Juin 262020
 
Effets de l'altitude en randonnée

Avez-vous déjà remarqué comment certaines personnes peuvent randonner à 3 000 mètres et plus sans avoir l’air de souffrir de l’altitude, alors que d’autres sont essoufflées dès 2 000 mètres ?

Nous ne sommes pas tous égaux face aux effets de l’altitude. Que vous les ressentiez légèrement ou plus intensément, ces effets sont cependant bien présents. Dans cet article, je vous propose de regarder en détails comment ils se manifestent et quels sont ceux qui doivent vous alerter, ou non. Car si pour certains l’altitude n’affecte que très peu leur façon de randonner, pour d’autres en revanche il peut s’agir d’une vraie source d’inquiétude. Mais rassurez-vous, nous n’allons pas parler ici que du mal des montagnes. Et vous allez voir qu’il existe aussi, dans certaines conditions, des effets positifs de l’altitude.

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Juin 222018
 

Tout randonneur est amené un jour ou l’autre à se poser la question du demi-tour, notamment pour assurer sa sécurité ou celle de ses coéquipiers. Faire demi-tour n’est pas toujours facile, car il faut prendre la décision au bon endroit et au bon moment, on est parfois proche du but et c’est souvent vécu comme un échec mentalement. Bref, c’est presque un art… 😉

J’aborde tout cela en vidéo, en commençant par une anecdote vécue l’été dernier puis en continuant avec quelques conseils.


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Mai 202016
 

Formation premiers secours - randonnéeQue feriez-vous si au cours d’une randonnée un de vos coéquipiers se casse une jambe ? S’il se fait une entorse ou se démet l’épaule lors d’une chute ?

Et que faire s’il se brûle avec son réchaud ou s’évanouie sans raison apparente ?

L’abandonner (même si c’est un râleur fini) n’est pas vraiment une option très correcte… 😉

Même si ces situations sont peu courantes, elles peuvent arriver et ont souvent des conséquences plus graves dans la nature.

Ce sont donc des questions que l’on doit se poser au moment de la préparation d’une randonnée pour minimiser les risques au maximum – plutôt que de se convaincre que tout ira bien.

En randonnée, on est souvent dans des milieux plus ou moins isolés et il peut se passer de nombreuses heures entre un incident et l’arrivée des secours. En tout cas, il se passe généralement beaucoup plus de temps que si on est en ville ou proche d’un axe routier.

En effet, il peut être difficile de prévenir les secours (manque de réseau par exemple – voir l’article sur l’utilisation du téléphone portable) et il peut être long pour eux d’arriver sur place et d’organiser les secours – en fonction de l’état de la personne, du terrain, de l’accès, de la météo, etc.

Avec cet article, je ne cherche pas à vous faire peur, mais simplement à vous faire réfléchir sur l’importance d’avoir les connaissances et compétences nécessaires aux premiers secours.

C’est pourquoi je vous pose cette question : « Etes-vous formé aux premiers secours ? »

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Avr 162016
 

GendLoc : faciliter les secours dans la nature

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé comment vous décririez l’endroit où vous vous trouvez si jamais vous avez besoin de secours lors d’une randonnée ? – « Je me trouve à côté d’un arbre un peu penché, il y a de jolies fleurs jaunes et un gros rocher en forme de tête de lion ». (Mouai, bof… 😉 ). Même si savez où vous vous trouvez, ce n’est pas forcément facile de décrire l’endroit exact, surtout dans une situation critique. Dans ce cas, utiliser des coordonnées est très pratique, car c’est précis et complètement objectif. C’est là-dessus qu’est basée l’application GendLoc (pour Gendarmerie et Localisation). C’est une application qui a été développée par un gendarme secouriste d’un PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) d’Isère. Nous allons voir comment elle fonctionne, quels sont ses avantages et ses limitations ainsi que 3 petites choses à garder en tête pour votre sécurité en montagne – même avec l’existence de cette application.

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Sep 252015
 

Comment éviter les crampes et que faire quand on en a une ?Vous connaissez probablement cette sensation exquise d’un muscle qui se contracte involontairement, soudainement et qui reste fortement contracté…

Mais si, souvenez-vous, cette délicieuse sensation s’accompagne souvent d’une grimace, voire d’un petit cri et d’un « ****** j’ai une crampe ». 😉

La plupart des personnes pratiquant un sport sont confrontées un jour où l’autre aux crampes. Certaines personnes le sont fréquemment – et pas uniquement en pratiquant un sport (je pense notamment aux crampes nocturnes) – alors que d’autres le sont beaucoup plus rarement.

Nous allons surtout nous intéresser aux crampes survenant lors de randonnées et touchant donc les jambes (mollets, cuisses, pieds…), mais cet article est tout à fait transposable pour d’autres activités sportives et d’autres muscles.

Si la sensation dont je parle vous est inconnue et que vous ne savez pas si vous avez déjà eu une crampe, c’est probablement que vous n’en avez jamais eu. En général, quand on en a une, on le sait – il est difficile de se tromper.

Que vous en ayez déjà eues ou pas, la suite de cet article vous permettra de mieux comprendre ce que c’est, comment les éviter et comment réagir une fois qu’il est trop tard (quand vous êtes en train de grimacer).

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Nov 072014
 

Tiques et maladie de LymeIl y a dans le titre une idée de (mauvais) scénario de film. Après les fourmis, les guêpes, les sauterelles et autres petites bêtes : « les tiques à la conquête du monde ».

Ce scénario catastrophe n’est pas tellement réaliste et (légèrement) pessimiste, mais illustre un problème plus ou moins bien connu chez les pratiquants d’activités de plein air : les tiques et la maladie de Lyme.

Plutôt que de faire un film, j’ai décidé d’écrire un article sur le sujet pour vous mettre au courant des dangers liés aux tiques et des bons gestes à adopter – car la plupart des randonneurs auront affaire à des tiques au moins une fois dans leur vie.

En ce qui me concerne, j’ai déjà beaucoup donné. En France, quelques morsures plusieurs fois, et une fois avec une vingtaine de petites tiques sur un seul ( ?) bras après être allé chercher des champignons.

En Australie, beaucoup plus de morsures, dont un réveil des plus désagréables dans ma tente à cause de démangeaisons : une centaine de petites tiques sur tout le corps. Les enlever a été très fastidieux et j’ai eu des démangeaisons et des infections localisées pendant quelques mois. Et dire que ça devait être un réveil agréable derrière des dunes au bord de la mer… Autant vous dire que J’ADORE les tiques !

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Juin 042014
 
6 questions à se poser avant d'emporter son téléphone portable en randonnée

Le téléphone portable fait partie de la vie quotidienne de beaucoup de personnes. A tel point, qu’on peut même parfois se demander comment on faisait sans auparavant !

En randonnée, on se débrouillait très bien sans. On pourrait d’ailleurs toujours s’en passer, mais ce serait dommage car le téléphone portable apporte parfois une sécurité supplémentaire.

L’avantage de partir avec un téléphone portable est que dans certaines situations, on peut contacter les secours beaucoup plus rapidement – qui peuvent donc nous porter secours plus rapidement. Alors que sans téléphone, ça pourrait autrement mettre énormément de temps (des heures voire des jours suivant les situations).

Evidemment, ce n’est pas si simple que ça, on ne peut d’ailleurs pas compter uniquement sur son téléphone portable pour sa sécurité en randonnée. A travers 6 questions à se poser avant d’emporter son téléphone portable en randonnée, nous allons voir quelques points méconnus et quelques conseils sur l’utilisation du portable en situation d’urgence.

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Déc 192013
 

7 erreurs pour vous perdre à coup sûrVous êtes-vous déjà égaré ou perdu pendant une randonnée ? Avez-vous déjà été désorienté ?

– Si vous avez répondu « non », êtes-vous sûr de dire toute la vérité et de ne pas avoir la mémoire un peu courte ?
– Si vous avez répondu « oui », bienvenue au club ;-).

Nous nous perdons tous à un moment ou un autre de notre vie de randonneur. Ça peut être quelques minutes ou quelques heures – voire même quelques jours pour ceux qui font bien les choses. Suivant les personnes et les conditions, ça peut aller d’un bon moment rempli d’adrénaline à un véritable calvaire. Dans beaucoup de cas, c’est loin d’être très agréable – surtout quand ça dure longtemps.

C’est pourquoi je vais vous parler de 7 erreurs classiques – que vous avez d’ailleurs peut-être déjà faites. Ces erreurs, je les ai toutes faites et j’ai vu (et entendu) beaucoup de randonneurs les faire également – peu importe le type de randonnée (balisée, hors-sentier…) et le moyen pour s’orienter (balisage, carte, carte + boussole…).

Nous n’allons pas parler ici des erreurs dues à un manque de connaissances en orientation, à une lecture de carte approximative ou à une utilisation de la boussole restreinte à indiquer le nord. Ces 7 erreurs sont des erreurs d’orientation plutôt générales, qui paraissent assez évidentes et même assez « bêtes ». Mais, croyez-moi, sans elles beaucoup de personnes ne se seraient pas perdues.

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Oct 022013
 

Lampe-frontale-randonnéeJe me suis souvenu d’écrire cet article après être rentré de nuit une fois à 1h30 (du matin) et l’autre à 23h00. C’était il y a quelques semaines, pendant les marches de retour après des grandes voies d’escalade sur le rocher de Gozzi près d’Ajaccio et dans le massif de Bavella.

Maintenant, je ne me fais plus avoir ! Je sais qu’il est très facile de finir de nuit. Même quand j’ai prévu de rentrer avant la nuit, j’emporte une lampe frontale. Je le fais pour la plupart des activités de plein air, et bien sûr en randonnée.

Pour les randonnées de plusieurs jours, j’imagine que je n’ai pas vraiment besoin de vous convaincre de leur utilité. Rien que pour monter une tente de nuit, préparer le repas, aller chercher de l’eau, ou autre, c’est beaucoup plus pratique avec une lampe.

Donc, je vais surtout vous donner les raisons d’emporter une lampe frontale pour vos randonnées à la journée, car ça ne paraît pas forcément très intuitif au premier abord. Mais, je vous assure que ça peut vous éviter bien des « galères ». 😉

Vous avez le droit de ne pas me croire sur parole et attendre qu’une « galère » vous arrive. Vous verrez, vous serez vite convaincu (comme je le suis) et vous n’oublierez plus jamais votre lampe frontale. 😉

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Août 172012
 

Foudre en randonnéeS’il y a bien un moment où on se sent petit en randonnée, c’est quand on se fait surprendre par un orage et que l’on se retrouve au beau milieu de celui-ci. Le bruit du tonnerre, la lumière des éclairs, la pluie, le vent et même parfois la grêle – tout cela est souvent à la fois beau et terrifiant.

Quand on est chez soi au chaud, cela peut être fascinant de regarder un orage par la fenêtre. En randonnée, loin d’un abri fermé, c’est souvent une autre histoire – on se sent un peu à la merci de la nature.

Cela vous est-il déjà arrivé ? Et qu’avez-vous fait ? Avez-vous couru ou paniqué comme beaucoup de personnes ? Connaissiez-vous les précautions à prendre ?

Les orages sont responsables de beaucoup d’accidents en randonnée. On ne va s’intéresser dans cet article qu’à la foudre et laisser de côté les autres dangers liés aux orages (pluie, grêle, vent, froid, montée de rivières…).

Je tiens à préciser que je ne suis pas météorologue. Cependant, comme je passe pas mal de temps sur des parois rocheuses à faire de l’escalade, je me suis bien renseigné sur ce qu’il faut faire et ne pas faire en cas d’orage. En escalade, on est très exposé, mais on peut l’être aussi très facilement en randonnée.

J’ai donc regroupé ici les éléments qui proviennent de ce que j’ai appris et des recherches que j’ai effectuées. On entend tout et son contraire et il est difficile de faire la part des choses entre ce qui relève du mythe et ce qui relève de la « vérité scientifique ». Beaucoup d’informations à ce sujet ne sont que des hypothèses – et donc ce que vous lisez dans cet article est à prendre avec des pincettes.

Tous les ans, des randonneurs sont frappés par la foudre. Inutile de rappeler que cela se traduit souvent par des brûlures graves, des arrêts cardiaques… ou même la mort. Les foudroiements directs sont assez exceptionnels, mais les foudroiements indirects et leurs conséquences sont à prendre très au sérieux.

Nous allons d’abord voir comment essayer de ne pas vous retrouver exposé à la foudre, puis quoi faire si jamais vous y êtes exposé.

Note : Dans l’article, j’utilise l’expression « la foudre tombe »même si elle n’est pas correcte – car c’est la plus couramment employée.

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