Sep 152011
 

Sac à dos de randonnée trop lourdParmi les nombreuses erreurs commises en randonnée, j’en ai sélectionné deux qui sont plutôt faites par les débutants s’engageant dans des grandes randonnées. J’appelle ici grande randonnée, une randonnée de plusieurs jours minimum.

Pourquoi ces deux erreurs ? Parce que c’est sûrement les deux principales que j’aurais aimé éviter lors de mes premières grandes randonnées. Et aussi parce que j’ai vu énormément de personnes les faire.

Si vous avez déjà fait quelques randonnées d’une journée, et que vous êtes tentés de vous essayer à plusieurs jours, alors je peux vous garantir que vous allez sûrement faire ces erreurs. Ou au moins l’une d’entre elles.

Si vous vous considérez expérimentés, cet article peut aussi vous intéresser. Quasiment tous les débutants font ces erreurs, mais beaucoup de randonneurs expérimentés les font aussi.

Je dirais que 99 % des débutants font ces erreurs. Elles ne sont pas facilement évitables quand on n’a pas beaucoup d’expérience. Bien évidemment, ces erreurs je les ai faites, et pas qu’une fois. 😉

Ces deux erreurs peuvent coûter cher. Beaucoup de personnes abandonnent ou se blessent à cause d’elles. Beaucoup de personnes gâchent leurs grandes randonnées à cause d’elles.

Dans la suite, je vous aide à faire partie de ces 1% qui ne font pas ces erreurs et qui profitent à fond de leurs randonnées.

Avoir un sac trop lourd

C’est sûrement l’erreur la plus commune que l’on retrouve chez les débutants se lançant dans une randonnée de plusieurs jours – mais aussi chez beaucoup de randonneurs expérimentés.

Pendant la préparation de votre randonnée, quand vous mettrez votre sac sur votre dos, vous vous direz probablement « oh c’est lourd, mais ça va le faire » et comme beaucoup, votre sac va devenir votre pire ennemi au cours de votre randonnée. Et il sera trop tard pour regretter d’avoir pris trop d’affaires et de ne pas avoir trop réfléchi au poids de votre sac.

Croyez-moi, randonner avec un sac à dos lourd n’est pas marrant.

Le mythe

Pendant longtemps, un gros sac a été associé à un gage de sécurité, parce que l’on a tout au cas où. Et ça l’est encore pour certains. Mais il est possible de partir avec un sac léger en toute sécurité. Cela demande un peu d’expérience. Il est par exemple possible de descendre en dessous de 10 kg pour une semaine de randonnée en autonomie complète.

Ce mythe est entretenu par toutes les personnes qui vous disent qu’il vous faut absolument un sac à dos de 60-70 litres minimum pour faire une randonnée d’une semaine en autonomie complète. Ca l’est aussi par certains vendeurs qui veulent vous faire acheter un tas d’accessoires inutiles.

Il est facile de tomber dans le piège et de se dire « je prends ceci au cas où et cela au cas où » sans vraiment réfléchir à l’utilité et au poids de chaque objet que vous mettez dans votre sac. Il est beaucoup plus facile de mettre un objet dans son sac en se disant qu’il pourra servir – plutôt que de retirer un objet de son sac en se disant que l’on peut s’en passer.

Certaines personnes remplissent un gros sac pour avoir plus de confort, mais en ce qui me concerne, le confort c’est de pouvoir marcher librement sans avoir mal au dos, les bretelles qui cisaillent les épaules et l’impression de perdre son équilibre à chaque pas.

A chacun de trouver le juste milieu entre confort au bivouac et confort pendant la marche.

Comment l’éviter ?

Si vous êtes débutants il y a énormément de chance que votre sac soit trop lourd. C’est normal, vous n’avez pas d’expérience, vous n’êtes pas sûrs de combien de pantalons prendre donc vous en prenez 3 au cas où ; un vendeur vous a fait acheter un oreiller en vous disant que vous dormirez mieux au bivouac ; vous avez acheté un sac de couchage sans vraiment réfléchir à son poids ; etc.

Pour commencer, qu’est ce qu’un sac trop lourd ? Vous entendrez parfois qu’il ne faut pas avoir un sac plus lourd qu’un quart ou même qu’un tiers de son poids. Je préfère parler de sac trop lourd quand le poids du sac à dos n’est pas optimisé – c’est-à-dire qu’il est possible d’avoir un sac bien plus léger sans compromettre la sécurité.
Cela dépend du type de randonnée et des conditions. Un randonneur peut par exemple avoir un sac de 12 kg bien mieux optimisé que le sac d’un autre randonneur pesant 8 kg. Le premier faisant par exemple un trek éloigné en autonomie totale pendant 2 semaines et le second partant pour 3 jours en moyenne montagne et dormant dans des refuges. Il est donc difficile de désigner un poids maximal à ne pas dépasser. Je dirais, que plus le sac est léger, mieux c’est.

Pour éviter d’avoir un sac trop lourd, je pense qu’il faut changer son état d’esprit : il ne faut pas se dire : « je peux remplir mon sac à dos jusqu’à 15 kg – parce que Yves m’a dit qu’au delà de 15 kg j’aurai mal au dos » mais plutôt « quel est le poids minimal que je peux emporter sans compromettre ma sécurité et en ayant un bon compromis de confort ? »

Les solutions pour essayer d’avoir un sac à dos le plus léger possible sont les suivantes :

  • Réfléchir à l’utilité de chaque objet. Quel est le matériel indispensable et celui dont on peut se passer ?
  • Réfléchir au poids de chaque objet. Comment remplacer chaque objet indispensable par quelque chose de plus léger ?

Si vous êtes débutants, le premier point est le plus important car une fois que l’on s’est débarrassé d’un objet superflu, on n’a pas besoin d’essayer d’alléger cet objet. Pas besoin de tomber dans l’extrême – surtout pour vos premières grandes randonnées – et d’acheter du matériel ultraléger cher. Rien ne sert de dépenser une fortune dans une tente ultralégère pour gagner 500 g si c’est pour avoir 2 kg de nourriture en trop et 3 kg de vêtements en trop.

N’achetez pas non plus de matériel inutile, c’est-à-dire qui n’est pas indispensable, et vous ferez des économies. Vous pourrez ensuite utiliser ces économies pour acheter du matériel indispensable léger.

Toute cette démarche d’allègement prend du temps, demande de l’expérience ainsi que de se remettre en cause constamment. Il faut parfois dépasser certaines barrières psychologiques – certains randonneurs bivouaquent par exemple sans tente ou réchaud.

Je reviendrai plus en détails sur la randonnée légère et ultralégère dans de prochains articles. Pour l’instant je veux surtout vous éviter la randonnée ultralourde. 😉

Edit : Je vous conseille la lecture de cet article pour aller plus loin : « 4 principes (et de nombreuses astuces) pour randonner plus léger ».

Pour les personnes (plutôt expérimentées) que cela intéresse, le forum de la randonnée légère et ultralégère est également une bonne source d’informations sur le sujet.

Marcher trop vite

Une leçon d’école

Souvenez-vous du sport à l’école et surtout des séances d’endurance qui en ont traumatisées certains.

Combien d’entre nous s’essoufflaient et se fatiguaient avant même d’avoir fait un quart de la distance qui nous était demandée. Souvenez-vous des trois quarts restants qui n’étaient que pure souffrance. Sauf pour les petits malins qui feignaient un malaise et passaient le reste de la séance sur le banc…

Le problème était que beaucoup d’entre nous partaient beaucoup trop vite. Voulez-vous ressentir la même chose en randonnée ?

Comment l’éviter ?

Ne partez pas trop vite

En randonnée – comme en endurance à l’école – beaucoup de débutants marchent trop vite, se « mettent dans le rouge » dès le départ et le paye cher par la suite. Il faut savoir que pour la plupart des sports d’endurance, il vaut mieux partir doucement et ensuite accélérer si vous en avez l’envie et la possibilité. Si vous partez trop vite, vous perdrez énormément d’énergie et vous fatiguerez rapidement – même si vous ralentissez après.

Ne marchez pas trop vite et adoptez un rythme régulier

La régularité et le rythme de marche sont très importants pour pouvoir se fatiguer le moins possible. C’est pourquoi en endurance à l’école vous étiez notés là-dessus !

C’est surtout dans les montées que l’on s’en rend compte. Un scénario classique : au pied d’une montée, vous partez rapidement, vous dépassez des randonneurs plus lents. Au bout de 10 minutes, vous faites une pause parce que vous êtes à court de souffle et que vos mollets brûlent. Après 30 minutes, vous avez déjà fait 3-4 pauses et vous vous faites dépasser par les randonneurs « lents » que vous aviez dépassés au départ. Au final, ces randonneurs arrivent au col bien avant vous sur une montée de 2-3 heures.

Vous me direz : « où est le problème, ce n’est pas une course ? ». Et vous avez raison ! Mais ces randonneurs « plus lents » et qui gèrent leur effort sont non seulement arrivés bien avant, mais surtout beaucoup moins fatigués. Et à aucun moment ils n’ont vraiment forcé comme vous entre vos pauses. Les seules différences : le rythme de marche et la régularité.

En étant réguliers vous serez plus efficaces et vous vous fatiguerez beaucoup moins. Il vaut mieux cela que de marcher trop vite et devoir faire des pauses toutes les 10 minutes. C’est comme si des marathoniens se mettaient à faire un sprint, faire une pause, refaire un sprint, refaire une pause, etc… tout cela sur 42.195 km.

Attention, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre de pauses. Prenez des pauses pour permettre à votre corps de récupérer. Et pour prendre le temps de profiter de ce qu’il y a autour de vous et grignoter. 🙂

Comment savoir si vous marchez trop vite ?

Prenez un rythme qui vous permet de ne pas vous essouffler. Basez votre rythme maximal de marche sur celui de votre respiration. Si vous vous essoufflez de plus en plus, c’est que vous marchez trop vite. Idéalement, vous ne devriez pas être obligés de vous arrêter pour reprendre votre souffle. Certaines personnes aiment même avoir un rythme avec lequel elles peuvent avoir une discussion.

Il en est de même pour les muscles. Il est normal que vous ayez mal – surtout pendant les montées et les descentes – mais il ne faut pas que cela empire trop rapidement. Sinon cela veut dire que vous marchez trop vite. Adoptez un rythme avec lequel vos douleurs musculaires n’augmentent pas.

Le rythme de marche ne s’applique pas uniquement à une montée ou à une descente, mais aussi à des périodes plus longues. Sur une randonnée de 5 jours par exemple, si vous partez trop vite le premier jour, vous risquez de souffrir les 2ème et 3ème jours, vous sentir fatigués et sans énergie. Ménagez votre corps ! Gérer son effort demande de l’expérience et de connaître son corps, mais si vous partez tranquillement, vous profiterez au maximum de vos randonnées.

Parfois, il vaut mieux faire une étape en 8h et se sentir assez frais pour repartir le lendemain, plutôt que de la faire en 6h et ne pas apprécier le lendemain car vous êtes trop fatigués.

Si la performance physique vous intéresse en randonnée, vous aurez le temps de faire cela une fois que vous serez plus expérimentés.

Conclusion

Félicitations, vous avez lu cet article jusqu’au bout. Vous faites donc partie d’une minorité qui est prête à randonner en évitant ces erreurs.

Il vous faut maintenant appliquer ce que vous avez appris dans cet article car beaucoup ne le feront pas. Au final ils feront partie des 99% qui font ces erreurs.

Si j’arrive à vous faire éviter ces erreurs à moitié, je serai déjà très satisfait. Car il est toujours possible d’alléger son sac à dos et d’optimiser son rythme de marche. Et cela ne s’apprend pas qu’en lisant des articles, mais en randonnant et en gagnant de l’expérience. Alors continuez à visiter ce blog et sortez pour appliquer ce que vous y avez appris.  😉

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez probablement mon guide « Comment bien choisir ses chaussures de randonnée » que vous pouvez télécharger gratuitement.

  163 commentaires à “Faites-vous ces 2 erreurs de débutants en grande randonnée ?”

Commentaires (151) Pingbacks (12)
  1. Salut…

    Ah ça me fait plaisir là… surtout pour le deuxième point ! Car c’est difficile de randonner avec quelqu’un qui est toujours entrain de nous pousser en nous disant « Punaise, tu pourrais aller plus vite, STP ».
    Moi, quand je marche, je le fais à un rythme où je suis essouflée mais c’est contrôlé. Car avec mon petit coeur, il faut faire attention. Donc je marche un rythme très lent mais au moins j’arrive jusqu’au bout… J’ai fait des randos que jamais j’aurai penser réussir à monter si haut. Et un fois là haut… comme la sensation qui m’envahit est grande.

    Pour le premier point… je vais plus être obligée de randonner avec un ane !!! Merci 😉

    • Bravo, bonne rando, mais le petit cœur deviendra grand, toujours plus haut, toujours plus loin et bonne promenade a tous sous un beau soleil.

  2. J’ai la chance d’avoir commencé des randonnées avec quelqu’un d’expérimenté, et c’est vrai que au début, je prenais des choses sans lui dire, et ces choses ne m’ont strictement pas servies!! . Et puis, j’ai vite compris que le stricte minimum bien calculé suffit.
    Pour ce qui est de la marche, j’ai aussi appris que le proverbe italien est vraiment ce qu’il faut se dire:
    « Qui va piano, va sano, è qui va sano va lontano »
    Merci pour l’article, il est super bien fait;

  3. ça y est j’ai lus ton article 😉
    J’aime bcp la phrase qui résume bien : « Il est beaucoup plus facile de mettre un objet dans son sac en se disant qu’il pourra servir – plutôt que de retirer un objet de son sac en se disant que l’on peut s’en passer »

    Par contre je reste très surpris par ton sac à dos de moins de 10kg pour de l’autonomie complète sur une semaine. Je me dit que tes lecteurs vont quand même galérer à atteindre cet objectif et que le sac de 60 litres (comme 99% des trekkeurs) n’est peut être pas si mal s’il est bien optimisé. Je reste donc d’accord sur le fond mais il serait peut être intéressant de présenter la fameuse liste du matos que tu emportes avec toi. Je vais mettre la mienne sur mon blog, tu pourras me donner ton avis.

    A bientôt et merci pour cet article

    • Bonjour,

      Si un sac est bien optimisé, il n’a pas besoin de faire 60 litres dans beaucoup de cas. Et tu économises encore plus de poids et d’argent avec un petit sac à dos. Un conseil pour le volume de sac à dos : je conseille d’acheter le sac en dernier, une fois que l’on connaît le volume du matériel que l’on veut emmener. Je ne conseille pas de faire l’inverse qui pousse à remplir son sac à fond.

      Bien évidemment, randonner léger demande des efforts au moment de la préparation. Probablement, beaucoup de débutants ne voient pas l’intérêt d’avoir un sac léger. Mais ils s’en rendront vite compte une fois sur les sentiers 😉 – comme je l’ai fait pendant mes premières randonnées. Je comprends que beaucoup de gens soient sceptiques, mais il est possible de randonner léger en toute sécurité et sans dépenser des fortunes.

      A bientôt

      François

      • « Un conseil pour le volume de sac à dos : je conseille d’acheter le sac en dernier, une fois que l’on connaît le volume du matériel que l’on veut emmener. Je ne conseille pas de faire l’inverse qui pousse à remplir son sac à fond.  »

        je souhaite faire une prtie du GR8 avec bivouac pour une 1ère randonnée de plusieurs jours…je me posait pas mal de question sur la taille du sac à dos à choisir….et bien un grand merci pour ce conseil qui parait pourtant si évident!! 🙂

        élodie

      • Bonjour, je prépare ma première grande randonnée et je pars du postulat inverse : j’ai un sac relativement petit, l’objectif est de ne pas dépasser le volume dont je dispose ! Croyez-moi, ça marche beaucoup mieux et ça oblige à réfléchir par le vide, quitte à sacrifier un certain confort (vêtements de change par exemple) 😉

  4. je suis en admiration devant tes propos. Je randonne en autonomie compléte depuis la nuit des temps (25 ans). Nos derniers treks ont été de 4 à 6 semaines. Je peux t affirmer que je ne suis jamais arrivé à partir à moins de 35Kg (j’en pése 82) et je peux t affirmer que je n’ai que le minimum vital 1 paire de chaussette , 1 pantalon de rechange, un gore tex, une polaire etc… par contre j ai un réchaud essence avec 1,5 ou 2l d essence, une tente hyper légere (hubba hubba), un duvet plume (triple 0), 4l d’eau, et………….4 semaines de lyophilisés. et un sac à dos (90l+20 lowe) . Si tu arrives avec cela à faire moins lourd, n’hésite pas à partager ton savoir car cela peut m’intéresser. Peut être qu’en partant dans des pays chauds et peuplés on peut y arriver, mais en partant dans des pays où les nuits sont entre -10 et -25 et qu’en plus tu traverses à pied le salar d’uyuni (nuits à -25°C) avec 28 l de flotte pour deux (4 jours de marche), explique moi comment tu fais!!!
    pedestement tien
    fred

    • Ahh je me sens moins seul. Merci Fred :-))
      Bon je ne fais pas du trek extreme non plus comme tu a l’air de faire mais rien qu’avec le lyophilisé sur, ne serait ce qu’une semaine, je ne vois pas comment descendre en dessous de 10kg même en dans un pays chaud (je rentre du GR20 et j’avais quand même un sac de couchage 0 degré car il neige parfois au sommet en pleins moi d’aout). Le but n’est pas de relancer le débat ou d’embêter François qui donne de bons conseils sur son blog, mais je pense aux lecteurs qui pourraient parfois baisser les bras quand ils vont préparer le sac à dos.
      A bientôt

      • Bonjour Benjamin,

        Je sais que tu n’es toujours pas convaincu. Va faire un tour sur http://www.randonner-leger.org/forum/index.php et ça t’aidera peut-être à me croire.

        Je ne veux pas que les lecteurs baissent les bras. 10 kg n’est pas un but à atteindre. C’est juste un exemple que j’ai pris. Dans certains cas 10 kg sera un sac très bien optimisé, dans certains un sac mal optimisé (sac lourd).

        J’essaye juste d’aider les randonneurs débutants et leur faire prendre conscience qu’un sac lourd n’est pas agréable et surtout que ce n’est pas indispensable.

        Rien que de penser à l’utilité et au poids de chaque objet avant sa première grande randonnée est quelque chose de bien. Ca changera de l’attitude de beaucoup de débutants (comme ce que j’ai fait à mes débuts) : « j’achète un sac à dos de 60 litres et le remplis à ras bord avec tout ce que je vois dans le magasin ». Souvent, il est possible d’alléger de plusieurs kilos un sac à dos de débutant sans rien changer au confort – juste en enlevant des objets inutiles (qui ont par ailleurs coûté de l’argent).

        C’est le début, l’allégement est un processus sans fin. D’autres articles suivront sur le sujet…

        A bientôt
        François

      • Peut-être l’idéal serait de se tourner vers un ratio vis-à-vis du poids du randonneur,
        pour ma part je peux assurer que ca fonctionne relativement bien déjà par le passé en tant que scout (mais aussi à mon âge actuel=passé les 61 balais avec essai sur Mercantour et deux fois GR20) prennez votre poids de base (tout nu ou habillé-en-rando;
        là sera la marge d’erreur) et comptez maximum 20 % + la poche d’eau.
        Ca devrait représenter le max qui permet aussi bien la sécurité que le confort au bivouac.
        En effet 10kgs pour une personne de 50kgs (ayant fait l’esai avec mon épouse) est un max pour de long trekking ou rando comme Gr20, mais pour une personne(ou homme) de 80kgs: 10kgs ca représente un infime pourcentage de son poids brut. ATTENTION le poids de l’individu doit se compter sans la surcharge pondérale qu’il pourrait enregistrer! Ce n’est qu’une idée et la base sur laquelle je me repère, a vous tous de vous de voir si elle pourrait vous convenir.

        • Bonjour George,

          Effectivement, utiliser un ratio paraît logique comme tu l’as dit. Une personne de 80 kg (sans surcharge pondérale) peut en général porter plus qu’une personne de 50 kg. C’est plus logique que de fixer un poids particulier mais ne prend pas en compte certains paramètres.

          Là où je trouve que c’est un peu « un piège » est que la plupart des débutants feront le raisonnement suivant. Si on prend une personne de 80 kg et un ratio de 20% : ces personnes vont se dire « ok, je peux remplir mon sac jusqu’à ce qu’il fasse 16 kg » – au lieu de vraiment réfléchir à ce dont elles ont besoin.

          A bientôt,
          François

    • Bonjour Fred,

      Dans l’article, je dis qu’il est possible de descendre en dessous de 10 kg pour une semaine en autonomie. Il y a beaucoup de conditions dans lesquelles ce n’est sûrement pas possible. Pour les randonnées par temps très froid, cela est par exemple beaucoup plus difficile du fait qu’il faille un bon abri, un sac de couchage plus chaud, des vêtements plus chauds, plus de combustible, etc.

      Tu parles de treks de 4 à 6 semaines. Ce n’est pas du tout comparable avec mon exemple d’une semaine…

      Et comme je l’ai dis dans mon article, un sac de 12 kg peut être mieux optimisé qu’un sac de 8 kg. Peut-être que tes 35 kg sont extrêmement bien optimisés. Et peut-être qu’un sac lourd dans les conditions où tu fais tes treks serait 45 kg.

      Tout est relatif dans mon article. Mais les débutants ont souvent des sacs beaucoup trop lourds par rapport aux conditions dans lesquelles ils randonnent.

      A bientôt
      François

    • Bonjour Fred, nous réalisons aussi des raid en autonomie totale depuis une vingtaine d’année. Ta remarque est toute à fait pertinente sur le poids. Je suis entièrement d’accord avec toi, d’autant que nous voyageons avec deux filles de 12 et 14 ans. Dans leurs cas elles portent respectivement 9 et 11 kg. Donc pour faire cours, c’est ma femme et surtout moi qui portons le reste de la charge. Aucun surplus, tout est millimétré, Je suis interressé par un échange avec toi si tu le désires. Je pars cet été 2013 au chili dans le désert d’atacama 3 semaines.
      A te lire

      • salut Richard
        Pas de souci si tu désires me contacter afin que nous puissions éventuellement partager une tranche de chemin. Mon adresse mail est cdef0405@aol.com.
        Nous avons traversé ma femme et moi en 2011 le salar d’uyuni (Bolivie) à pied. Dur mais très beau. Quatre jours avec un sac de 40kg pour l’un et 50 kg pour moi. Eau oblige, on est loin des 10kg!!!!
        pédestrement tien
        fred

  5. Bonjour Francois,
    Merci pour les bons conseils de cet article.En ce qui concerne le sac à dos ,je me débrouille assez bien, mais par contre en ce qui concerne l’allure j’ai vraiment tendance à démarrer trop vite et m’essouffler rapidement .Ma prochaine randonnée se situant jeudi j’essaierai de suivre tes bons conseils.
    Encore MERCI Marie-Madeleine

  6. Bonjour.
    Votre site difuse des informations très importantes au sujet du poids du sac. Aprendre à randonner sur plusieurs jours ne s’improvise pas.
    Pour soulager mon dos j’ai fabriqué un petit chariot pliable qui permet d’emporter le nécessaire en randonnée.Le principe est toujours de charger le moins possible. Ce nouveau système d’aide au portage est utilisé par de nombreux randonneurs que se soit en famille ou en expéditions extrèmes.
    Les dictons sont nombreux comme  » qui va doucement va sûrement, qui veux voyager loin ménage sa monture, rien ne sert de courrir il faut partir à point etc… »
    Cordialement
    François

  7. Bravo pour avoir osé dire qu’il faut partir et marcher lentement et bien le démontrer. Cela fait plaisir car on passe parfois pour de piètres marcheurs quand on le demande à certains.. !
    Animateur de groupe, je pars depuis des années en montagne et sors en rando plusieurs fois par semaine..
    Je peux faire (et faire faire) plus de 1000 m de dénivelée dans la journée, et ne pas être essouflé ni « crevé » ! En plus nous profitons des paysages, arrivons tous ensemble au sommet, prenons le temps de plaisanter, échanger, photographier .. Tous les amis qui viennent avec moi depuis longtemps aprécient cette régularité de métronome, lente et à petits pas quand la montée est raide ..
    C’est vrai que lorsqu’on est jeune on « se fait plaisir » on grimpe « à fond » mais cela c’est de l’effort et de la culture physique .. pourquoi pas ? Mais la rando c’est aussi, un plaisir, partagé, enrichissant et solidaire…. Tout est dit ! Au fait cela fait près de 40 ans que je randonne et fais randonner, je ne souhaite pas m’arréter encore .. j’ai 75 ans .. !

  8. Pour la marche, j’ai un rythme rapide qui gêne souvent les gens que j’amène avec moi (en Corse particulièrement). Et avec l’âge, je ne ralentissais pas l’allure jusqu’au jour où j’ai lu ou entendu ceci :
     » IL FAUT PARTIR COMME UN VIEUX POUR ARRIVER COMME UN JEUNE »
    Depuis, dès que j’ai le sac sur le dos, je me le dis, à haute voix ! C’est une excellente manière de ne pas aller comme un fou dès les premiers mètres de marche.

    • Bonjour Chnoupi,

      J’aime beaucoup cette phrase que je ne connaissais pas. Elle illustre très bien le message que je voulais faire passer dans cet article.

      A bientôt,
      François

  9. Excellente, cette phrase qui aurait pu être dite par le philosophe chinois Lao Tseu:

  10. ben moi j’ai compris pourquoi françois a mis 10 kg pour le poids du sac, c’est parce qu’il est très fort dans le choix de ses titres , juste pour nous donner envie de lire ses articles ! alors Bravo, apparemment ça marche bien ! (ouah quel jeu de mot!)

    laetitia

    • Ahah oui je crois aussi.
      Et il est encore plus fort car il génère pleins de commentaires….
      Allez un de plus 😉
      Je pense qu’il faut être un gros pratiquant ou un ultra spécialiste pour traiter des sujets comme ça…

  11. de toute facon gerer le poids du sac est une question d’experience (qu’on n’a pas en tant que debutant, par definition) et de compromis qu’on est pret a faire. Bien sur, quand on peut avoir moins lourd pour le meme confort, il faut le faire (bien sur aussi en tenant compte des contrainte budgetaire, mais comme tu dis, parfois avoir plus leger ne coute pas necessairement plus cher).
    Apres, il faut aussi savoir a quel point on est pret et capable de renconcer un peu au confort optimal. Sin on ne veut pas renoncer a un couchage moelleux, ben, il faut dormir en refuge ou prendre un matelas un peu plus epais, p.e. meme le fameux oreiller, donc plus lourd … mais pour savoir quel est le comfort minimum avec lequel on peut se sentir bien (car on n’y va tout de meme pas pour souffrir) il faut de l’experience personnel. Pour la quantite et la variete de nourriture, le froid … c’est un peu pareil. Pour avoir un sac vraiment leger, faut quand meme souvent savoir renoncer un peu au « confort optimal ».
    Aussi je ne trouve pas tout a fait aberrant le raisonnement suivant par exemple: « je sais que je peux marcher confortablement pendant des semaines avec un sac de 15kg, donc une fois que j’y ai mis l’indipensable, je me permet d’aller jusqu’a la en ajoutant un peu de « luxe » (un peu plus de materiel photo, des rations de nourriture plus variees ou moins radines, une petite laine de plus pour le confort, …)

    voila. sinon, oui, l’article est plein de bon sens bien sur.

    • Bonjour,

      Je suis assez d’accord avec ton commentaire. C’est vrai qu’il faut trouver un bon compromis entre le confort pendant la marche (le poids du sac) et le confort au bivouac.

      Et ce compromis est différent suivant les personnes. D’ailleurs, le but d’alléger son sac à dos en ne prenant que l’indispensable peut être de se faire plaisir en emportant quelque chose de supplémentaire : matériel photo ou autre. Mais chez les débutants, on trouve souvent du matériel inutile qui n’améliore même pas le confort – et c’est ce matériel qu’il faut laisser chez soi !

      A bientôt,
      François

  12. Je pars en autonomie complète avec 12kg 200 en été (matériel de base et un peu de nourriture de fond que je conserve jusqu’au bout en cas de pépins et d’attente de secours). Après j’ai une variation selon le trajet choisi et la possibilité de racheter de l’alimentation.Je dépasse exceptionnellement les 15 kg mais sur quelques heures… dès les deux premiers repas consommés cela se sent.Pour ne pas redescendre trop rapidement je prends éventuellement un ou deux repas dans les refuges.
    Le plus difficile est le choix des textiles: légers, chauds ou frais selon la destination, lavables et séchant très facilement, étant encore à peu près seyant après avoir servi d’oreiller, sans repassage et surtout une même harmonie de couleur un peu sombre pour masquer des taches éventuelles, pour ne faire qu’une lessive si la providence me permet de trouver une laverie.

  13. Bonjour.

    Pour les longues marches en autonomie style traversée de Patagonie, route des Incas, Islande, Transalpine , etc. le sac peut être transporté sur un chariot d’aide au portage comme le carrix.
    Qu’en pensez-vous?
    Site à visiter: http://www.carrix.ch

    • Bonjour David,

      Jamais testé, mais je pense qu’il y a des avantages et des inconvénients qui dépendent grandement du type de terrains traversés. Ca ne doit par exemple pas être très pratique dans des pierriers (éboulis rocheux).

      As-tu testé ?

      François

  14. Pour 2 mois avec la tente j’avais 13 kg alors que j’avais trié un max me semblait-il !!.. j’ai allégé en cours de route.
    Sur 15 jours pour le GR20 je veux plus léger, je vais envisager du MUL… pour me donner des idées je vais visionner les liens.

    • Bjr Marie-Christine,
      juste a titre indicatif, si votre projet sur le Gr20 est en période estivale(juin,juillet et août) ; alors n’hésitez pas! prennez de la nourriture pour max 2 voir 3 jours (attente de secours ou outre-passement d’étape) car tous les refuges sont dotés de petit magasin ou vous pouvez trouvez de quoi manger raisonnablement; cela représente une grande économie de poids a transporter et cela vaut bien quelques petits euro a payer en plus de ce que vous pourriez trouvez en vallée!!.
      Cordialement
      George

  15. Bonjour,

    Juste un message pour remercier l’auteur de ce site pour ses articles et ses conseils. Une vraie mine d’or !

    Bravo et félicitations !

  16. Bonjour j’ais lu ton article et j’y ajouterais que quand on part plusieurs jours on doit boire plus d’eau pendant plusieurs jours avant de partir et on fais attention a boire au moins 2 à 3 litres par jours pendant la marche …
    je crois que sa fais partis de beaucoup d’erreur que tous font même ceux font souvent de la marche .

    Juste pour ne pas oublier quand on fais du sport on crée des toxines puisque l’on brûle des calories et bien sur c’est l’eau qui permet d’éliminer ces toxines si on les garde par manque d’hydratation dans notre corps on as mal au muscle et on avance pas .(acide lactique) …

    Autre chose:
    Et 2 pour-cents de déshydratation et égale à moins 20 pour-cents de capacité physique et cognitive.

    • Très bonne remarque en effet un manque d’hydratation entraine problème musculaire, perte d’énergie et également blessure, en effet, le manque d’eau dans le corps en plein effort peut entraîner des blessures non seulement musculaire mais également articulaire et tendineuse surtout. C’est un postulat à ne pas oublier un effort physique sans carburant et sans huile cest la casse assurée.

      Merci encore pour tous tes dossiers françois

  17. Suite à un article très bien fait sur les bâtons de randonnée, envoyé par un ami, je découvre ton blog François.
    Bravo mille fois pour tes conseils avisés et exposés dans une forme claire et exploitable par tous. D’autant que j’ai pu en apprécier la véracité sur le terrain.
    Un sac trop lourd m’a obligée à mettre un terme à ma randonnée, mes genoux ne répondant plus, il m’a fallu redescendre de 2500 à 1300m en « marche arrière » exercice pour le moins très pénible…
    Alors je me dis : dommage que je n’ai pas lu ces bons conseils avant d’entreprendre il y a 20 ans cette marche-torture…
    Continue à répandre tes bons conseils emprunts de tellement de bon sens que chaque randonneur devrait s’en inspirer et plein de plaisir pour ton GR20.

    • Merci beaucoup, ça me fait plaisir de voir que ce que je fais est utile. Surtout si ça peut éviter à certaines personnes de faire de la marche arrière. 😉

  18. Bonjour a toi, cher ami,bonjour a tous.

    En effet il est inutile de charger, je me souviens il y a des années, j’étais parti sur le Gr 65, vers la Galice. Qui hélas je n’ai pu y arriver.Mais j’éspère que saint jacques sera content quand même.
    Et qu’il m’aura pardonner.
    J’en viens au poids, un Trés grand ami, pélerin de Albi, m’a dit : jacques ça fait trois jours que l’on marche ensemble. En effet j’avais trouvé une équipe de pélerins, qui furent merveilleux, et qui m’ont été, surtout jacques de Bruxelle, bien précieux.
    Le monsieur d’ Albi me dis : veut tu, que je fasse une visite , au contenu de ton sac, je lui dis oui et il me dit : si tu ne t’ai pas servi de quelque chose dans les trois jours, c’est que tu n’en a pas besoin!

    Alors j’ai fais un petit ménage, et je lui en rend ici même, un grand remerciement, si, il y a le bonheur de lire, ton, magnifique site. Et qu’il est est profond c’est un gouffre de connaissances, de conseils etc.
    Mai 1999.
    Je les salus, tous amicalement, Je ne mets pas de noms, mais ils se reconnaitrons.

    Merci a toi, merci a eux, merci a tous les gens, qui, sur les chemins de randos et autres nous permettent de fouler le sol de leur proprièté.J de M.

  19. Merci pour tous ces conseils ! Les avis que j’ai lu aussi sont intéressants ! Merci à tous de partager vos connaissances, cela nous permet de mieux anticiper un voyage ou une rando ! 😀

  20. Comme vu au refuge du Pallia à Gavarnie
    « Un sac trop lourd est un sac rempli d’angoisse » d’un certain Freud….
    Il est vrai qu’avec tous les aucasou, le poids grimpe

  21. Bonjour a tous sous le beau soleil, que de bonnes randos, ou même simple promenade.

    Ou se décharger du surpoids du sac ? je penseque tous nous le savons, car c’est un signe de fratenité.

    Dans tous les gites, vous laissez, les reste d’une boite de café, ou de sardines, de fruits etc…

    Vous pouvez aussi y laisser des affaires chaussette, pantalons ,… inutiles, ils vous en seront reconnaissant.

    Par exemple les Prémontrés de Conques, la demande est fréquente, donc ils peuvent venir en aide.

    Les restes de victuailles y sont trés précieuses.

    Dans des gites, ou il n’y a pas de repas .
    Bonnes randos fraternelles et Ultreia.

  22. C’est clair, il faut oublier le sac de couchage qui prend trop de place dans le sac et ne prendre que l’essentiel : la tente, une couverture, un imperméable léger, une petite trousse de secours, 3 litres d’eau, de la nourriture, un briquet, un couteau suisse, une lampe rechargeable manuellement, des lunettes de soleil et c’est tout ! Le reste est du superflu qui va prendre de la place et peser lourd !

  23. Bonjour,

    Je pars en Nouvelle-Zélande en Novembre cette année pour 8 mois et c’est mon premier grand voyage. Je pars seule et j’ai acheté un sac à dos 60L et un petit sac pour mettre mon pc. Comme c’est mon premier voyage je me pose pas mal de questions, notamment niveau rando et sacs. J’aurai mes deux sacs, mais si je veux partir en rando plusieurs jours comment je dois faire? Est-ce que je pourrai laisser mes affaires quelque part ou je dois obligatoirement me trimballer avec tout? A ce moment là je ne pense pas que ce soit possible pour moi de faire ça plusieurs jours 🙁 C’est mon premier long voyage donc toutes idées sont les bienvenues. Je vais découvrir au fur et à mesure à mon avis, mais j’aimerais déjà avoir une idée de commencer mon voyage pourrait se dérouler. 😉
    Merci d’avance pour les réponses.
    Stef

    • Bonjour Stéphanie,

      En NZ, il est assez facile de laisser ses affaires quelque part : dans les campings ou auberges de jeunesse par exemple. Il existe aussi des casiers publics où il est possible de laisser quelques affaires en sécurité à moindre coût. Je te conseille cela plutôt que de te « trimballer » ton PC en rando.

      Bon voyage et à bientôt,
      François

  24. Bonjour,

    ça me rappelle ma 1ere randonnée de 4jours où j’ai dû abandonner la moitié de ce que je portais puisque j’étais épuisé et je ne pouvais plus supporter le poids et les conditions climatique :))

    PS: très bon blog, je passerai de temps en temps partager ma petite expérience avec vous aussi :))

  25. François,
    Félicitations pour ton site, tes conseils, tes expériences.
    Continue à le faire vivre. Il est très utile.
    On partage sa passion comme on partage sur la route son repas.
    Tout grand voyage commence par un petit pas.
    Ton site est ce petit pas.
    Bien à toi et bonne marche à toutes et tous sans oublier que ceux qui hésitent devant l’effort sont ceux dont l’âme est engourdie.
    En avant.
    Rémi

  26. la ere fois, je suis partie avec 16 kg sur le dos et un sac mal adapté à ma morphologie (je suis petite et mince). La combinaison a été une souffrance pendant 2 jours.
    Ces 2 jours étaient le test pour l’année suivante où nous sommes partis 15j sur une boucle.
    La leçon a été apprise.
    J’ai préparé mon sac avec ce que je pensais avoir besoin, j’ai pesé, puis j’ai retiré 1 à 1 le « superflu » jusqu’à atteindre 10kg (hors eau).
    J’ai appris que l’on peut mettre le même tshirt 2jours (et oui en ville, je ne le fais pas et je ne savais pas comment on procède en rando) etc. Rien n’a finalement manqué.
    Depuis partir en rando est ma manière de m’alléger (au propre et au figuré), de me tourner vers l’essentiel seulement.

    • Bonjour Chris,

      On peut même mettre le même tee-shirt 7 jours de suite – tout dépend des compromis que l’on est prêt à faire !

      A bientôt,
      François

      • En fait 7 jours et plus dans le même tee-shirt, sans perte de confort ni d’odeurs est parfaitement possible avec les tee-shirt de type « icebreaker » (http://fr.icebreaker.com/ ).
        J’en ai un, et j’en suis très satisfait: une semaine sans laver (et je sue énormement). Après le tee-shirt devient un peux « raide » à cause du sel, mais toujours confortable et sans odeurs!
        Seul problème: ils ont des prix exorbitants…

        Bonne randonnée,
        Peter

        • Vrai de vrai, les vêtements de laine, comme Icebreakers, sont géniaux en rando. Je confirme que les odeurs corporelles y restent très peu, comparativement aux vêtements techniques qui puent au bout d’une journée. J’ai même des slips de laine mérino. Et même s’il fait chaud, la laine mérino des vêtements comme Icebreakers demeure confortable. J’ai particulièrement apprécié mes gants en fine laine sur le chemin de Stevenson. Deux jours de grêles, de pluie et de vent, les mains sur les bâtons. Je les ai perdu, en ai acheté en tissu techno: mains glacées au bout de dix minutes! Car la laine reste chaude même mouillée. Cela veut dire que lorsque tu as le dos en eau et que tu enlèves ton sac à dos pour te reposer un peu, ton dos reste au chaud même s’il fait froid! Et ça sèche vite. Ça coûte cher, mais j’ai le même équipement en laine depuis plusieurs années…. Bravo pour ce site, et surtout pour les conseils au niveau du rythme de marche. Trop de gens font cette erreur. Il faut laisser son orgueil au vestiaire, et l
          es jambes seront contentes!

  27. Très juste! Avant de lire l’article j’ai essayé de deviner de quelles grandes erreurs vous alliez parler.
    Résultat: je n’ai pas deviné alors que je les ai moi-même faites.

    Ça m’a rappelé ma première vraie rando: un sac de 33kg pour 1m73, 72kg…

  28. Hello, j’ai décidé de me préparer pour faire le gr 20 l’année prochaine. Cela me laisse 1 an et un peu plus pour me mettre au top. Perso je fais pas mal de sport, mais n’ai jamais fait de longues randos comme celles-ci.

    Que pourrait-on me conseiller de faire pour m’entraîner sur la longueur durant cette année, en sachant que les mois d’hiver ne sont pas vraiment accessible à l’entraînement en Suisse.

    Merci !

  29. super contente de ce que je viens de lire!
    j’ai beaucoup de difficultées dans les montées, trés essouflée a en avoir mal….. ce qui me fais raler énormement car j’adore la rando.
    je pense qu’effectivement je monte beaucoup trop vite. il me tarde d’y retourner et de suivre vos conseils…un grand MERCI

  30. Bonjour François.
    Cet article est plein de bon sens et de logique. Ayant été « formé » à la randonnée par un passionné et ayant pas mal pratiqué depuis mon plus jeune âge je ne peux que confirmer à quel point il est essentiel de bien préparer son sac en évitant le superflu, la répartition des masses est ausi très importante, il faut vraiment y porter attention. Un sac bien équilibré ça change la donne.
    Je me rappelle à l’âge de 9/10 ans au début des années 90 faire des randos de plusieurs jours dans les Alpes et les Pyrénées , parfois 15 kms par jour, avec des équipements qui paraitraient obsolètes de nos jours mais quel bonheur ! Pas de firesteel et autres couteaux de survie inutiles, un bon opinel et une gourde toute bête, un vetement en guise d’oreiller etc etc… Tout allait dans ce sens, simple, essentiel, pas de frime… On larguait des types en fluo avec des équipements hors de prix tout simplement parcequ’ils ignoraient que ce qui fait la différence c’est l’habitude, la technique et pas les francs de l’époque dépensés à tout va. J’admet que la technologie a du bon et permet de randonner dans de meilleures conditions mais avec le recul je me rend compte que je grimpais avec des chaussures de marche qui étaient loin d’etre ce que je peux acheter aujourd’hui et le résultat était le même, les notions de confort et de technicité m’étaient étrangères et ça allait très bien. Bref, le marketing et la pub savent vous faire croire que sans un matériel spécifique vous ne pourrez pas atteindre votre but.
    Perso, j’encourage tout le monde à randonner simplement et je finirai par un petit clin d’oeil en concluant que quelques pommes de terre à la braise c’est quand même plus sympa que du lyophilisé…
    Peace.

  31. Bonjour …Je voudrais revenir en quelques lignes sur ce sujet …J’organise des randos depuis près de 30 ans en particulier dans le Vercors et le Queyras qui sont en quelque sorte un peu mes  » jardins « …L’on pourrait parler entre autre en terme de gain de poids des emballages emportés non necessaires, des boites de conserves des bouteilles en verre et autres gourdes lourdes et j’en passe en effet ce sont souvent l’accumulation de dizaines de grammes qui font les kilos , oui je sais dit ainsi cela ressemble à une lapalissade mais j’ai vu souvent arriver pour la première fois des gens qui venant pour une première randonnée pour un w.e du vendredi soir au dimanche se charger jusqu’à près de 17/20 kgs, pensant manquer de nourriture ou autre …amenant genre boite d’un kilo de cassoulet et autres lentilles saucisses résultat épaules démontées , galère, et souvent la personne n’était plus motivée pour revenir …C’est pour cela qu’à l’époque j’ai rapidement mis en place une liste d’objets/alimentaires indispensables ainsi que les objets à éviter, cela me servait aussi à titre personnel pour ne rien oublier et éviter de passer à côté de l’essentiel …En sacs de couchage je ne pense pas qu’il soit nécessaire de dépasser 1kg 500 en poids pour des températures allant jusqu’à – 16 (températures tout à fait relatives données  » extrêmes  » référence du revendeur ! ) cela pouvant se compléter par un drap/sac intérieur pourquoi pas ..Pour un grand sac à dos entre 1kg500 et 2 kg maxi cela n’est pas trop mal on en trouve de costauds et sympas mais au delà du poids le confort des bretelles/attaches jouent aussi son rôle bien entendu …Heureusement que tout ce matériel a évolué au fil des années je me rappelle nos premières randos avec des sac à dos aux tubulures métalliques qui venaient cogner contre notre dos quel pied ! Enfin …dans tout cela je crois que la seule chose qui n’a pas vraiment trop évolué à mon gout ce sont les tapis de sol …Alors oui je sais vous allez me parler des tapis auto gonflants et là aussi du gain de poids et que le plus léger du marché fait moins de 350 grs oui oui mais pour ma part j’ai toujours les côtes défoncées le matin au réveil sur ces genres de matelas pas vous ? alors j’ai trouvé une solution peut être pas pour une rando d’une semaine puisqu’il faut encore plus être à cheval sur le poids quoique le confort personnel c’est bien aussi au bout d’un certain temps …La solution c’est peut être le matelas de plage le plus léger possible gonflable, mais certes le poids approche vite les 800grs et il faut avoir un peu de souffle pour le gonfler, c’est un choix, mais le matin on est un peu moins cassés en deux en revanche, surtout si l’on dort sur des planchers bois ( lattes non uniformes ) ou ciment ( en refuge souvent ) je joue sur le poids d’autres objets pour compenser ce poids supplémentaire , bon après il ne faut pas avoir peur du ridicule avec un matelas sur lequel il y a un surfer ou des cocotiers dessinés dessus au risque que l’on vous demande si vous cherchez la mer …sourires… Et puis attention au sol sur lequel vous vous installez pour ne pas vous dégonfler dans la nuit ! Pour poursuivre sur le poids je pense qu’il ne sert à rien surtout et je dis bien surtout si l’on a une bonne connaissance des sources des lieux où l’on va, de se surcharger en eau ce qui accroit le poids, il faut savoir faire le plein d’eau aux bon endroits stratégiques , anticiper et ne pas prendre 4 litres d’eau par exemple là où l’on a besoin de moins d’un litre sur un petit parcours qui nous amène à coup sûr, je dis bien à coup sûr sur une source non tarie , je dis cela car je vois déja les commentaires me disant que l’on ne sait jamais ce que l’on va trouver ! je sais cela j’ai comme exemple le massif du Vercors, où j’ai vu des gens fin Aout revenir de sources les bouteilles vides et qu’il a fallu dépanner cela passe par une extreme bonne connaissance des lieux où l’on va et être attentif aux variations de saisons d’une année à l’autre qui influent sur les sources…Enfin pour conclure rappellons nous de nos bons vieux et beaux appareils photo argentiques ( ou camescopes ) qui avec objectifs pesaient autour d’1kg300 et à chaque départ un choix difficile , vais je prendre l’appareil photo ou le camescope aujourd’hui vive le numérique pour quelques grammes de moins ! Bon allez c’était la séquence nostalgie en vrac mais il y a tant de choses à dire …Bonne saison 2013 à toutes et tous Marc Marseille

  32. Particulièrement insupportable à lire ce dernier commentaire, à croire que les notions de structure de texte, de ponctuation ont échappé à certains…
    Phrases de 10 kms et autres méli-mélo de blabla sans intérêt, bref un commentaire aussi lourd qu’un mauvais sac trop rempli qui vient polluer ce genre de sujet. A bon entendeur.

  33. Bonjour à tous,

    Pour un gabarit de plus d’1m90 et 90kgs, il va être difficile de cibler la barre des 10 kilos. Au mieux j’arrive entre 12 et 13 kilos sans cartouche, sans bouffe, sans lentilles optique journalières et sans le pack hygiène. Car forcément tout ce qui tourne autour de la tente, du duvet, drap de soie et des vêtements vont être adapter à mon gabarit.

    De +, les sacs de compressions sont les plus léger de la gamme sea to summit.

    S’il y a des « papa ours  » dans le coin, je serrai ravi d’avoir vos retours.

  34. Je souhaite partir avec mes deux garçons (13 et 15) en randonnée sur 5-6 jours. Ce sera la première pour eux. Que faut il leur prévoir en poids sachant qu’ils pèsent 60 kg environs.
    Connaissez vous également des parcours permettant une initiation pas trop brutale
    merci

    • Bonjour Laurent,

      Le minimum sera le mieux. Je pense qu’il faudrait éviter de leur faire porter plus de 10 kilos.
      Pour les parcours, il en existe beaucoup. Plutôt montagne, plaine, mer ?

      A bientôt,
      François

      • Donc vous pensez « qu’il faudrait éviter plus de 10 kg » donc 10 kg sur le dos à 13 ans pour le plus jeune, sans connaitre ni sa morphologie , ses conditions physiques, le terrain …???
        Ca c’est du conseil Mr François !

        • « Eviter plus de 10 kilos » ne veut pas dire que 5, 8 ou 10 kilos conviendraient. Cela veut dire que je pense que plus de 10 kilos ne conviendrait pas.

  35. bonjour, je vous remercie de tous vos conseils, j’ai eu plusieurs expériences de randonnées en montagne, les chaussures ,c’est ok, par contre je suivrai vos recommandations pour le sac à dos. Habituellement, je parcours chaque weekend 12 à 20 kms en plaines et en montagne des petites randonnées, car le sac à dos me donne un certain handicap. Mreci pour vos conseils , A bientôt Sylvie

  36. Salut à tous,

    Cet été j’avais pour projet de remonter les gorges du Tarn, de traverser d’Ouest en Est les Cévennes afin de rallier les gorges de l’Ardèche pour une descente à pieds, le tout en solo.
    Avant de partir pour cette première grande randonnée, j’ai largement parcouru ce site que je considère être le plus convivial et le plus clair pour les novices. Je suis bien évidemment passé par cette article en me disant que je ne me laisserait pas prendre comme un bleu par rapport au poids du sac.
    N’ayant pas de balance chez moi, j’ai opté pour la technique « je prends le minimum, ça ne devrait pas être trop lourd »… je me suis bien fait avoir.
    Quelle justesse dans l’article de François: « Oh c’est lourd mais ça va le faire », c’est exactement ce que je me suis dit quand j’ai mis mon sac sur le dos la première fois.
    Si sur le plat, un sac lourd ça peut le faire, dès que ça monte un peu, chaque pas devient vraiment dur. De plus, fin Juillet en Lozère, le soleil cogne sévère. Je ne pense pas avoir autant bu en pissant aussi peu que pendant cette randonnée. Je n’ai jamais autant vu la nécessité d’avoir un chapeau.
    Arrivé à l’extrémité Est des gorges du Tarn, et en retard sur mon « programme », je devais attaquer des étapes avec beaucoup plus de dénivelés et alourdir mon sac en eau et en nourriture afin de pouvoir rester 2-3 jours en autonomie complète. J’ai finalement opté pour le stop pour traverser les Cévennes, car je voulais surtout me faire plaisir pendant cette rando et même si un minimum d’effort est nécessaire pour avoir ce plaisir, je n’étais pas là pour me tuer ou « en chier vraiment ». C’est grâce à un couple (charmant) avec deux enfants (charmants) qui m’a pris en stop que j’ai découvert le poids de mon sac. Leur fils aîné pesait 27kg, et il était largement moins lourd que mon sac, donc j’ai alors estimé le poids dans une fourchette allant de 30 à 33kg.
    Inutile de vous dire que pour mon prochain projet, il y aura de grosses coupes dans le gras du sac, notamment sur les vêtements et les objets divers (beaucoup de trucs qui ne pèsent pas lourd, ça finit par faire lourd), pour atteindre les 20 kilos max (j’en pèse 85).
    Finalement, même si mon inexpérience m’a privé d’une partie du trajet, je sais pour les avoir regardé à travers les vitres du fourgon de mes gentils « preneurs en stop » que je retournerais bientôt faire les Cévennes à pieds, notamment les sources du Tarn. Ça a vraiment l’air magnifique, mais comme les voitures vont vite pour pleinement apprécier.

    • Bonjour Amaury,

      Merci pour ton témoignage très intéressant. Même quand on est prévenu, il semble parfois qu’il est nécessaire de faire les erreurs pour vraiment comprendre. 😉

      A bientôt,
      François

  37. Sa paraît tellement évident maintenant que j’ai lu l’article!!
    Pourtant je suis certaine que je les aurais faites…

    Merci pour vos conseils
    bonne continuation

  38. Salut François, je viens de lire cet article, passionant comme tous les autres!
    Hier je suis parti randonner pour la journée, j’ai mal lu le topo guide, je croyais faire une rando de 28 km et j’en ai fait…41!
    Heurerusement j’ai suivi tes conseil: j’avais suffisamment de « vivres » (eau et nourriture), carte boussole et lampe, vetements….et je n’ai pas subit de « stress » en pensant m’etre perdu.
    Merci donc de nous faire partager tes expériences!

  39. ce qui est écrit est certainement vrai mais je trouve le « ton » un peu donneur de leçon. cela rend l’article un peu difficile à lire.

    Bonne rando

  40. D’abord il est nécessaire d’apprendre à lire, ce sera plus facile !

    Ensuite le ton doit être incitatif sinon le marcheur fera selon son bon vouloir et tombera dans les pièges à éviter ! donc ou on y va à l’aveugle, et on se casse la figure, avec parfois des conséquences très malheureuses, ou on sait profiter des conseils, on gagne du temps et on ne se vexe pas ! sinon çà ne sert à rien d’aller lire des blogs de conseils…

    Profiter au maximum sans risques garantit le bonheur ! Et ne pas oublier : Mieux vaut prévenir que guérir !

  41. bonsoir François,
    je viens de découvrir ton blog et je viens de lire tes 2 conseils aux « débutants ». c’est tellement vrai! pour le poids du sac, c’est terrible. j’avais beau avoir un peu d’expérience et avoir lu sur plusieurs sites les mêmes conseils avant de partir sur le chemin de Saint Jacques je suis tombé dans le panneau. j’ai du renvoyer des affaires 2 fois de suite. il reste qu’à la fin j’avais un problème avec les vêtement de pluie à force de me décharger! pour le rythme il faut se caler sur la respiration et ne pas hésiter à aller doucement mais régulièrement mais ça j’ai eu plus de facilité que sur le poids du sac! c’est certainement le sujet le plus difficile à résoudre et c’est capital pour apprécier le voyage!

  42. Salut Fred et tou(te)s,

    Je vis aux USA et je prévois de faire 6 jours (Mai ou Juin 2014) dans une zone totalement isolée (une source d’eau max comme le fleuve Colorado atteignable après 3 jours): le « Maze » dans Canyonlands, Utah. Je me demande comment bien preparer mon sac pour ne pas avoir trop de poids. Auriez-vous des idées de liste de choses a emporter pour avoir le minimum? Je ne me vois pas emporter 3*6 litres d’eau par exemple… Plus votre liste serait détaillée plus cela me donnera des idées et m’aidera. Hésitez pas a donner les references de votre materiel (pompe filtrante ou autre) ou nourriture.

    Merci beaucoup!!!

    Emmanuel

  43. Desole je voulais dire « Francois » l’auteur de l’article et non Fred!

  44. François,
    Depuis trois semaines déjà, je me trouvais face à une difficulté qui m’avait sérieusement « attaqué » le moral : après avoir « étiré » la durée de mon entrainement débutant à 3h30/3h30, (nous avions déjà discuté ensemble des chaussures et chaussettes), je m’étais retrouvé avec un esprit toujours aussi motivé pour préparer Compostelle, mais un corps qui ne répondait plus : une douleur au niveau du cou de pied qui s’étendait à la cheville…me faisait boiter même sur un tout petit parcours…un sentiment que tout devenait vain (les pommades anti-inflammatoires n’y faisaient rien.) Le médecin m’a diagnostiqué une tendinite…un bel avertissement de ce qui m’attend si je ne me prépare pas mieux que je ne le fais actuellement…Et puis j’ai fini par lire votre article sur les deux premières erreurs : si j’ai cherché à éviter la première, en revanche, j’ai toujours marché très (trop) vite…sans doute une peur inconsciente de ne pas arriver au bout? d’échouer? De ne pas être à la hauteur? Aujourd’hui, je reprenais de toutes petites marches (2X30′ en allant travailler et en rentrant) avec une réelle appréhension. Je me suis rappelé vos explications, très claires et dispensées avec mesure : j’ai cherché un « rythme » plus lent, sans être pesant. Résultat : pas de douleur au cou de pied, ni à la cheville et le plaisir d’apprécier une marche plus attentive de ce qui se passe autour. Je réitère demain 😉 Sincèrement, merci ! Bonnes pérégrinations, Loïc.

  45. Bonjour,

    Evidemment je me reconnais dans le premier conseil, j’ai fais la Corse avec 23Kg… sourire, je la ferais à nouveau bientôt avec 15Kg. Les gros gains sont : sac de couchage (-400g), tente (2pl et non 3pl) (-1.1Kg), sac à dos (-1.1Kg). Moins de bouffe.. (j’avais 9j pour deux, par volonté d’autonomie).
    Meme a 23Kg (au départ), j’ai beaucoup souffert le premier jour… (départ du nord) mais ensuite tout c’est bien passé. J’ai perdu 4Kg sur 13j, pour ceux qui veulent faire un régime … c’est la bonne méthode.. 😉

  46. je pars faire une randonnée de 40km en italie dimanche prochain, mon compagnon qui en fait souvent et qui adore cela m’a inscrit car il souhaitait partager ces moments avec moi. Je ne peux pas lui dire non mais je n’en ai jamais fait d’aussi longue et j’ai peur de ne pas ete capable d’y arriver.
    merci pour l’article et tout vos commentaires qui vont m’encourager pour dimanche.
    si vous avez des conseils ils sont les bienvenus
    nathalie

  47. Bonjour,

    Un sac c’est toujours trop lourd ! mais… pour l’alléger j’ai appris à me passer du matériel en fonction des ressources qu’offre le terrain parcouru et en appliquant des techniques de survie. Souvent on n’a pas besoin de tente, réchaud, matelas, etc.
    Par contre il faut plus de temps pour préparer son bivouac et donc ne pas attendre la tombée de la nuit pour s’arrêter.

  48. Bonjour issu de la randonnée équestre j’ai évidemment commis ces erreurs quand je me suis mis à pied même si déjà à cheval il y a le souci du poids du choix du matériel et du volume à pied…c’est pire. Il m’a fallu tout réapprendre. C’est donc avec 23 kilos dans un sac de 90 L sans entraînement préalable que je me suis attaqué à l’Auvergne…en j’ai fait une première journée TERRIBLE sous une chaleur abominable. Dès le lendemain je m’avouai vaincu et rebroussai chemin avec un nerf sciatique atteint du fait d’un sac trop lourd mais surtout des charges très mal réparties du sang dans les urines et l’orgueil mis à mal. Mais de toute expérience il nous faut tirer des leçons depuis je marche presque tout les jours et maintenant quand je pars en randonnée, toujours en autonomie, j’ai mes bâtons de marche un sac bien adapté et surtout 12 kilos au grand max maintenant il m’arrive de repenser à cette randonnée en souriant de mon inconscience

    • Bonjour Bruno,

      Merci pour ce retour. Effectivement, il faut voir cela comme une bonne leçon ! 😉

      A bientôt,
      François

  49. Bonjour,

    Je suis super heureux, débutant en randonné, ça fait 4jours que je marche. ET JE FAIS PARTI DES 1% youpi!!! Mon sac fait 7kilo au depart, je suis fier de moi. Et la vitesse de marche n’est pas mon problème non plus, je suis jamais essouflé, je marche à mon rythme.
    Par contre, j’ai eu la bétise de partir faire 20jours de marche sans entrainement au préalable, et ça c’est mon erreur de gros débutant! Et mes pieds souffrent tellement, ils m’en veulent ! J’ai pas l’impression que mon mal est musculaire, mais les articulations, et mon pied plat peut être… En tout cas, merci pour cette article qui est à lire de toutes les manieres!

  50. Merci François pour cet article prévenant !

    Je prépare un sac à dos pour 2 semaines en semi-autonomie (bivouac avec possibilité de se fournir en eau et nourriture en route) en Norvège avec mon amie. On essaye donc de limiter le poids de nos sacs (qu’on achètera une fois le reste du matériel prêt, nous sommes de bons élèves !) mais les kilos grimpent vites (6kg600 pour 2 en campement/couchage)… aurais-tu des exemples de choses inutiles qu’un débutant peut avoir tendance à emmener (trop de vêtements j’imagine) ?

    Merci pour toutes les astuces et le temps que tu prends à répondre !

    • Bonjour Sylvain,

      Les vêtements, c’est effectivement un bon exemple. Il ne faut par contre pas négliger la sécurité : avoir suffisamment chaud et rester au sec. Cependant, c’est toujours une histoire de compromis. Certaines personnes préfèrent partir avec 2 tee-shirts sur 2 semaines et être léger, alors que d’autres 4 tee-shirts quitte à porter plus.

      Sinon, il faut surtout éviter tous les gadgets. Tous les petits trucs qui ont l’air pratique et qui coûtent un peu d’argent. Au hasard : la petite lampe d’ambiance dynamo, la mini trousse de toilette, la pince multifonction, le hamac, le mini siège, etc.

      Pensez aussi à enlever tous les emballages inutiles ou trop lourds et à tout penser en petit : petite brosse à dent, petite serviette, etc.

      Après, gagner du poids, peut-être aussi pour se faire plaisir : emporter une paire de jumelles, un appareil photo, un livre, une bouteille de schnaps (oui oui, déjà vu).

      Bonne préparation et à bientôt,
      François

      • Merci pour ta réponse, cela me donne de bonnes (contre)indications. Je devrais pouvoir me passer de la bouteille durant 2 semaines (mais pas de l’appareil photo, ça c’est clair) !

  51. JE REPOND A VOTRE MAIL CAR CES ERREURS DE REGLAGES DE SACS JE LES AIENT FAITES AUSSI AU DEBUT JE PRATIQUE LA RANDONNE DEPUIS 1960 ALORS J AI EUT LE TEMPS DEPUIS DE PARFAIRE MES ERREURS ET QUAND J AI DEBUTER LA RANDONNEE IL Y AVAIT QU UNE MARQUE DE SAC C ETAIT MILLET FABRIQUER A ANNECY VILLE QUE J HABITE ET ON APPELAIT CES SACS (TYROLIEN) avec une armature en fer qui vous labourais le dos .pour en finir avec votre site il est tres bien fait et je vous en felicite

  52. Bonjour.

    J’adore votre site qui valorise le plein air.
    Pour compléter votre article, je citerai George Veron, mon maître en la matière  » la montagne n’est pas un stade « . Donc, ne foncez pas, ne vous défoncez pas !! Profitez de la nature, elle vous le rendra !
    Bonnes balades

    JL

  53. Un élément important est aussi le poids du sac lui-même… sachant qu’un sac offrant du volume n’est pas forcément plus lourd qu’un autre. Des sacs, j’en ai plusieurs, de volumes différents selon la durée de la randonnée, et j’ai fini par écarter ceux qui étaient à la fois lourds et de peu de contenance. Je privilégie donc les sacs les plus simples et légers possibles. Parmi eux, un sac de 55 litres extensible à 70 litres qui est pourtant très léger, et permet de ranger ses affaires à l’intérieur sans les comprimer. Même rempli avec 25 litres, il reste plus léger et confortable qu’un autre de mes sacs de 30 litres où tout est comprimé, et dont le poids propre me décourage, même vide ! A la journée, je prends un sac de 20 litres (plutôt 15 en réalité) qui pèse environ 300 grammes et dont le confort est tel, même rempli, que je ne le sens pas.

  54. Oui, j’ai lu votre article. Ceci m’a interpellé :
    « certains adeptes de randonnée ultralégère vont jusqu’à faire quelques sacrifices sur la nourriture (en bonne connaissance de cause), car pour eux le confort d’avoir un sac léger est plus important que de manger totalement à leur faim. »
    En réalité, je pense que l’on ne peut pas exiger cela de tout randonneur, car au-delà de la randonnée, cette approche suppose la maîtrise d’une pratique sportive déjà d’un bon niveau. Le sportif d’endurance connaît la nécessité de s’alimenter légèrement pendant l’effort pour obtenir de bonnes performances, mais sa ration est raisonnée et il ne se met aucunement en danger. C’est pareil en randonnée : il ne s’agit pas de ne pas manger totalement à sa faim, ce qui est subjectif, mais de compenser la dépense calorique par l’apport juste nécessaire à maintenir l’effort. Cela ne comporte aucun sacrifice (même subjectif). A l’inverse, manger de façon non raisonnée diminue l’efficience du sportif. En outre, à la différence d’un randonneur, un sportif d’endurance peut s’entraîner ponctuellement à jeun pour accroître aussi sa résistance à l’effort et il supporte donc la privation sans grande difficulté. Je recommande donc au randonneur « non sportif » d’emmener ce dont il a besoin comme alimentation habituellement en randonnée sans chercher à se restreindre, car à l’inverse, il risque sérieusement une défaillance physique.

    • Bonjour Matthieu,

      Ma phrase était surtout là pour montrer jusqu’où vont certains pratiquants extrêmes de randonnée légère, ce n’était pas du tout un conseil.

      A bientôt,
      François

  55. Je suis en train de préparer avec ma copine un trek de 3 semaines en Islande en autonomie complète, et je trouve les articles de votre blog particulièrement instructifs (au passage bravo!!). Cependant, en parcourant les magasins de randonnée en ville ou en ligne, je suis obligé de constater que le facteur financier intervient de manière très significative sur le poids du matériel. Par exemple, je recherche un sac de couchage à 0°C de confort, Quechua en propose qui font 1,6kg. Tandis que chez snowleader, pour un même niveau de performance thermique, on peut en trouver à 900g, presque deux fois moins lourd donc! Par contre les 700g gagnés coûtent la modique somme de 310€…

    La logique est à peu près similaire avec les vestes, les pantalons, les tentes, les matelas, les bâtons si on souhaite transporter quelque chose qui soit léger et à la fois respirant/chaud/imperméable/résistant… Le gain de poids se fait donc souvent au prix d’un investissement important.

    Je ne doute pas qu’il soit possible de parfois gagner du poids sans rien dépenser (et même en s’équipant de manière moins superficielle, ce que vous dites à ce propos est très juste). Toutefois, il y a dans cette recherche de légèreté une dimension pécuniaire dont on ne peut absolument pas s’affranchir.

    Bien que j’aie eu la chance il y a quelque temps de traverser une partie de l’Asie en sac à dos pendant deux ans avec ma petite amie, je ne me considère absolument pas comme un randonneur aguerri (la préparation de ce voyage en Islande m’en a apporté une preuve supplémentaire tant j’ai appris de choses ces derniers jours en lisant les témoignages sur ce blog). Mais je crois que je suis globalement gêné par cette idée de plus en plus souvent admise sur les forums que porter des sacs lourds soit une erreur. A mon sens, la randonnée n’est pas un sport, mais davantage un plaisir, qu’on goûte au rythme du corps, à la vitesse que suscite l’environnement traversé. Personnellement j’ai souvent marché avec des sacs de 25-30kg. Je ne suis pas musclé (1,83m pour 72kg), et les quelques fatigues que j’ai pu ressentir ont toujours été un prétexte pour réaliser des pauses agréables me donnant l’occasion d’être un peu plus à l’écoute avec ce qui m’entoure, et de justement profiter d’une de ces choses qui m’alourdissent (livre, bouteille d’alcool à partager avec les personnes rencontrées, musique pour accompagner des instants, jeux de carte, etc.).

    Au fond, je ne m’oppose absolument pas au contenu de cet article, qui apporte des supers astuces pour se délester de quelques kilos, mais je tenais juste à contrebalancer certains points de vue observés ça et là, à me désolidariser de la tendance à « bouffer du kilomètre », à voir un maximum de paysages, à « faire » un pays, et parcourir des treks en un minimum de temps et avec le moins d’affaires possible. Voilà, c’est dit 😉

    • Bonjour Thibaut,

      Merci pour votre point de vue – que je partage tout à fait.

      Pour ce qui est du côté financier, j’en parle plus en détails dans cet article : https://www.randonner-malin.com/4-principes-pour-randonner-plus-leger/

      J’ai écrit « erreur » en parlant d’un sac lourd, car c’est ce que beaucoup de personnes se disent après une première grande randonnée. Je ne voulais pas dire que faire le choix d’avoir un sac lourd est une erreur.

      Chacun pratique la randonnée comme il l’entend et heureusement. Je voulais surtout montrer qu’avoir un sac lourd n’est pas une fatalité et qu’il y a des alternatives (pour ceux qui le souhaitent). Énormément de personnes m’écrivent en me demandant des conseils car leur sac était trop lourd et que ça a un peu « gâché » leur randonnée.

      Randonner avec un sac léger n’est pas forcément pour aller plus vite, plus loin et voir plus de choses, ça peut aussi être pour plus apprécier, être moins fatigué, avoir moins de chances de se blesser, pouvoir emporter des extras, etc.

      A bientôt,
      François

  56. Bonjour à tous,

    Il y a pas quelques années, j’ai fait une randonnée d’un mois en autonomie, avec un sac de 20 kg sans eau ni nourriture. Certes la tente et le sac de couchage était trop lourd. Et pas d’aliments lyophilisés, que de la bouffe normale achetée sur place. En moyenne je devais être à 25 kg et certainement jusqu’à 30 kg par moment. Et certains se plaignent avec 15 kg !
    Cet été, je compte faire une randonnée en autonomie complète de deux mois. Bivouac sous la tente, pas de refuge, gîtes ou quelques endroit que ce soit, sinon pour l’achat de nourriture. Je suis donc en train de préparer mon sac et même si j’ai arrivé à l’alléger avec une tente et un sac de couchage plus léger; il reste à 24 kg avec l’eau et la bouffe. J’aurai certes pu encore gagner du poids avec un sac à dos ultra light , un sac de couchage en duvet, une tente minimaliste… mais de là à faire 10 kg !

    Cordialement!

  57. Bonjour à tous,
    Ca me rappelle le GR 20 de Corse en 1986…..Ma cousine avait récupéré une petite salière de réfectoire d’entreprise et pour s’alléger en avait vidé la moitié dans l’évier……. Arrivés en Corse, on s’est aperçu que mon cousin avait emporté le maillet caoutchouc (800g) pour planter les piquets de la tente, maillet qu’il trainera tout le parcours :=)
    Bonnes randonnées à tous.
    Dominique

  58. Je laisse une estimation, après avoir consulté un site randonnée léger, que je n’approuve pas personnellement, pour plusieurs raison, la première ils banalisent là ou une réflexion doit se faire naturellement, la deuxième, des règles simples doivent être respecté je pense, dans la pratique surtout.

    Comme celle de se lever à l’aube ne pas manger, à par boire une gorgée d’eau avant 10 ou 11h et une bonne petite marche, la première la meilleure, tout comme de souper léger une heure avant de planter la tente de bivouac.

    Le lien de ma liste en pdf de là et du poids là ou j’en suis, pour l’instant, qui devrait à peu prés correspondre.

    http://www.fichier-pdf.fr/2015/08/05/depart-gr10/preview/page/1/

    • après quand tu as fait ton tableau, il faudra que tu rectifies, ce qui te donnera au brouillon quelque chose dans se style:

      http://www.fichier-pdf.fr/2015/08/05/depart-gr10-1/preview/page/4/

      tu note surtout le sauciflard en moins et le couteau qui fait que 4gr
      il faut tout peser 400gr en moins sur le cas en effet.
      presque un demi kilo en moins,
      12 kilo pour dix jours d’autonomie, sans refuges de prévu sauf exceptionnel.

    • Du moins non, ce que je veux dire sur randonnée léger, c’est que l’on ferait mieux de se demander de ce que l’on peut faire, que l’on ne peut pas faire, que l’on se permet et que l’on sait que l’on a tord.
      Au final randonnée léger c’est le grand remake des survivalistes, mi suit fait jeté en moins de dix, tu tournes les pages tu te rends compte que l’on atteint le niveau survie à donf, leurs petites sites en plus j’y es cru une plaisanterie, le troll a le même prénom que moi sur le site.

      Tu leurs mets bien dans le carreau la rando c’est çà, c’est avant tout un sport, on distingue le type qui fait sa balade avec sa chasse aux images, son gros zoom, sa boite de pastels, sa canne à pêche, ok c’est différent ou encore le type qui croit qu’il va faire son one man show au milieu des lapins et des petits oiseaux, ok, ok mais c’est différent.
      La rando c’est partir d’un point A et d’aller à un point B en passant par X et Y sans prendre le temps d’y refaire sa vie sur le chemin, parce que çà nous plait de suivre cette tangente et c’est tout. Y a pas à chercher midi à quatorze heure là dedans, le type tu lui dresses la situation, çà lui plait pas, çà lui plait et c’est tout, et bien sur son site cela n’a pas fait un pli.
      Tout façon tout ce qui est forum wiki, wikilic et compagnie çà trempe dans les affaires CIA, RG, MOSSAD, SAS… Va savoir à quoi ils jouent là dessus, c’est vraiment dommage le projet Wikipédia, encyclopédie et sources de savoir c’est vraiment bien pourtant.

  59. à François…
    Grâce à la lecture de ton article, et aux commentaires qui précèdent, j’ai eu la satisfaction d’apprendre que j’étais un débutant! Un débutant oui mais depuis 50 ans !!
    Ainsi il « serait » possible d’aborder une semaine de randonnée, en autonomie complète, avec un sac pesant moins de 10kg…Mais oui bon sang mais c’est bien sûr!! Je n’avais pas pensé à la randonnée aux îles Marquises où le climat me dispenserait d’emporter une tente, à fortiori un duvet, où la plage me fournirait un agréable matelas avec quelques feuilles de palmier pour m’isoler du sable…Des noix de coco à profusion, des fruits exotiques à disposition gratuite,…et peut-être une vahiné ?…
    Pas besoin de réchaud, encore moins de polaire… Ben finalement, peut-être que l’on peut même envisager la randonnée en autonomie complète…sans sac à dos! Pour être un tantinet sérieux, je pars faire le tour du Balaïtous samedi…Peut-être en 3 jours, mais je prévois un jour d’alimentation lyophilisée en plus au cas où… Evidemment je vais bivouaquer…3l d’eau me paraissant suffisants, le poids de mon sac ressort à 16kg300.
    Mon cher François, si tu penses pouvoir descendre en dessous de 10kg pour la même rando en bivouac, je t’invite à venir le prouver !!! Si tu réussis, je t’offre ton poids d’aliment lyophilisés (ça te fera une sacré autonomie…) ! ! ! Et sans rancune aucune

    • Bonjour Bernard,

      J’avais pris 10 kg pour exemple comme je l’ai déjà précisé. Sur certaines randonnées, c’est difficile de descendre aussi bas, notamment quand les conditions climatiques sont très froides ou qu’il n’y a pas de points de ravitaillement en eau.

      Pour ce qui est du titre de l’article, j’ai dit qu’avoir un sac lourd est une erreur que font beaucoup de débutants. Par contre, cela ne veut pas dire qu’on est forcément un débutant si on a un sac lourd. 😉

      Pour la proposition, je suis tenté (même si je ne suis pas fan de lyophilisés), mais je n’ai pas écrit cet article pour prouver quoi que ce soit. C’est pas celui qui a le sac le plus léger qui est le plus beau et le plus fort ni celui qui a la plus grosse voiture… Celui qui gagne est peut-être celui qui prend le plus de plaisir ! 😉

      Cela dit, je pense honnêtement qu’environ 10 kg est jouable (et même moins pour les « extrémistes » de l’ultra-léger). J’étais à 12,1 kg sur le GR20 en autonomie complète pour une semaine : https://www.randonner-malin.com/liste-materiel-gr20-autonomie-complete/. Même avec un litre d’eau en plus, ça doit s’approcher des 10 kg, comme il y aurait de la nourriture en moins.

      En tout cas, moi je t’offre ton poids en aliments lyophilisés si tu trouves une vahiné sur le tour du Balaïtous. 😉

      Bonne rando,
      François

      • Le poids…des mots!
        J’ai effectué la traversée du GR10 en 2012, d’est en ouest, avec un sac qui pesait au départ 20,2kg mais que j’ai allégé très vite en me séparant du kit de filtration…J’ai effectué cette randonnée en autonomie complète, ravitaillant tous les 5jours, et en solitaire (ce qui était une incommensurable connerie…)
        L’année précédente, j’avais tenté le même parcours avec un équipier de 30ans (j’en ai 67). Peu après le départ de Banyuls, au Pic Neulos, nous essuyons un très gros orage avec vent et grêle…Mon équipier n’est jamais parvenu à enfiler la rutilante pèlerine Forclaz qu’il venait d’acquérir…(celle qui englobe le sac à dos…) En quelques minutes il était trempé jusqu’aux os. Lorsque je lui ai conseillé de se changer et de prendre son anorak,il m’a répondu qu’il…n’en avait pas.
        J’ai donc décidé de renoncer à poursuivre l’itinéraire et j’ai rebroussé chemin.
        Comme mon équipier était résolu à continuer, je lui ai laissé mon propre anorak, qu’il m’a restitué une semaine plus tard…Il était parvenu au Perthus mais préférait abandonner pour cause de…chaussures pas imperméables !
        « L’erreur du débutant », mon cher François, n’est pas de prendre avec soi un sac « trop lourd »…La véritable erreur pour la randonnée en montagne,éminemment dommageable, consiste à oublier que c’est un « milieu hostile » et qu’on ne peut décemment envisager de s’y déplacer, à fortiori d’y vivre, qu’en prenant un maximum de précautions.
        Si vous prenez un sac « trop lourd », vous risquez…un lumbago; si vous oubliez votre anorak en montagne, ne vous éloignez surtout pas d’un sentier où l’on pourra vous récupérer, même frigorifié….!
        ………………………………………………………………………………………….
        NON le sac « trop lourd » n’est pas une erreur de débutant !
        En revanche, c’est la nature de son contenu qui peut s’avérer dangereuse…
        ………………………………………………………………………………………….
        à François et Glops: la vahiné (ultralight…) c’est une invention de journaliste…!!!

        • Il n’y a pas que le sac lourd comme erreur, il y en a plein d’autres c’est sûr – notamment le contenu !

          Par contre, beaucoup de débutants ont un sac qui n’est pas du tout optimisé et le regrette plus tard (ils pourraient avoir un sac plus léger sans compromettre leur sécurité). Cet article visait simplement à faire réfléchir les débutants voulant se lancer, ainsi que les personnes ayant déjà souffert d’un sac trop lourd.

          Il n’avait pas l’intention de te toucher dans ton égo en remettant en cause ta pratique de 50 ans.

          Avec un sac lourd, on risque effectivement un lumbago ainsi que d’autres blessures à court et long terme (on est moins stable, on met plus de contraintes sur son corps). On est aussi plus lent, on peut donc par exemple moins rapidement se mettre à l’abri quand le temps tourne mal, etc.

          Il faut bien évidemment trouver un compromis, certaines personnes adeptes de randonnée légère prennent pas mal de risques.

          Je t’invite à regarder ma liste de matériel que j’avais sur le GR20 et me dire ce qui selon toi apparaît « risqué ».

          A bientôt,
          François

          • De retour du Balaïtous, j’ai pris connaissance de ton message m’invitant à te donner mon avis sur ton contenu de sac pour ta traversée du GR20…
            Je viens d’en prendre connaissance…! Mon premier sentiment est que les nuits corses sont beaucoup plus douces que les nuits pyrénéennes…, et heureusement pour toi!
            Je pourrais détailler par le menu mes remarques…
            Un point suffit, à mes yeux, à expliquer notre divergence d’appréciation: les chaussures avec lesquelles tu es parti…!
            Je ne doute pas qu’elles soient adaptées pour un Trail…En randonnée, mon cher François, à fortiori quand on s’attaque à la montagne, on met des chaussures montantes pour éviter de se fouler les chevilles !!! (c’est de la sécurité élémentaire…)
            Si tu étais venu avec ces chaussures au Balaïtous avec moi, je t’aurais demandé si tu te prenais pour un isard…
            Tu parles du GR20 que je connais…Pourquoi ne tentes-tu pas la traversée du GR10 avec le même équipement ?
            C’est à cette seule condition pour moi que tes généreux conseils seront crédibles… (change quand même les chaussures…!!!)

          • Comme tu l’as peut-être lu dans mon guide, je conseille principalement des chaussures à tige haute en montagne mais je précise aussi qu’il est possible d’utiliser des chaussures à tige basse dans certaines conditions.

            C’est ce que j’utilise principalement en montagne sans aucun problème, car j’en ai l’habitude, j’ai souvent un sac assez léger et j’ai des bâtons.

            En ce qui concerne le poids du sac, c’est sûr que c’est difficile de remettre en cause des années de pratique avec un sac lourd, mais il est possible d’avoir un sac léger et de randonner en toute sécurité – ce n’est par contre pas une obligation. Pour info, sur le GR20 en octobre les nuits peuvent être bien froides.

            Le GR10 est sur ma « liste » et l’équipement sera probablement similaire à celui que j’avais sur le GR20 (même pour les chaussures).

            Sinon, je n’ai rien à prouver à qui que ce soit, je donne ici des conseils, libres à ceux qui le souhaitent de les suivre ou pas ! Mais je suis sûr qu’avec ton expérience, tu n’as nul besoin de conseils !

  60. Bonjour à tous,
    Mon sentiment est qu’en randonnée comme dans beaucoup d’activités humaines, on ne peut pas tout légiférer (même si le mot est excessif).On peut donner quelques orientations mais fondamentalement, l’apprenti-randonneur va construire sa propre expérience au fil de ses sorties, des satisfactions qu’elle lui procure mais aussi des déconvenues, des erreurs de jugement et des mauvaises estimations.
    Perso, je ne redoute pas un sac un poil trop lourd car j’aime m’entourer d’objets et/ou d’effets qui participent du confort de ma rando. Le concept léger voire ultra léger n’est pas ma tasse de thé et je n’adhère pas à cette nouvelle religion qui consiste à calculer le poids d’ une moitié de brosse à dent.
    Je pense que la pratique de la rando légère répond davantage à une nécessité économique (recherche de la moindre dépense) plutôt qu’à une recherche de plaisir du confort dans un sport physiquement exigeant. J’ai toutefois trouvé un compromis: randonner avec des étapes en vallées avec ravitaillement et hébergement en dur ou en refuges.

    • Bonjour Claude,

      Oui tout à fait, chacun va évoluer en fonction de son expérience, mais c’est pas mal de pouvoir profiter de l’expérience d’autres personnes pour éviter de se mettre en danger ou dans de grosses « galères » dès ses premières randonnées.

      La rando légère répond aussi a un besoin de confort, mais plutôt pendant la marche. Personnellement, je préfère un peu moins de confort au bivouac et un sac un peu plus léger pendant la marche. Après, je comprends tout à fait que ce soit l’inverse pour d’autres personnes. Le but de cet article est surtout d’éviter aux débutants de partir vraiment trop lourd, en pensant que c’est une fatalité.

      Bien souvent, quand on débute, on pourrait même enlever des objets sans que cela ne change rien au confort ou à la sécurité.

      A bientôt,
      François

      • à François: si tu pars accomplir le GR10 en entier avec tes belles chaussures SALOMON XA Pro(et le reste…), évidemment en autonomie, sois sympa: au terme de ton périple (si tu y parviens…!), n’hésite pas à mettre tes godasses en photo sur ton site pour faire leur promotion! (au passage, tu peux demander à Salomon de te sponsoriser!)
        C’est une chose de vouloir « dispenser des conseils soi-disant avisés »…
        C’en est une autre d’être crédible, …
        Mais comme le dit très bien ton site (et pour cause,…!) toi tu es MALIN !!

        • Tu as raison, on ne peut pas faire confiance aux randonneurs avec des chaussures basses ou un sac léger. Ça serait comme faire confiance à un cuisinier mince… 😉

          • Aurai-je égratigné ton égo…,à toi qui t’inquiétait pour le mien??
            Le cuisinier mince ne me dérange nullement…,pas plus que la vahiné!
            Mais la confiance, elle, se mérite…Je préfère accorder la mienne aux personnes qui savent de quoi elles parlent:
            http://www.journaldutrek.com/chaussures-de-randonnee/
            Tu pourras constater que mes propos précédents vont dans le même sens…
            Maintenant, je dois reconnaitre, à ta décharge, qu’il est infiniment plus agréable de courir avec des Salomon…!
            Tu pourrais même, en étant plus malin, courir pieds-nus …,comme Zola Budd!
            Bon c’est vrai elle courait pas dans les éboulis pyrénéens!!!

          • Mon ego va très bien merci, ça m’agace juste de perdre du temps avec des personnes qui essayent de justifier leurs choix et leur pratique en disant que celle des autres est mauvaise, dangereuse, etc.

            D’ailleurs, la remise en cause est une des étapes (difficiles) à franchir pour alléger son sac. Pas facile de se dire que pendant x années on aurait pu avoir un sac moins lourd… C’est plus facile de dire que ce n’est pas possible !

            En plus, c’est un peu facile de prendre les choses sorties de leur contexte. En ce qui concerne les chaussures par exemple, je t’invite à lire le guide que j’ai écrit sur le sujet tu verras par toi-même ce que je conseille majoritairement pour la montagne et ce sont pas des chaussures de trail. Il y a d’ailleurs même un « avertissement » par rapport aux chaussures de trail.

            Ça sera ma dernière réponse, je préfère passer du temps à répondre à d’autres personnes. Aussi, je t’invite à aller ailleurs plutôt que rester ici où tu n’apprendras apparemment rien.

  61. à François:

    « D’ailleurs, la remise en cause est une des étapes (difficiles) à franchir pour alléger son sac. »
    C’est vraiment une manie chez toi de vouloir tout alléger!!!

    Une remarque (la dernière…!):
    Serais-tu le « Prophète » que la Grande Randonnée n’attendait sûrement pas?…Tu as parfaitement le droit de marcher, de courir, de danser, avec ce qui te plaira de mettre à tes pieds…(et pareil pour ton dos)….Il est irresponsable de ta part d’utiliser un titre accrocheur pour véhiculer des idées dangereuses en feignant de dire tout…et son contraire !

    • Bernard aurait-il la gentillesse de ne pas encombrer par des propos stériles cette boîte si conviviale et si riche d’enseignements pour qui sait « lire et écouter ».
      Bonnes randos à tous.

  62. Je vous salue Marie……………………..!

  63. Bonjour,

    Je ne peux que me reconnaitre dans cette description du débutant qui porte un sac bien trop lourd pour elle…Il y a 10 ans, j’ai entrepris de faire une randonnée de 15 jours en autonomie complète, j’ai effectivement dû arrêter au bout de 4 jours car très mal préparée…chaussure neuve, sac trop lourd, nourriture inadaptée…

    Je crois que le maître mot est la préparation, aujourd’hui, j’ai de nouveau envie d’entreprendre des randonnées longue durée (surtout que j’ai la partenaire de rando idéale ma chienne husky de sibérie Maya)

    Seulement, j’ai décidé de me préparer ainsi que la chienne, aussi, je vais déjà commencer par des promenades de 2 ou 3 heures, et au fur et à mesure augmenter la durée et le nombre de kilomètre parcouru…

    Tout comme il est recommandé de faire un 10 km et un semi-marathon avant de s’essayer à un marathon…Tout ceci afin de poouvoir finir et profiter pleinement de ma futur randonnée 😉

    Bravo François pour ton site, et cet article, qui m’ont permis de comprendre que je préfére un sac léger et des nuits en gîte plutôt qu’un sac trop lourd en autonomie tout du moins dans un premier temps, je ne désespère de pouvoir faire une randonnée en total autonomie quand je serais un peu plus aguerri 😀

    Bonne continuation 🙂

  64. Bonjour,

    Ma première randonnée en autonomie avec un sac karrimor avec armature externe, certe quelque peu rustique au niveau des bretelles et de la ceinture ventrale; mais quand même relativement pratique. La tente posée sur le bas de l’armature, le matelas mousse sur la poche du haut. Avec un sac de couchage de 2,7 kg, une tente de 3,5 kg, le tout allait de 23 à 30 kg. Et pas de superflu!
    Aujourd’hui , je suis toujours confronté au même problème de poids et surtout de volume, car la liste de matériel est aussi plus importante; tél portable, batterie de rechange, cables , guêtres etc…
    Pour l’eau, j’utilise un filtre katadyn vario et pastilles micropur.. Sac de couchage Wilsa explorer de 1,9 kg, tente compact 2 Mc kinley 1,7kg. 1 nalgène 1 l + 1 bouteille plastique.
    Avec un sac Deuter pro 70 l , je suis toujours obligé de mettre la tente à l’extérieur du sac avec le matelas mousse. Et l’équilibre est forcément un peu moins bon.
    J’ai essayé un sac Bach capacity 85 l et j’ai été très déçu par sa conception et son manque de côté pratique. Certes, je peux y mettre la tente à l’intérieur, il est solide; mais mal chargé le sac est très déséquilibré et vous tire vers l’arrière. et pas de véritable poches à gourde, pas de porte-batons…
    j’ai prévu de faire une randonnée cette année en autonomie de Juillet à septembre, avec des bivouacs à plus de 2000 m. Je prévois donc des habits chauds, de la nouritturre pour 8 jours et tout le matériel adéquat . même limité au minimum nécessaire, ça reste relativement lourd et volumineux.
    En résumé, dans mon contexte les dix kilos sont impossible à atteindre ! Avec 22 kg et un sac bien équilibré , je pense m’en sortir plutôt bien. le confort du sac et l’équilibre de la charge sont plus importants que son poids. Une règle ,est d’acheter le sac en fonction de son côté pratique et du matériel à emmener et minimiser le poids au maximum.

    Cordialement!

    • Bonjour Christophe,

      10 kg n’est pas impossible, difficile c’est sûr – surtout avec 8 jours de nourriture. Cela dit, je pense qu’il doit être possible de descendre aux alentours de 15 kg (voire moins) sans trop de difficulté. Après, c’est toujours une histoire de compromis, je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire.

      Cet article vous intéressera peut-être : https://www.randonner-malin.com/4-principes-pour-randonner-plus-leger/

      A bientôt,
      François

  65. Bonjour François,

    A 10 kg, si tu y arrives , il faudra faire l’impasse sur pas mal de choses… Pour une rando de 8 jours, pourquoi pas. Avec un tarp , un sac ultra léger, plats lyophilisés, sac de couchage duvet etc…
    Pour une rando de deux mois et plus avec des conditions climatiques qui peuvent être limites , si tu pouvais donner une liste précise du matériel pour arriver à 10 kilos, ce serait sympa.

    – sac à dos.
    – raincover.
    – tente.
    – sac de couchage.
    – drap polaire.
    – matelas mousse.
    – filtre à eau Vario Katadyn.
    – nalgène 1l.
    – bouteille plastique 1l.
    – réchaud gaz + bouteille.
    – gamelle + couverts.
    – nécessaire de toilette.
    – serviette microfibres.
    – tee-schirt léger (x1).
    – tee-schirt chaud (x1).
    – pantalon léger (x1).
    – polaire.
    – veste coupe-vent/ pluie.
    – guêtres.
    – chaussettes (x2).
    – slip ( x2).
    – tél portable + chargeur.
    – batterie de secours
    – lampe frontale.
    – piles rechanges.
    – nécessaire réparation tente+ divers.
    – batons de marche (x2).
    – boussolle.
    – curvimètre.
    – cartes ( x4).
    – protège carte.
    – lunette de soleil
    – bonnet
    – gants
    – lacets de rechange.
    – briquet+ piezo
    – micropur forte
    – papier W-C.
    – papiers perso.
    – nourriture (5 / 8 jours ).
    – eau (2 L).

    Tu verras que je n’ai pas prévu d’appareil photo ou caméra, ni même de caquette, crème solaire, saucisson …

    Amicalement !

    • Bonjour Christophe,

      Je le répète, 10 kg n’était qu’un exemple, ce n’est pas nécessairement un but à atteindre. Dans certains cas, ça sera un sac bien optimisé, dans d’autres non. Pour des randonnées longues avec une autonomie importante en nourriture (par exemple 2 semaines), c’est quasi-impossible à moins de ne pas manger à sa faim.

      Pour une randonnée de 8 jours, il faut effectivement faire des compromis, mais à chacun de voir si ces compromis sont acceptables pour elle/lui.

      Pour ta liste, si tu avais le poids de chaque élément, ça serait très intéressant.

      A bientôt,
      François

  66. Bonjour François,

    Il est bien évident que le poids du sac seul, de la tente et du sac de couchage reste élevé. Pour le drap de sac, vaut-il mieux prendre un modèle en soie pure quitte à dormir habillé , que de prendre un drap en polaire lourd et volumineux ? idem pour une polaire chaude qui reste toujours très encombrante et lourde ?

    – sac à dos Deuter 70 ———————— 3,500
    – tente mc kinley compact 2 —————- 1,900
    – sac de couchage Wilsa explorer ——– 2,000
    – drap de sac ———————————– ????
    – raincover ————————————– 0,135
    – matelas mousse —————————- 0,320
    – filtre vario katadyn ————————- 0,470
    – nalgène 1L ———————————- 0,120
    – bouteille 1L ———————————- 0,045
    – réchaud + gaz —————————— 0,520
    – gamelle + couvert ————————- 0,280
    – opinel —————————————– 0,050
    – serviette microfibres ———————- 0,220
    – nécessaire de toilette ——————— 0,390
    – pantalon ————————————– 0,265
    – tee-shirt léger X1————————— 0,160
    – tee-shirt chaud X1 —————— —– 0,270
    – chaussettes X2 —————————- 0,180 les deux
    – slip X2 —————————————- 0,080 les deux
    – polaire —————————————- 0,560
    – veste coupe vent/ pluie ——————- 0,600
    – guêtres —————————————- 0,180
    – lampe frontale ——————————- 0,180
    – piles rechange —————————— 0,100
    – tél portable ———————————– 0,120
    – batterie de secours ———————— 0,150
    – nécessaire réparation tente + divers– 0,150
    – batons de marche ————————– 0,615 les deux
    – boussolle ————————————- 0,040
    – curvimètre ———————————— 0,020
    – carte par 4 ———————————– 0,090 à 0,120 l’unité
    – protège-carte ——————————- 0,150
    – lunette de soleil —————————- 0,060
    – bonnet —————————————- 0,090
    – gants —————————————— 0,070
    – lacets de rechange ———————— 0,025
    – briquet + piezo —————————– 0,040
    – micropur forte liquide ——————– 0,140
    – papier W-C ——————————— 0,065 l’unité
    – eau 2L —————————————- 2,000
    – nouriiture ————————————- 4,000

    Je suis à presque 21 kilos.

    Amicalement !

    • Bonjour Christophe,

      Effectivement, le sac, la tente et le sac de couchage plombe sérieusement l’addition : 7,4 kg à eux trois.

      Il y a clairement un gros allègement possible à ce niveau là.

      Voici quelques autres remarques/questions :

      – Filtre : pourquoi pas des comprimés uniquement (utilisation fréquente ?)
      – Nalgène : pourquoi pas une autre bouteille d’eau à la place ?
      – Réchaud + gaz : as-tu pensé à un réchaud à alcool ? Une raison particulière pour le choix du gaz ?
      – Nécessaire de toilette : que contient-il ?
      – Pantalon : est-ce que 1 seul ne serait pas suffisant (j’imagine que tu en auras déjà un sur toi)
      – Guêtres : vraiment utiles ?
      – Curvimètre : pourquoi ne pas utiliser un bout de ficelle (du kit de réparation)
      – Lacets de rechange : utilité ? Un nœud et c’est réparé. 😉 Ficelle dans ton kit de réparation ?
      – Piles de rechange et batterie de secours : vraiment utiles ?

      Voici quelques pistes de réflexion.

      A bientôt,
      François

  67. Bonjour François,

    Effectivement, le sac à dos et le sac de couchage plombent un peu. Le sac est donné par Deuter à 3,2 kg, il fait 3,5 kg. Quand au sac de couchage, il est donné par Wilsa à 1,7 kg et il fait 2,0 kg.
    La tente quand à elle est donnée à 1,7kg , elle fais 1,9kg.
    Je préfère le micropur liquide car il est nettement moins cher que les pastilles pour deux mois de randonnée Pour le pantalon , il n’y en a qu’un sur la liste. J’ai bien pensé à éliminer la batterie de secours puisque je n’aurai qu’un simple portable.
    Pour le nécessaire de toilette, c’est le savon et le gant de toilette qui sont lourds,; je peux réduire le savon et me fabriquer un gant ultra léger en microfibres. Le curvimètre n’est pas vraiment utile, je l’enlèverai.
    Pour les piles de rechange, j’hésite …Je ne voudrait pas tomber en rade au mauvais moment.
    Le filtre c’est un choix de confort, ayant déjà connu la soif et la diarrhée en randonnée. Je prends une nalgene parce que le filtre se visse dessus; celle en HDPE plus souple et plus légère que celle en tritan.
    Les guêtres , j’ai pensé les supprimer, les lacets également. Le réchaud gaz est un choix de facilité et de confort.
    J’ai toujours randonné sans bâtons de marche , faut-il les compter dans le poids du sac à dos?

    Amicalement !

    • Bonjour Christophe,

      Tu pourrais effectivement gagner 4-5 kilos sans trop de changements.

      Pour les bâtons, c’est à toi de voir s’ils passent plus de temps sur ton sac ou dans tes mains. Après ça n’a pas grande importance, ce n’est pas un concours de celui qui a le sac le plus léger. 😉 Mais c’est vrai que c’est intéressant de comparer des choses qui sont comparables.

      A bientôt,
      François

  68. Bonjour à tous,

    Effectivement la course à la masse du portage est une quête de chaque instant, surtout lors de l’élaboration du contenu du sac. Heu… Toutefois, descendre vers les 10 kg pour 8 jours de randonnée en autonomie complète ?… Il est certain qu’en optant pour les nuits en refuge avec les 3 repas du gardien, finis la tente bivouac, le sac de couchage, les sachets repas, les fruits secs, la popote, le réchaud, les matières combustibles… Mais l’autonomie a aussi un prix, qui se mérite… Pouvoir bivouaquer où on le désire, plus haut, plus loin, isolé, un tantinet misanthrope, pour se « perdre » dans le décor, quoique le décor c’est justement ce qu’on quitte momentanément en le laissant derrière soi, en lui tournant le dos. Sans parler de cette check-list étoffée au fil des années d’expérience, où « en n’oubliant rien » peut également entraîner un surplus de confort, de prévoyance, dont la principale conséquence se retrouvera sur la masse du portage. Me passer d’un véritable appareil photographique parce qu’inutile pour une randonnée ? Impossible. Un poncho fin contre la pluie ? Ma préférence va plutôt sur une véritable cape de pluie englobant mon sac (car un sac prenant l’eau, même en extérieur, s’alourdit considérablement). Des sandales, inutiles ? Je trouve cela très pratique, ne serait-ce pour les passages à gué, pour les pauses afin de pouvoir se déchausser pour laisser les chaussures prendre le soleil et l’air, pour pouvoir marcher confortablement sur l’herbe piquante, sur la pierre saillante, dans les gaves rafraîchissants. Ça, plus ça, plus ça… Cela fait un cumul éventuellement d’articles non indispensables, mais je trouve que cela représente un confort très gérable. On pourrait ajouter les bâtons de marches, un peu de cordes pour des passages délicats ou exposés, etc…
    Personnellement, je pratique la haute montagne en marcheur depuis plus de 35 années et 2 fois par an, et mon sac tourne pour 8 jours/7 nuits autour des 18 kg (dont un litre d’eau), pour un volume de 60 litres, aimant que tout rentre dans le sac, sans rien à l’extérieur, afin de me profiler entre des parois par exemple sans accrocher.
    Maintenant, ces 18 kg ne sont pas du tout un frein. À tous ceux qui viennent avec moi ou qui sont venus depuis tant d’années, la première fois, je leur fais toujours un topo de la situation, et surtout une table rase sur certaines idées reçues. Et apprendre à respecter quelques règles indispensables tournant toujours autour d’un seul et unique thème : savoir marcher en montagne.

    Oui savoir marcher en montagne, ne serait-ce pour oublier que l’on a à marcher pendant 7 à 8 heures par jour, en milieu escarpé et non aménagé (sans ressentir quoi que ce soit, autre que le plaisir de tout ce qui s’offre au regard) :

    1.) Déjà… Ce n’est que de la marche, un des modes de déplacement le plus naturel de cet animal bipède qu’est l’homme, bipède mais en appui par alternance sur chaque jambe.
    La marche est une activité douce, mais fatigante. D’où…

    2.) Règle no 1 : à chacun son rythme ! La marche est une activité individuelle.
    (Si vous tenez à marcher en groupe, il faut s’adapter à celui qui marche le plus lentement : autant le mettre en 1er, et en 2nd celui connaissant le chemin, si ce n’est la même personne…).

    3.) Règle no 2 : (conséquence de la règle no 1),
    ▪ en descente et en faux plat, il faut pouvoir parler et chanter;
    ▪ en montée, il faut pouvoir parler.
    (« Parler » et « chanter » ne sont ici que des indicateurs de compréhension car sur le terrain, même parler peut perturber la bonne façon de marcher).
    La marche est une activité qui se pratique en aérobie. Au contraire, si vous êtes en anaérobie (impossibilité même de parler par manque de souffle), la règle no 1 n’est pas respectée : réduisez le rythme de marche afin de trouver le vôtre ! Et qui plus est, cela vous permettra de tenir de plus longues distances, tout en réduisant le nombre de pauses.

    4.) La marche ne doit pas être une activité traumatisante (attention à la descente !) :

    ▪ en faux plat, comme à la ville : attaque du talon, puis pied à plat, pour finir par la pointe (avec changement d’équilibre par effet de bascule sur l’autre jambe).

    ▪ en montée, c’est différent : le pied doit toujours rester à plat. Pour cela, les foulées se font plus réduites, avec adaptation de la marche « en canard » si l’inclinaison augmente. Le but étant de favoriser le travail des cuisses et de limiter surtout celui des mollets et des genoux.

    ▪ en descente, presque comme à la ville si ce n’est : pause du talon mais sans attaquer le sol afin de limiter le travail des genoux (n’oubliez pas qu’en plus de votre propre masse, vous avez celle du portage), puis pied à plat en contrôlant la vitesse (vous disposez à ce moment-là de tout le crantage de la semelle de votre chaussure), pour finir par la pointe; les foulées sont réduites et « liées » afin de mieux contrôler la vitesse.
    Notes : le contrôle de la vitesse par le talon favorise l’attaque au sol, le traumatisme des genoux et la chute par glissade; le contrôle de la vitesse par la pointe favorise la tendinite d’Achille.

    5.) Les « marches » sont à éviter. On limite les levées des genoux afin de réduire l’angle de flexion. Autant que faire se peut, les obstacles sont à contourner, y compris la simple pierre sur le sentier.

    6.) Boire sans soif !
    Quand on éprouve l’envie de boire, c’est qu’on est déjà déshydratés. Attention à l’eau fraîche qui est naturellement laxative !

    Vous savez dorénavant marcher en montagne, en gérant votre rythme, votre souffle, votre corps, votre santé.
    C’est ce que j’appelle le 1er confort du déplacement.

    7.) Passons au 2e confort du déplacement, et 1er achat important : les chaussures.
    Je suis un adepte de 2 pointures au-dessus afin de définitivement rendre impossible toute butée des orteils (dont les ongles auront été tous coupés à ras) à la pointe des chaussures, surtout lors des descentes. Pour l’aspect technique des chaussures, cela est en fonction de votre engagement : pour de la grande randonnée en montagne, on favorise les semelles semi-rigides, un fort crantage (Vibram®), une doublure (tissu synthétique ou cuir) imperméable mais respirante (donc imperméabilité inférieure à 100%) et une tige haute à très haute (protection complète des chevilles). Autre point important : les coutures. Inévitables et obligatoires : les essayages. ON N’ACHÈTE PAS SES FUTURES CHAUSSURES À DISTANCE (VPC, Web, etc…) ! On se rend dans un magasin spécialisé et on essaie les chaussures. Si vous sentez la moindre gène à l’intérieur de vos chaussures comme une quelconque pression, un renfort inconfortable, une couture mal placée, changez et optez pour une autre paire : sur le terrain, tout va s’amplifier de façon croissante provoquant des frottements répétés sur l’épiderme (voire des infections). Et pour les chaussettes, idem : prenez des chaussettes sans coutures. Quant au type, laine, synthétique, coton… Personnellement, je suis 100% coton. À vous de voir…
    En résumé : choisissez vos chaussettes, utilisez-les pour essayer vos chaussures, choisissez et partez avec CELLES que vous avez essayées !

    8.) Enfin, le 3e confort du déplacement, et 2nd achat important : le sac à dos.
    Et tout est dans le… Réglage !
    Et tordons tout de suite le cou à cette idée reçue : « un sac à dos se porte aux épaules ».
    Non ! Un sac à dos ne se porte pas aux épaules : un sac à dos se porte sur les hanches.
    À cet effet, un sac à dos de randonnée en montagne dispose de caractéristiques techniques obligatoires :

    ▪ la ceinture iliaque pivotante, garante justement du portage au niveau des hanches,
    ▪ les bretelles anatomiques réglables :
    • au dos (pour la hauteur du sac, les fesses devant être dégagées),
    • aux clavicules (pour le placage du sac au niveau dorsal),
    • aux côtes flottantes (pour le logement du sac au niveau lombaire)
    • adaptées à la morphologie (dégagement latéral spécifique pour une poitrine féminine),
    ▪ les armatures préformées (obéissant aux courbes sagittales de la colonne vertébrale).

    À privilégier : la ventilation du dos.
    À proscrire : les armatures extérieures dites « à claie ».
    La forme du sac est dite « cheminée », caractérisée par une hauteur de sac augmentée et une largeur diminuée. Pour le volume, cela est en fonction de votre engagement (nombre de jours, autonomie, etc…). Il est appréciable d’avoir du rangement et un compartiment intérieur. Attention à la répartition des masses : les plus lourdes devant être placées au plus proche du dos.
    Pour en revenir aux réglages, la hauteur du sac se règle une fois pour toute (si le sac ne dispose pas de ce réglage, il faut que les fesses soient dégagées et que les bretelles, une fois la ceinture serrée aux hanches, ne se posent pas (ou peu) sur les épaules : dans le cas contraire, il y a de fortes chances pour que la ceinture remonte à la taille; le sac est donc trop petit pour vous).
    Quand on met le sac, on serre d’abord la ceinture, puis les sangles en haut des bretelles, enfin celles en bas. Au point de vue du ressenti : la masse du sac est sur les hanches, le centre de gravité est plus bas, on ne se voûte pas mais on est légèrement penché vers l’avant tout en restant droit, on ne ressent pas de douleurs aux épaules mais uniquement une légère pression sur les clavicules, le sac désirant basculer vers l’arrière.
    En résumé, quand on porte un sac : on sent le vecteur poids à la verticale vers le bas au niveau des hanches, et un léger vecteur force à l’horizontale arrière au niveau des clavicules (effet de bascule).

    Dorénavant, vous oublierez que vous marchez, et en portant un sac. Il ne vous reste plus qu’à savourer ce pourquoi vous randonnez : le plaisir de « se perdre » dans un paysage à large échelle. À présent, si vous randonnez en vous disant : « vivement que cela cesse ! »… Un des points ci-dessus n’est pas respecté.

    Toutefois, si persistance : cherchez ailleurs ! Il faut aimer marcher, aimer la montagne, être en forme… Et avoir un (petit) mental. Et se dire : « on n’est pas déjà arrivés tant qu’on n’est pas encore partis ».

    Je ne connais pas d’entraînements spécifiques à proprement dits. Éventuellement, privilégiez dans la vie de tous les jours la marche à pied, les escaliers, et toutes activités cardio-vasculaires (en choisissant les plus « fun »)… Quant à l’altitude (à partir de 5500 m d’alt.), c’est physiologique : les limites se constatent sur le terrain. Il faut s’acclimater… Et savoir aussi renoncer !!!…

    Personnellement, s’il faut user de terminologie (après tout, la toponymie apporte aussi son lot de mots pour les lieux pouvant varier d’une carte à l’autre…), je me sers des mots « balade, randonnée et trekking » en fonction de nuits passées sur le terrain :

    ▪ balade (ou promenade) : 0 nuit
    ▪ rando-balade : 1 nuit
    ▪ randonnée : à partir de 2 nuits
    ▪ trek(king) (ou rando-trek) : à partir de 7 nuits.

    Par expérience, dès le 3e jour, on passe déjà à une marche « par habitude » que ce soit pour 8 ou 24 jours de marche. C’est pour cela que j’utilise le terme de randonnée à partir de ce 3e jour de marche, le test de ces 2 nuits (devant être « réparatrices ») étant suffisant (on peut encore faire illusion le 2e jour après une mauvaise nuit, mais après 2 mauvaises nuits…). La 1re journée est souvent réservée à la « mise à niveau », autrement dit pour atteindre une certaine altitude (en montant un dénivelé positif dépassant le plus souvent les +1200 m) garant d’une meilleure qualité de l’eau (même si vous êtes adeptes des comprimés Micropur®, ou plus luxueux, mais la santé n’a pas de prix, des filtres Katadyn®). Traditionnellement, pour les Pyrénées, hormis pour quelques hautes estives (voir pour cela votre carte topographique s’il y a des hauts plateaux avec son lot d’ovins et bovins), au-delà des 1850 m d’altitude, on peut boire l’eau des gaves. Note importante : s’il vient de pleuvoir, attendez que le gave reprenne un flux normal (surtout si l’eau est trouble); si vous êtes assoiffé, privilégiez alors les petits cours d’eau.

    Bien évidemment, à cela, viennent s’ajouter l’engagement quotidien du temps de marche, du nombre de jours de marche, de la distance à parcourir, du dénivelé, de l’inclinaison, sans parler de la notion d’autonomie qui a des répercutions directes sur la masse de portage, surtout en privilégiant le bivouac au refuge. Sans parler de l’altitude…

    Bon, j’ai un peu débordé du « poids du sac », mais… Bon, il y aurait d’autres choses à dire, comme informer les partenaires de marche à la progression du jour, en leur montrant sur une carte, afin de les impliquer ! Ce ne sont pas que des « suiveurs ». Et marcher en connaissance de cause est également un confort supplémentaire.

    Bonne marche à tous !

    Éric

    • Bonjour Eric,

      Un sac de 60 litres avec tout le matériel à l’intérieur, c’est peut-être possible pour une randonnée de huit jours… Mais avec en plus, appareil photo, sandales, poncho, cordes et d’autres bricoles, je ne vois pas très bien comment y mettre tout dans le sac. La tente, le sac de couchage, la polaire et autres vêtements, la bouffe etc… ça prends quand même pas mal de place.
      Perso, avec la tente et le matelas mousse à l’extérieur, mes 70 litres sont justes suffisants. Pour le poids, ma limite max que je me fixe à ne pas dépasser est de 22 kg. Certains vont êtrent effrayés à l’dée de porter un tel poids. Avant j’ai randonné avec un sac à claie karrimor, pas des plus ergonomiques et avec des poids allant de 25 à 30 kg et sans bâtons de marche. Au bout de quelques jours , on s’habitue au sac et après trois semaines c’est nettement plus facile.
      Après tout dépends aussi de la constitution physique de la personne , de sa volonté et de son goût à l’effort . N’oublions pas que la randonnée est une activité physique.
      Je préfère le luxe du filtre à eau Katadyn , des habits chauds, de la bouffe; à l’appareil photo, sandales et autres accessoires. Mais là c’est à chacun d’apprécier …

      Amicalement !

      • Bonjour Christophe,
        Déjà, quel courage de porter un sac à claie, chose que je déconseille vraiment pour de la randonnée/trekking « classique », à cause du réglage quasi-impossible en hauteur. Un sac à claie est surtout spécifique pour de lourds portages, pour acheminer du matériel en préparation de camp de base quand on s’attaque à des sommets nécessitant de l’acclimatation.
        J’utilise depuis 91, un Millet Cobalt 60/65 (l’extension de 5 litres s’effectue par un col cheminée parce que le toit du sac est réglable en 4 points, mais je n’ai jamais besoin de cette extension. Elle est toujours là au cas où…)
        Pour la tente, comme pour d’autres articles collectifs, je partage avec celui ou ceux qui utiliseront la tente : si deux, un porte l’intérieur, l’autre l’extérieur et les armatures; si trois, partage de l’extérieur, et des armatures.
        Pour le réchaud, suivant les altitudes maximales, j’utilise le Rando 360 très ergonomique, comprenant en un seul volume et poids restreint, le brûleur, 2 cartouches à valve de butane, deux popotes 1/3 2/3, une poignée stable, un pare-vent pour les flammes, couverts, briquet.
        Pour l’appareil photo, je l’inclus effectivement comme portage, forcément, mais il est dans sa sacoche à l’extérieur du sac, calé contre moi sur un côté, ne me gênant pas pendant la progression et surtout immédiatement accessible à tout moment pour prendre des clichés sans avoir à « dessaquer ». Par expérience, si appareil dans le sac, on ne prend pas les photos qu’on désire par « flemme » ou par le côté peu pratique d’avoir à réaliser tout le protocole d’ôter son sac, etc…
        Pour revenir à l’utilisation du réchaud, uniquement pour faire chauffer de l’eau : pas pour faire mijoter. Cela permet de limiter la consommation des cartouches. Et de plus, cela conforte l’utilisation de nourriture déshydratée ou lyophilisée. (La difficulté dans ce scénario, est l’appréciation du goût de ces plats… Après plus de 37 ans de rando, je n’arrive toujours pas à être satisfait des plats proposés dans le commerce. J’ai même essayé le pemmikan sous différentes compositions, c’est trop long à digérer… Je me suis stabilisé depuis 3 ans, enfin !!!, avec des nouilles sautés indonésiennes avec 5 sachets de sauce et accommodations, cela arrive à le faire, dans un contexte montagne. Je parle ici du plat principal. Cela s’ajoute aux fruits secs, au fromage pâte cuite, aux soupes, …. Et puis cela ajoute toujours de l’eau dans le corps, qui plus est chaude, donc accélérant l’hydratation.)
        Sandales et bâtons sont indispensables pour passer des rivières à gué : si dans les Pyrénées à partir d’une certaine altitude, on peut enjamber les gaves, ou marcher sur deux ou trois pierres, dans le Zanskar par exemple, où à 4500 les gaves sont encore des rivières, où les ponts sont rares et les eaux aux genoux, je ne peux y aller avec mes chaussures de marches, préférant les garder sèches. Et les bâtons aident à la stabilité.
        Les Katadyn sont vraiment pour des eaux à un stade assez avancé tout de même, mais la santé n’ayant pas de prix… Perso, suivant l’endroit et l’altitude, je bois l’eau telle quelle. Et sinon, j’utilise des pastilles.
        J’ai vu récemment une nouvelle technologie (mais je ne suis pas aller plus loin dans la prospection), de bouteille se remplissant par condensation, même à partir d’une eau croupie, considérant que les particules nocives ou indésirables ne seraient pas volatiles, et cela aussi instantanément que les Katadyn…
        Comme je pars en juin pour la rando habituelle, cette fois pour 8 jours en auto complète, je pourrais faire un enchaînement de photos lors de la constitution du sac, et le résultat final.
        Bien évidement, il y a aussi des astuces pour remplir le sac. Ainsi que sur les différentes ouvertures pour accéder à certaines choses suivant les urgences sans avoir à défaire le sac.
        J’inclus aussi dans le sac, pour dire, un matelas auto-gonflant 2/3, qui lui aussi prend sa place intérieure. Bon, ça c’est un luxe récent avec l’âge. Avant je faisais sans. Même en bivouaquant sur des névés. A présent, j’apprécie, surtout pour dormir sur la neige, d’avoir en plus ce genre de matelas.
        Cordialement,
        Eric

      • Re,
        Heu… À propos de : « Je préfère le luxe du filtre à eau Katadyn , des habits chauds, de la bouffe; à l’appareil photo, sandales et autres accessoires. ».
        Il ne s’agit pas de prendre des photos, des sandales et autres OU des pastilles, des vêtements chauds et de la bouffe. Déjà les vêtements chauds ne sont pas du tout un luxe mais une obligation pour la montagne. Partir sans est disons… On parle de montagne là ! Et une autonomie complète sans « bouffe » ? Ce n’est pas du tout réalisable, par essence.
        Cdlt,
        Éric

        • Bonjour Eric,

          Pour le sac a dos avec claie externe , le dos était réglable en hauteur en déplaçant une barre sur le cadre de 5 cm. D’après mes souvenirs il existait deux modèles: 45/50cm et 55/60cm de hauteur de dos.
          J’entends par le côté « luxe », de préférer ne pas sacrifier le matériel utile pour être en autonomie totale en toute sécurité sous prétexte qu’il faut alléger à tout prix.
          Ma vision de la randonnée c’est d’être toujours en autonomie complète et pour plusieurs jours. Donc pas confort, de refuges, d’ hotels ou restaurants. Priviligier le bivouac quel que soit le temps.Et pas d’étapes pré-définies à l’avance, avancer au jour le jour, en fonction du paysage, des points de ravitaillement et de la météo.
          Toujours faire le plus léger possible doit être une règle, mais elle à ses limites.

          Amicalement!

          • Je me permets un petit lien pour « apporter de l’eau au moulin » – la section « Randonner léger, c’est dangereux ! » de cet article : https://www.randonner-malin.com/4-principes-pour-randonner-plus-leger/

            A bientôt,
            François

          • Bonjour François,

            Tout est dans le « TITRE » !

            Le terme  » randonner léger » est un peu inaproprié. C’est un peu comme le froid et le chaud; c’est relatif. Ca ne veut rien dire et c’est ce qui crée la polémique. Il serait plus judicieux de dire  » randonner plus léger ».
            Randonner trop léger peut nuire au confort et/ou à la sécurité. Trop lourd , de toute manière soit la personne à le physique et le mental ou il s’allègera ou s’arrêtera de lui-même par la force des choses.
            Randonner plus léger peu couter plus cher; un sac Duvet marmot 550XL, c’est 400 euros. une tente vraiment ultralégère, c’est 800 euros. un sac genre cilao ultra léger 400 euros. les gamelles en titane, les vestes en Gore-tex à 350 euros…
            L’idée d’un sac ultra-léger, avec un seul compartiment et sans fioritures inutiles, je la partage entièrement mais ce sac idéal n’existe pas.

            Amicalement !

          • Bonjour Christophe,

            Je dirais dans l’absolu que que je ne me pose pas du tout de question sur la masse du portage. Depuis toutes ces années, je sais que mon sac sera de 17/18 kg pour 8 jours / 7 nuits en autonomie complète. Et ces 18 kg, si le sac est adapté et bien réglé, il s’oublie vite. D’autant que dès le 3e jour de marche (le temps de s’habituer aux nuits réparatrices), on est déjà en vitesse de croisière où marcher 8 ou 45 jours va se dérouler de la même manière. On marche par mécanisme habituel. Et ce qui s’offre au regard accapare toute autre pensée.
            Quant aux étapes, suivant les courses et les jours de congés arrêtés, on n’a pas le choix si on veut rester dans un timing raisonnable. Par exemple : pour la transpyr de Banyuls à Hendaye, n’ayant que 30 jours de congés, il a bien fallut découper l’itinéraire, d’autant que je m’étais envoyé deux colis préalablement à deux refuges, pour recharger mon sac tous les 10 jours afin de ne pas redescendre en vallée pour les rachats. Ce n’est pas comme en Himalaya où un peuple de montagne aide au ravitaillement. Dans les Pyrénées, il n’y en a pas. Faut donc anticiper la logistique et donc prévoir.
            Pour en revenir à la théma de cette page de site, je conclurais qu’après tout, mon sac, personne d’autre que moi ne le porte.

            Une bonne fin de journée !

            Cordialement,

            Éric

          • Bonjour Christophe,

            Comme le dit Eric, personne d’autre ne porte son sac. Je suis d’accord avec lui, chacun fait ce qu’il veut et porte le sac qu’il veut, léger ou lourd.

            Je veux seulement prévenir les personnes qui débutent que trop charger son sac est très fréquent, que beaucoup de personnes le regrettent et casser quelques mythes comme quoi un sac lourd est synonyme de sécurité.

            Bien sûr, que si tu pars trop léger et mal équipé par rapport aux conditions, ça peut être dangereux, mais dans beaucoup de cas la sécurité sert juste d’argument « fourre-tout » contre ses blocages et ses peurs. « Non je peux pas faire plus léger, c’est pour ma sécurité ».

            Bien évidemment, en cas de doute ou quand on n’a pas beaucoup d’expérience, il vaut mieux prendre une bonne marge de sécurité. L’expérience permet de réduire cette marge, comme dans tous les domaines.

            Pour ce qui est du prix, j’en parle aussi dans l’autre article, mais je t’invite à regarder que j’ai utilisé sur le GR20 par exemple : on est bien loin des chiffres que tu mentionnes. https://www.randonner-malin.com/liste-materiel-gr20-autonomie-complete/

            Le but n’est pas de créer une polémique, mais juste de secouer un peu les idées reçues. Quand on randonne d’une certaine manière depuis longtemps, il est difficile de changer ses habitudes et se remettre en question. Ça l’a été et ça l’est pour moi le premier. La réaction normale est de trouver des excuses : « c’est dangereux », « c’est cher », etc.

            Mais une fois que l’on casse ces barrières psychologiques, on se rend compte qu’elles étaient parfois irrationnelles.

            Bien évidemment, ce n’est valable que pour les personnes qui veulent s’alléger, si tu as trouvé un équilibre qui te convient, tant mieux. Cet équilibre sera sûrement différent pour une autre personne.

            A bientôt,
            François

          • Bonjour François,

            Quelle barrière psychologique ?
            J’ai toujours écrit qu’il fallait toujours chercher à s’alléger au maximum. Mais pousser ce principe à l’extrème en perçant sa brosse à dent et en enlevant les armatures du sac à dos, ou en utilisant des sacs poubelles pour la pluie, il y a un pas que je ne franchirai pas.
            Randonner avec du bon matériel ultra ultra léger, notamment au niveau de la tente , du sac de couchage c’est beaucoup plus cher évidemment.
            Pour le sac à dos , je n’ai pas encore trouvé à ce jour un sac
            léger, simple pratique, modulable et avec une contenance suffisante. Rien que des sacs avec juste un Look commercial ou trop lourds à vide.
            L’année prochaine , j’investirai dans un sac de couchage en Duvet, plus léger et moins encombrant.
            Et pour le sac à dos, je projette la fabrication d’un sac maison En reprenant la même conception du dos; ce qui me permettra dans un premier temps de garder les bretelles, la ceinture ventrale et l’armature du Deuter. Mais avec une simplification du reste du sac; simple compartiment , ouverture sur l’avant, poche haute, système  » Molle » sur les côtés, sangles de compression, porte-bâtons.

            P.S :
            Le sac de couchage  » Marmot » XERO 550 XL que tu utilises sur le GR20 est quand même à 370 euros , ce qui peut rebuter certains.

            Amicalement !

          • Bonjour Christophe,

            La différence est entre :
            – chercher à s’alléger en prenant le même matériel, mais seulement plus léger – ce qui coûte forcément de l’argent.
            – chercher à s’alléger en changeant le type de matériel et en faisant des compromis – ce qui ne coûte pas forcément plus cher.

            Si on prend l’exemple de la tente, il y a des solutions autres qui permettent d’éviter un surcoût (abri fermé, tarp, sursac, etc.). Quand on a une tente double-paroi, il suffit parfois (ça dépend des modèles) de ne pas prendre la toile intérieure pour s’alléger – avec une solution imperméable pour le sol. C’est dans ce cas par exemple qu’il faut franchir des barrières psychologiques.

            On peut faire de même avec les réchauds, tapis de sol, popote, sac à dos, etc. C’est pour ça que je t’ai mis le lien pour ma liste de matériel sur le GR20 – la majorité du matériel n’a pas coûté plus cher que du matériel classique, parfois même bien moins cher.

            Là où c’est le plus difficile c’est pour le sac de couchage (j’avais d’ailleurs un Columbia sur le GR20, mais peu importe). Pour avoir quelque chose de léger, il faut généralement mettre le prix et il n’existe pas beaucoup d’alternatives. Cela dit, si tout le reste est optimisé, cela fait gagner bien du poids. Et quand on économise de l’argent sur le reste du matériel, on peut l’investir dans un bon sac de couchage.

            En espérant avoir fait avancer le schmilblick. 😉
            François

          • Autant pour moi, c’était le sac de « Nicolas » avec le Xero 550 Xl.

            A plus!

  69. Bonjour Eric,

    D’après moi 18 kg avec un bon sac à dos et après quelque jours d’accoutumance; c’est de la promenade. Surtout avec le confort des sacs modernes.
    Même avec 25/30 kilos, je n’ai jamais souffert du poids du sac en rando; mais beaucoupo plus du manque d’eau dans certaines régions.
    A moins de randonner régulièrement, il faut laisser un peu de temps au corps pour s’adapter. Beaucoup de randonneurs partent seulement pour queqlues jours et cherche à faire leurs étapes le plus vite possible pour arriver au refuge et boire une bière. Dans cette optique, je comprends facilement l’idée d’alléger au maximum leur sac…
    Perso, je préfère partir au matin ( pas avant 7hoo ) et marcher à mon rythme jusqu’au soir pour bivouaquer. Avec juste une boisson chocolatée le matin, je ne mange que le soir au bivouac.
    Le sac de 25 kilos qui peut sembler lourd les premiers jours, après un mois sera une formalité. Le corps va se muscler et s’adapter à l’effort.On ne fait pas le marathon sans entraînement. J’ai déja fait des journées de 35 à 45 km avec 25/30 kilos sur le dos, avec une chaleur toride en plein mois d’Août. Mais c’était au bout d’ un mois de rando, j’aurai bien été incapable de le faire dès les premiers jours.
    Pour ceux qui veulent se muscler et maigrir c’est radical; après deux mois on perd tout le superflu.
    C’est là aussi une façon de s’allèger de queqlues kilos…

    Amicalement!

  70. GR5 en 2013, 21 jours de marche dans les Alpes avec bivouac (tarp). Poids du sac total (sans la nourriture et eau) : moins de 6 kg.

    Une seule (!) chose m’a manqué, un peu : des tongs légers pour les soirs quand le terrain était très désagréable sous mes pieds nus.

    Marcher léger : que du bonheur pour moi !

    • Bonjour jean-luc,

      Avec un sac à moins 6 kg, pourquoi ne pas avoir pris les tongs ? Pour rester à moins de 6 kg ?

      Histoire de m’alléger un peu, j’ai un projet de fabrication de sac à dos en partant sur le principe du Deuter AIr-contact 70 l. Dans un premier temps,l’idée est de faire un prototype en prenant un tissu cordura 560 Den. Ensuite , il sera toujours possible de le réaliser en tissu plus léger. En tout les cas , il sera adapté à mes exigences.
      Toujours dans l’optique d’allégement, je vais à l’avenir, prendre un sac de couchage Duvet, moins lourd et surtout moins encombrant que le synthétique.
      Le but est d’arriver à 18 kg max, avec eau et nourriture.

      Amicalement

  71. bonjour, très bel article! Je me permet de mentionner une troisième erreur de débutant dont il serait peut être bien utile de parler: l’accoutumance à l’altitude, et éventuellement notre limite personnelle d’altitude max contre laquelle on ne peut rien. En France en dehors de quelques sommets des Alpes, pas trop de problème et on ne dort jamais trop haut. Dans certains pays, dormir au delà de 2000 ou 3000m peut être une torture même pour de grands sportifs, même encore après 2 semaines (vécu!) et les premiers jours de marche se feront au ralenti, avec beaucoup d’eau. Je dis ça parce que j’ai commis l’erreur (plus d’une fois, je ne réfléchis pas trop…) de vouloir trop forcer sur mes capacités en altitude et me suis récemment mise en danger (quasi incapable de revenir avant nuit noire avec temp. nocturnes négatives et aucun équipement, grosse déshydratation et dangereux vertiges sur une corniche, un peu plus de 2000m seulement au point de départ…).

    • Bonjour Marie,

      Effectivement l’altitude peut être un souci, je devrais d’ailleurs en faire un article.

      A bientôt,
      François

  72. Je tiens à vous remercier des conseils car je pars dans un mois faire le GR-5 de Saint-Gingolf (France) jusqu’à Nice. Mon aventure se terminera en août pour revenir au Canada.
    Merci.

  73. Salut ! Merci pour les précieux conseils ! J’ai commencé la randonnée il y a quelques mois. Ce que j’aime entre autres, ce sont les efforts déployés. J’aime faire du cardio en montant. Puis j’aime descendre en trottinant. Pour l’instant je ne fais que des randonnées d’une journée (exemple 20km avec dénivellation de 500-1000 mètres)

    J’aimerais faire des randonnées de plus d’une journée. De ce que je comprends du deuxième conseil.. je réalise que je ne suis peut-être pas fait pour ça !!

    Merci !
    Francis

  74. Salut François,

    Les conséquences lorsque l’on marche trop vite, on les a tous vécues (ne serait-ce qu’à l’école comme tu l’as signalé).
    Mais marcher trop lentement est aussi un problème. Alors si tu as des conseils pour ceux (celles) qui emmènent les ami(e)s découvrir nos jolis paysages…
    Merci pour tes articles.

  75. Bonjour,
    Merci beaucoup pour tous les articles et en particulier pour celui-ci. Me suis lancé ce weekend (27-28 août) dans ma première rando en autonomie sur deux jours avec bivouac, je me suis régalé. Je me suis forcé à ralentir le pas (surtout le 1er jour), résultat : pas trop de transpiration et surtout pas de migraine après l’effort, au contraire des randos à la journée ou j’ai tendance à marcher trop vite et donc transpirer beaucoup. Sac un peu lourd, j’ai sans doute transporté trop de nourriture, en tout cas par rapport à ce qui était vraiment nécessaire, et à part ça le reste de mon matos date des années 90/2000, pas ce qu’il y a de plus léger 🙂 Un vrai régal donc, dans la région des lacs de Lituanie (j’habite à Vilnius), un paradis de lacs, forêts de pins et vieux villages en bois.
    Guillaume

  76. Bonjour,
    Je reviens sur cette discussion passionnante que j’ai relue parce qu’il y a tant à dire et que le chemin est long pour atteindre la perfection.Concernant le rythme de marche, il est bon de s’inspirer de certains professionnels de la montagne comme les guides de haute montagne qui étonneront les débutants de la lenteur du rythme de marche en début de parcours en montagne. La lenteur, le pas « chaloupé », les foulées identiques sans à-coups permettent l’échauffement, l’équilibre respiratoire, bref les clés de la marche en montagne qui font que la randonnée (ou les marches d’approche) se font en douceur sans être traumatisantes ou écoeurantes ou décourageantes pour le débutant.
    Ne pas se lancer comme débutant dans un raid ou même dans un parcours de plusieurs jours. Entreprendre plusieurs sorties d’un jour afin de préparer l’organisme aux efforts particuliers de la randonnée pédestre: préparer le dos aux efforts du port du sac afin de limiter les courbatures, les cuisses et les jambes aux contraintes de la descente souvent plus traumatisante musculairement que la montée, gérer l’effort selon la longueur et la dénivelée en restant toujours en-deçà de ses capacités maxi au risque de subir la rando plutôt que de l’apprécier….augmenter progressivement la dose et y inclure la gestion de l’alimentation, celle-ci reposant sur du grignotage régulier dans la journée, à la différence du repas plus solide du soir au bivouac ou au refuge.
    Quant à la pratique MUL, je considère qu’elle s’adresse en premier lieu à des randonneurs expérimentés qui connaissent le prix du kilo superflu dans le sac. C’est une discipline qui ne s’adresse pas naturellement à des débutants qui commettront inmanquablement les mêmes erreurs que les « expérimenté »s ont commises en surchargeant leur sac, en acceptant le principe que c’est le métier qui rentre et que chaque sortie en rando est une étape dans la formation et dans l’expérience ! Après, à chacun de choisir sa philosophie et sa conception de la randonnée pédestre.Personnellement, je suis ravi d’ouvrir une boîte de fruits au sirop ou un gâteau de semoule le soir au refuge plutôt que de me laver les dents le lendemain matin avec une brosse à dents dont la manche a été scié pour gagner deux milligrammes !

 Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis mais non diffusé)

337 Partages
Partagez312
Tweetez22
+13