en me couchant dans ma tente alors que j’étais dans un endroit isolé de Bruny Island en Tasmanie. Je ne savais pas si ce scorpion était venimeux et à quel point (mortel ou pas). Si j’avais été piqué, je n’aurais pas su comment réagir. Dans ce cas, ça aurait été probablement douloureux pendant plusieurs heures et pas dangereux. Mais, ne connaissant pas ce scorpion, je serais probablement aller chercher du secours et je n’aurais probablement pas été très serein. A vrai dire, je n’aurais même pas eu besoin de le différencier d’un autre scorpion, vu qu’il n’y qu’une seule espèce présente en Tasmanie.
  • Hinchinbrook Island, une île de la côte Est australienne, a de belles côtes et une forêt vierge propices à la randonnée. Les crocodiles de mer (saltwater crocodiles) aiment aussi beaucoup cet endroit, il faut être vigilant et rester à distance de l’eau. Mais à quelle distance peut-on bivouaquer de l’eau sans se mettre en danger et comment réagir quand on voit un crocodile ? Voilà le genre de questions qu’il vaut mieux se poser avant. Dans ce cas, on avait été bien informés.Panneau à côté de l'emplacement de bivouac
  • Fraser Island, une autre île de la côte est australienne est réputée (entre autres) pour ses dingos et la pureté de la race sur cette île. Chaque personne entrant sur l’île est bien informée et heureusement, car les dingos peuvent être agressifs – ce que nous avons pu vivre – et il vaut mieux savoir comment bien réagir. Ma tente en a d’ailleurs fait les frais (voir photo).

Dingo sur Fraser Island   Ma tente déchirée par un dingo

Note : je n’ai parlé que de la faune, mais c’est aussi valable pour la flore. Dans certains pays, il ne vaut mieux pas trop la toucher au risque de le regretter.

Les mauvaises rencontres

En plus des animaux, on me demande aussi s’il n’y a pas de risque de faire de mauvaises rencontres (humaines). C’est possible oui, mais je ne suis pas sûr qu’il y ait plus de risques en bivouaquant qu’en randonnant. Et je ne suis pas sûr qu’il y ait plus de risques en randonnant que dans notre vie de tous les jours.

En effet, beaucoup de bivouacs se font dans des endroits isolés et il faut marcher pour atteindre ces endroits, je ne suis pas sûr que les gens « bizarres » fassent l’effort.

En tout cas, c’est une bonne raison de plus pour être discret et ne pas bivouaquer à proximité d’habitations ou de routes.

Note : je suis conscient je reste très vague. Mais, je n’ai pas de chiffres solides pour étayer mon propos et n’ai pas envie de me baser sur mes expériences personnelles pour élargir – d’autant plus que je suis un homme et donc moins sujet à ces problématiques. A noter tout de même cet article témoignant d’agressions sexuelles subies par des femmes sur le chemin de Compostelle (même s’il se cantonne à ce chemin en particulier et ne permet pas de généraliser ou quantifier). 

Testez la nuit en bivouac

  • Si jamais vous voulez faire une randonnée de plusieurs jours avec bivouac et que vous n’avez jamais fait de camping, je vous conseille très fortement d’expérimenter une ou plusieurs nuits en camping au préalable. Idéalement, vous pouvez même vous organiser une itinérance de quelques jours avec nuit(s) en camping, c’est très sympa et idéal pour gagner en expérience.
  • Si vous vous équipez avec du nouveau matériel pour le bivouac, je vous invite à tester votre matériel dans votre jardin si vous en avez un, celui d’un proche ou en camping. Ça vous permettra de vous habituer à votre matériel et de voir ce qui va et ce qui ne va pas.

Note : vous pouvez également faire appel à un(e) professionnel pour une découverte du bivouac en toute sécurité, sans stress ou pour vous former. Je vous conseille de vous tourner vers un(e) accompagnateur(ice) en montagne, le diplôme d’état de référence pour guider des randonnées à la journée ou en itinérance (oui, je prêche pour ma paroisse 😊).

Première randonnée de plusieurs jours, refuge et bivouac : le mot de la fin

Je n’avais pas vraiment prévu d’écrire un article aussi long, il m’a même fallu le découper en deux parties et on en on arrive finalement au bout. Il y a énormément de choses à dire sur le sujet, mais j’espère que cet article a déjà pu vous aider et qu’il va, pourquoi pas, vous permettre de vous lancer sur une itinérance.

Chaque section n’est pas extrêmement détaillée, car l’article se serait transformé en un livre, mais il sera complété par d’autres articles.

Si vous en avez la possibilité, je vous invite vraiment à essayer les randonnées de plusieurs jours, c’est une manière très agréable de profiter de la nature.

En attendant, n’hésitez pas à me poser vos questions et à partager cet article avec vos proches qui pourraient être intéressés. 😉

Auteur : François Jourjon
J'ai créé Randonner Malin en 2011 pour aider les randonneurs à profiter au maximum de leurs randonnées avec des articles, vidéos et en répondant à leurs interrogations. Depuis, j'ai aidé des milliers de personnes à maîtriser les outils GPS et l'orientation à la carte & boussole avec mes formations en ligne, j'ai cocréé le jeu de société Rando au Pic des Neiges et je guide des randonnées et stages sur le terrain en tant qu'accompagnateur en montagne.

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39 commentaires

  • charles

    Merci pour ces recommendations 😉

  • Teacher

    Merci pour cette deuxième partie, aussi pertinente et judicieuse que la première!

  • gazelle

    Très bon article.
    Très complet.
    Mille MERCI

  • Jean-Louis

    Merci François pour tous ces articles clairs et complets et de l’effort de partage de vos connaissances.

  • Zaire

    Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations.

  • Xavier

    Bravo François pour ce second article bien fait ! C’est en bivouac que j’ai ressenti le mieux la liberté en randonnée, le plaisir d’entendre le réveil des animaux avant de voir les premiers rayons du soleil et les paysages majestueux… J’aimerais connaître les conseils des autres lecteurs de ce blog et ceux de François pour abriter la nourriture contre les animaux. Belles randos en plein air à tous !

    • François Jourjon

      Bonjour Xavier,

      Je dirais que ça dépend dans quel but tu veux abriter la nourriture :

      – Si c’est pour protéger simplement ta nourriture, tu peux la ranger dans ton sac bien emballée et la mettre pas loin de toi (en faire ton oreiller, dormir juste à côté, etc.). Par expérience, l’abside de la tente, ce n’est pas toujours assez loin, surtout pour les rongeurs.

      – Si c’est pour te protéger en n’attirant pas d’animaux qui pourraient être dangereux pour toi, la solution souvent utilisée est d’accrocher la nourriture dans les arbres. L’idéal est de faire cela à l’écart de son lieu de bivouac.

      Il faut pour cela de la ficelle/cordelette et un peu de dextérité pour faire passer la ficelle de l’autre côté d’une branche. L’inconvénient est que si c’est fait fréquemment sur la même branche d’un même arbre, ça risque d’abîmer l’arbre.

      Un autre inconvénient est quand il n’y a pas d’arbre. Dans ce cas, les randonneurs utilisent des bidons spécifiquement dédiés à cet effet – c’est notamment le cas là où il y a beaucoup d’ours. A savoir que dans certains endroits, sur des lieux de bivouac dédiés, il y a des « boîtes » pour ranger sa nourriture et la mettre à l’abri (c’est le cas aux EU et au Canada par exemple).

      A bientôt,
      François

      • bonjour,

        j’avais la même question pour la nourriture. Je me demande plutôt : en France, par exemple dans les Alpes, est-il vraiment nécessaire de mettre sa nourriture en extérieur sur un arbre. Pour moi cela voudrait plutôt dire, se mettre à l’abri dans sa tente pour attirer les animaux à l’extérieur loin par sa propre alimentation que l’on a pour plusieurs jours… Cela me semble un peu incohérent (dans le cas français). Qu’en penses-tu ? Si jamais il y a un loup ou un ours (ou autre) dans les parages, va-t-il vraiment être attiré et tenter de s’approcher ?
        Qu’en est-il pour les aliments déshydratés ou lyophilisés ?

        Merci par avance pour ce complément de réponse.

        Florian

        • François Jourjon

          Bonjour Florian,

          En général, en France je ne le fais pas, mais par exemple sur le GR20 il y a eu des cas d’attaques de renard. Dans ce cas, il vaut sûrement mieux mettre sa nourriture à l’abri. Il arrive également que des animaux fassent des trous dans la tente quand on n’y est pas pour accéder à la nourriture.

          Pour ce qui est des ours et des loups, je pense que le risque est très faible. Par contre, la nourriture à l’extérieur n’attire pas nécessairement plus les animaux – qui ont un très bon odorat. Au final, le choix appartient à chaque personne.

          Les aliments déshydratés et lyophilisés ont aussi une odeur même emballés.

          A bientôt,
          François

        • christian

          Bonjour, en Tarentaise, en bivouac à 2400 m en 09/2015 nous avions mis notre nourriture entre les absides de notre tente et un lynx accompagné de son cri très particulier (comme un gros chat) a sauté sur la tente pour pouvoir pousser la toile et récupérer la nourriture, il est revenu plus tard chercher le reste ! impressionnant sur le moment mais finalement trop content d’avoir eu cette rencontre « improbable » ! in fine un couteau du fromage du pain embarqué, mais le jambon sous plastique a été retrouvé à quelques mètres… cool ! toutefois jambon sans pain, on ne se régal point…
          !!!

  • Christina

    Très bons conseils, complets, merci

  • sophie

    Bonjour François

    Et encore une fois bravo pour cet article, très complet ! Une petite (toute petite chose), si l’on réserve en refuge (la majeur du temps ils sont gardés en été), il est impératif de prévenir en cas d’imprévu ; le gardien du refuge, peut déclencher les secours si ils ne voient pas arriver ses clients. Il y a une marge toutefois, mais, faut y penser ! C’est déjà arrivé…
    En aparté… je vous conseil les refuges en Piémont Italien, la cuisine y est divine et l’accueil chaleureux !
    Encore, bravo…

  • perrine

    Merci pour cet article, long mais très intéressant. Je pars pour la 1er longue randonné dans 2 semaines… On part à 2 pour 6 jours de marche. J’ai trop trop hâte d’y être!

  • jacques

    Merci François pour ces renseignements utiles (principalement en bivouac) en ce qui me concerne.

  • nia'so

    bravo françois, bel article très complet, c’est avec plaisir que je lis vos articles, c’est une vrai source de conseils, merci

  • Anthony

    Merci François pour cet article, encore une fois intéressant, précis et complet. Pour ma part je suis plus adepte du bivouac, et il est m’arrive souvent de planter la tente dans des champs ou forêts privés. Il est donc important de rappeler qu’il faut avoir l’autorisation des propriétaires avant d’y passer la nuit, pour éviter d’être réveillé en pleine nuit par la Gendarmerie (ça sent le vécu hein =D ) De plus on a parfois de bonnes surprises en se réveillant, la dernière fois le paysan propriétaire du champs sur le GR34 qui nous apporte le café chaud, pain et confitures au réveil !

    • François Jourjon

      Bonjour Anthony,

      Le café chaud, pain et confitures, ça n’arrivera pas avec un réveil par la gendarmerie ou l’ONF – ce qui est normal. 😉

      A bientôt,
      François

  • Bravo François pour ces deux articles. Ce que j’apprécie en vous, c’est le sens du détail dans toutes ses formes, qui nous fait ressentir un vécu de tout instant. Merci de nous faire partager votre passion.

  • Vincent

    Merci pour ces articles très intéressants et instructifs. Que de soucis évités en les lisant et en suivant vos conseils!

  • Daniel

    merci et félicitations pour cet article clair et complet pour tout les sujets abordés.
    c’est vrai qu’il faudrait un livre pour tout détaillé, mais l’essentiel est là.
    encore bravo et merci de t’investir autant pour notre bien-être: nous les randonneurs…

  • Bonjour
    Randonneurs depuis …..très longtemps ! je ne peux qu’ acquiescer vos commentaires ci-dessous.

    Note : j’avoue que j’aime bien les refuges extrêmement basiques. Je trouve qu’en devenant plus confortables, les refuges perdent en convivialité, ils deviennent de plus en plus chers et les gens sont donc de plus en plus exigeants. On passe progressivement d’une relation d’entraide à une relation vraiment touristique. Mais, c’est juste mon point de vue rabat-joie. 😉

    Mes remarques et commentaires. Effectivement les prix dans les refuges sont très variables de 40€ environs en 1/2 pension pour une majorité de refuge à 75 € pour la nuitée pour le refuge du gouter à Chamonix par exemple. Donc il ne faut surtout pas croire que faire de la randonnée de refuge en refuge est bon marché.Sachez enfin que le gardien de refuge est un travailleur indépendant dans la plupart des cas, Il vit grâce à la restauration, les nuitées revenant au propriétaire.
    Pour terminer un petit mot tiré du livre  »Refuge, vue de l’intérieur » de Wilfrid Lemaire gardien au refuge de Maupas dans le Luchonnais.
    Refuge:Quel joli mot. Quand on a trouvé refuge, forcément on se sent mieux. On a échappé à un danger et l’on s’est mis en sureté.Quand on a trouvé refuge, le plus dur est derrière soi, on va pouvoir souffler, récupérer. C’est un abri, un asile, éventuellement un havre. Le refuge de montagne, c’est un peu tout cela.
    Si vous voulez découvrir le  »refuge », je vous invite à lire ce superbe petit recueil . Vous serez en immersion totale dans le  »refuge. Bonne lecture et bonne route. (Les édition du refuge).
    JL

  • eric

    Super article . je ne pratique que trés peu les refuges .je suis plus bivouac avec un tarp c’ est magique .mais comme tu le dis il faut respecter la nature et les autres

  • gilbert

    Bonjour François
    J’ai 64 ans, mais ma première randonnée sur plusieurs jours date de 2004 , 4 jours en bivouac dans le Mercantour en famille, une première expérience extraordinaire qui en a entrainé d’autres, en refuges pour une question de confort (pas de nourriture à prévoir sauf les encas, sac à dos plus léger, confort en cas d’intempéries), mais quelques fois il faut se contenter d’une cabane de berger, ce qui a son charme.
    Après le GR20 sud, je me suis lancé en solitaire pendant 20 jours sur le GR10 et le HRP l’été 2014.
    Ce n’est pas facile tous les jours, surtout seul, mais le plus dur, c’est de s’arrêter.
    Donc, à ceux qui hésitent à se lancer sur des randonnées sur plusieurs jours, quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus vous en passer, la montagne est un émerveillement de chaque instant mais elle se mérite et il faut savoir rester humble pour ne pas prendre de risques inutiles.
    Merci François pour tes articles.

  • GUY

    Bravo pour ces conseils que je confirme pour les avoir vécu

  • Serge+Gabriel

    Bonjour du Québec François,
    Félicitation trés bon item.

    Les annimaux dangereux en bivouac.

    Au québec c’est sur on a les loups (que tu ne vois pratiquement jamais) je pense qu’en France c’est la même chose.
    Mais pour l’ ours, (surtout l’ours noir au québec),la meilleure façon d’éviter des problémes avec l’ours est d’éviter de les attirer en premier lieu.
    Cuisine,nourriture ect……tube de dentifrice, ce n’est pas une légende.
    Je remplace le dentifrice par du sel ou du bicarbonate de soude (soda au québec) ,2 raisons à celà

    -se laver les dents (sans odeur).
    -Faire une créme contre les piqûres de moustiques( pour éviter les démangeaisons)
    une C.à Soupe pour 5 cl eau.
    -Pour les guêpes » Epipen » sur ordonnance médicale.

    Mais tu ne parles pas des plantes, qui aussi charismatiques qu’elles puisses être, son pour certaines de vrais poisons allant de la nausée au repos éternel.

    (Je me souviens étant enfant en livradois les conseils de mes grand mamans ne touches pas aux:
    chevrefeuilles;la digital; le lierre; l’if; les lauriers(sauf le sauce bien évidement) et le muguet et oui il peut provoquer des troubles cardiaques entrainant la mort,il y a des gens qui machonnent des brins et autres plantes ) .
    Au Québec on ne randonne pas, on chasse,on pêche,ect….. nous sommes en permanance en condition de survie ds le bois mais le maître mot pour la rando c’est;SÉCURITÉ avant tout.Ce que tu détails trés bien dans tes articles.

    Félicitations et continues à voyager léger,et merci pour le réchaud de 10 g, je l’ai essayé en rajoutant, de la résine de sapin ça fonctionne.
    Perso je prend une lampe à alcool pour fondue. J’ai abandonné la boite de sardine à l’huile Portuguaise !!!!!qui fonctionne aussi.
    Merci.
    Kenn ac’hoazh (en breton à plus tard).

    • François Jourjon

      Bonjour,

      Merci pour votre message et toutes les remarques intéressantes.

      Je n’ai effectivement pas tellement parlé de la flore, j’ai juste glissé une note disant qu’il ne vaut mieux pas y toucher quand on ne la connaît pas. Idem pour la faune d’ailleurs. 😉

      A bientôt,
      François

  • Virgile

    Merci François pour tous ces conseils, cet article est très bien conçu !

    De mon côté, nous partons généralement à 4 et bivouaquons en hamac (équipé de moustiquaire). Pour une nuit à la belle étoile, c’est top !
    Le confort est très bon, encombrement et poids plume. Et peu importe la nature du sol. Il faut juste des arbres…

    Cependant, à chaque bivouac que nous préparons, nous devons toujours affronter la difficulté de trouver un lieu public où on a le droit d’y passer la nuit. La plupart des bois sont privés, et les informations à ce sujet sont parfois très difficile à obtenir.

    Sinon je confirme que dormir en pleine nature, c’est top ! Dormir à la lueur des étoiles et se réveiller au chant des oiseaux, on a l’impression de renouer un contact ancien avec la nature.

  • Maud

    Bonjour,
    J’ai pris un grand plaisir à lire vos articles.
    Je prévois de partir dans les Alpes et en Isère pendant la période estivale avec un ami.
    Je rêve de faire du bivouac depuis des années.

    Mais j’ai quelques appréhensions, surtout liées au fait que je n’en ai jamais pratiqué.
    Bien que je passe mes vacances en camping, à randonner, et que j’ai même dormi dans un abri de chasseur/poste d’observation abandonné dans une forêt en plein mois de novembre (la hauteur me rassurait au niveau des animaux)
    Mes appréhensions sont les animaux, en camping proche d’autres tentes et campeurs aucune crainte, mais comment dire, j’ai peur qu’un bouquetin attaque la tente en pleine nuit par exemple.
    Le besoin de me réveiller au milieu de la nature, de me fondre en elle augmente de plus en plus et je veux me lancer une bonne fois pour toute.

    Est ce que vous n’auriez pas des conseils à me donner, des expériences en montagne? Connaitriez vous des refuges qui acceptent des bivouacs proches?
    Nous allons aller dans les environs de Sixt fer à cheval, ensuite Chamonix et pourquoi pas pousser en Isère.

    Merci aux personnes qui prendront le temps de me répondre. J’attends avec impatience vos réponses…
    Maud

  • nour

    Super article, merci! Par contre je n’arrive pas à lire la première partie, je reçois un message « Erreur lors de la connexion à la base de données »

  • Lucile

    Bonjour,

    Merci pour tous ces articles super intéressants.

    Nous partons faire la moitié Sud du GR20 dans 1 semaine et demie pour notre 1ere randonnée itinérante. Nous avons prévu des repas lyophilisés, œufs brouillés et porridge pour le matin et repas lyophilisés pour le soir. Nous pensons juste prendre des fruits secs, pâte de fruits, peut être barres de céréales le long de la journée. La question que je me pose est quelle quantité de collations prévoir ? J’ai peur du manque, mais pas l’envie de porter des collations que je ne mangerai pas.

    Merci d’avance pour votre aide,

    Bonne journée,

    • François Jourjon

      Bonjour Lucile,

      Pas facile à dire, ça dépend de chaque personne. Essayez de vous baser sur ce que vous prenez habituellement sur des randonnées à la journée.

      Bonne journée,
      François

  • Pascale

    Bonjour
    Je ferai le GR58 l’été prochain (tour du Queyras); j’aimerais bivouaquer près de certains refuges : faut-il réserver son emplacement ?
    Merci !

  • Jonathan

    Bonjour François,
    Merci pour cet article et l’ensemble que l’on peut trouver sur ton blog, c’est très complet.
    Je voulais savoir si tu n’avais pas quelques conseils pour choisir un abri, que ce soit tente, tarp, dormir à la belle étoile, ou autre.
    Je pose cette question car je suis en plein dans ce cas : je compte randonner dans les Pyrénées et dormir en refuges, hors ces derniers (ceux de mon trajet du moins) sont complets … Je choisis donc l’option du bivouac, mais je ne sais que choisir pour dormir et allier poids léger, facilité à monter, « confort », prix.

    Autre question : je vois que tu as parfois fromage + saucisson pour la nourriture avec toi. Est-ce que tu protèges la nourriture la nuit pour éviter d’avoir quelques bestioles de type renard ou autre ? Comment procèdes-tu ?

    Merci à toi, et bravo pour ton travail.
    Jonathan.

  • Roberto Vagliani

    Bonjour François et bonjour à toutes et à tous,
    je souhaite mettre comme obj pour le 2026 (entre fin mai et sept) une partie du Apalachian Trail, il est tres long pas possible de le faire tout en une seule fois, pour moi un voyage de 4-6 semaines serait dejà le top As tu eu l’occasion de le faire? Jusqu’a present j’ai fait des chemins en partant avec des compagnons mais ne sera pas le cas cette fois, peut tu me donner des indications, informations si existe la possiiblité de former ou rejoindre un groupe? comment chercher sur FB? (via voyagistes c’est trop cher) ou ailleurs?
    Comme premiere partie de cette longue randonné as tu de suggestions ? par quelle partie commencer à ton avis?
    Pour le moment je n’ai trouvé que une carte mais pas un guide pour me preparer l’itineraire, la aussi peut tu m’aider a trouver les infos? Merci et à bientôt Roberto

    • François Jourjon

      Non, je n’ai pas eu l’occasion de le parcourir. Est-ce que tu as fait des recherches en anglais ? car il y a pas mal de ressources. Tu peux peut-être commencer par là : https://appalachiantrail.org/

      Pour trouver des coéquipiers, tu peux effectivement passer par des groupes Facebook. Tu peux simplement effectuer une recherche « appalachian trail » dans Facebook et regarder les différents groupes qu’il existe.