Jan 052012
 

Camping sauvage en France et bivouacsLors de la préparation d’une randonnée de plusieurs jours, se pose souvent la question du bivouac ou du camping sauvage, pour ceux qui préfèrent cela aux refuges ou gîtes d’étapes. Où va-t-on camper ? Où a-t-on le droCit de camper ? Ces questions concernent les nuits pendant la randonnée mais parfois aussi la nuit avant le départ ou la nuit après l’arrivée.

Je m’excuse dès à présent auprès des francophones non intéressés par les réglementations françaises, mais je vais aborder ici uniquement ce que je connais le mieux, c’est-à-dire le cas de la France.

On ne peut pas camper n’importe où en France – il existe une réglementation à respecter. Dans la plupart des cas, les interdictions ont des motifs écologiques, environnementaux, esthétiques, sécuritaires ou commerciaux.

Par la suite nous verrons où on a le droit de faire des bivouacs ou du camping sauvage en France et comment s’informer. Mieux vaut savoir ce qu’on a le droit de faire ou pas avant de se retrouver nez à nez avec un fusil de chasse ou de se faire réveiller par un gendarme en pleine nuit.

Quelle différence entre bivouac et camping sauvage ?

D’abord, y a-t-il une différence ? Oui il y en a une mais la limite est parfois floue. Voici les définitions qui sont généralement acceptées et que nous retiendrons pour cet article.

Le bivouac est un campement temporaire dans un endroit peu ou pas aménagé, généralement pratiqué en pleine nature par des personnes faisant des activités de plein air (randonnée, escalade, vtt, kayak, etc.) sur plusieurs jours. Un bivouac se fait du coucher du soleil à son lever, une seule nuit au même endroit et avec un campement léger et sommaire (tente ou pas).

Le camping sauvage est souvent pratiqué dans un endroit peu ou pas aménagé, un peu plus proche de la civilisation, par des personnes ayant un véhicule et restant plusieurs nuits au même endroit.

Réglementation pour les bivouacs et le camping sauvage en France

Les bivouacs et le camping sauvage en France sont autorisés partout où ils ne sont pas interdits. Génial ? Non, pas tant que cela car il y a beaucoup d’endroits interdits. Il semble qu’il n’y ait pas de distinction à ce niveau de la législation entre bivouac et camping sauvage. Bonne nouvelle pour les randonneurs cependant, le bivouac est souvent toléré ou autorisé dans les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux – sous certaines conditions.

Réglementation générale

Voici la réglementation qui est appliquée sur tout le territoire français.

Lieux publics

Il est interdit de camper dans les lieux publics suivants :

  • Forêts, bois et parcs classés comme « espaces boisés à conserver ».
  • Routes et chemins.
  • Bords de mer.
  • A moins de 200 m d’un point de captage d’eau potable.
  • Sites classés dans les « zones de protection du patrimoine de la nature et des sites ».
  • A moins de 500 m d’un monument classé « historique ».

Les préfectures ou communes peuvent également interdire des lieux publics de manière temporaire ou permanente. Ces interdictions sont généralement affichées en mairie ou signalées par des panneaux auprès des zones interdites.

Lieux privés

Il est évidemment interdit de camper dans un lieu privé sans autorisation. Les règles énoncées au-dessus pour les lieux publics sont aussi valables pour les lieux privés.

Sources :

Réglementation dans les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux

Parcs nationaux

Dans la plupart des parcs nationaux français, le camping sauvage est généralement interdit et les bivouacs autorisés avec des conditions qui diffèrent suivant les parcs.
Lien :
http://www.parcsnationaux.fr/Decouvrir-Visiter-Partager/Les-neuf-parcs-nationaux-francais/Missions/La-reglementation

  • Parc national de la Vanoise : le bivouac est autorisé dans le cœur du parc entre 19h et 8h à plus d’une heure de marche des limites du parc ou d’un accès routier. Les tentes doivent être assez petites – ne permettant pas de se tenir debout dedans – et doivent uniquement être plantées à côté d’un refuge listé, pendant la période de gardiennage du refuge (période pendant laquelle un gardien est présent dans le refuge). Vous trouverez plus d’informations sur les refuges listés et les périodes de gardiennage dans le lien suivant.
    Lien : http://www.parcnational-vanoise.fr/fr/randonnees-vanoise/bivouac.html
  • Parc national des Cévennes : le bivouac est autorisé « pour les randonneurs non motorisés avec une tente ne permettant pas la station debout ou sans tente, pour une nuit, de 19h à 9h, et à proximité d’un sentier balisé ». Il peut être interdit « sur certaines zones pour la protection des espèces et des milieux ou pour la protection de la quiétude des lieux. »
    Lien : http://www.cevennes-parcnational.fr/Le-Parc/Reglementation
  • Parc national de Guyane : pas d’information disponible.
  • Parc national de la Guadeloupe : pas d’information disponible.
  • Parc national de la Réunion : pas d’information disponible.

Parcs naturels régionaux

Il existe 46 parcs naturels régionaux (PNR) en France, donc je ne vais pas vous faire une liste et je vais vous faire travailler un peu à la place. 😉 Vous trouverez en cliquant ici une carte de tous les parcs naturels régionaux français et les sites internet de chaque parc contenant la plupart du temps les réglementations du parc.

Les règles varient d’un parc naturel régional à un autre. Il semblerait que le bivouac soit souvent autorisé dans les parcs naturels régionaux se trouvant en montagne. C’est par exemple le cas du parc du Vercors ou de la Chartreuse.

Si vous n’arrivez pas à trouver quelle est la réglementation dans un parc en particulier, posez une question dans les commentaires.

Comment savoir concrètement où il est possible de légalement bivouaquer ou camper ?

C’est bien beau toutes ces réglementations, mais comment savoir concrètement si on est sur un terrain public, privé, près d’un monument historique, dans une forêt protégée ou autre ? La plupart du temps, on ne sait pas trop à l’avance où l’on va planter sa tente vu que l’endroit se décide souvent au dernier moment en fonction d’éléments comme la végétation, le vent, le terrain, etc. Une exception à cela sont les emplacements aménagés auprès de certains refuges ou autres.

C’est pourquoi il faut se renseigner au préalable au moment de préparer votre randonnée. Quand vous cherchez un emplacement pour planter votre tente, il est souvent trop tard pour se demander si c’est légal ou pas.

Le plus simple est de demander aux propriétaires de terrains privés la permission ou de se renseigner auprès des mairies pour connaître les lieux autorisés. J’ai été une fois surpris que la mairie d’un village du Jura m’autorise à camper dans un espace vert aux abords du village alors que je pensais que c’était illégal.

La plupart des guides de randonnée fournissent également des informations sur la réglementation pour les bivouacs. Référez-vous aux sites internet que j’ai donnés un peu plus haut pour les parcs régionaux et nationaux.

Pour finir… Respectez !

Que vous fassiez du camping sauvage ou des bivouacs, respectez toujours le lieu dans lequel vous vous trouvez et laissez-le comme vous l’avez trouvé voire plus propre ;-). Et réfléchissez-y à deux fois quand vous faites vos besoins naturels – ils polluent l’environnement et pas que de manière visuelle. Soyez le plus discret possible – faites le moins de bruit possible et faites-vous voir le moins possible. Que du bon sens, mais à voir certains comportements ça ne fait pas de mal de le rappeler…

Si vous êtes à la recherche de la réglementation dans un parc en particulier ou si vous avez des informations sur la réglementation dans certains parcs, écrivez cela dans les commentaires (en citant vos sources et les datant).

On aura de cette manière une base de données complète pour faciliter la préparation de nos randonnées.

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  148 commentaires à “Où peut-on faire des bivouacs et du camping sauvage en France ?”

Commentaires (141) Pingbacks (7)
  1. Parc National des Cévennes : bivouac interdit
    https://picasaweb.google.com/lh/photo/NfYuatwG4Na5NJx7M2xB_qNVPh6rhUYZCxnMLVE2–I?feat=directlink. Mais j’y ai planté la tente : https://picasaweb.google.com/lh/photo/iILO0LNPrRwmBfqv9oBbRqNVPh6rhUYZCxnMLVE2–I?feat=directlink
    Car à titre personnel je bivouaque discrètement 19/7 h quelle que soit la réglementation, ici par exemple dans l’ultra-protégée Vallée des Merveilles : https://picasaweb.google.com/lh/photo/6TIl1Bjaeob4EaiJA9AGbNNsxeA4twoyKiuYYHevP9w?feat=directlink
    Et même à Port Cros, on dort sur la plage avec la douce, mais je n’ai pas de photo.

    Je ne vais jamais dans les refuges, ça ronfle et ça pue des pieds, et pas envie de payer le tarif d’une suite au Sofitel NY pour une couche farcie de parasites agrémentée d’un petit déjeuner merdique.

    Salut et fraternité !

    • Bonjour Gilou,

      Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui font comme toi et bivouaquent même quand c’est interdit (il m’est arrivé de le faire). Un des problèmes est que plus il y a de personnes qui le font, plus il y aura d’interdictions.

      Dans certaines zones, ces comportements ne me dérangent pas – car ils n’engagent que les personnes impliquées. Mais ces interdictions sont parfois là pour protéger la faune et la flore dans des zones sensibles. L’impact d’un bivouac (même discret et propre) peut-être assez important !

      Voila mon avis.

      A bientôt
      François

      • Pour moi il y a impact sur l’environnement quand il y a artificialisation – construction en dur de type refuge, aire de pique-nique, campement de toile permanent, transformations de sentiers immémoriaux pour des activités autres que pédestres (cheval, VTT, moteur), clôture, organisations de randonnées de masse loufoques (hordes de 50 retraités de chez OVS, rando à poil, rando en chantant à tue-tête, marches nordiques qui défoncent les sols avec les pointes des bâtons, trails collant/pipette bruyants et irrespectueux), dérogations multiples accordées aux chasseurs-électeurs, aux pécheurs-électeurs et aux riverains-électeurs, constructions de réseaux aériens, d’éoliennes monstrueuses, ramassages et cueillettes anarchique, abandon de déchets. Et en matière de parc il y a autant d’exceptions que de normes.
        Le randonneur fait partie de l’écosystème quand il marche et dort dans la nature avec zéro déchet artificiel, de même que la fourmi ou le sanglier.

        • Bonjour Gilou,

          Je suis d’accord qu’il y a un gros impact environnemental lié aux activités de plein air. Les refuges, les sentiers et randonneurs en font partie. Je pense que les parcs essayent de concentrer ces nuisances humaines et « laisser de la place » à la nature en réglementant ou interdisant les bivouacs.

          Selon moi, ce n’est pas parce qu’il y a déjà un impact important qu’il ne faut pas faire d’effort pour limiter son impact personnel (même si cet impact est moindre).

          A bientôt,
          François

          • Je suis assez d’accord avec Gilou. Faire un bivouac, où que ce soit, ne porte jamais atteinte à la faune et a la flore quand il est fait dans le respect de la nature !
            C’est quand même dingue qu’on puisse penser le contraire ! Allez dire aux Mongols que leur nomadisme porte atteinte à la flore et à la faune !

            Non mais sans déconner, les « bivouacs » existent depuis les temps immémoriaux et l’atteinte de l’environnement est apparue à partir du moment ou les humains se sont « civilisés » et puissance mille depuis que nous sommes « industrialisés ».
            Alors n’inversez pas les choses on peut très bien « bivouaquer » sans porter LA MOINDRE atteinte à l’environnement dire le contraire est de la pure hypocrisie.
            Cette réglementation est si stricte tout simplement parce que de parfaits abr**** sont incapables de vivre en harmonie avec la nature. En France ils ne savent faire que ça : taper sur tout le monde, à cause de ces quelques personnes. Point.

        • Absolument d’accord avec Gilou. Interdit de bivouaquer sur la plage à Port Cros pendant que de dizaines de bateaux sans traitement des eaux grises ont le droit de jeter l’ancre et de déféquer et de balancer leurs dechets dans la mer à 20 mètres de là ? Mais de qui se moque-t-on ? Le randonneur de base devrait s’obliger, je dis bien s’obliger, à bivouaquer. Pour se souvenir de ce que c’est que de faire les choses furtivement, discrètement, sans bruit, sans s’étaler, en se levant à l’aube. Merci Gilou de m’avoir bien fait rire avec les collants pipettes et les hordes d’OVS ! on pourrait aussi citer les citadins frais équipés des gadgets du Vieux Campeur qui se photographient toutes les 5 mn sur Facebook : « moi en train d’affronter la nature sauvage…. »

          • Entièrement d’accord avec vous.

          • j’achète souvent du matériel au vieux campeur (souvent trop cher mais il y a du bon) mais aussi chez décat et dans le monde des passionnés aimant le bon matos, il n’y a pas que des snobinards. Merci de ne pas mettre tout le monde dans le même sac.

          • Pour avoir travaillé au parc national de port cros, on ne peut pas laisser bivouaquer. Pour une personne responsable il y en a dix qui se comportent mal. Sachez que tous les matins a 7 h des saisonniers du parc national font le tour de l’île pour ramasser le papier,cul laissé par des blaireaux. Les bateaux, eux, paient, et paient même cher pour la nuit. Le tarif augmente avec le nombre de nuits. Quand aux bivouaqueurs j’en ai vu qui utilisaient leur réchaud alors que le plan Alarm (plan anti incendie en cas de sécheresse et de grand vent) était en place. Je n’ai eu aucun scrupule a les évacuer. Par principe, les gens se conduisent mal et de manière irresponsable en parc national ou naturel. On ne peut pas laisser faire. Résultat, a cause des 80-% d’abrutis le reste de bons randonneurs comme vous et moi sommes obligés de bivouaquer très très discrètement.

    • Bonjour à tous,

      concernant la réglementation dans le Parc Naturel des Cévènnes, elle a changé depuis la parution de ce billet et du commentaire de Gilou.

      Techniquement, le décret n°2013-995 du 08/11/2013 approuve la charte du Parc « Modalités d’application de la réglementation du cœur du Parc national des Cévennes », qui indique que la réglementation :

      1° autorise le bivouac pour les randonneurs non motorisés avec une tente ne permettant pas la station debout ou sans tente, pour une nuit, de 19h à 9h, et à proximité d’un sentier balisé ;
      2° peut interdire le bivouac sur certaines zones pour la protection des espèces et des milieux ou pour la protection de la quiétude des lieux.

      Par ailleurs, l’usage des réchaud est permis pour les personnes pratiquant le bivouac, « en exceptant certains lieux et époques définis afin d’éviter les risques d’incendie ».

      L’autorisation du bivouac est donc maintenant explicitement la règle, et l’interdiction l’exception, limitée aux zones particulièrement fragiles.

      Cela étant dit, ma première réaction à la lecture des écrits de Gilou et Jonathan a été une vive exaspération : se vanter de ses bivouacs illégaux, et les argumenter par des arguments de comptoir me fait penser à ces goujats qui touchent les toiles des peintures dans les musées, qui marchent dans les massifs de fleurs des jardins, ou qui prennent des photos de peintures rupestres millénaires.
      Je salue François pour ses réponses mesurées (et la grande qualité de son site), là où j’aurais été plus vif…

      Heureusement, la note de Bernard (16/01/2014) plus bas me fait penser que les randonneurs ne sont pas tous des individualistes nuisibles, inconscient du bien fondé potentiel d’une règle.

      Bonnes ballades, en Cévennes ou ailleurs !

      • Bonjour Romain,

        Merci beaucoup pour ces informations, j’ai actualisé l’article. J’ai aussi souvent des réactions vives à la lecture de certains commentaires, mais je laisse généralement du temps avant de répondre pour mesurer ma réponse. 😉

        A bientôt,
        François

        • Bah, tous dans le même sac? A dos bien sur …!
          Bon, moi je bivouac à cheval (même sac à dos que les motos les quads etc…d’après ce que j’ai compris…) j’ai passé mon adolescence à me balader sur les sentiers et en dehors , dans le Mercantour notamment quand ce n’était encore que la réserve ( issue de celle de chasse du roi d’Italie ) maintenant que c’est le parc c’est interdit et des hordes de piétions érodent tellement les chemins qu’on se remet enfin à les réparer. Dans le temps quand les anciens travaillaient et voyageaient à mulet on réparait et entretenait les chemins régulièrement. Dans mon coin , le Beaujolais, j’essaye de sensibiliser les utilisateurs à la notion d’entretient des chemins : c’est bien plus positif et responsable que l’interdiction à telle ou telle catégorie qui d’autre part a souvent son utilité dans le maintient ouvert de certains itinéraires (qui serait définitivement perdu si seul les piétons les empruntaient. Et les vieux qui marchent sont infiniment plus nombreux que les jeunes (faudra inventer le randonneur game) mais dans 30 ans ? Alors je vous convie a venir pousser quelques pierres avec des vététistes des motards des quadistes et des amateurs de 4×4 pour que les voies de circulation non goudronnées restent praticables et ouvertes à tous !

      • Je partage entièrement les commentaires de cet article et en particulier ceux de Gilou.
        En revanche, Romain, il faudrait m’expliquer en quoi ce qu’a écrit Gilou fait partie des « arguments de comptoir » ? En quoi Gilou fait-il partie des « individualistes nuisibles » ? Je trouve cela absolument incroyable ! Franchement, c’est se foutre des gens d’écrire ça alors que les VRAIS nuisibles qui saccagent véritablement la nature sont la chasse telle qu’elle est pratiquée actuellement et depuis nombres de décennies par une majorité de chasseurs ; la pêche industrielle ; l’agriculture intensive et les produits phytosanitaires qui en découlent et qui saccagent nos sols et cours d’eau ; le bitumage comme toutes ces routes et grands axes routiers qui puent ; le bétonnage à outrance ; les coupes forestières qui vous détruisent un paysage et la forêt qui va avec ; la bagnole et la mentalité arriérée qui s’en suit (« passe ton permis le plus tôt possible, dès tes 18 ans, et achète une bagnole, si tu veux réussir plus tard dans ta vie »), çà c’est un bon exemple « d’individualisme nuisible » ; l’érosion des sols et leur stérilisation irrémédiable ; l’introduction d’espèces animales et/ou végétales exotiques invasives qui posent un énorme problème et qui bousillent nos écosystèmes ; la mentalité occidentale qui est complètement à la ramasse vis-à-vis de la nature (comme le fait de ne pas accepter de partager des territoires avec certains prédateurs comme le loup ou l’ours et de les laisser vivre pleinement : regardez ce qu’il se passe en France par exemple), etc…
        Alors, comme l’a écrit Gilou, une personne seule (ou en groupe), qui se déplace à pied en totale autonomie, qui respecte profondément l’environnement qui l’entoure, et bien cela poserait problème ? Mais c’est complétement absurde !!
        La règlementation française (j’envie la Scandinavie et l’Amérique du Nord, car le bivouac là-bas fait partie de leur culture y compris le fait de faire un feu de camp, et cela toute l’année) à ce sujet est complètement à la ramasse et donc je le dit et j’en suis fier : je bivouaque LIBREMENT même s’il s’agit d’enfreindre la réglementation en vigueur, j’en ai absolument rien à faire… et cela ne fait pas de moi un « individualiste nuisible » !! C’est risible !!
        Par ailleurs, en France, tout est réglementé, on vous tient par la main de la naissance à la mort, il y a une véritable infantilisation des individus. Il y a un moment où il faut arrêter d’être un gentil petit mouton qui accepte tout sans broncher.
        OUI, le bivouac est complètement naturel, en particulier lorsque l’on a un profond respect pour la flore et la faune qui nous entoure et lorsque l’on ne laisse aucune trace et aucun déchet, évidemment : pensez à tous ces peuples nomades (Amérindiens, Inuits, Samis, les Aborigènes d’Australie, le peuple San en Afrique, etc…) qui ont vécu ainsi et qui, pour certains, continuent à vivre ainsi. Alors, que l’on ne vienne pas me dire que le bivouac pose problème, c’est de la pure foutaise, surtout en regard des gigantesques problèmes que j’ai cité au début de mon commentaire.

        Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

        • Bonjour Manuel,

          Je comprends tout à fait votre point de vue (et le partage en partie), l’impact d’un bivouac « propre » est minime comparé à d’autres activités. Mais ce n’est pas pour cette raison que l’on peut se permettre d’avoir un impact, sinon c’est la politique du « puisque c’est déjà sale, je peux salir ».

          Je suis comme vous assez frustré de toutes ces réglementations, certaines qui utilisent un prétexte écologique. Beaucoup d’endroits sont interdits au bivouac tout simplement parce que ça dérange.

          Cela dit, je ne pense pas qu’enfreindre les réglementations et le clamer soit une bonne idée non plus. Par exemple : un groupe fait un feu dans une zone où le feu est interdit, le bivouac devient interdit dans cette zone, voire même l’accès pour les randonneurs. Et dans ce cas, un groupe prive tout le reste des randonneurs de l’accès et bivouac à une zone. Dans ce cas, je trouve cela très égoïste.

          C’est quelque chose qui arrive de plus en plus fréquemment pour les sports de nature qui n’ont généralement pas de quoi se « défendre » et pas de poids (argent, organisation, etc.) comparé à d’autres (que vous avez cités plus haut).

          A bientôt,
          François

          • « Mais ce n’est pas pour cette raison que l’on peut se permettre d’avoir un impact, sinon c’est la politique du « puisque c’est déjà sale, je peux salir ». »

            Je répète ce que j’ai déjà écrit dans mon commentaire du 8 juin 2014 à 13:26 car vous ne m’avez pas compris sur ce point là. Donc, et j’insiste, le bivouac (je ne parle pas du camping), quand il est pratiqué avec un profond respect de la flore et de la faune qui nous entourent, n’a AUCUN IMPACT, ne produit AUCUN DÉCHET, ne pose AUCUN PROBLÈME, rien, que dalle, nada… penser le contraire est de la pure foutaise.

          • Bonjour Manuel,

            Le problème est effectivement de bien respecter la faune et la flore – c’est là où c’est plus difficile. Certains gazons en montagne sont par exemple extrêmement tentant pour le bivouac, mais extrêmement sensibles également.

            Et un second problème est quand la fréquentation est trop importante, car dans ce cas, ce n’est plus vraiment possible de bivouaquer sans avoir un impact.

            A bientôt,
            François

  2. Très bon article François. Merci!

    Gilou,
    Sans vouloir t’agresser, je me méfie des « y a que moi qui fais bien, les autres c’est tous des cloches! »
    🙂
    Je ne doute pas de ta capacité à respecter l’environnement mais le bivouac dans certaines zones doit
    rester anecdotique. En faire la publicité risquerait d’encourager ces bivouacs de masse que tu sembles tant redouter. Respecter l’environnement, c’est aussi savoir être discret même quand tu n’es pas en pleine nature! 😉

    Amicalement,

    Laurent

    • Le respect de l’environnement, qui était anciennement une attitude de respect spontanée envers la nature, est devenu ensuite une posture militante, puis à la faveur des courants politiques un acte citoyen. De là sont nées un ensemble de règles normatives qui ont eu pour effet de protéger des espaces du territoire. Cette évolution est heureuse.
      Ce que je dis du bivouac : c’est une étape, de nuit, qui permet de récupérer physiologiquement (i.e renter des calories et les empêcher de sortir). Correctement pratiqué il n’a JAMAIS été une nuisance environnementale, comme les règlements des parcs nationaux semblent l’affirmer ; et je dis aussi que le gros de la nocivité vient du tourisme et d’activités sportives de masse, nommées « activités natures » qui ne sont que des activités physiques dans la nature, dont les retombées économiques sont certaines.
      Plutôt qu’un panneau figurant une tente barrée de rouge, interdiction pure et simple d’un mouvement ayant peu d’adeptes (rando en autonomie complète) mieux valait définir une charte du campement d’étape19/7 avec zéro impact.

      Salut et fraternité
      Gilou

      • Je suis un adepte du bivouac. IL y a de plus en plus de gens à vouloir s’ immerger dans la nature et c’est bien là le souci : trop de gens pas où peu avisé avec des comportements inacceptables ( à commencer par le bruit..)
        Un bivouac digne de ce nom demande bcp d’auto discipline et plus encore quand on est 2-3 ou 4…Nous devons être une « seconde peau » pour la nature et non l’inverse…Commençons par être discret…
        Manu

        • Bonjour Manu
          Je vois que tu es un adepte de bivouacs. Cela m’interesse grandement.
          Seulement , je voudrais correspondre avec toi pour plus de renseignements. Habitant la Martinique 972 , je voudrais venir en Métropole et sillonner une région et planter ma tente le soir venu au bord d’une rivière ou d’un lac. J’en rêve !!!
          Mercie d’échanger coordonnées. 0696781971

  3. Merci pour cette article…j’adore ce site….
    Bravo pour toutes ces infos…

  4. Bonjour François,
    Tu viens de me tirer une épine du pied avec un conseil tout simple. Si je veux trouver où faire du bivouac, je n’ai qu’à consulter un bouquin sur les randonnées du coin. Tout bête, mais je ne savais pas par où commencer.
    Merci !

  5. Salut François,
    je fais le sentier Cathare complet de Port-la-nouvelle a Foix avec ma chérie, il est prévu de faire des bivouacs clandestins…mais aussi a l’occasion d’aller en camping quant nous en croiserons un, histoire d’avoir des sanitaires corrects de temps autre…
    L’Aude, les Pyrénées Orientales et l’Arriege sont-ils des départements où il n’est pas trop difficile et pas trop réglementer pour faire des bivouacs ?
    Je compte bien sûr prendre les topos, cartes et guides de ce sentier pour les renseignements mais je ne suis pas certains que les emplacements de bivouacs possible y soit inscrits.
    Merci et encore bravo pour ton site.

    • Bonjour Philippe,

      Malheureusement je ne sais pas. Je pense que si tu prends un guide spécifique à la randonnée, cette information y figurera. Sinon, tu peux essayer de contacter les personnes qui ont fait ce site : http://www.lesentiercathare.com/

      Si tu trouves cette information, n’oublie pas de laisser un commentaire ici. 😉

      Merci et à bientôt,
      François

  6. Personnellement j’avoue ne pas me poser autant de questions sur l’autorisation ou non de bivouaquer, et je n’étais d’ailleurs pas du tout au courant de la législation en vigueur avant la lecture de cet intéressant article ! À vrai dire j’ai déjà bivouaqué tellement de fois que je ne compte même plus. Et comme je bivouac toujours en zones dites sauvages, c’est à dire loin de toute habitation (montagne, forêt…), jamais eu de problème. Mais j’applique quelques règles d’or. Je ne laisse jamais de détritus, bien évidemment. Je ne fais pas feu, je cuisine au mini réchaud alcool, et ça ne laisse aucune trace. Je plante la tente le soir et la lève dès le petit matin. Je fais attention à l’endroit où je plante ma tente (fleurs protégées…), et j’essaye qu’elle soit le plus possible fondue dans le décor, donc peu visible. A mon départ d’un site de bivouac, la seule trace de mon passage c’est les herbes un peu aplaties là où était la tente. Bon par contre c’est sûr qu’un jour je finirais inévitablement par me faire taper sur les doigts par un garde forestier un peu matinal… Mais il ne me semble pas dégrader la nature en bivouaquant, et en tout cas j’essaye au maximum de minimiser l’impact de mon passage.
    trace de mon passage c’est les herbes un peu applities là où était la tente.

    • voilà un point de vue que je partage et plein de bon sens. Il ne tient qu’ à nous de rester discret et de ne déranger ni décor ni animaux ni personne. Pour les besoins naturels dans un com vue plus haut. Avec les précautions qui s’imposent. Je brule le papier hygiénique utilisé. Pour le reste les bousiers feront le travail.

  7. Bonjour François,

    Si je peux apporter mon expérience à ce genre de question, voici ce que je peux dire.
    J’ai réalisé, en autres, un Tour de France à pied de 9200 kms (non-stop) en 15 mois, et ce par les GR. Il va s’en dire que j’ai parfois emprunté des GR méconnus, hors massifs montagneux (donc plus proche de la civilisation).
    Ma technique, compte tenu que j’avais besoin d’eau pour me laver, cuisiner et boire, consistait à m’arrêter dans un petit village (- de 500 hab.), et à demander à la mairie un lieu où il m’était possible de bivouaquer. Si la mairie était fermée, je recherchais le domicile du maire ou un conseiller municipal. J’ai dû faire cela des centaines de fois et bien jamais, je dis bien JAMAIS, on ne m’a pas trouvé un lieu où je puisse poser ma tente pour la nuit. Très souvent, ce lieu privilégié était sur un stade ou un simple terrain de foot. Mais cela pouvait être aussi sur la propriété même des élus. Il va sans dire que part le contact établi, je me retrouvais très souvent invité pour le dîner et/ou le petit déjeuner.
    Et en plus, on apprend tellement sur les régions traversées par les gens du cru.

    Amicalement,

    Thierry.

    • Bonjour Thierry,

      Merci pour ce témoignage qui montre bien que le fait de demander poliment ouvre beaucoup de portes.

      A bientôt,
      François

    • Je ne randonne pas en France, mais de la même façon que toi Thierry, je demande systématiquement où nous pouvons nous poser. Bien sûr c’est un peu moins facile que pour un pédestre puisque je randonne en famille et avec … Mes chevaux (entre 4 ou 5 tout dépend si nous prenons un cheval de bât ou pas ) mais cela reviens au même en fin de compte : en demandant gentiment aux gens on trouve aisément un endroit souvent superbe pour bivouaquer et au passage comme tu le soulignes, cela permets de rencontrer les gens du cru ce qui est souvent des moments très très chouette.
      Le plus difficile étant juste de pouvoir faire comprendre à un agriculteur tchèque ce qu’on voudrait !

    • Bonjour Thierry

      Je suis très impressionné par tes 9500 km parcourus « non-stop ».

      Par contre, l’accueil pour bivouaquer ne me surprend guère car c’est en quelque sorte l’application de la loi Besson relative à l’accueil des gens du voyage, adaptée au randonneur pédestre solitaire de passage dans une petite commune. Il me semble que c’est le minimum que l’on puisse nous accorder comparé à ce qui est admis pour les nombreuses caravanes d’itinérants.

      Cordialement

      Bernard77400

  8. Bonjour,
    Merci pour tous tes conseils, j’ai découvert ton site après mettre perdu dans les bois (rien de grave, je ne suis pas encore à votre niveau à faire des rando sur 2 ou 3 jours)
    Mais simple question : Avons nous le « droit » de bivouaquer dans le PNR du Vexin ?
    Je ne trouve pas la réponse :-/
    Merci

    • Bonjour Jérôme,

      Je ne sais pas non plus. Tu devrais essayer de contacter la maison du parc. Si tu obtiens une réponse, n’hésite pas à la partager ici.

      A bientôt,
      François

  9. Bien pour le site… On peut défendre la nature, mais l’homme ou la femme qui marche et qui satisfait ses besoins naturels, fait partie de la nature et cela ne devrait poser aucun problème. Les restrictions écologiques ne tiennent pas. Les interdictions économiques sont aussi très désagréables (c’est du libéralisme qui utilise le droit pour augmenter les bénéfices). En résumé dans une société civilisé les restrictions au bivouac devraient être exceptionnelle (Pour des raisons d’exceptionnelle beauté du paysage….)

  10. Tout d’abord je tiens à féliciter le créateur du site qui a fait un super boulot, ensuite je n’ai trouvé aucune infos concernant le bivouac dans le massif des Bauges. Alors moi aussi je pose la question : peut on bivouaquer dans les Bauges ?

  11. bonjour j’aimerais savoir dans quel foret ou parc naturel faire un bivouac en Essonne merci de vos réponses

    • Bonjour Fanny,

      J’ai essayé de trouver des informations sur le site du parc naturel régional de la haute vallée de chevreuse et celui du gâtinais français, mais je n’ai rien trouvé. Essaye de contacter directement les parcs et n’hésite pas à retransmettre l’information ici. 😉

      A bientôt,
      François

  12. Super article mais pas toujours évident de contacter certaines (petites) mairies afin de connaitre leur réglementation exacte, notamment au niveau des feux de camp e PACA.

  13. Bonjour,
    Je souhaite faire une randonnée sur deux jours dans l’arrière pays niçois, dans le parc du Mercantour.
    « Le bivouac est réglementé par arrêté du directeur (article 15.II 3° du décret n° 2009-486 du 29 avril 2009).
    Il est autorisé entre 19h et 9h, à plus d’une heure de marche à l’intérieur des limites du Parc ou du dernier accès automobile (Arrêté n° 95-07). »
    J’avoue ne pas bien saisir… On peut bivouaquer à l’intérieur du parc ou pas ?

    • Bonjour Aurélie,

      Oui tu peux bivouaquer à l’intérieur du parc. Mais pour planter ta tente, il faudra que tu te trouves à plus d’une heure de marche d’une route ou de la limite du parc.

      Bonne randonnée !

      • Bonjour,

        J’aimerai faire de la randonnée cependant j’aurai souhaité passer une à deux nuits sur place. Si je comprends bien tout ce qui as été expliqué, on ne peut faire du bivouac qu’une seule nuit au même endroit entre 19 et 9H. Quand il est dit « au même endroit », parle-t-on du parc en lui même?

        Aussi, pouvez vous m’informer sur les parcs qui autorise le camping sauvage, s’il vous plaît? J’ai essayé de trouver mais cela reste vague et je n’aimerai pas agir contre la réglementation.

        Merci d’avance!

  14. Bonsoir,
    Peux tu me dire si il est permis de bivouacer dans la réserve naturelle du courant d’huchet stp.

  15. Bonjour,

    Merci beaucoup pour cette page très instructif !

    Maintenant je voudrais votre avis sur le projet suivant avec 3 autres amis âgés de 15 à 18ans.
    Nous partirions faire une grande rando d’environs 1 mois pour longer la côte ouest de la France puis de la Méditerrané en bivouac. Nous avons conscience des risques qui peut y avoir (mauvaises rencontres, blessures…) Mais nous aimons l’aventure et le fait de se débrouiller seul.

    Nos parents sont plutôt positivent à cette annonce. Nous pensons partir l’été prochain.

    Merci de me dire se que vous en penser, je compte sur vous et de vos conseils d’expert 😉

    A Bientot !

    Estelle.

    • l’art de la rando, car ç’en est un demande de savoir faire un bagage, le plus léger possible, tout en ne manquant de rien. Donc le choix du matériel est le premier critère. Pour la traversée intégrale des pyrénées(gr10) sur un mois (très rapide en autonomie et sans refuge) mon sac pesait 10,7 kg sans nourriture ni boisson. Il était compossé d’un sac millet avec jupe d’étanchéïté. D’un bivouac en gore tex (1 KG) veste et pantalon goretex deux couches (750gr) deux shorts à filets (athlé), un réchaud bleuet, une popotte,deux débardeurs athlés, une cape ferrino, boussole altimètre (everlast accroché au sac à reétalonner aux passage col ) 2 paires chaussettes, une paire lacets rechange (ça casse en 15 jours soleil et eau des gués, et rosée matinale) et ce qui pèse le plus les cartes topos (4 =950gr) un t-shirt en capilène light 70 grammes (cher). brosse à dent, manche coupé, petit savon et dentifrice mini ou tube bien entamé , deux bidons cyclistes, des briquets etc….j’en oublie mais ce qui est à retnir, c’est le poids qui sera votre ennemi. c’est donc à étudier de près, sachant que ce qui est léger et performant coûte la peau du bas dos. Avoir un matériel qui se pose vite et faccilement en cas d’intempérie est important aussi. Quoi qu’il en soit, à plusieurs, si vous décidez de partager la tente, vous pouvez vous répartir ses différents éléments. Si vos arceaux sont en alu, ce sera plus cher, mais beaucoup plus léger que la fibre de verre. Utiliser un ou deux tarp décathlon (sans les piquets) peut vous faire des abris supplémentaires pas lours et bien utiles. Voilà bonne rando et bonne chance avec la météo.

  16. C’est pas compliqué on peux rien faire en France, il y a toujours quelque chose pour t’enpecher de vivre !! meme camper c pas possible…

    • tu n’as pas tort. Randonner seul, c’est discret et on attire pas l’attention avec des parlottes inutiles,ce qui fait qu’on voit plus d’animaux sauvage et qu’on remarque d’avantage les choses autour de soi. ça permet aussi d’avantage de « liberté » à condition d’aimer la solitude. Perso les troupeaux , à part chez les animaux, c’est pas mon truc.

  17. Bonjour,

    Je suis une québécoise qui vit maintenant en France et une adepte du camping sauvage maintenant frustrée de sa passion…
    Au Québec, les parcs nationaux permettent non seulement le bivouac mais également le camping sauvage pour un séjour d’une semaine ou deux au même endroit. On doit payer un tarif dérisoire pour la durée du séjour et des gardiens de parc font des rondes de temps en temps. On doit, bien entendu, respecter l’environnement et ne rien laisser de nuisible derrière nous, mais on peut faire des feux s’il n’y a pas sécheresse, et surtout avoir l’impression d’être seuls au monde.
    Cela nous permet d’avoir des vacances de rêves, dans la nature, sous la tente ou à la belle étoile, sans se serrer comme des sardines dans de ridicules campings/villages-vacances où tout le monde est empilé les uns sur les autres, où il faut faire avec les voisins comme à la maison et où, en fin de compte, on ne se détent absolument pas…

    Depuis que je suis en France (2 ans maintenant), je n’ai pas pu faire de camping sauvage puisque je n’ai pas encore trouvé d’endroit où cela est permis…

    Bref, pouvez-vous m’aider? Y a-t-il quelqu’un qui connaisse un endroit où un séjour d’une semaine ou deux est permis au même endroit dans un endroit naturel et sauvage?

    Merci!

    • Bonjour,

      Je ne connais pas de tel endroit, désolé.

      Ayant vécu en Australie pendant quelques années, j’ai le même sentiment que toi. Mais en France, les espaces sont beaucoup moins vastes (par rapport au nombre de personnes) et c’est pourquoi il y a des réglementations.

      A bientôt,
      François

      • Bonjour,
        Admettons, une semaine c’est long. Mais une ou deux nuits ? Au moins une, mais là où il ne serait pas interdit à faire du feu. Je ne trouve rien. Quelqu’un peut citer un endroit ? Ou encore mieux, plusieurs… Je cherche désespérément où aller, n’importe où en France, mais où le feu ne serait pas interdit en août. De préférence vers le Massif Central. Une idée ?
        D’avance merci pour vos conseils,
        Anna

  18. Avez-vous des informations concernant l’autorisation de bivouaquer dans le parc naturel regional de loire-anjou-touraine? merci d’avance

  19. Salut

    Je reviens d’un trek de 12 jours dans l’Altaï, au sud de la Sibérie : bivouac et camping autorisé partout, et souvent des traces de feu ou les russes laissent leurs boites de conserves brûlées. Comme c’est gigantesque ça ne se voit pas trop mais je leur ai fait la leçon! Notamment sur le PQ qui parsème les zones de bivouac : moi je m’essuie les fesses avec les plantes depuis des années, c’est écolo, léger et ça parfume le derrière :)))

    J’ai travaillé a Port-Cros, on pouvait parfois laisser les gens que l’on apercevait en train de dormir sur la plage, mais si ils se montraient désagréables on n’hésitait pas a les éjecter. Préférez les zones un peu a l’abri, munissez-vous d’un bon répuslif anti insectes (taons) et surtout pas de feu ni même de réchaud. Mangez une salade! Si on vous repère avec une flamme, lors de la ronde du soir ou du matin, vous êtes bon pour les gendarmes.

    J’ai bivouaqué dans le vercors que je connais comme ma poche, un jour deux jeunes gardes a cheval sont venus me faire la leçon, me demandant de partir. Je les ai ejectés! Il faut aussi savoir se faire respecter, un gars seul avec une tente ultra légère en train de se faire sa soupe a 200 m des moutons, ça ne peut pas nuire a l’environnement…faut pas exagerer.

    Pour le bivouac le vrai de vrai, j’aime bien le hamac tente, ou sinon la minitente comme un sursac, tu déplie en 2 secondes. Evidemment ce n’est pas confort confort 🙂

    Allez bonne route a tous

  20. Bonjour! Qui pourrait répondre à mon commentaire? Svp :p

    • Bonjour Estelle,

      Pas facile de te répondre, car ta question est très vague. Avez-vous de l’expérience ? 1 mois me paraît vraiment beaucoup si vous n’avez pas d’expérience.

      A bientôt,
      François

    • Bonjour Estelle

      Tout comme François je pense que pour bénéficier de l’avis éclairé d’une tierce personne aussi expérimentée soit-elle, mais qui ne connaît pas personnellement les participants, il faut lui fournir un maximum d’informations.

      Par exemple, concernant plus particulièrement le bivouac, qu’est-ce qui est envisagé plus précisément ?

      Type de bivouac :
      . à la belle étoile :
      . sous tente :
      . nombre de tentes :

      Lieux de bivouac :
      . sur des terrains de camping :
      . chez des particuliers, type camping à la ferme :
      . camping dit « sauvage » :
      . à l’intérieur des terres :
      . sur les plages :
      . est-il prévu de faire du feu :
      . durée de séjour maximum sur un même emplacement :

      Si j’ai bien compris, ce projet est programmé pour l’été 2014. A votre place je profiterais de ce délai pour expérimenter ce type d’activité de façon progressive en commençant par un premier week-end en autonomie, puis en augmentant progressivement la durée.

      Une approche douce permet de s’entraîner physiquement à son rythme, de tester les équipements, de roder l’organisation, de mieux se connaître individuellement et en groupe.

       « nous aimons l’aventure et le fait de se débrouiller seul.»

      Certes c’est formidable, mais cela se prépare.
      En effet, un manque de préparation peut conduire à des désagréments, sources possibles d’un rejet définitif de l’activité en cause. Notamment, les situations critiques révèlent parfois des surprises très désagréables. La randonnée-bivouac par beau temps c’est super, par temps de pluie c’est bien différent, mais une température excessive est aussi un handicap sérieux. Or, en été au niveau de la mer la chaleur est souvent élevée, notamment sur la côte méditerranéenne. Il faut aussi être conscient que vivre ce type d’activité jour après jour un mois durant peut produire des frictions au sein du groupe.

      Mieux vaut être prêt physiquement et psychologiquement pour affronter les impondérables et les difficultés en toute sérénité. Toutefois ce projet ne me paraît pas très engagé, aussi vous pouvez vous lancer et l’interrompre facilement à n’importe quel moment de votre progression.

      Les différents articles de François me paraissent excellents pour vous aider à vous préparer.

      Surtout n’hésite pas à donner des nouvelles de l’évolution de votre projet.

      Cordialement
      Bernard77400

  21. Bonjour,

    Je possède une petite parcelle dans une commune rurale à 20 km de Nantes. Elle est classée agricole même si non cultivable. Le dernier plan local d’urbanisme interdit « d’accueillir des campeurs » sur tout terrain classé agricole, au nom de la protection de l’agriculture. On ne précise pas si ces campeurs sont mon conjoint, 2 ou 3 amis ou si j’organise une rêve-partie. J’ai demandé l’autorisation pour ma propre parcelle et on me dit qu’on tolèrera un rapide passage mais que je devrais plutôt aller à l’unique camping (privé) de la commune.
    Je suis scandalisée par ces interdictions qui s’incrustent partout dans notre vie privée. Je pense aussi que c’est vivre dans la nature qui est conforme à l’écosystème plutôt que ces monstrueux nœuds routiers en béton et bitume qui avalent à jamais la campagne tout entière. Si tous les terrains agricoles sont interdits dans une commune rurale, cela revient à interdire le camping, n’est-ce pas ?
    En plus, il y a le problème des femmes, dont je suis. Les messieurs disent s’installer dans un endroit discret mais plus le lieu est discret, plus une femme est en danger. Il y a donc discrimination. Et pourquoi faut-il se cacher ? Je suis opposée à cette idée. Est-ce que les automobilistes se cachent pour laisser cracher leur pots d’échappements ? Qu’en pensez-vous ?

  22. Je pense que la raison profonde de toutes ces interdictions, c’est la détestation de voir dormir près de chez soi quelqu’un qui ne paie pas d’impôts (on pense « c’est un parasite ») ou qui ne paraît pas à la hauteur de l’idée qu’on a de soi-même. Alors on invente des alibis : la nature. Mais comme disait quelqu’un plus haut, nous faisons partie de la nature. Est-ce qu’on interdit aux vaches de chier dans les prairies (je suis adepte du végétalisme – pas ou très peu de produits animaux) ? Elles abîment la nature pourtant ! Pour moi, c’est clair, les pollueurs ce sont par exemple les vignerons qui traitent les vignes et se moquent de causer des cancers dans toute la région. Les pollueurs, ce sont les pouvoirs publics qui bétonnent la campagne ; cela est irréversible. L’habitation légère devrait être la règle partout. Mais comment laver le cerveau d’une société quand cette société est polluée à 95 % ? Il faut rester conscient que nos cris ne vont pas refaire le monde. Il faut seulement dire ce qu’on pense parce que ne pas le dire revient à être complice. Il veiller à toujours poser des actes compatibles avec notre conscience. Penser bien et se taire, c’est un peu trahir.

    • je bivouaque avec mon chien et ne m’en sépare jamais comme certains individus qui n’hésitent pas à les jeter hors de la voiture. Même dans les parcs en suivant les GR ce n’est pas pour rien payer ce n’est que du plaisir je paye mes impôts et l’addition est salée plus
      ieurs millier d’euro par An aucun déchet à mon départ rien de visible ! par contre je suis prêt à déposer un recours en justice contre un parc en cas de PV aussi haut qu’il le faudra …

  23. FICHE DE DEFENSE DE LA PRATIQUE DU CAMPING

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Camping_sauvage :

    Des panneaux réglementaires sont apposés aux points d’accès habituels des zones interdites. Tout stationnement de plus de trois mois par an, hors terrains aménagés, doit être autorisé par le maire, l’autorisation est donnée pour trois ans maximum. Il est permis de camper sur le domaine public partout où ce n’est pas interdit.

    Cette interdiction par arrêté municipal a été analysée comme contraire à la liberté de circulation, dont le droit à stationner figure comme un corollaire, selon le Conseil d’État (décision du 14 février 1958 – Sieur ABISSET)

    – Contentieux administratif (fiches Studyrama) par Bernard Asso et Frédéric Monera p.194 et 197 :
    L’arrêt Abisset a donné un intérêt pour agir aux éventuels campeurs qui voudraient planter leur tente dans une commune ayant pris un arrêté pour interdire la pratique du camping. (Conseil d’Etat 14 février 1958, Abisset, Rec. 98 concl. Long.

    La liberté d’aller et venir (Cabinet d’avocats ACI à Paris) :
    La liberté d’aller et venir est une composante de la liberté individuelle. Elle est inhérente à la personne humaine : se mouvoir, stationner, séjourner fait partie de ses fonctions vitales.
    Pouvoir se déplacer librement sans contraintes et sans autorisation de la puissance étatique est un privilège des sociétés démocratiques. La libre circulation des personnes est aujourd’hui l’un des piliers de la construction européenne.

    Les sources de droit interne sont tout d’abord d’ordre constitutionnel ; par sa décision du 12 juillet 1979, le conseil constitutionnel a reconnu à la liberté d’aller et venir une valeur constitutionnelle.
    La liberté d’aller et venir a une valeur constitutionnelle, cela signifie que ce principe fait partie intégrante des droits fondamentaux protégés par le bloc de constitutionnalité.
    Cette liberté se rattache à l’article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 qui consacre le principe de liberté.
    La liberté d’aller et venir est garantie par l’article 66 de la constitution du 4 octobre 1958 qui reconnaît la compétence exclusive de l’autorité judiciaire.
    Les sources législatives permettent la concrétisation de ce principe, il incombe au législateur de préciser la mise en œuvre de la liberté d’aller et venir et d’assurer la conciliation entre l’exercice de cette liberté constitutionnellement garantie et la sauvegarde d’autres droits et principes à valeur constitutionnelle comme la prévention de l’ordre public et la recherche des auteurs d’infractions. Les lois qui interviennent pour organiser la liberté d’aller et venir doivent respecter cet impératif d’ordre constitutionnel.
    La tâche du législateur consiste à n’intervenir que lorsque cette liberté entre en conflit avec un autre droit, une autre liberté.

    La liberté d’aller et venir est consacrée par plusieurs instruments internationaux régulièrement ratifiés par la France.

    La restriction à la liberté d’aller et venir
    La liberté comprend un certain nombre de restrictions dont les justifications sont parfois légitimes et d’autres parfois sont plus contestables. Pour les citoyens français, la liberté d’aller et venir sur le territoire national ne peut faire l’objet de restrictions non strictement justifiées par les exigences du maintien de l’ordre public. Toute mesure de police générale et absolue est considérée comme illégale.

    http://you.dara.free.fr/documents%20tronc%20commun/51992.pdf :

    le camping
    Le CAMPING donne lieu à une jurisprudence abondante. Une interdiction absolue ne
    saurait être tolérée. Le Conseil d’Etat a été amené à annuler tous les arrêtés municipaux pris
    en ce sens et donc contraires à la liberté de circulation (C.E 14/02/1958 Sieur ABISSET).
    Par contre, un maire peut réglementer le camping sur sa commune, en l’interdisant sur
    certaines zones, l’autorisant sur d’autres.

    LE PRINCIPE DE LIBRE CIRCULATION DU PIETON
    La circulation du piéton est celle qui offre le maximum de liberté. Les limitations
    sont peu nombreuses, la circulation du piéton est peu réglementée.

    http://www.legifrance.gouv.fr/ – Article R*111-43 :
    • Créé par Décret n°2007-18 du 5 janvier 2007 – art. 1 JORF 6 janvier 2007 en vigueur le 1er octobre 2007
    La pratique du camping en dehors des terrains aménagés à cet effet peut en outre être interdite dans certaines zones par le plan local d’urbanisme ou le document d’urbanisme en tenant lieu. Lorsque cette pratique est de nature à porter atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales, à la conservation des milieux naturels ou à l’exercice des activités agricoles et forestières, l’interdiction peut également être prononcée par arrêté du maire pris après avis de la commission départementale d’action touristique.

  24. Bonjour,
    J’aimerais faire la traversée des bauges et donc savoir si dans c’est régions montagneuse le bivouac est autorisé?? Merci d’avance.

    • Bonjour Jonathan,

      Je n’ai pas trouvé non plus sur internet. Il faut sûrement appeler une des maisons du Parc. Si tu trouves l’info, n’hésite pas à venir la partager ici.

      Merci,
      François

  25. J’aimerais partir en rando de quelque jours entre l’hérault et les cevennes et bivouacer la nuit et comme il semble impossible, même en faisant extremement attention a l’environnement, de simplement poser sa tente le soir et de repartir le matin sans laisser de traces LEGALEMENT, je penses que je vais devoir etre le plus discret possible et faire attention a ne pas me faire choper…
    Je ne sais pas si sa a deja été demandé plus haut mais j’aimerais savoir se que je risque si je me fais prendre ayant poser ma tente a un endroit interdit? merci d’avance

    • Bonjour Giacomo,
      Je sais que ma réponse n’est pas satisfaisante mais je crois qu’elle correspond à la réalité : Tout dépend de la mentalité du maire et du propriétaire du lieu. Bon, comme ils ne sont pas tous des fous furieux, si on garde à l’esprit qu’on ne doit pas abuser de la nature et des autres, le bivouac (sans feu) devrait se faire sans conséquence fâcheuse. Malgré tout, mon avis, c’est que dormir en craignant « de se faire choper » ce ne sont pas vraiment des vacances… Bonne chance !

      • Merci de ta réponse, même si j’aurais aimé savoir jusqu’où les sanctions pouvait aller (sans aucun feu ni aucune atteinte a l’environnement ou aux autres)

        • Bonjour Giacomo et Très Bonne Année 2014 !

          Un jour, j’ai laissé pendant plusieurs semaines sur un parking communal un camion aménagé. Soi-disant que c’était interdit. Ils m’ont retrouvée grâce à la plaque d’immatriculation (quand on bivouaque, pas de danger de ce côté-là), ils m’ont interrogée et ont testé ma bonne foi, mes intentions. J’ai expliqué mes raisons et tout s’est très bien terminé. En fait, je ne peux pas imaginer qu’ils fassent payer une contravention pour ce genre de choses. C’est seulement que les personnes à qui on donne des responsabilités ont elles-mêmes peur de ne pas être à la hauteur de leur tâche. Donc souriez ! Ce qu’on risque, c’est une engueulade, à chacun de voir s’il supporte ce genre de rapports avec autrui. Personnellement, ce type d’échanges me gâche les vacances, c’est pourquoi je me trouve ici sur ce site, c’est parce que notre vie n’est pas vraiment traitée humainement. Pourquoi ne pourrions-nous pas écraser quelques herbes comme le font les animaux ? Ce qui me fait vraiment peur, c’est l’exploitation du nucléaire, les pesticides, les épandages chimiques aériens, le béton et le bitume partout, … et l’abus de pouvoir.

        • Bonjour,

          Les sanctions sont variables et peuvent tout à fait faire l’objet de procès verbaux – par la gendarmerie ou l’ONF par exemple. Ces contraventions peuvent être assez élevées et cela dépend de l’endroit (zone protégée, parc, etc.) et des différents arrêtés.

          Il est assez difficile de savoir ce qu’il en est réellement, mais ce n’est pas toujours uniquement une « engueulade ».

          A bientôt,
          François

          • Bonjour François,

            Merci pour cette info. Alors, comme pour moi le bivouac ce n’est pas suivre un programme à la lettre, il y aurait des fortes chances que j’aie à dormir dans des lieux pour lesquels je n’ai pas pu demander l’autorisation ou sans que je sache d’ailleurs où je me trouve exactement. C’est pourquoi ces recommandations de la police locale de demander l’autorisation au préalable reviennent quasiment à interdire sans avoir à le dire. Cela s’appelle de la discrimination envers certains modes de vie. C’est comme cela que j’ai abdiqué pour faire vivre la SNCF et les hôteliers.
            Allez, il faut rester positif parce que rouspéter nuit gravement à la santé.

  26. Bonjours à tous

    A la lecture des commentaires précédents je vois qu’il existe encore des passionnés du «bivouac sauvage» alors que je pensais que le développement de l’hôtellerie de plein air, des gîtes et autres refuges joignables par téléphone portable pour réserver sa place au chaud, agrémentée d’une bonne douche et d’un bon repas avait réduit cet engouement.

    Personnellement je préfère parler de «bivouac libre» car le qualificatif «sauvage» porte une connotation quelque peu péjorative dans l’esprit de certains.

    Pour bien définir ce dont je parle, je considère le bivouac ou le camping comme libre quand je n’ai pas à payer pour l’emplacement que j’occupe, mais de surcroît quand je n’ai pas à solliciter une autorisation pour m’installer selon mes propres critères de choix. Dans le cas contraire c’est du bivouac ou du camping autorisé dans le respect des règles imposées.

    Je ne disserterai pas sur la réglementation française relative au camping et au bivouac, bien que certains points m’interpellent. Chacun peut user d’arguments pour justifier sa position, mais je pense que le mieux est d’agir en bonne intelligence. C’est au bivouaqueur à respecter les règles…. tant que faire se peut et c’est au représentant des forces de l’ordre de faire respecter ces mêmes règles avec discernement et, surtout, considérer que la personne qui dort sous la tente est tout à fait honorable, même si elle est légalement verbalisable. D’après mon expérience en la matière, c’est ce que j’ai pu constater. En effet, je me suis fait déloger à deux reprises alors que je faisais du bivouac libre loin de toute habitation, non pas à pied mais en automobile pour accéder et/ou repartir du lieu de randonnée pédestre, ce qui rend évidemment la discrétion bien plus difficile lorsque la tente est installée à coté du véhicule.

    La première fois c’était au-dessus de Port-Vendres en Pyrénées-Orientales. Alors que j’avais discuté avec le propriétaire des lieux qui s’inquiétait à cause des risques d’incendie, je pensais l’avoir convaincu que je ne faisais pas de feu mais un peu plus tard une patrouille de gendarmes qui passait par là m’a demandé de lever le camp. Ce que j’ai fait sans discuter, mais à défaut d’autre choix je suis revenu au même endroit pour y passer la nuit suivante.

    La deuxième fois c’était sur la commune de Monêtier-les-Bains dans les Hautes-Alpes à l’extérieur du Parc des Ecrins, à proximité de sa limite. Arrivé de nuit à la mi-septembre je me suis installé dans un site que je connaissais pour y avoir campé quelques années auparavant. A l’époque c’était un lieu où le camping libre était largement toléré. Le lendemain matin un garde champêtre arrivé en 4×4, un tantinet bourru, est venu me dire tout en secouant ma tente que le “camping sauvage» était interdit et qu’il fallait démonter. Je lui ai fait remarquer qu’il ne s’agissait pas de camping mais seulement d’un simple bivouac nocturne et que je respectais strictement l’horaire du Parc des Ecrins. J’étais seul à bivouaquer, mais depuis l’intégration de la commune à la station de Serre-Chevalier la tolérance de camper librement a été supprimée, probablement pour assurer une bonne image de marque de la station. Il faut admettre qu’en haute saison tentes et camping-cars constituaient un véritable regroupement de montagnards sportifs installés loin des habitations. Maintenant à la même période c’est le village lui-même qui est complètement saturé de touristes consommateurs exigeants, ambiance bord de mer assurée. A l’évidence, économiquement ce doit être plus intéressant pour le commerce.

    A noter que dans le premier cas l’expulsion était suscitée par le risque d’incendie alors que je n’avais aucunement l’intention de faire du feu et dans le second cas par soucis de ne pas faire tache pour raison économique alors que je m’étais installé très discrètement en pleine nature, très éloigné et pas visible des habitations. A l’image des bords de mer, en montagne les espace libres se réduisent comme peau de chagrin. Pourtant le bivouac, et dans une certaine mesure le camping libre font partie de la culture des adeptes des activités de montagne déjà citées par Français.
    *
    «Pour finir….. Respectez!»
    C’est bien le maître mot. Je suis tout à fait d’accord avec François quant au respect des lieux et des personnes. Comme tous ceux qui ont exprimé leur point de vue sur ce sujet, j’ai moi aussi pour principe de laisser mon emplacement de bivouac plus propre que lorsque je suis arrivé. A cet effet je transporte toujours un petit sac en plastique qui me sert de poubelle que je dépose à l’occasion dans un conteneur.
    Sans aller jusqu’à utiliser des plantes comme le fait Gilles (billet n°15, 2 août 2013 at 14:57), il n’y en d’ailleurs pas toujours à portée de main en haute montagne, je ne laisse jamais sur le terrain les papiers qui m’ont servi. A ce sujet, si les bivouaqueurs sont libres de s’installer selon leur choix, il prennent en compte ce problème et se dispersent pour ne pas se gêner mutuellement. Ce n’est pas le cas lorsqu’ils sont regroupés réglementairement, et je me souviens de certains sites d’escalade où même avec des équipements sanitaires l’affaire n’est pas particulièrement agréable.

    Quant au choix du lieu de bivouac, contrairement à l’expérience rapportée par Thierry (billet n°7, janvier 2012 at 09:28) je n’ai jamais l’occasion de demander l’autorisation car volontairement je suis généralement trop éloigné des habitations. En effet, comme beaucoup d’entre vous en autonomie totale, sauf obligation, le choix de l’endroit précis s’effectue au fil de la randonnée, tant qu’il n’est pas décidé je ne sais pas où il se situe. Même si c’est un site interdit, mais toutefois un endroit pas particulièrement sensible, je m’installe en respectant les horaires communément appliqués. Je considère alors que c’est un cas de force majeure pour cause de survie. Pourquoi donc le bivouaqueur respectueux de l’environnement serait-il plus destructeur du milieu naturel que les animaux sauvages, les troupeaux et les véhicules autorisés à y circuler?

    Comme beaucoup je déplore que certain(e)s laissent des petits papiers généralement bien blancs et donc bien visibles, sans parler des autres détritus. Dans ce cas ce sont bien les randonneurs qui sont en cause. C’est faire le jeu des opposants au camping et bivouac libres, voire aux activités de plein air. Il serait bon de s’en rendre compte et de corriger les mauvaises habitudes. Cela ne coûte rien et, notamment, il est facile de ramener un contenant vide que l’on a emporté plein. Il ne faut rien laisser qui ne soit pas naturel.

    Légère divergence de point de vue avec François, il ne me semble pas que ce soit simplement une affaire de bon sens, car pour certains leur «bon sens» semble les conduire plutôt à satisfaire leur plaisir exclusif au détriment des autres, et à se débarrasser de tout ce qui les encombre. Une anecdote éclairante à ce propos: mai 1993 en Espagne sur des bords de lacs situés en pleine nature mais accessibles facilement aux véhicules automobiles, j’ai vu nombre de cas de sacs en plastique bien fermés et bien stockés en tas jusqu’à 2 m de hauteur. Démentiel! Résultat d’une absence complète de réglementation et/ou d’un manque de surveillance. Cette habitude est devenue la norme qui ne semble gêner personne. En France, c’est dans les gorges du Verdon que j’ai également vu un amas de détritus assez semblable.
    A mon avis, il faut surtout être sensible au respect que l’on doit à ceux qui partagent les mêmes lieux que soi. En effet il existe comme moi des gens qui n’apprécient pas de voir la nature souillée par ceux qui en profitent et qui prétendent l’aimer.

    En résumé «pas vu, pas entendu, pas de traces, profil bas» pourrait être la devise du bivouaqueur discret et respectueux de l’environnement. Cela permet au moins d’être en accord avec une saine éthique à défaut de l’être avec la réglementation imposée qui n’est pas toujours en adéquation avec les impératifs d’un randonneur isolé en pleine nature. Si l’on respecte scrupuleusement ces principes de conduite, il n’y a pas grand chose à craindre des autorités, tout juste à démonter la tente et à changer d’endroit.

    Pour avoir discuté avec un garde de l’ONF, voici les règles qui semblent être appliquées de façon pragmatique:
    . généralement toléré-> bivouac uniquement nocturne dans un lieu discret et pas trop sensible, en respectant les horaires fixés;
    . interdit-> feux et camping permanent, rien ne doit être laissé en place, même pas un tarp accroché aux arbres ;
    . coup de semonce-> un avertissement gratuit, demande de lever le camp. En cas d’absence un écrit laissé sur place;
    . récidive-> procès-verbal et amende.Ni menottes, ni prison.

    Pour ceux qui n’ont encore jamais pratiqué le bivouac libre, mais qui voudraient s’y adonner parce qu’ils trouvent ça chouette, il est bon de savoir que la liberté que procure la randonnée-bivouac se paie par de nombreux désagréments qui, d’une certaine façon, limitent la prolifération de cette forme d’activité aux plus accros du contact avec la nature. Notamment pour ce qui concerne l’autonomie totale: portage plus lourd, alimentation frugale, confort très spartiate, hygiène réduite et prise de risques augmentée. En outre, il faut être prévenu qu’il est souvent difficile de trouver l’emplacement de bivouac idéal et si son choix est mauvais il peut avoir pour conséquence une nuit de galère, voire bien pire.

    Bonne année 2014
    Bernard77400

    • Bonjour Bernard,

      Merci pour ton message, je partage complètement ton point de vue.

      Je suis tout à fait d’accord qu’il est dommage de ne plus trouver d’endroits où dormir librement. Et je pense qu’il y a surtout deux raisons à ça :

      – Les abus de la part des personnes faisant du bivouacs : des réglementations strictes et des interdictions.

      – La raison économique : ça ne rapporte pas d’argent (ou très peu) quelqu’un qui marche et dort dans sa tente. En plus ça fait « tache », donc autant s’en débarrasser.

      En France, même les campings bas de gamme disparaissent. Pour passer une simple nuit et prendre une douche, il faut prendre un camping 4 étoiles avec piscine, électricité, etc. Ce qui fait que le prix pour simplement dormir a du mal à passer. Parfois, des campings très basiques seraient une bonne alternative pour pas mal de personnes je pense.

      Concernant ton anecdote au Verdon, j’ai également vu cet été une poubelle dans un arbre – que j’ai récupérée en pensant (naïvement) que c’était un oubli malencontreux.

      A bientôt,
      François

  27. Bonjour à tous,

    Ce post est génial ! Un vrai sujet, qui préoccupe tant d’entre-nous qui cherchons l’autonomie totale, ce qui veut aussi dire ne pas être dérangé par les forces de l’ordre…
    Je partage l’analyse de Bernard sur le respect, l’empreinte minimale du randonneur sur son lieu de bivouac qui finalement n’est pas pire qu’une harde de sangliers quand on s’y prend bien.

    Pour ma part, avec ma femme nous procédons de la sorte:
    – repérage de l’étape – avec un village ou un point d’eau pas loin pour l’avant bivouac afin de refaire le plein
    – ensuite on s’éloigne tranquillement, entre chien et loup, des zones habitées
    – on utilise tous les moyens pour se faire discret dans la marche – les haies, les virages du chemin, bref d’une certaine manière on disparaît…
    – on se pose, quand on trouve l’endroit idoine, ce qui peut prendre plus de temps que prévu bien sur, discrètement – plutôt dans un coin, à l’abri d’une haie, d’un taillis, d’un talus, en cherchant à prendre la distance des habitations en compte (au minimum 2 km) et les lumières aussi: si on voit de la lumière, il y a de fortes chances que l’on voit la notre…)
    – tout va très vite ensuite, après 20 à 30 km de marche, avec un sac en autonomie complète pour 6 à 8 jours, on n’a pas spécialement envie de faire la java…
    – le lendemain, à la fraîche, nous repartons, après avoir bien ratissé notre zone de bivouac…

    Et en avant la liberté !

    Bonne route à tous pour cette année !

  28. Bonsoir,
    Pensez-vous que je peux faire un bivouaque assez près d’un étang qui est par ailleurs administré par la Fédération de pêche (de la Dordogne) ou près de certain parcours de pêche le long des rivières comme la Vézère ?
    De plus ce bivouaque doit durée une petite semaine pouvons nous faire un feu (en respectant bien sur les règles de sécurité qui s’impose comme par exemple un seau d’eau ou de sable près du feu et un cercle de pierre autour du foyer entre autre) ?

    Amicalement,
    Clément.

  29. Bonjour,

    J’aimerai avoir un renseignement sur la région d’Annecy, pensez-vous qu’un bivouac serait possible là-bas ? et à quels endroits plus précisément ?

    Merci par avance de vos réponses éventuelles

  30. Bonjour,
    Journaliste pour l’émission Capital sur M6, je réalise actuellement un reportage sur le camping sous tente.
    Je souhaite ainsi suivre plusieurs personnes qui campent de manière différentes sous la tente.
    Si vous souhaitez me faire partager votre expérience du camping sauvage et/ou bivouac, contactez-moi pour en discuter! Je souhaiterais en savoir plus sur ce mode de camping!
    N’hésitez pas à m’appeler, cet appel ne vous engagera à rien!
    Merci pour vos retours.
    Anne-Laure
    06.71.23.37.54
    alg@lignedefront.com

    • Bonjour à tous,

      J’ai eu Anne-Laure au téléphone et elle compte suivre une ou plusieurs personnes pendant un jour et une nuit en bivouac pour faire un court reportage. Si jamais vous partez en Avril ou Mai et que vous avez envie de passer à la télé ;-), n’hésitez pas à la contacter.

      A bientôt,
      François

  31. Bonjour,
    J’ai aimais cette page web et tous vos commentaires. Arriver en fin de page il est facile de comprendre que nous sommes cernés en lisant l’avertissement  » … les informations fournies par ce blog ne pourront en aucun cas engager la responsabilité de son auteur … … et les personnes qui participent au blog et au site déclinent toute responsabilité en cas d’accident et ne pourront être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit. » si c’est pas malheureux de devoir se protéger ainsi pour quelques conseils donnés. On peut plus bouger le petit doigt sans se faire engueuler ou tomber sous le coup d’une loi. Enfin de caractère bougon je m’arrête là et vous souhaite a tous un bon retour à la nature.  » La société n’a pas voulu de nous qu’elle se rassure on ne veut pas d’elle  » Coluche, les SDF ou qui l’ont étais me comprendrons certainement après une nuit en ville je suis allé me réfugier dans la verte durant 8 mois et je m’apprête a recommencer.

    • Bonjour,

      Ce n’est pas par plaisir que j’ai mis un avertissement, je préfèrerais ne pas en mettre, mais je n’ai pas envie de me « battre » avec des personnes mal intentionnées – j’ai mieux à faire.

      A bientôt,
      François

    • la loi elle existe mais les reglements bafouent les lois! quelle est la valeur d’un reglement qui contredit la loi.?

  32. Bonjour,

    Petit complément :

    Me renseignant sur la possibilité ou pas de bivouaquer dans le parc des Volcans D’Auvergne, j’ai découvert une discussion à ce sujet sur le forum Internet d’un célèbre guide de voyage. Mise à part le fait que le bivouac est autorisé dans le parc des Volcans D’Auvergne il serait, aux dires d’autres randonneurs, autorisé PARTOUT en France (même avec une tente, etc.) s’il n’excède pas 1 nuit au même endroit au-delà c’est considéré comme du camping sauvage et évidemment formellement interdit.

    Donc conclusion il ne faut pas confondre bivouac (1 nuit) = autorisé et camping sauvage (plusieurs nuits) = interdit. Tout serait expliqué dans la réglementation à ce sujet, encore faut-il la trouver et la déchiffrer, je vais m’y atteler de ce pas 🙂

    Pour finir excellent blog François très instructif pour les débutants comme moi en randonnée sur plusieurs jours :).

    • Bonjour Maxime,

      Le bivouac est effectivement autorisé partout en France… là où il n’est pas interdit. Et c’est là que ça se gâte, car il est interdit à beaucoup d’endroits.

      Le problème est que beaucoup de personnes ignorent la législation (mêmes certaines personnes devant la faire respecter). De plus, la législation est parfois « sauvage » : quelqu’un décrète (sans décret) le bivouac interdit, mais il n’y a rien de légal derrière.

      A bientôt,
      François

  33. Tant qu’on en est à dire du mal de la réglementation des parcs nationaux : comment se fait il que des gardes forestiers perdent du temps à déloger des bivouaqueurs furtifs et discrets, quand on voit les montagnes de déchets plastiques que laissent derrière eux les camping cars stationnés en toute impunité sur le moindre terrain plat ? J’ai l’impression que c’est plus facile d’aller houspiller une personne seule, qu’on menace avec son 4×4, qu’un mammouth à 70 000 euros, portes fermées, parabole satellite déployée. Mais quand je vois ces camping car « avec tout le confort », laisser des kilos de détritus derrière deux, à la charge des pauvres communes qui en héritent, je trouve que l’argument bivouac-pollution à du mal à tenir la route. Qui serait assez crétin pour monter des packs de bière, un litre de liquide vaisselle, un bidon de shampoing et des pizzas sous emballage plastique en bivouac ?

    • Bonjour Fini,

      Ton commentaire me remémore une citation:

      « Le bivouaqueur se passait de tout et considérait une assiette et un quart comme un luxe. Le caravaneur ne se passera de rien… » (LEON VIBERT, 1937)

      Et aussi une fable de La Fontaine:

      « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » ( Les Animaux malades de la peste1678)

      A notre époque ces réflexions sont bien toujours d’actualité!

      Cordialement,

      Bernard77400

    • Après des années de bivouac et camping « liberté « , nous avons du ecourter nos randonnées …..on vieillit ! ….. et nous avons opté pour un vw california , nos vieux os ayant besoin de plus de confort . Ce n’est pas pour autant que nous sommes d horribles pollueurs, nous avons gardé nos habitudes de discrétion et de respect tant de la nature que des autres et même si nous sommes nostalgiques, nous aprecions de pouvoir dormir le plus pres possible de randonnées pédestres qui durent la journée. Fuyant au maximum les endroits trop fréquentés, nous trouvons encore des coins ou notre petit fourgon se fond dans le paysage….jusqu’à quand ???
      Ce petit mot juste pour dire que camping car ne veut pas forcément dire pollution et manque de respect ! et jamais nous n avons laissé le moindre detritus ou pq !

  34. bonjours,
    Voila avec des amies ont aimerais fêter un anniversaire au bord de la Dordogne et on souhaiterais y passais une ou deux nuits (tout en respectant l’environnement on ferais attention a ne pas laisser de trace de notre passage ) on métrais néanmoins un peu de musique et stationnerais avec des voitures .
    Vous pensais que cela est possible ?? faut t’il demander la mairie ? les bords de rives sont t’il privé ? public? les deux ?
    Merci pour vos future réponde cordialement mariette

  35. Bonjour Mariette,

    Selon ce que tu écris, il me semble que votre séjour sort totalement du cadre de la randonnée. Dans votre cas il s’agit clairement de camping sauvage, de venir avec des voitures au bord de l’eau pour faire la fête et camper. Si je n’ai véritablement rien contre les campeurs sauvages QUAND ILS LE FONT DANS LE RESPECT DES LIEUX, je pense que tu devrais te renseigner au préalable pour savoir si c’est public ou privé. Je ne veux pas être pessimiste mais si c’est privé, je doute qu’un propriétaire apprécierait avec un groupe pendant deux jours sur son terrain (sauf si vous allez lui poser la question d’abord et qu’il est d’accord. Avec un beau sourire, ça se tente). Si c’est public, je doute qu’on te donne l’autorisation de camper puisque les bords de la Dordogne sont assez touristiques et que les solutions d’hébergement ne manquent pas. De plus, si vous êtes au bord de la Dordogne pendant deux jours avec des tentes montées la journée, vous allez forcement être vus, au moins par les canoëistes (à moins que tu ne parles de la Dordogne plus en amont?).
    Bref, demande en mairie d’abord, mais je pense que tu vas te faire refouler. Sinon tentez en douce, considérant que tu connais les risques (vous faire dégager en pleine soirée, une bonne amende – 135€ il me semble – si feu il y a).
    Par contre la musique j’éviterais. Si tu lis les commentaires de cet article tu verras que bien souvent c’est une affaire de discrétion, et que quand on vient faire la fête à plusieurs avec de la musique, on est bien souvent pas discret du tout.

    Bon anniversaire à ta copine.

    Cordialement,

  36. Hi François!
    I do not understand French very well, so I am not sure if the answer to my questions is in the comments above… anyways, I am organizing a trip by bicycle with a group of friends, in the northern « finger » of Corse, roughly in the area from Bastia to St. Florent. Well, do you know if all of this area classifies as « espaces boisés à conserver », or « zones de protection du patrimoine de la nature et des sites »? We would be moving, staying only for the one night in each spot, so it would be called « bivouac sauvage », but it is very hard to tell if it is completely illegal, tolerated, or allowed. If you do not know, would you be able to suggest any possible source of information? Thank you, sorry for my bad English…and French! 🙂

    • Hi Margherita,

      I am not quite sure that would be allowed, as it is a very touristic place. If you want to ask, maybe the best place would be the « office du tourisme » either in Bastia or in St-Florent. You will easily find websites if you want to have an answer beforehand.

      Also, if you ride on the road, there are not many places where you could stay, it’s not very flat and « tent friendly ».

      Cheers,
      François

  37. Bonjour à tous,

    Tout d’abord merci François pour tous ces bons conseils qui m’ont déjà aidé l’année dernière.

    Je me renseigne pour faire une randonnée libre avec bivouac dans le parc des Causses du Quercy dans quelques semaines mais je ne trouve pas les réglementations sur le bivouac et le feu dans ce parc. Quelqu’un aurait-il un lien à me proposer?

    Cordialement
    Rodolphe

  38. Bonjour,

    nous envisageons avec ma compagne de partir une semaine sur la route le long de la cote… on pense planter notre tente là ou on trouvera une place convenable, retiré,…
    A la lecture de ce poste je remarque que ce n’est pas aussi simple niveau autorisation. Étant la premiere fois pour nous, nous ne connaissons pas du tout les règlements de si oui ou non les bivouacs est autorisé.
    On aurait voulu savoir les conséquences, amandes ou autres si nous sommes interpellés.
    merci pour vos réponses.

    • Bonjour,

      Vous pouvez effectivement être verbalisés, plus ou moins en fonction de la où vous bivouaquez. Dans ce cas, ça ne regarde que vous. Par contre, en fonction de là où vous bivouaquez, vous pouvez entraîner de futures interdictions (fins des droits de passage pour les randonneurs par exemple), donc pensez-y ! Et si vous le faites tout de même, pas de feu svp.

      A bientôt,
      François

  39. Bonjour,
    Je suis fan de man vs wild et aimerais camper au alentour de chez moi 77000 Melun.
    J’ai lu plusieurs site différent qui disent c est interdit de faire du camping sauvage vers fontainebleau mais d autre disent qu’il y a des endroit gratuit et exprès pour y planter une tente et un feu de camp.
    J’aimerais, si possible, que vous puissiez l éclairé sur le.sujet ou me.conseille un endroit où camper avec un amis, voir faire un feu de camp. 🙂
    Merci beaucoup

  40. Bonjour à tous, au risque d’être redondant, super site, je m’arrête sur ce poste (et ses commentaires) car, adepte depuis un moment du bivouac/camping sauvage, j’ai d’ailleurs dernièrement abandonné la tente, (un vrai plaisir, j’aurais du essayer plus tôt ! :p) je ne m’étais jamais rendu compte à quel point l’Homme Libre était chassé du territoire français, et j’avoue que ça me déprime pas mal !

    J’essais de me consoler en me disant que pour beaucoup d’endroit l’interdiction est plus un appel à la discrétion qu’autre chose, même si en bon parisien, j’ai tendance à voir beaucoup de mauvais esprits de la part de l’autorité…

    Cet été, lors d’un… hmmm bivouac sur 2 jours :p je ne sais pas si c’est toujours du camping lorsqu’il n’y a pas de tente, nous avons croisé un garde nature, (je tais volontairement le lieu, pour son anonymat) passait de façon préventive pour nous guider dans le respect du lieu, nous a aussi dit qu’un feu de camp était punissable de 90€ d’amende par personne autour du feu, pour ceux qui se poserait la question.

    J’ai trouvé cette démarche très prévenante et surtout rassurante par rapport à tout ce que j’ai lu dans les commentaire, comme quoi toutes les régions ne sont pas dans l’optique de virer les gens qui viennent s’y reposer et se couper du monde (pour le coup, c’était un peu rappé, la zone étant devenue très touristique rapport à 2 ans auparavant).

    Je tiens aussi à revenir sur certains postes qui vantent le bivouac propre rapport au maisons mobiles et autres chasseurs fou… Je suis tout à fait d’accord, d’ailleurs quitte à passer un « examen de vie en nature », si c’est au pris de la liberté, je serais le premier à me soustraire à cette dernière règle qui défie le bon sens.

    Je tiens aussi à préciser que l’interdiction systématique du feu (bien que je la respecte) est une aberration, elle est bien sûre nécessaire dans certaines régions et par certains climat, mais si la règle était la sécurité, ça marcherais aussi bien… Surtout qu’un feu mal protégé est bien repérable.
    Dans pleins de pays, qui possèdent les mêmes climats que nous, les feux sont autorisés, voir l’exemple de Chrystine poste du « 30 juillet 2013 at 11:21 » ou il suffit de s’enregistrer a l’entrée du parc pour accéder à cette relative liberté qui est de vivre avec soit même !

    Sur ceux, bonne randonnée à tous ! <3

  41. Bonsoir. Néo-zéd sur Paris (donc je sais ce que je fais et je fais pas n’importe quoi !), j’ai besoin d’un peu de nature et j’avoue que je comprends absolument rien à la réglementation. Dans les Pyrénées c’était plus simple, on pose sa tente à 100m d’un refuge et c’est plié – ou du moins c’était ce qu’on m’a dit de faire :-). Mais à moins de 2h de Paris (en voiture) on fait comment ? On indique ici que dans les PNR on peut bivouaquer, sauf que http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020466655&categorieLien=id, et j’ai pas l’impression qu’il y a grande chose d’autre d’autorisé dans le coin non plus. Des idées ? Merci !

  42. Bonjour,

    je recherche actuellement le règlement du par c régional du Haut-Languedoc sur leur site, mais sans succès.

    http://www.parc-haut-languedoc.fr/

    Quelqu’un pourrait-il me dire s’il l’a trouvé et les règles à respecter si l’on peut bivouaquer ?

    Merci.

    Cordialement.

  43. Bonjour,

    1° merci pour votre site

    Je cherche désespérément un renseignement que je ne trouve pas le texte officiel qui nous interdit de bivouaquer dans le parc du verdon sur les hauteurs du coté de baudinard jusqu’à Gréoux les bains.

    Par contre l’office du tourisme est formelle  »c’est interdit » mais ne peut pas me fournir le texte officiel.

    si vouas avez des infos merci

    • Bonjour,

      Peut-être que les arrêtés sont disponibles auprès de la mairie. Il n’y en a peut-être pas d’ailleurs, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y aura pas de contraventions à la clé. 😉 C’est toujours assez flou.

      A bientôt,
      François

  44. Bonjour François,

    Je suis journaliste pour l’émission TF1 reportage, je réalise actuellement un reportage sur le camping sous tente. Je souhaite suivre une ou plusieurs personnes qui campent dans la nature, loin des campings privés.

    Puis je vous appeler pour avoir quelques renseignements svp.
    Merci
    A bientôt

    Mickael
    06 63 51 72 19
    mbeurdouche@gmail.com

  45. Bonjour,

    Super que ce site, merci François et tous les autres !
    Deux choses :
    1) Si vous pouviez me conseiller un ou deux endroits vers le Massif Central ou plus au nord du pays, où l’on pourrait faire du feu au mois d’août… Je ne trouve pas… J’ai une tante très légère et je voulais rester sur la même place deux nuits de suite si possible. Si interdit, je ne ferai qu’une seule nuit, mais je voudrais pouvoir faire du feu.
    2) Puis, une petite précision : quand on dit « feu interdit », cela veut dire « feu de bois à même la terre interdit » ? Faut-il comprendre que le réchaud à gaz n’est pas interdit dans ce cas ? En fait, le réchaud n’est jamais interdit quand le bivouac est permis ? Ou c’est encore du cas par cas ?…
    – et puisque on en est là…. si le réchaud à gaz est permis (mais feu interdit), cela veut dire que l’on peut faire du feux, mais il ne doit pas toucher à la terre, c’est tout ? (puisque le réchaud fait quand même aussi du feu, seulement il n’est pas à même la terre)
    Un copain m’a dit qu’il suffit de bien préparer le foyer : mettre deux couches de grosses pierres par terre, pour monter le foyer, et on peut faire un feu dessus sans aucun problème (même dans les endroits où « le feu est interdit »), en tout cas hors la canicule. Cela me laisse quand même perplexe ; j’ai bien peur que les gardes forestiers ne soient pas de même avis… Et le vôtre ?
    Merci d’avance pour vos retours,
    Anna

    • Bonjour Anna,

      1) Pour le feu, il y a beaucoup d’endroits où c’est interdit. En plus du côté « provocateur » dont parle Emmanuel en dessous, ça peut être aussi égoïste par rapport aux autres personnes pratiquant les activités de plein air. Il y a eu beaucoup d’endroits interdits au bivouac ou même d’accès à cause d’une ou quelques personnes ayant fait des feux. Donc vous ne risquez pas simplement une amende, mais aussi des répercutions pour les autres personnes – sans parler du risque d’incendie…

      2) C’est au cas par cas. Parfois seulement un feu par terre est interdit et utiliser un réchaud est autorisé, mais parfois tout est interdit. Dans certains régions, l’accès est même réglementé et interdit pour les risques d’incendie (Bouches du Rhône par exemple).

      Note : il ne suffit pas d’isoler le feu du sol pour éliminer le risque de propagation. Les projections provenant d’un feu ne seront pas éliminées.

      A bientôt,
      François

  46. Bonjour Anna ,

    Si je puis me permettre , effectivement faire du feu en plein mois d’aout risque de vous faire passer pour ( pardonnez moi ) une inconsciente , à défaut une véritable provocatrice..
    A moins de maîtriser des techniques de feux dissimulés et qui limitent la production de fumée…( et encore… ) Le repas froid reste encore la meilleure alternative pour profiter pleinement du bivouac et éviter de se voir administrer une amende conséquente .
    Bon bivouac .

    Manu

  47. Bonjour,

    Savez vous si le bivouac est autorisez dans les parcs régionaux du Lubéron et des Alpilles durant le mois d’Août ?

    Merci de vos réponses 🙂

  48. Bonjour,
    Je passe des nuits en foret des vosges du Nord à dormir à la belle étoile sans feux bien sur, et respectueuse +++ de l’environnement. A chaque fois c’est magique!
    je voudrais savoir ce que je risque si un garde passe.
    en général je l’écart des chemins et trouve des petits recoins.
    Voila il faut pas grand chose pour trouver le bonheur!

  49. Bonjour, et d’abord merci pour cette mine d’informations que je dévore, ça me donne confiance et envie de partir à l’aventure !
    Mon premier objectif sera de traverser le massif du Pilat, dans la Loire, et en questionnant par mail la maison du tourisme du parc, on me répond que « le bivouac est toléré mais que cependant de nombreux terrains sont privés ». Et là, ça me laisse perplexe : je me doute bien qu’un verger ou un jardin au dos d’une maison est un terrain privé. Mais un « champs » d’herbe ? Une clairière ? Privé ou pas ?
    Et même si on repère par certains indices que c’est privé (par exemple un pâturage vide), comment on fait pour trouver le proprio ? Ca a été dit plus haut, on ne sait pas vraiment à l’avance où on va s’arrêter, et même si on rempli l’objectif d’itinéraire prévu pour la journée (des fois qu’on ait envie de se taper l’étude des cadastres pendant la phase de préparation ^^), les cartes IGN ne vont pas nous dire que tel endroit est plus confortable que tel autre. Alors, comment on fait ?

    Et question subsidiaire : quel intérêt ont les gendarmes ou les gardes ONF de venir réveiller les bivouaqueurs en pleine nuit ??

  50. Bonjour,
    Je souhaite faire une rando sur quelques jours dans le Golfe du Morbihan, le bivouac est il autorisé autour du GR 34 ?
    Merci d’avance pour votre réponse

  51. Slt c est pour savoir au niveau du luberon si c était autoriser merci de tenir ce site il est genial

  52. Bonjour!

    Je souhaiterais faire du bivouac dans les PNR de ma région (Haute Vallée de Chevreuse et Gatinais), mais je n’arrive pas à voir les infos concernant la légalité du bivouac dans ces PNR… Pourriez-vous me donner un coup de main?

    Merci d’avance!

    • Vous avez essayé de les contacter via le site internet ?

      • Oui, mais malheureusement ils m’ont plutôt orienté vers les hébergements « classiques » (gîtes, hôtels, etc..)… De plus leurs sites internet ne sont pas des plus pratiques…

  53. Je me serre de ton site pour me renseigner sur tout en général et se qui concerne le bivouac et la réglementation etc…

    et très content d’avoir ton site sous la main.

    Merci François pour tout.

  54. Bonjour,
    Avec mon copain nous sommes allés voir une amie en Normandie et ensuite nous avons longé les côtes bretonnes avant de rentrer chez nous. Road trrrrip!! Nous avons opté pour le bivouac le soir et avons chaque soir posé notre (petite) tente dans un endroit différent. Montée tard, démontée tôt. Chaque fois dans un nouveau lieu et chaque fois nous avons découvert un endroit magnifique et qui n’avait rien à voir avec le précédent. Prendre son petit déj’ sur la plage faut avouer qu’il y a pire pour commencer une journée! Surtout quand il n’y a pas d’autres empreintes que les vôtres dans le sable et que votre petit réchaud vous prépare votre petit thé face aux vagues.. Que du bonheur! C’était au mois de septembre donc plutôt en période tranquille. Nous ne savions jamais où nous allions nous installer mais nous avions le temps de bouger et de visiter la journée et vers la mi/fin d’aprem nous commencions à chercher un endroit où nous installer. Prendre le temps nous a permis de tomber sur des lieux d’exception et pas uniquement où planter la tente pour passer la nuit. Je ne saurais pas dire à quelle distance nous étions des habitations mais suffisamment loin pour ne pas déranger ni être dérangés. A part quelques promeneurs étonnés voire contents et ravis de pouvoir taper la causette nous n’avons eu aucun souci. A tel point qu’il nous est difficile de trouver un lieu aussi accueillant et favorable au bivouac que la Bretagne! Cela tient aussi très souvent à la chance mais foncez-y!

    • est ce qu’il est possible d’avoir plus dinformations de votre road trip ( rando, velo, voiture?) car j’ai la meme idee, en rando (suivre peut etre le GR34) mais pour le mois de juillet (je sais cest beaucoup moins cool etant donne que c’est l’été et donc avec beaucoup plus de touristes)

      merci d’avance

  55. J’adore votre site et vos articles, ils sont super bien rédigés ! J’aurais sinon une petite question à vous poser camarades campeurs/bivouaqueurs (si ça s’écrit comme ça ), je suis en ce moment présent sur Paris pour faire des études mais la nature m’appelle, connaissez vous un bon « spot » ou parc en île de France dans lequel je pourrais bivouaquer le week-end en toute simplicité ?

    Merci et bonne journée

  56. Bonsoir,
    je fais du camping sauvage (camp de base) sur plusieurs jours ou bivouac en trekking.
    feux de camp la plus part du temps avec précaution. (dans certain endroit en été il est vrai que le feu est tres dangereux et si c’est interdit , ne pas en faire)
    rester en un endroit en respectant la nature ne nuit pas a la nature!
    les ayatollahs du vert : je leur dit « ouste ».
    j’ai 23 ans de camp de survie …

    • Bonjour, Laurent.

      Tout comme toi, je suis amateur de bivouac libre, dit sauvage.

      En outre, tu précises: « j’ai 23 ans de camp de survie … ».
      Je suis curieux d’en savoir plus.
      Peux-tu préciser en quoi cela consiste exactement, car les émissions vues à la télévision sur ce sujet me paraissent plutôt farfelues.

      Cordialement,

      Bernard77400

  57. Bonjour à tous ,

    Effectivement , camping sauvage – camp de base -Bivouac – trekking….
    j’aimerai bien savoir Laurent ce que tu entends par 23ans de camp de survie…??
    Un peu plus d’informations et/ou de précision serait le bienvenu….

    Au plaisir…

    Manu

  58. Bonsoir,
    Je pars en weekend avec des copains et je voulais savoir si quelqu’un sait s’il est autorisé de bivouaquer au barrage Saint Bruno qui se situe en Belledonne dans la forêt de St Hugon ??

    Au plaisir…

    Mylène

  59. Bonjour, j’aurais aimé savoir si dans le parc national du causse et du Quercy le bivouac était autorisé? Merci d’avance.
    Votre site est super. Merci pour toutes les infos.

    • Bonjour,

      J’ai regardé, mais je n’ai pas vraiment trouvé d’informations concernant l’ensemble du Parc.

      A bientôt,
      François

  60. bonjour, savez vous si c’est possible de faire du bivouacs dans les alpes Française et ou les alpes maritimes?merci

  61. entre grenoble et chaillol, ou Valence et gap, environ, ce périmètre là? merci!!

  62. Bonjour,

    J’ai parcouru un grand nombre des commentaires. Très instructif. Je débute en randonnées de plus d’un jour. J’ai bivouaqué déjà une ou deux fois. Le plus souvent dans des pâturages de montagnes. L’impact est minime, vu les dégâts infligés par les troupeaux, les traces du bivouacs sont invisibles 🙂

    Concernant certaines remarques sur les besoins personnels: Oui, ils peuvent avoir un impact écologique sur le microcosme du lieu de bivouac. Dans le cas d’une personne saine qui ne manque que bio et ne prend aucun traitement, il n’en aura pas. Dans tous les autres cas, et en particulier dans le cas, par exemple, d’une femme qui prend la pilule, l’impact peut-être très important !!! Ca peut paraître ridicule, pourtant c’est une réalité. Aujourd’hui, tous nos cours d’eaux et nos lacs sont en en déséquilibre à cause des rejets d’égoûts et même les stations d’épurations ne savent pas bloquer les polluants issus de la pharma. Alors un bousier qui bouffe les selles d’une personne qui prend des médicaments, ou qui a mangé de la viande non bio traitée aux antibiotiques a forcément un impact important sur le microcosme local, et si je parle de la pilule, c’est parce qu’il est tout à fait connu aujourd’hui que c’est un sérieux perturbateur endocrinien… Alors un renard ou une biche va pas forcément y goûter, mais les petites bestioles sont extrêmement importantes aussi.

    Cela dit, je n’ai pas la solution. A part manger bio, et boire de l’eau avant et pendant la rando, je vois pas… où être équipé pour emporter ses besoins et s’en débarrasser quand on passe proche de la civilisation…

    Bien sûr, ceci concerne surtout les réserves naturelles et autres endroits protégés…

    Bref… La lecture de tous ces commentaires m’a inspiré ça, et m’a apporté beaucoup de réflexion. Merci.

  63. Bonjour,

    Je pratique le trek depuis 25ans avec mon épouse ,et faisons du bivouac .Aucun détritus n est laissé derrière nous .Depuis 2 ans nous allons en Norvège ou celui ci est autorisé .Dommage d aller aussi loin alors qu’il reste encore pleins de sentiers à découvrir .en France Je tiens à préciser que la Norvège est un superbe pays pour les randonnée

    Randophil

  64. Bonjour,
    merci pour tout ces renseignements, très bon site ! Une phrase me vient à l’esprit et je pense que 80% des lecteurs la valideront : « c’était mieux avant ! ». Difficile de faire la part des choses entre respect de l’environnement et assujettissement à la société de consommation…
    J’ai l’impression en lisant les différents commentaires que bientôt les vers de terre auront plus de droits que les humains. Au risque de passer pour un démago, je sent quand même se mettre en place un monde Orwellien. Taits-toi, obéis, consomme ne t’écarte pas du chemin.
    Je trouve lamentable de nous « interdire » par force de lois, la vraie nature dite sauvage. On voit clairement qu’on a accès à une « nature » souvent (re)travaillée et quasi-toujours payante. Et oui bientôt respirer sera aussi payant…
    Et nous dire que nous (administrés) ne respectons pas la nature, lorsqu’on construit des centrales nucléaires, cancer de la terre et lorsqu’on envisage le gaz de shiste, c’est une prouesse !! Ma maxime serait la suivante, êtres humains faites ce que vous voulez de la terre, j’ai pleine confiance…Entité gouvernementale, élus et dirigeants politiques ne touchez plus à rien, vous avez fait suffisamment de dégats !!
    Quand on voit qu’au niveau national personne ne fait la promotion de la permaculture, bio-dynamie, éco-construction : tout est dit. Que vous le vouliez ou non nous sommes en grande partie dirigés par des raclures (et je pèse mes mots) qui saccagent l’environnement, qui n’hésite pas à faire crever les gens pour de plus grands profits.
    La démocratie moderne c’est comme le père noêl, c’est une supercherie pour faire réver les enfants…le temps de consommer bien sûr !
    Merci pour ce site, modo, admin etc…
    Cdlt Nicolas

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