Sep 132017
 

5 étapes pour estimer facilement la difficulté et la durée d'une randonnée

Avant chaque randonnée, on se demande toujours :

  1. Quelle est la difficulté de la randonnée ?
  2. Combien de temps va-t-elle durer ?

Et, c’est tout à fait normal – que ce soit pour un itinéraire trouvé dans un guide ou sur internet, une sortie qu’un ami ou votre club de rando vous propose, un trek que vous avez prévu ou même un itinéraire que vous voulez vous-même préparer.

Vous voulez savoir si vous pouvez faire telle ou telle randonnée ou pas par rapport à votre condition physique du moment et l’effort que cela vous demandera.

Le temps de marche est un indice de la difficulté, mais permet aussi de s’organiser, de ne pas finir dans la nuit et pouvoir donner une heure de retour à un proche par exemple (à lire : Une habitude qui peut vous sauver la vie en randonnée).

Voici les 5 étapes, à suivre, dans l’ordre.

1 – Déterminer le tracé de la randonnée

Déterminer le tracé de la randonnée

Dans la plupart des cas, vous devez déjà le connaître assez précisément et dans ce cas, vous pouvez directement passer à l’étape 2.

Si vous ne connaissez pas l’itinéraire, il vous faut le déterminer avant de passer à la suite. Je sais que parfois, le choix de l’itinéraire dépendra de la difficulté, mais il faut bien commencer par un tracé et vous pourrez tout à fait faire certains ajustements par la suite (notamment si le tracé s’avère trop long, trop court ou trop difficile par exemple).

2 – Déterminer la distance totale et les dénivelés cumulés

Déterminer dénivelés et distances de la randonnée

La distance totale et les dénivelés cumulés sont les données principales pour déterminer la difficulté d’un itinéraire, même si ce ne sont pas les seules (on en reparle à l’étape 5).

Si vous n’êtes pas familier ou à l’aise avec les notions de dénivelé, dénivelé cumulé et profil altimétrique, je vous conseille de consulter cet article et cette vidéo avant de passer à la suite :

Dans certains cas, vous pourrez facilement connaître ces données, comme avec un itinéraire récupéré dans un guide ou sur internet ou si un proche vous a donné une trace GPS qu’il a enregistrée (voir exemple ci-dessous).

Dénivelés cumulés, distance totale randonnée

Si vous n’avez que le tracé de l’itinéraire, il y a plusieurs manières de déterminer les dénivelés cumulés et la distance totale.

  • A la main – ce qui peut être un peu long et fastidieux. Dans ce cas, on peut faire cela avec une ficelle et des épingles, des bandelettes de papier, un curvimètre ou « à l’œil ».
  • A l’aide d’un logiciel – ce que je recommande généralement. Il existe beaucoup de logiciels en ligne permettant de le faire (Openrunner par exemple), mais on peut tout à fait utiliser un logiciel fabricant de GPS (ex : Basecamp, Land…), notamment si vous avez récupéré une trace GPS ou d’autres logiciels en ligne ou hors-ligne.

3 – Estimer la difficulté de la randonnée

Estimer la difficulté d'une randonnée

La troisième étape est de déterminer ce que cela représente comme effort pour vous. En effet, une montée de 500 m de dénivelé ou une distance de 20 km ne représentent pas la même difficulté pour tout le monde.

Le meilleur moyen (et le plus simple) est de comparer ces données avec des sorties que vous avez effectuées précédemment.

Quand on a un peu d’expérience, on sait très bien ce que représentent par exemple une montée de 1000 m de dénivelé ou 15 km comme effort. Mais, comment faire si vous ne le savez pas encore ?

Note spéciale « débutant » : L’idéal quand on n’a pas trop d’expérience est de noter le dénivelé cumulé positif, le dénivelé cumulé négatif et la distance totale par journée de randonnée – avec à côté le temps de marche (sans les pauses) et votre ressenti.

Bien évidemment, quand vous faites des comparaisons, essayez de comparer des sorties similaires. Ne comparez pas avec une randonnée que vous avez faite il y a 20 ans quand vous étiez au top de votre forme par exemple. 😉 De même, essayez de comparer des conditions similaires : faire 15 km sur un beau chemin sec ou dans la neige n’est pas la même chose et avoir un sac de 3 kg sur le dos ou 12 kg non plus.

Exemple

Voici un petit exemple (D+ = dénivelé cumulé positif et D- = dénivelé cumulé négatif).

Randonnée prévue : D+ = 650 m, D- = 400 m, Distance totale = 15 km.

Randonnées déjà faites :

  • Randonnée 1 : D+ = 500 m, D- = 500 m, Distance totale = 10 km – Fatigué mais OK – Durée = 4h.
  • Randonnée 2 : D+ = 800 m, D- = 800 m, Distance totale = 8 km – Montée fatigante, il n’en faudrait pas plus. Jambes en coton à la fin de la descente. Durée = 6h.
  • Randonnée 3 : D+ = 150 m, D- = 150 m, Distance totale = 15 km – Très bon ressenti, j’aurais pu continuer – Durée = 3h30.

On voit que dans ce cas, si la randonnée prévue se fait dans des conditions similaires, ça ne devrait pas poser de problème au niveau de la difficulté, même si ce sera probablement fatigant pour la personne. En effet, on a un peu plus de D+ que la randonnée 1, un peu moins de D- et 5 kilomètres en plus.

C’est une estimation assez rapide et grossière, mais ça donne généralement une très bonne idée. Il y a d’autres paramètres qui rentrent en compte, on en parle un peu plus bas (étape 5).

Si vous n’avez pas suffisamment de retours

Si vous avez un projet de rando et n’avez pas suffisamment de retours par rapport à ce dont vous êtes capable, le plus simple est de faire une ou plusieurs randonnées tests, sinon il n’y a pas vraiment de moyen de savoir. Voici un peu de lecture sur le sujet :

4 – Estimer la durée de la randonnée

Estimée la durée d'une randonnée

Comme pour l’estimation de la difficulté, estimer la durée demande d’avoir des retours d’expérience, car votre vitesse pour faire 10 km ou 500 m de montée n’est pas la même que la mienne ou celle d’un autre randonneur. C’est pourquoi il faut faire attention quand on est tenté d’utiliser les temps de marche donnés par des panneaux, dans des guides ou sur internet.

Pour estimer la durée d’une randonnée, on peut tout à fait se baser sur des randonnées passées comme dans l’étape 3 – ça donne une première idée.

Dans l’exemple précédent (étape 3), on peut se dire que la personne mettra plus de temps que la randonnée 1 et moins ou le même temps que la randonnée 2. On pourrait donc partir sur une estimation de 5-6 h.

Sinon, pour un peu plus de précision, on peut se servir de ses vitesses de marche, sur le plat, en montée et en descente.

On découpe ensuite son itinéraire en sections de plats, montées et descentes en fonction de la pente (sur un profil altimétrique par exemple) et on attribue une vitesse à chaque section. Je ne vais pas tout vous détailler ici, car je l’ai déjà fait dans cet article que je vous recommande fortement de lire : Comment estimer votre vitesse moyenne de marche en randonnée ?

Ça vous permettra d’avoir une bonne estimation du temps de marche pour un itinéraire de randonnée.

Note spéciale « débutant » : L’idéal quand on n’a pas trop d’expérience est de noter ses vitesses de marche à chaque rando. Il faut bien séparer les vitesses de marche en montée, en descente et sur du plat.

Pour déterminer une vitesse sur du plat : il suffit de diviser le nombre de kilomètres par le nombre d’heures pour les parcourir. Ex : 5h40 pour 18 km -> ça donne une vitesse de 18/(5+40/60) = 3,2 km/h

Pour déterminer une vitesse en montée : il suffit de diviser le nombre de mètres de dénivelé d’une montée par le temps en heures que l’on a mis pour la parcourir. Ex : 2h15 pour 500 m de dénivelé -> ça donne une vitesse de 500/(2+15/60) = 222 m/h

Pour déterminer une vitesse en descente : il suffit de diviser le nombre de mètres de dénivelé d’une descente par le temps en heures que l’on a mis pour la parcourir. Ex : 1h20 pour 600 m -> ça donne une vitesse de 600/(1+20/60) = 450 m/h

Quand vous faites cela, assurez-vous de le faire pour une section assez grande et assez uniforme. Ne vous chronométrez pas sur 200 m de plat. L’idéal est d’avoir une grande montée régulière, une grande descente régulière ou une longue section de plat. Et faites-le assez souvent et dans des conditions différentes car la vitesse change en fonction du terrain, du poids du sac, de la fatigue, etc. Vous pourrez ensuite avoir une fourchette de vitesse.

Ex :
– vitesse sur plat entre 3 km/h et 3,5 km/h
– vitesse en montée entre 250 m/h et 280 m/h
– vitesse en descente entre 400 m/h et 450 m/h

Si vous voulez être plus précis, vous pouvez même spécifier les conditions :

Ex :
– vitesse montée régulière douce : environ 320 m/h
– vitesse montée très raide : environ 250 m/h
– vitesse montée avec sac lourd : entre 180 et 220 m/h
– etc.

Tout dépend ensuite de la précision que vous voulez pour vos estimations.

5 – Identifier les difficultés supplémentaires

Identifier les difficultés supplémentaires

On a vu comment estimer la difficulté et la durée d’un parcours, notamment à partir des données de dénivelés et distances, mais il ne faut pas oublier de prendre en compte d’autres paramètres (non exhaustifs) comme :

  • La nature du terrain – marcher dans le sable, la neige ou la boue est bien plus fatigant que marcher sur terrain sec par exemple.
  • Le type de terrain (sentier « roulant », sentier rocailleux, hors-sentier, etc.).
  • Le poids du sac – quelques kilos de plus dans le sac peuvent bien se ressentir.
  • La forme physique du moment et la fatigue accumulée.
  • Les pentes – certaines personnes sont plus à l’aise en pente forte, d’autres en pente faible.
  • L’altitude – qui n’aide généralement pas.
  • Le profil du tracé – le ressenti est différent quand on a une montée unique puis une descente unique ou une succession de petites montées et petites descentes.
  • Les passages techniques, aériens ou autres – qui peuvent vous ralentir ou vous « empêcher » de passer.
  • Les autres personnes du groupe. Il faut se baser par rapport à la personne la plus lente et la moins en forme physiquement – à moins que vous n’ayez pas besoin de la ramener saine et sauve. 😉
  • Etc.

Le but est d’identifier ce qui pourrait rendre la randonnée plus difficile ou plus longue pour vous et de prendre cela en compte.

L’expérience est difficilement remplaçable pour bien estimer cela, donc si vous en manquez un peu (ou beaucoup), le mieux est de prévoir large.

Il faut aussi savoir que vous ne pouvez pas tout prévoir de chez vous, au-dessus de votre carte ou derrière votre ordinateur et qu’il y aura probablement des imprévus. Ça fait partie du charme des sorties nature et prévoir large dans vos estimations permet de vous placer du côté de la sécurité.

Pour aller plus loin…

J’espère que ces 5 étapes vous permettront de bien estimer la difficulté et la durée de vos prochaines randonnées.

Vous trouverez d’ailleurs un exemple détaillé dans la première partie de cet article : Exemple de préparation d’une randonnée de plusieurs jours – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

On a parlé ici uniquement du côté difficulté et durée d’un itinéraire mais bien préparer un itinéraire ne se limite pas seulement à ça.

Vous trouverez notamment plus d’informations sur la préparation d’itinéraire dans ces 2 articles :

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  23 commentaires à “5 étapes pour estimer facilement la difficulté et la durée d’une randonnée”

Commentaires (23)
  1. Que pensez vous de l’indice espagnol
    IBP ? Je m’en sers pour les randos de mon groupe et cela s’avère relativement fiable

    • Je ne connaissais pas cet outil. Il m’a l’air bien intéressant. Cependant, à part le score de 0 à 100 qui donne le niveau (vert, bleu, jaune, rouge, violet), j’ai du mal à comprendre comment me renseigner sur la durée estimée dans les nombreuses données affichées. Il me sort des temps de parcours de 67h pour une rando de 12Km en montagne, avec 66h de pause ?! J’aime bien les pauses, mais quand même !

      Trace faite sur OpenRunner exportée en .trk puis uploadée sur http://www.ibpindex.com

      • L’index IBP est viable avec une trace enregistrée sur le terrain car il est basé sur l’expérience de plusieurs centaines de personnes (j’en ai fait partie) qui avons communiqués des traces en donnant une cotation ainsi que notre profil de randonneur. Une même rando n’aura pas le même rendu sur un débutant que sur un aguerri et il faut déjà savoir se positionner mais je trouve que la restitution actuelle est bien réaliste mais, je le redis, avec une trace enregistrée sur le terrain et non pas créée à partir d’un logiciel de cartographie car tous les paramètres ne seront pas réunis.

        • Merci pour le retour. Effectivement avec une trace contenant des (vraies) données de passage, cela peut être assez précis (même si cela n’empêche pas de devoir se positionner par rapport à la condition physique au début).

          Attention quand même quand on récupère une trace GPS de bien regarder si les points de passage sont cohérents.

          On n’a par contre pas ces données de passage quand on crée son itinéraire et dans ce cas l’intérêt me paraît moindre – comme tu le dis.

    • Bonjour,

      Personnellement, je ne l’utilise pas car j’aime bien savoir exactement ce que je calcule. Et là, on ne connait pas exactement le calcul qui est fait.

      Du coup ça n’est pas très personnalisé, car certaines personnes sont très « fortes » sur du plat mais supportent mal le dénivelé et pour d’autres, leur point fort est dans les montées par exemple.

      Je pense que ça peut permettre d’avoir une estimation de la difficulté mais que ça demande d’avoir fait plusieurs sorties avant de savoir vraiment à quoi s’attendre avec un certain IBP index. Car les appréciations de la préparation physique sont assez subjectives pour une première utilisation.

      A bientôt,
      François

  2. Bonjour, article intéressant car il fait écho à une randonnée passée avec ma copine il y a environ un mois.
    Une boucle de 10km avec 800D+ dans les pyrénées. J’avais prévu 5h de marche, sachant que ma copine ne marche pas aussi vite que moi.

    Si la première moitié de la randonnée c’est bien passée (3km parcouru D+300 en 1h20) et qu’on était dans les clous, ça s’est gâté après la pause, avec une grimpée de D+300 sur 1.5km qui nous a pris a elle seule 2h ! En effet, la montée était plus du type « escalade dans les pierriers » avec des blocs qui faisait parfois la taille de ma copine….ce fut long, fatiguant, bien rempli de pauses, et même de détours car s’orienter dans ce genre de milieu est très compliqué. La fin nous fut plus tranquille heureusement.

    Bref tout ça pour souligner l’importance de bien se renseigner sur le type de chemin parcouru, SURTOUT EN MONTEE. J’avais regardé sur carte topo IGN et avait bien repéré une belle montée, mais j’étais loin d’imaginer qu’on ferait presque de l’escalade dans un pierrier. Pourtant une simple visualisation sur photo aérienne m’aurait peut être alerté…?

    Donc oui, le point 5 évoqué par François n’est pas un « bonus » mais bien une vraie étape de l’estimation de la rando !

    • Merci pour ton retour Florent. La carte permet parfois de déceler ce genre de choses, mais comme tu le dis les photos aériennes sont aussi une très bonne source d’infos.

  3. bonjour,
    on m’a souvent dit que 100m de dénivelée équivalaient en effort à 1km sur le plat, confirmez-vous ?
    merci

    • Je sais que certaines personnes utilisent ce genre d’équivalences, ça permet une estimation grossière, mais ça dépend beaucoup des personnes. Ça sera bien différent pour une personne peu habituée au dénivelé ou une personne très habitué au dénivelé.

  4. personnellement j’évalue une randonnée sur la base 5km/h sur le plat + 500m/h pour le dénivelé avec une diminution pour ceux qui ne savent pas descendre

  5. 14.9.17 Bjr, J’ai une question. J’organise des randos et souvent des gens, que je ne connais pas, me telefonent pour me demander s’ils seront capable de faire la rando. Dans ce cas je leur pose 3 questions : leurs âge, leur poids et si ils fument. Avez-vous d’autres suggestions ? Merci david viry tel 0041227964133 email : david.viry@dj-web.ch

    • Bonjour David,

      Honnêtement, je ne sais pas si l’âge, le poids et le fait de fumer sont les meilleurs indicateurs – sauf cas extrêmes.

      Pourquoi ne pas leur demander les randonnées qu’ils ont déjà faites, avec la distance, le dénivelé, le temps qu’ils ont mis et leur ressenti ?

      A bientôt,
      François

    • Bonjour David,
      Sans doute les questions posées peuvent être mal perçues car elles laissent à penser que la capacité de chacun à faire ta randonnee repose sur des critères qui ne sont pas suffisamment fiables.
      Je m’explique: l’âge n’est pas un probleme en randonnee et je dirai que dans bien des cas c’est meme un atout .j’ai accompagné des randonneurs de club de 73 ans dans les Vosges et j’étais étonné de leur condition physique et ce, même dans les passages les plus pentus ou aériens.
      Ensuite le poids: un poids brut ne veux rien dire car tu n’auras pas la répartition masse grasse / masse maigre donc tu peux avoir une personne de 75 kg avec un indice de masse corporelle a 30 , donc en obésité et un autre A 24 donc A l’équilibre. La différence entre les deux c’est que tu en as un qui est sportif entraîné et qui ´fabrique du musclé ´ et l’autre qui ne bouge pas assez .
      Donc ce n’est pas un bon critère, la non plus.
      Côté cigarette , à part le culpabilise , je vois pas bien l’intérêt.
      Si je peux me permettre un conseil, je te suggère , quand tu ne connais pas les gens, de leur demander s’ils n’ont pas de contre indication médicale deja, s’il pratique régulièrement la randonnee et si oui , sur quels types de terrains , plats, pentus.
      Autre critère intéressant c’est la durée de leur randonnee si c’est 30′ ce n’est pas le meme client que celui qui randonnee 6h.
      Tu peux également demander de quel type d’équipement ils disposent , chaussures , contenance de sac…ça te donnera une indication sur leur degré de préparation et d’investissement .
      Voilà quelques infos qui peuvent te permettre de constituer un groupe homogène car c’est bien la , la cle de la réussite de ta rando. Apres il faudra juger sur piece et t’adapter. Ca c’est ton obligation .
      Bonne rando
      Pascal B

  6. merci pour tous ces précieux renseignements . c’est iportant de reconnaître ses limites et de tenir compte de tout .
    Cordialement

  7. j’ai 57 ans ,je ne fume plus depuis 5 ans je suis « normale  » question poids : IMC =19 et pourtant à 50 ans en fumant je randonnais « mieux » ( le plaisir de la cigarette en haut d’un sommet est inexplicable!!!!!! ); je pense que la capacité de faire de la randonnée vient aussi de la volonté et du plaisir à profiter de la nature

  8. J’aimais bien la cotation de Véron.
    Promenade: sur sentier sans difficultés
    Balade: sur sentier avec quelques difficultés
    Randonnée: hors sentier
    Montagne: avec équipement.
    Je pense que balade et promenade s’estiment assez facilement. La montagne ( souvent Haute montagne) obéi à d’autres règles. Par contre la randonnée (souvent moyenne montagne) me semble difficilement quantifiable (végétation, névés, troupeaux…). Ceci dit la randonnée est souvent le domaine des ruraux , du trail et de la spéléo.

  9. Très bon outil merci !

  10. Bonjour François,
    Bonjour aux marcheurs,

    Cet article comme tant d’autres est vraiment passionnant. Je ne connaissais que la simple règle de Naismaith, alpiniste écossais qui disait : 5km = 1 heure sur le plat, rajouter 30 minutes pour chaque D+300m, enlever 10 minutes pour chaque D-300m, rajouter 10 minutes si le D- est abrupte. Et franchement, en lisant globalement une carte IGN (chaque carré bleu sur la carte vaut 500m de côté sur le terrain + lecture des courbes de niveau 20m par courbe) ça permet d’avoir une estimation précise et pas trop complexe pour interpréter la durée, la difficulté et la distance de la marche prévue. (ex : environ 15km avec une montée de 1500 m = (montée : 300 x 5 càd 30 min x 5 = 2h30) + ( plat : 5 x 3 = 3h) = 5h30 de rando environ.
    Autre astuce, la connaissez-vous ? Si vous pouvez voir le soleil au dessus de l’horizon, mettez votre main entre le bas de l’astre et le haut de l’horizon : 1 doigt d’espace = 15 minutes de soleil avant coucher, une main = 1h. Pratique n’est-ce pas ?

    Techniques vérifiées et appréciées sur le terrain à plusieurs reprises.
    Bonne route !
    Tom

    • Bonjour Tom,

      Le problème avec ce calcul est qu’il considère que tout le monde marche à la même vitesse – ce qui est loin d’être le cas. Après, on pourrait s’en servir de base et se dire que par rapport au résultat on multiplie ou divise un certain nombre pour prendre en compte son cas personnel.

      Petite correction par contre, sur les cartes IGN au 1/25000 le quadrillage en bleu est généralement le quadrillage UTM et les carrés ont généralement un côté d’1 km. De plus l’équidistance (dénivelé entre 2 courbes de niveau) n’est pas nécessairement de 20 m, il est adapté en fonction de la topographie sur chaque carte.

      A bientôt,
      François

  11. Les cartes Google utilisées par Openrunner ne montrent pas les sentiers et chemins. Il est donc illusoire de vouloir y tracer un sentier de randonnées. Comment changer de cartes sachant que j’habite en Belgique et quel carte utiliser. Merci d’avance.

    • Vous pouvez utiliser les cartes OpenStreetMap ou OpenCycleMap par exemple (il suffit de cliquer en haut à droite pour changer de couches).

  12. Bonjour et merci François pour toutes ces precisions.je me prépare pour continuer le st jacques un peu tous les ans.

  13. Salut François,

    Merci pour cet article, je ne connaissais pas les logiciels pour calculer les dénivelé, c’est super utile !

    Un point à bien prendre en compte comme tu l’as dit est le poids du sac ! 5kg en plus ou en moins peuvent vraiment transformer une rando facile en cauchemar ! je l’ai expérimenté lors d’un de mes premier trek de plusieurs jours : la traversée de la chartreuse ! Le premier jour, je n’ai jamais autant galéré pour monter 1000m de dénivelé … Ca a été une bonne leçon ! Maintenant je fais gaffe au poids de mon sac 😉

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