Juil 182017
 

Cohabitation entre randonneurs et chasseurs en 6 questions
Vous avez déjà vu des enfants se disputer pour un jouet, ne voulant pas le partager ?

La relation entre randonneurs et chasseurs ressemble parfois à cela, car ils doivent partager un même terrain de jeu et la pratique des uns n’est pas toujours très compatible avec la pratique des autres.

Cet article va donc s’articuler autour de 5 questions que des randonneurs soucieux de leur sécurité me posent fréquemment.

Je tiens à préciser que je ne suis pas chasseur et que je ne suis pas un expert sur le sujet. N’hésitez donc pas à compléter cet article avec vos commentaires, notamment si vous êtes chasseur, randonneur-chasseur ou chasseur-randonneur. 😉

Comment connaître les périodes de chasse, les jours de chasse, etc. ?

Pour la France, vous pouvez trouver les dates d’ouverture de la chasse par saison et par département sur le site de l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) : http://www.oncfs.gouv.fr/Chasser-dans-les-regles-ru18.

Voici le lien pour la saison 2017-2018 : http://www.oncfs.gouv.fr/Chasser-dans-les-regles-ru18/Dates-d-ouverture-de-la-chasse-saison-2017-2018-news1916

Vous y trouverez également les jours de la semaine pendant lesquels la chasse est autorisée pour telle ou telle espèce.

Dans la plupart des départements, la saison de chasse s’étend de septembre à février, mais peut commencer avant et finir après dans certains endroits pour certaines espèces. Il existe beaucoup d’exceptions, lisez-donc bien les arrêtés préfectoraux. Il faut également savoir que des autorisations spéciales peuvent être délivrées tout au long de l’année.

Note : les arrêtés préfectoraux sont également disponibles en marie.

Comment savoir où ont lieu les chasses ? Comment savoir s’il y aura des chasseurs à tel ou tel endroit ?

Connaître la période et les jours de chasse est un bon début mais pas vraiment satisfaisant, car la période de chasse est souvent assez longue (environ 6 mois dans la plupart des départements français) et il y a beaucoup d’exceptions. Ne randonner qu’en dehors des périodes de chasse peut donc être assez limitant.

Pour randonner en période de chasse, on aimerait bien savoir où sont les chasseurs et où ont lieu les chasses. De cette manière, on pourrait les éviter afin de ne pas les déranger et ne pas se mettre en danger.

Malheureusement, il n’existe pas de solution facile et infaillible pour bien se renseigner ou de support regroupant toutes les chasses et tous les chasseurs.

Le mieux est de se renseigner comme on peut, pour connaître les lieux de chasse fréquents :

  • Auprès de la commune – même s’ils ne seront pas nécessairement au courant de ce qu’il se passe sur les propriétés privées.
  • Auprès des locaux – car les coups de feu ne passent pas inaperçus.
  • Auprès des associations/fédérations/sociétés de chasse. La difficulté est qu’une randonnée traverse souvent plusieurs propriétés et qu’une association de chasse n’est pas nécessairement au courant de ce qu’il se passe dans l’association voisine.
  • Auprès des randonneurs et autres pratiquants d’activités de plein air – notamment ceux qui connaissent bien l’endroit dans lequel vous souhaitez randonner.

En général, ça vous permettra d’avoir une bonne idée des lieux à éviter car très fréquentés par les chasseurs et des lieux plus propices à la randonnée. Ça ne vous garantit pas à 100% que vous n’allez pas rencontrer des chasseurs, mais ça met plus de chances de votre côté.

Essayez également de vous renseigner sur les types de chasse dans l’endroit où vous souhaitez randonner : battues, chasseurs se déplaçants ou postés, chasseurs seuls ou en groupes, chasseurs avec ou sans chiens, etc. Ça vous permettra de savoir à quoi vous attendre et choisir votre lieu de randonnée plus facilement.

Où randonner en période de chasse, un jour de chasse ? Quelles sont les bonnes pratiques de sécurité ?

Si vous souhaitez randonner pendant la période de chasse, un jour de chasse, voici quelques conseils pour prendre le moins de risques possibles :

  • Chasseur en gilet fluorescentEssayez de rester sur les sentiers et évitez de vous aventurer hors-sentiers. Les chasseurs s’attendent plus à trouver des randonneurs sur les sentiers qu’hors-sentiers et vous avez donc moins de chances de les surprendre.
  • Essayez de randonner dans un endroit qui est fréquenté par les randonneurs, un sentier connu par exemple. Cela permet d’être plus en sécurité, car les chausseurs ont probablement déjà vu des personnes dans ces endroits et sont plus vigilants.
  • En cas de doute, restez près des habitations, des routes et des gros chemins, à proximité desquels les chausseurs ne tirent normalement pas et savent que des personnes peuvent se trouver.
  • Soyez visibles, notamment en portant des vêtements voyants. L’idéal est de porter un gilet fluorescent.

Que faire si on entend des coups de fusil, si on entend des chiens aboyer, si on entend des chasseurs, etc. ?

Si vous entendez des indices qu’une chasse est en cours ou que des chasseurs sont à proximité :

  • Essayez de faire connaître votre présence aux chasseurs en essayant de ne pas perturber la chasse.
  • Faites-vous voir en vous mettant dans un endroit dégagé, ne vous cachez pas.
  • Faites-vous entendre en parlant éventuellement. Restez quand même respectueux en évitant de faire trop de bruit tout de même.
  • Une fois qu’un chasseur (ou plusieurs) vous a vu, allez à sa rencontre pour en savoir plus (voir section juste en dessous).

Chasseurs et randonneursDans le cas d’une battue, la conduite à tenir est la même. Si jamais la battue est en cours et que les chiens aboient, regroupez-vous (si vous êtes en groupe) et restez où vous êtes en attendant que ça s’éloigne (ce qui est généralement rapide).

Le bruit que font les chiens pendant une battue peut être impressionnant, mais ne vous inquiétez pas pour autant, il y a peu de chances qu’ils vous confondent avec du gibier. 😉

Note : ne confondez pas les coups de fusil avec les détonations des canons anti-grêle ou équivalents – car vous pourrez toujours chercher des chasseurs, vous n’en trouverez pas. 😉

Que faire si on voit un ou des chasseurs ?

Si vous voyez un chasseur (ou plusieurs) et qu’il ne vous a pas vu, essayez de signaler votre présence puis d’aller à sa rencontre.

Demandez-lui ensuite avec courtoisie et le sourire :

  • Où se déroule la chasse.
  • S’il y a d’autres chasseurs.
  • S’il y a des zones à éviter et des zones où vous pouvez aller tranquillement.
  • Combien de temps cela va durer.
  • Etc.

En gros, demandez-lui toutes les informations nécessaires pour une cohabitation en toute sécurité.

Que faire si on tombe sur un panneau indiquant une chasse en cours ?

Chasse et randonnéeDans certains endroits, des panneaux sont utilisés pour indiquer qu’une chasse est en cours. C’est souvent le cas sur les sentiers qui traversent la zone de chasse, d’où l’intérêt de rester sur les sentiers dans les zones « à risque ». Si vous « tombez » sur un panneau de ce type, je vous conseille de ne pas aller plus loin au risque de vous retrouver au beau milieu d’une chasse.

Ça peut être frustrant, d’autant plus que c’est parfois difficilement prévisible, mais c’est votre sécurité qui est en jeu. Si vous avez la possibilité de voir un chasseur, demandez-lui plus d’informations (s’il n’est pas en pleine action).

Sinon, faites demi-tour ou essayez de trouver une alternative pour continuer votre chemin. J’en profite pour rappeler ici l’importance de savoir s’orienter et emporter de quoi pouvoir le faire (carte, boussole, GPS, etc.) même si vous suivez un sentier balisé. Une chasse en cours vous obligeant à faire un détour ou à faire demi-tour n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Quelques chiffres pour finir

J’aimerais finir en rappelant qu’il y a des accidents de chasse, mais que la grande majorité des personnes blessées ou tuées sont des chasseurs. Selon l’ONCFS, sur la saison 2013-2014, 90% des victimes étaient des chasseurs et 10% des non-chasseurs. Cela représente 10 blessés et 2 tués parmi les non-chasseurs.

On aimerait que ces chiffres soient à zéro, mais le nombre est quand même assez faible par rapport au nombre de randonneurs. Je n’ai pas de chiffres, mais je suis presque sûr que le nombre de personnes blessées ou tuées dans un accident de la route en se rendant au point de départ d’une randonnée est bien plus important.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me faire part de vos avis et expériences dans les commentaires ci-dessous. Le sujet est sensible, je sais que certains d’entre vous ont probablement des avis forts, mais merci de rester courtois dans vos commentaires.

  72 commentaires à “Cohabitation entre randonneurs et chasseurs en 6 questions”

Commentaires (71) Pingbacks (1)
  1. Bonjour,

    Étant chasseur et randonneur je ne peux que valider tout ce qui a été écrit.
    Le plus important à mes yeux restant de bien se signaler et faire savoir que vous êtes par la: n’ayez pas peur de poser des questions, demander où est la chasse, si la direction que vous prenez est bonne, etc. En plus les chasseurs étant tous (ou presque) équipés de téléphones portable, l’info circule assez vite dès qu’il y a des randonneurs dans le coin et tout le monde est vigilant.

    Et puis si vous rencontrez des chasseurs en montagne, ce sont aussi des amoureux de la montagne: randonneur l’été et chasseur l’hiver, ils pourront vous indiquer des coins sympa hors chemins balisés 😉

  2. Bonjour
    Bravo pour votre article sur ce sujet « cohabitation entre randonneurs et chasseurs ».
    j’ai été contacté il y a quelques mois pour signer une pétition pour interdire la chasse le dimanche…
    Vous trouverez ci-dessous un extrait de ce que j’avais répondu.

    Monsieur le Président
    Bien reçu votre mail à propos “d’un dimanche sans chasse”.
    Oui l’idée est bonne mais avant tout apprenons à partager la nature…
    Pourquoi vouloir pénaliser aujourd’hui les chasseurs…
    Demain ce sera une autre discipline …
    Mon club est affilié à la FFRP et je n’ai pas reçu de cette fédération des directives sur ce sujet.
    Je ne souhaite pas signer cette pétition pour l’instant.

    Encore merci pour vos articles.
    Un président de club et animateur de randonnées
    Michel

  3. Votre article est effectivement très utile. Il m’est déjà arrivé de me poser la question « qu’est ce que je fais ? » car je n’ai pas pensé à la chasse et je suis tombé en plein d’dans lors d’une rando.
    Une phrase m’a fait piquer un fou rire……  » les chiens …… il y a peu de chances qu’ils vous confondent avec du gibier. « 

  4. pratiquant la rando pedestre et equestre dans une région ou la chasse est omniprésente , il m est arrivé plus d une fois de me retrouver confrontée a des chasseurs , vous ne courez aucun risque a condition de 1 ne pas s ecarter du chemin , 2 porter systématiquement un gilet fluo ,3 de garder une attitude courtoise , cela fait des années que je randonne en période de chasse , jamais eu de souci !

  5. Bonjour,
    Perso moi j’ai surtout eu des problèmes de colets posés n’importe où, ou bien des braconniers. En période de chasse, c’est gilet jaune, autant que possible prendre un autre chemin, sinon ne pas s’écarter des chemins utilisés par les véhicules.

  6. Bonjour et merci pour votre article.

    Venant de la Suisse les indications de chasse pour la France me sont très utiles. Surtout qu’étant géocacheur il m’arrive souvent de me « promener » en dehors des balisages – à voir fouiller les parages la tête dans les buissons… tout cela pour trouver « le trésor »…

    Pour moi, dès que je vois la moindre trace de chasseurs j’évite de poursuivre mon chemin et choisi une autre région pour ma « chasse au trésor ».

    J’aime préciser qu’en dix ans de géocaching je n’ai jamais eu la moindre confrontation ou des ennuies avec les chasseurs – ni en France et ni en Suisse. Pour moi, le discours – ou le deplacement au cas où – sont les bonnes mesures.

    Salutations et bon chemin à vous tous

  7. A la lecture de ces articles, je vois que c’est presque toujours au randonneur de s’adapter à la présence des chasseurs. Ce qui n’est pas très équitable. Je ne suis pas chasseur, ni écolo militant. Plutôt sportif pratiquant dans les espaces boisés. Quand on les rencontre, on a plutôt l’impression qu’ils sont chez eux. Surtout ceux en chasse à courre, vestige d’une chasse d’un autre âge. Tous s’approprient les surfaces. Et le fait qu’ils soient armés leur donne de l’aplomb, qu’ils n’auraient pas sans. Bien sûr ils ne sont pas tous comme cela. Mais ils sont quand même nombreux à me laisser cette impression. Et avec des armes dont les balles peuvent aller à plus d’1 ou 2 kilomètres, il faut s’estimer heureux qu’il n’y ait pas plus d’accident, surtout dans les grandes forêts autour de Paris, très fréquentées par les familles.

    • Je suis en accord avec le message de Phillippe et je me pose la question suivante: Si la veille d’une randonnée nous mettions un panneau comme les chasseurs : Attention randonnée pédestre en cours!
      Les chasseurs éviteraient t’ils ce secteur?

    • Bonjour, étant chasseur je comprends parfaitement que le fait de renoncer à un parcours de randonnée en forêt peur parfois être frustrant. Cependant les chasseurs paient un loyer, et en plus participent à la restauration des chemins et des allée forestière.
      C’est donc pour cette que nous nous appropriés parfois des espacey de forêt comme vous le dites dans votre commentaire.

  8. Plus de 70 % des français considèrent que la chasse n’a plus lieu d’être au XXI ème siècle.
    Ils ont d’autant plus raison, qu’il n’existe plus de gibier vraiment sauvage; il n’y a qu’à voir la prolifération des « cochongliers » agrainés dans certaines régions ou les quelques pauvres faisans survivants à la fin d’une saison de chasse.
    Les chasseurs ne respectent rien; ni propriétés privées, ni animaux domestiques. Vous n’avez pas intérêt à laisser votre chat, ou même chien, dehors s’il y a une chasse en cours près de chez vous.
    Dans ma campagne, j’observe, avec désolation, chaque année, leurs activités néfastes pour la nature : hystérie collective, véhicules dans les chemins, agressivité. Avez-vous déjà vu un chasseur appuyer avec son pied sur le dos d’un hérisson terrifié pour que son chien l’éventre ? Avez-vous déjà vu ces groupes de déterreurs psychopathes creuser comme des fous pour extraire une renarde ou un blaireau et sa portée de son terrier et les faire déchiqueter vivants ?
    La vérité de la chasse, c’est cela !
    Respecter les chasseurs, partager un terrain de jeu (?), comme vous écrivez ? C’est d’abord à ces eux de laisser les randonneurs et promeneurs parcourir les campagnes l’esprit tranquille et non l’inverse.
    Avant de randonner en période de chasse, lisez et vous comprendrez.
    Soyez prudents !

  9. Bonjour,
    Je crains qu’il y ait un mélange de statuts d’utilisateurs dans ce débat:

    Les randonneurs utilisent des espaces privés ou publics, pour lesquels les propriétaires acquittent des taxes foncières (même par ex dans le cadre de forêts communales, les communes paient les taxes foncières), engagent des fonds importants pour l’entretien, le reboisement etc. Ces propriétaires laissent aimablement les randonneurs s’y promener. Personne ne les y oblige. Ils pourraient tout a fait en interdire l’accès. Beaoucoup de chemins ne sont pas communaux, et pourraient être fermés. Des espaces ou vous vous arrêtez pour déjeuner pourraient être enclos de barbelés. Je veux dire par là que la randonnee ne donne aucun droit.

    Par contre les chasseurs usent d’un droit. Ils acquittent un loyer, parfois fort important, pour chasser une ou deux journées par semaine.

    De là, l’attitude des randonneurs doit être subtile. La cohabitation est tout à fait possible, mais ce que je lis dans certaine commentaires n’est pas acceptable. Les randonneurs sont plus des invités que des ayants droits.

    • Les chasseurs entretiennent également les chemins, faisant parti d’un club de randonnee je n’ai jamais participer a des journées de nettoyage pour garder les chemins praticable

      • Ils polluent surtout la nature en laissant trainer leurs cartouches vides.
        Je fais moi aussi partie d’un club de randonnée et j’entretiens les chemins que nous empruntons.

    • j’ai un peu de mal autant avec ce commentaire qu’avec ceux de certains randonneurs. Je ne sais pas trop si la dernière phrase c’est juste de la provoque, ou si vous le pensez sincèrement. Du coup, j’ai une questions qui me viens à l’esprit :
      – Pourquoi vous devez vous acquittez d’un loyer (ou autre) pour chasser et pas les randonneurs ?

      Ensuite effectivement, sur les communes, il y a des « agents d’entretien des espaces naturels » qui s’occupe, entre autre, des sentiers de randonner. Ils sont payés par les diverse taxe, et impôt que nous payons tous. Il me semble que la taxe d’habitation permet au commune de faire divers travaux d’entretien (ex. : entretien de voirie, entretien des espaces verts etc….). De plus, certains randonneurs font partis de club, je suppose qu’ils payent une cotisation, notamment pour l’assurance et pour faire vivre le club. Ces clubs, pour certains, participe à l’entretien des sentiers bénévolement. Au vu de tout ceci, je ne vois pas pourquoi un randonneur aurait un statut d’ « invité » et non d’ « ayant droit », après tout, nous donnons tous de l’argent qui peut être utilisé pour l’entretien de ces sentiers.

      Enfin, pour ce qui est des espaces privées, je me souviens, lorsque j’habitais chez mes parents (sur une commune rurale de 1600 habitants) d’avoir vu des chasseurs passés tranquillement sur la propriété de mes parents, sans y être invité et sans qu’il y est un sentier. Après, c’est pas un problème, on est pas des nudistes dans la famille. Donc, ne pas oublier que cela arrivent aussi aux chasseurs de passer sur des espaces privée.

      Je ne suis pas anti-chasse. Pour moi un chasseur n’est ni plus ni moin qu’un randonneur qui joint « l’utile à l’agréable ». c’est vrais que si j’avais l’occasion de prendre un lapin, lièvre ou chevreuil, je serais bien content de pouvoir en faire du pâté ou de faire un bon repas avec des copains. Je pense même que la chasse dans certain cas et sans abus est très utile. Je finirais pas dire que tous les randonneur ne sont pas des saints, et que tous les chasseurs ne sont pas des imbéciles.

      Fabien

  10. j’ai été vététiste, cavalière, et je suis randonneuse, et Chasseresse, depuis 4 ans, donc l’expérience je l’ai.

    Tes consignes sont super , Bravo 🙂

    chez les pratiquants de sport (vélo, cavalier et randonneur) tu as des gens qui ne respect rien, ouvrent les clôtures pour passer, et ne referme pas, laissent leur papiers de barre de céréale, ou autres.

    Chez les chasseurs tu as des gens idem comme les randonneurs ou autre(laisse leur cartouche vide au sol….etc)

    Après la nature ça se partage et ça se respecte, il faut juste avoir un peu de jugeote.

    la génération de chasseur qui arrivent sont des gens respectueux de la nature et du gibier , il y a des PMA et des plans de chasse (ce n’est pas le far west) .

    Je pense que la nature peux se partager .

  11. bonjour
    la libre circulation sur les chemins ruraux date comme la chasse, de la révolution , c’est un droit , seuls des arrêtés motivés peuvent interdire à un randonneur de cheminer sur ces chemins propriété privée des communes, dans ce cas les chasseurs sont également concernés ( danger , respect du milieu etc…)
    la chasse sur , au dessus et à partir des chemins ruraux est interdite sauf arrêté motivé pou chaque chemin concerné
    il faut savoir que les mairies ne connaissent pas les lieux et heures de chasse ( souvent plusieurs stes de chasse sur une commune ) et de toutes façon les chasseurs doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la libre circulation du public
    les panneaux chasse en cours sont destinés à signaler qu’un animal peut arriver à tout moment ,il n’est pas là pour interdire le passage sur le chemin d’ailleurs les panneaux devraient être libellés ainsi

     » chasse en cours , chemin ouvert , sécurité assurée  »

    la cohabitation équilibrée sur les chemins doit commencer par le respect de ce qui précède . Pour ma part je veille sur mon secteur de randonnée à ce que je ne sois jamais interdit de passage et je suis ferme sur ce droit .pour assurer des échanges , chaque année je vais avec les chasseurs pour les comptages de printemps et nos rapports sont très bons car ils respectent les règles .
    Par ailleurs avant d’emprunter un chemin je verifie avant sur cadastre . gouv ou géoportail sa qualité de chemin rural ou de sentier balisé = hors de question de cheminer dans des propriétés privées de particuliérs
    terminé le temps des seigneurs qui impressionnent avec des armes qui portent à 1500m soyons vigilent
    ne nous laissons pas impressionner le randonneur a des droits que souvent le chasseur ignore ou fait semblant d’ignorer vérifions que les règles de chasse soient respectée ( tirs fichés , gilets ,fusils cassés ( hectares d’un seul tenant , ventre au bois etc…)
    rappelons que les chasseurs peuvent également vérifier les calendriers des randonneurs pour construire leur journées de chasse … ce respect ne doit pas être à sens unique
    Jacky

  12. Chasse à courre pas encore rencontrée, en Pyrénées Orientales, chasse au « cochon » (sanglier) voire, en montagne, aux isards, bien plus courante, mais jusque là, pas de problème de cohabitation, nous nous sommes signalés par la voix en espaces couverts (bois de feuillus) et les cheminements respectifs se sont poursuivis :
    il faut seulement bien « se ranger » au passage des 4X4 dans les sentiers étroits … Pas vraiment glop (lol)

  13. Un matin, je rattrape deux chasseurs sur un sentier.
    Je reste derrière eux…
    Soudains, ils s’arrêtent, mettent en jour quelque chose et tirent.
    Un bel oiseau s’envole.
    – Vous voyez que vous ne risquez rien avec nous, monsieur.
    – Ben si, justement, ai-je répondu. Et j’ai fait demi-tour.
    Je crois qu’ils n’ont pas compris.

  14. Que de bon sens dans votre article
    Pour notre secteur sud Cévennes sur la commune de Saint André de Majencoules ou la pression des sangliers est au maximum le bon sens est de rigueur.
    Les chasseurs sont en battue le Samedi le Dimanche et le Mercredi.
    Les clubs de randonnées se sont organisés pour sortir et regrouper les gens sur le mardi et le jeudi en période de chasse qui va du 15 Aout au 28 Février.
    Nous sommes en finition d’un guide communal couvrant 61 km de petites randonnées en boucles et mentionnons les attitudes à tenir en cas d’apposition de panneaux de battues.
    Nous avons besoin de nos chasseurs qui participent beaucoup à l’entretient de nos chemins.
    Bonnes randos à tous et si vous passez par St André de Majencoules n’hésitez pas à contacter la mairie .

  15. Bravo pour tes commentaires toujours pertinents mais voilà cela s’adresse au français sur leur territoire,
    moi je suis belge et j’ai beaucoup de difficultés à être renseigné sur les zones de chasse en Belgique.

    Peut-être auras-tu, un jour, la possibilité de m’éclairer sur le sujet.

    Bien à toi, au plaisir de te lire et merci d’avance.

    • Bonjour Jacques,

      C’est effectivement ce que je connais un peu mieux. Je vais voir si je trouve des infos pour les autres lecteurs francophones. 😉

      A bientôt,
      François

  16. à Genève, Suisse, la chasse est interdite. l’État élimine les sangliers en surnombre. A+ david viry

  17. Bonjour Jacques,

    Je suis belge, randonneur et je pratique le VTT.
    En période de chasse, ma commune installe des panneaux à chaque entrée dans les bois. Ces panneaux indiquent toutes les dates auxquelles les chasses sont effectuées et interdisent l’entrée en forêt à ces dates. Je ne crois pas que toutes les communes procèdent de la sorte. Parfois, seule la battue du jour est mentionnée. Mais on peut le plus souvent trouver les renseignements souhaités sur le site internet (ou syndicat d’initiative) de la (ou des) commune(s) où l’on souhaite randonner. C’est ce que je fais depuis une balade ratée avec détour de plusieurs kilomètres!

    • Bonjour Paul,

      Merci pour tes renseignements mais voilà il m’est déjà arrivé plusieurs fois que certains syndicats ne soient pas en mesure de répondre à la question. Ils se renseignent et ne recontactent plus.
      Il nous faudrait comme en France un site bien spécifique mais quand??????.
      Enfin on fera avec les moyens du bord.
      A+

  18. C’est un sujet qui ne peut être analysé , au mieux , que par les « gens de terre » , les « paysans , ceux qui vivent en équilibre , en symbiose , en harmonie, en transmission de pensée , en fusion , avec la nature, les plantes et les arbres, la faune , les animaux, l’air et le vent des campagnes …
    Ce sont ces mêmes hommes – qui cultivent la terre, élèvent des bêtes, alternant , aléatoirement au gré de la nature et des éléments, réussite et échec, joie et peine – qui « chassent », au sens de « prélever », selon les mêmes règles que celles des animaux « prédateurs » -c’est donc un Droit-, dans le respect de l’animal qu’ils tuent et dans un encadrement auto-moral qui relève d’une écologie spontanée, instinctive . Quand ils le font, ce n’est pas dans le même sens, pas dans la même signification, pas dans le même discourt que ne le font – d’un même geste apparent – « ceux des villes » quand ils chassent : sauf exception pour nombre d’entre ceux qui sont dans une même élévation de l’esprit que les paysans, ils « chassent » en dehors de cette éthique paysanne , dans une logique consumériste , en harmonie avec la « société de consommation » , et souvent pas plus que par besoin d’assouvir une perversité refoulée ou difficile à réaliser pleinement…
    Au total, je voudrais que ceux qui critiquent la chasse systématiquement discernent ces deux pratiques de la « chasse » qui ne devraient pas être désignées par le même mot :
    -celle des gens de « terre »- (auxquels appartiennent certainement certains chasseurs venus de la « ville » -mais appariés philosophiquement à la « terre »…) , en plein accord avec la Nature
    -et celle des « gens des villes » – (auxquels appartiennent en miroir, à l’inverse aussi des gens de la terre, en rupture d’éthique terrienne) – qui pratiquent de façon profane …
    A l’encontre de ces derniers, les « critiques systématiques » vont de soi…
    Mais on ne peut que respecter et admirer celle que pratique ces « paysans » (et apparentés ), quand ils pratiquent selon le Droit de la Nature. C’est ce que méconnaissent la plupart des gens…qui ne peuvent que se méprendre dans leur jugement simpliste.

    • J’ai bien dormi, après avoir couché sur le papier les idées que j’avais envie de vous infliger … pardon ! et il m’en vient d’autres… Re-pardon, cette fois-ci : d’avance !
      Les « paysans » – et ceux qui peuvent s’en réclamer , leur être appariés, selon les définitions et critères donnés dans mes notes d’hier soir – pratiquent sur leurs terres d’attache, sentimentale , viscérale ,sur cette terre qui les fait vivre , qu’ils cultivent ou sur laquelle ils élèvent et prennent soin de leur bétail : eux savent qu’ils peuvent prélever ce qu’il leur faut en matière de protéines animales : ils sont « responsables », et c’est probablement là l’origine de leur sagesse et de leur comportement , dans la chasse comme dans toutes leurs actions ( par exemple; constructions , exploitation de la région , etc. : ils n’ont pas le droit à l’erreur , contrairement à ceux de la ville , qui peuvent se permettre de se tromper, d’être irresponsable : si cela tourne mal , ils ne sont pas attachés à cette « terre » , ils peuvent foutre le camps! ( bon débarras, mais « du » mal est fait … )
      Et là, on rejoint la discussion sur le prélèvement des « protéines animales » , et des régimes diététiques végétariens et végétaliens…! ( Rappelons que les végétariens s’interdisent de manger de les chaires provenant directement d’un animal vivant , mais mangent leurs productions inertes telles que le lait et les laitages, voire les œufs , tandis que les végétaliens ne mange rien qui provienne d’un animal : ces deniers sont en carence alimentaire au moins sur les ( huit ) « acides aminés essentiels » , véritables fonctions vitaminique , « facteurs limitants » de la biologie vitale dans l’espèce humaine ) ; les premiers sont en équilibre précaire et souvent incomplet sur ce point diététique, et au prix d’acrobaties diététiques obsessionnelles ). Alors ! Où est la différence entre :
      – tuer un animal à la chasse pour le manger , dans la limite éthique de mes besoins de protéine animale, en accord avec la Nature , selon ma nature de « prédateur » (et je ne suis pas le seul prédateur…)
      – et tuer un animal que j’ai élevé exprès pour le manger , le jour venu ?
      Qu’au moins les « antichasseurs » deviennent végéta-riens ou -liens , pour être logiques avec eux mêmes ( mais probablement est-ce le cas pour un grand nombre d’entre eux…)
      Ceux que je classe dans les « paysans » , des gens « nobles » , savent chasser dans les règles de l' »Ordre » de la Nature ; Ils n’ont pas de leçons à recevoir des « sans terres », des « nouveaux riches » , des « sine nobilitate » (c.a.d. « snobs » , en abréviation… ) de la ville.
      Notamment les paysans et les bergers sont les seuls bien placés pour savoir s’il faut abattre… un loup attaqueur de brebis…pas les gens de la préfecture…et ils sont les seuls qui puissent l’abattre électivement : les garde-chasse en sont incapables, parce que ils ne sont pas là quand arrive le loup en question , et ils n’abattent pas la « bonne » bête… Mais là , François , il faut que tu ouvres un blog spécial !…

  19. La chasse comme elle est pratiqué dans le Var avec 4×4 et arme de guerre, téléphone portable, chien avec GPS, c’est plus de la barbarie que de la chasse et sans oublier les lâchés d’oiseaux d’élevage qui ne savent même pas voler, et en plus certain veulent nous donner des leçons d’écologie et arrivent à faire interdire les VTT dans certaines communes et aimerez bien faire pareil avec les randonneurs, il est temps que ces pratiques d’un autre temps évolue vers une forme plus étique et sportive !!

  20. Votre site est intéressant et donne souvent d’assez bons conseils techniques sur la randonnée. Je suis désappointé et je m’étonne que vous soyez sorti cette fois-ci des limites de l’épure en ne vous contentant pas de donner des liens utiles pour connaître les périodes de chasse, celles-ci étant -à dessein semble-t-il- difficiles à trouver et à interpréter tant les exceptions et dérogations sont nombreuses.
    La problématique sociétale de la chasse (comme celle de la violence routière pour ne citer qu’elle) est porteuse de passions viscérales dont l’expression incontrôlée ne peut que nuire à la sérénité sans apporter de solution à un « débat » qui n’a pas lieu d’être, ici moins qu’ailleurs.
    Votre présentation d’un sujet aussi grave sur le mode « Madame Figaro » est également inopportune et n’a pas empêchée le déversement de bile et de billevesées.
    Pour finir, il me semble que dans le cadre d’un tel site, vous ne devriez pas perdre une occasion de faire prendre conscience que la Terre n’est justement pas un terrain de jeu.

    • Bonjour Pedro,

      J’avoue que je ne comprends pas tellement votre commentaire. J’ai regroupé des conseils et informations qui me semblent utiles pour la sécurité des randonneurs. Si ça peut éviter des accidents, tant mieux – c’est le seul but de l’article. On m’avait d’ailleurs régulièrement demandé un tel article.

      En aucun cas, je n’ai voulu ouvrir un débat sur la chasse.

      Pour ce qui est de la Terre, je la considère personnellement comme un terrain de jeu, que l’on se doit de respecter et protéger.

      François

  21. Bonjour,

    Juste pour vous faire part de mon expérience avec les chasseurs.

    Bon article, mais …

    le partage avec les chasseurs est difficile voir impossible car il ne partagent pas : comme dit, ils payent donc ils sont chez eux !
    Adepte du VTT le dimanche matin, nous partons dans des endroits ou nous ne rencontreront pas de chasseurs, suite à des menaces verbales plus que sérieuses et la non intervention de la gendarmerie après notre appel : nous n’avions qu’à ne pas rouler là, dixit le gendarme de service, qui devait aussi être chasseur à ses heures . !
    Quand à me promener à pied, j’évite maintenant les jours de chasse, après avoir reçu une pluie de plomb, alors que nous étions avec des enfants, dans un chemin très proche d’habitations et où nous ne gênions pas.
    Évitez la rando les jours de chasse !

    • Je fais la même chose que vous. Je ne vais plus me promener dans la nature pendant toute la période de chasse. Avec deux chiens cela est compliqué mais je n’ai pas envie qu’on les prenne pour des lapins et qu’on leur tire dessus….

      • Au contraire, je pense qu’il est plus sur de se promener avec des chiens en période de chasse. Je met une clochette au mien comme celles que portent les chien de chasse. On nous entend arrivé à 300 mètres.

  22. Et pourquoi ne serait-ce pas aux chasseurs de s’adapter aux randonneurs ? Plutôt que l’inverse. Pourquoi est-ce la majorité qui doit se soumettre aux désirs d’une minorité ?
    Il n’y a pas pour le moment de partage de la nature puisque la chasse est autorisée tous les jours pendant une période beaucoup trop longue. Un véritable partage serait de laisser des jours aux randonneurs et d’autres aux chasseurs (puisqu’il faut faire avec).

  23. Vaste sujet polémique.
    J’ai rarement vu de chasseur « partageur ». Je me suis fait agresser physiquement par ces gens alors que je pratiquais le VTT. Je pratique le cyclisme (route depuis 40 ans et VTT depuis 1986). J’entraîne des cyclistes et je leur apprend à se méfier de certains chasseurs, fous de leur « sport » et de leur arme. Je suis armé à longueur de journée (flic) et mon arme n’est pas le prolongement de mon sexe tout comme mon véhicule d’ailleurs. Je pratique la chasse …..photo et mes amis pratiquent la chasse….à l’arc. Là, dans les deux cas, je peux vous dire que c’est du SPORT.Nous aussi entretenons les chemins et surveillons le gibier. Nous ne sommes pas pour autant agressifs avec nos concitoyens. Mais il en est de tout ça comme du reste de la société : une population agressive, brutale et qui a perdu son sens de l’observation et sa naïveté face aux diverse beautés de la nature. Nous avons perdu la faculté à « perdre du temps » dans la contemplation de ce qui nous entoure. Parallèlement à mon métier de Fonctionnaire de Police, je suis directeur d’un Centre de Loisirs dans une banlieue dite difficile. Notre priorité est le ré-apprentissage par nos enfants de ces choses: découverte,observation, protection. A l’issue, nous faisons en sorte que nos enfants, lorsqu’ils ont grandi relaient le message auprès de plus jeunes, ou de leurs parents. Nous formons aussi, à la demande d’un comité de chasse local, les licenciés aux manipulations et au secourisme spécifiques. heureusement, certains d’entre eux restent de véritables amoureux de la nature pour qui, revenir bredouille n’est pas forcément synonyme de journée perdue…

  24. Venez randonnée au Québec,c’est plus vaste

  25. Bonjour
    Comme dans tout groupe humain et cela est valable pour les chasseurs comme pour les randonneurs , il y a des gens bien et des imbéciles , (c’est un lieu commun!!) ; il est tout à fait possible pour les randonneurs de cohabiter intelligemment avec les chasseurs qui comme les randonneurs aiment et surtout connaissent bien la nature ; ils sont parfois une aide précieuse pour les randonneurs ( je l’ai expérimenté!) il suffit de faire preuve de courtoisie et de simple politesse , cela relève encore une fois de plus du simple bon sens qui malheureusement se perd .

  26. salut

    merci pour cet article

    mais il reste une question: comment fait-on pour bivouaquer en période de chasse ? Je l’ai fais une fois ou deux, mais ce n’est pas évident de trouver l’endroit où l’on est sûr qu’il n’y a pas de chasseurs.

  27. Bonjour,
    ce commentaire ne concerne pas spécialement la relation avec les chasseurs, mais je ne savais ou le placer
    suggestion :
    un sujet sur la sécurité des randonneurs
    sur les routes que nous sommes obligés d’emprunter
    déplacement en groupe que dit le code de la route http://cercleambaresienrp.free.fr/securite.html

    autre sujet épineux la responsabilité en cas d’accident et de dommages corporels
    tout initiateur d’une simple ballade est responsable et souvent les amitiés volent en éclat…..

    pas très réjouissant mais tellement important de savoir
    Cordialement

  28. Entièrement d’accord avec Jean Pascal. Comme diraient certains il y a le bon et le mauvais chasseur :p

    Merci François pour ton article car il est vrai qu’on ne sait pas toujours comment réagir en tant que randonneurs.

  29. bonjour,
    je suis dans un département (je ne sais pas si c’est comme cela partout), où les jours de chasse sont le mercredi, le samedi et le dimanche… donc pour ce qui est du partage équitable durant les jours potentiels de loisir, on repassera… Même le mercredi censé être le jour où les enfants peuvent se dépenser est un jour chassé… Donc que des assoc’ de sports de nature autre que la chasse refusent de signer une pétition pour demander un jour de WE sans chasse (que ce soit le samedi OU le dimanche) ça me dépasse un peu… Quelle est la proportion de chasseurs qui instaurent ce diktat par rapport à la proportion d’autres pratiquants d’activités de nature, toutes confondues ? je n’ai jamais eu de problème en randonnée avec les vététistes ou les cavaliers…

    • Bonjour,

      je suis tombée sur ce sujet en cherchant des infos sur les droits des usagers de la nature: chasseurs et autres. Nous habitons un département (ultra) rural: la Creuse, dans une maison en rase campagne entourée de bois et de prés.
      Avec nos deux chiens et nos quatre enfants nous adorons nous balader le mercredi et les week-ends, sur chemins publiques, car il y en a partout.

      Toutefois la moitié de l’année, soit en période de chasse, nous hésitons fortement à nous balader craignant de croiser une bande de chasseurs enragés… et je pèse mes mots.

      Qu’ils paient ou pas, je trouve ça lamentable qu’ils soient de quelque manière prioritaire sur tout autre usager de la nature. Lamentable aussi que les trois jours où les enfants ne sont pas à l’école il n’y en ait pas UN SEUL où on puisse les emmener se promener dans la nature en toute sécurité!

      Dimanche dernier nous avions emprunté le chemin communal en face de la maison pour s’y promener, observer les champignons et la nature et ramasser divers objets afin de confectionner des décorations de Noël: un programme réjouissant pour nos enfants. Seulement voilà, nous n’avions pas fait 200m que deux 4*4 sont arrivés en trombe (j’ai remercié le ciel que nous soyons passé à l’entrée du chemin quelques minutes auparavant sinon il aurait pu y avoir un drame!), sont entré dans un pré qui NOUS appartient pour y garer leur véhicules. Ils ont ramasser et jeté les grosses pierres qui les gênaient au sol et excitaient? tentaient de calmer? leur meute de chien en donnant des grands coups de fouets sur la grille de la cage!!
      Inutile de vous dire que devant ce spectacle les enfants étaient apeurés. J’ai alors demandé à l’un d’eux s’il n’y avait pas de danger pour nous promeneurs ce à quoi il m’a répondu « bein… on va venir chasser avec les chiens là! »…
      Donc fini la petite balade dominicale, on a à peine eu le temps de prendre nos chiens dans nos bras et de s’éloigner que la meute était sortie, hurlante, empruntant le chemin sur lequel nous nous trouvions.
      Nous avons attendu tout l’après-midi (il était 14h lorsqu’ils sont arrivés) pensant pouvoir peut-être sortir après leur départ, voyant par notre fenêtre ceux qui étaient posté dans les prés aux alentours de la maison. Pas de chance, ils sont repartis à la tombée de la nuit, la journée était finie pour nous.

      Je ne suis pas foncièrement contre la chasse (enfin si mais je suis tolérante et je n’irai pas demander qu’on l’interdise) mais je suis contre le fait de craindre pour sa vie, en France, lorsqu’on se balade dans la nature. Du coup, même lorsque nous n’en voyons pas y’a cette crainte sous-jacente qui enlève du plaisir au moment. J’aimerai qu’il y ait UN jour du week-end non chassé, et je ne trouve pas que ça soit une injustice envers les chasseurs!! Ou bien, pourquoi pas, un jour du week-end où ils ne pourraient que tirer au paint-ball, si ça peut leur éviter une crise de manque…

      Quant au commentaires d’Alain de je ne sais plus quoi… franchement, sortez un peu le nez de vos bouquins!!! Ici en Creuse des paysans, y’en à plein. Des déchets agricoles, encore plus. Mon mari est fils de paysan les maîtres mots étaient productivité, quotas, engrais et pesticides (rendez-vous compte, des producteurs de lait qui achètent leur lait au super-marché… désolation), mais ça c’est un autre sujet.

      Les chasseurs d’ici, qui sont nombreux et donc loin d’être juste une exception, sont loin de votre description du « chasseur paysan », homme en symbiose avec la terre bla bla bla… La chasse est un sport, l’arme, les gadgets, les vêtements militaires, les véhicules, GPS, portables etc font partie intégrante de leur plaisir à jouer! J’ai observé, en revanche, des chasseurs à l’arc un jour, et j’ai été prise d’admiration! Là j’ai vu du respect de la nature, une traque silencieuse, minutieuse qui relève de grandes connaissances de la faune et d’une excellente capacité d’observation. C’est étrange, mais j’aurais beaucoup moins peur de me faire blesser par un chasseur à l’arc que par les autres…

      Bref, j’aimerais que ma famille ainsi que tous les autres usagers respectueux de la nature en France puissent en jouir également en toute sérénité et sécurité sur l’un des deux jours du week-end. On peut toujours rêver, non?

  30. Bonjour,

    Je suis un amoureux de la nature depuis ma tendre enfance et j’ai été habitué à me promener avec mes parents, mes copains, mon chien. Nous cherchions des champignons, des baies sauvages, etc. C’était du pur bonheur. Ce bonheur là a disparu car les chasseurs se sont accaparés les lieux.
    Dans la forêt domaniale du Grand Jailly en Côte d’Or, je me suis fais agresser verbalement en pleine forêt puis harceler sur une route forestière par un personnage odieux qui n’était pas un garde de l’ONF. mais qui défendait bec et ongles l’intérêt des chasseurs. Après vérification, je me suis rendu compte que j’étais dans une zone de chasse silencieuse, mais sur la route qui m’y a mené il n’y avait aucun panneau indicateur. Comment pouvais-je savoir ? Je me suis renseigné auprès de l’ONF pour connaître les jours de chasse. Il s’est avéré que cette chasse est autorisée tous les jours du 1er juin au 28 octobre ! Que reste t-il pour les promeneurs, les chercheurs de champignons, de baies sauvages… qui ne font de mal à personne (on en fait pas commerce) à part la période hivernale ! Je trouve d’ailleurs les panneaux provocateurs avec leur inscription : CHASSE SILENCIEUSE – RESPECTEZ-NOUS. Est-ce que les chasseurs dans ces conditions ont le moindre respect du citoyen lambda ?
    J’aurais tellement aimé que mes petits enfants profitent de ces joies simples. Quel espace de liberté ?
    Un ou deux jours par semaine sans chasse silencieuse, est-ce beaucoup demander ? C’est sûr, ça complique un peu l’affichage, mais ce serait pour le bien de tous. Moi, je pense que ce serait simplement un peu partager. Alors, il ne faut plus s’étonner si certains haÏssent de plus en plus les chasseurs.

  31. La France est le seul pays d’Europe où il n’y pas de jour sans chasse.

    En clair, il y a les périodes d’ouverture officielle de la chasse, généralement de début septembre à fin février, puis les multiples dérogations et autres exceptions : chasse aux nuisibles, déterrage, chasse à courre, à l’affut, etc. On peut chasser du 1er janvier au 31 décembre.

    Et désolée, quand je lis votre article, je me dis que les randonneurs et autres amateurs de nature n’ont plus qu’à raser les murs (ou rester chez eux) quand les chasseurs sont de sortie. Je n’appelle pas cela un « partage ».

  32. Dois je équipé mon nouveau chaton d’un gilet jaune, un GPS et d’une carte des sentiers pédestres ?
    Car un chien et deux chats y sont déjà passés . ..

    Ne croyez vous pas que la courtoisie n’est pas de rigueur lorsque des tirs à bout portant sont donnés à vos animaux de compagnie ?

    Le jour où on arrêtera d’alimenter, il n’y aura plus de chasse. Et donc plus d’accident de chasse. Et donc plus d’articles de ce genre, presque outrant pour quelqu un qui ne randonne pas, qui ne chasse pas, mais qui a simplement une vie et une liberté individuelle de circuler.

  33. Bonjour,
    La semaine dernière, j’ai été confronté pour la première fois à la présence de deux chasseurs sur mon circuit de randonnée, postés à deux endroits différents. Ca s’est plutôt bien passé, chacun à leur tour, ils m’ont autorisé à poursuivre mon chemin.Ils m’ont simplement dit que la zone de chasse, donc le chemin que j’empruntais, était propriété privée !
    Curieux, car le chemin n’avait pas été créé la veille, c’était un chemin évident avec des panneaux en bois indiquant la direction à suivre….le chemin que j’ai emprunté ceinturait-il la zone de chasse ? faisait-il partie intégrante de la zone de chasse ? Je ne le saurai jamais !

  34. En gros cet article nous dit qu’on doit s’adapter aux chasseurs, pendant 6 mois de l’année, qu’ils ont tous les droits comme s’ils étaient les propriétaires terriens de la forêt et de la campagne.
    Je n’aime pas cet article .
    Cordialement

    • Non, je ne fais qu’informer dans l’article. Si vous avez une solution, n’hésitez pas à m’en faire part !

      Bonne journée,
      François

  35. Bonjour,
    juste dire que j’adore la fôret je cours souvent, et il n’y a qu’en fôret que j’arrive a me ressourcer, hors de la pollution de la ville…
    Une fois j’avais entendu des tirs et maintenant, j’ai peur de courrir en forêt, mon copain en a marre de m’entendre dire » et si y’a une balle perdue des chasseurs ect ect… » je suis devenue un peu parano et ça me gache même mon plaisir d’aller courrir même si je porte un gilet fluo .. bref
    j’ai essayé de me renseigner sur les jours de chasse mais j’ai l’impression que c’est tout le temps…
    Pis je vois pas l’intérêt de tuer des animaux !!! surtout les petits lapins 🙂
    bien à vous

  36. « Vous avez déjà vu des enfants se disputer pour un jouet, ne voulant pas le partager ?  »
    Le titre pose mal le problème.
    Disons plutôt:
    « Vous avez déjà vu un enfant arracher des mains un jouet à un autre enfant avec violence et ne voulant pas le partager? »
    En effet la nature appartient à tout le monde et le, promeneur a une pratique écologique et pacifique de la nature. naturellement il peut cohabiter avec d’autres activités du même genre.
    C’est le contraire pour le chasseur, c’est son activité qu’il faut réglementer.

  37. Bonsoir à tous ,

    j’ai bien lu tout vos commentaires et si quelques-uns sont sensés, certains m’en rappel d’autres sur des sujets de société ou l’autre et toujours le mauvais ,je travaille pour l’environnement et les gens de la chasse nous aident souvent , les randonneurs sont aussi de bons interlocuteurs , dans les bois dont je m’occupe il n’y a que le samedi qui est chasser donc 6 jours pour randonner et surtout le dimanche pour toute la famille .

    JP

  38. Bonjour a tous,
    J’ai perdu mon drone et je suis donc parti a sa recherche aussitôt car il commençait a pleuvoir…
    Ces appareils n’aiment pas ça et a 400€ la bête, ça l’ennuyait sérieusement !
    Et bien devinez quoi… Un chasseur très courtois m’a geuler dessus en disant que je n’avais rien a foutre la, et je vous passe les noms d’oiseau !
    Je n’ai jamais vu le panneau dont il parlait, et je ne comprend pas cette attitude…
    D’une part, il y a des manières de dire les choses, d’autre part je travaille toute la semaine et devrai rester chez moi le week-end car il y a chasse ?
    Il me semble que ce sont aux chasseurs de faire attention a ce qu’ils font. Je ne leurs interdit pas de chasser, il ne peuvent pas m’interdire de passer sur un chemin en lisière de bois !
    C’est a cause de quelques abrutits qu’on finit par mettre tous le monde dans le même sac !

  39. C’est article est clairement écrit par un chasseur !!
    Donc c’est au randonneur de ne pas faire de bruit pour ne surtout pas dérange le pauvre chasseur qui fait un dur travail !

    • Chasseur qui s’ignore alors, car je n’ai jamais chassé de ma vie et ne compte pas m’y mettre. Et je ne suis pas du tout fan des coups de feux quand je suis en rando non plus . 😉

  40. Merci François pour cet article, j’ai lu les (nombreux) commentaires, et c’est certain, le milieu de la chasse doit se moderniser, et surtout apprendre à vivre avec les autres … quoique ..
    Je marche souvent, je suis photographe animalier. Ici en Belgique, il est obligatoire de renseigner les jours de battues, la personne de contact, le numéro d’autorisation de fermeture des chemins, la durée d’interdiction, … et afficher un modèle spécifique de l’Administration à l’entrée des chemins.
    Pour répondre aux (trop) mauvaises expériences, oui, la chasse aussi est un milieu où il y a de vrais con…., qui se croient tout permis, … comme dans toutes les activités de notre Société, j’ai eu aussi de mauvaises expériences avec des moto dites « vertes », qui roulaient après des chevreuils, des 4×4 qui ont creusé un chemin tels des chars de combats (et ce n’était pas des chasseurs), et la liste est longue ..
    L’important est de garder une certaine courtoisie, parler avec l’autre, et ça se passe toujours bien …
    Je ne considère pas la chasse comme un sport … mais plutôt comme une passion, une activité pastorale, qui ne peut être comprise par la sensibilité des gens de la ville … et surtout pas par les chasseurs qui viennent de la ville et qui ne sont généralement intéressés que par le résultat, et pas par la nature et le plaisir d’être dehors … issu d’une famille de chasseurs, j’ai vu cette activité « polluée » par l’argent, la soif des tableaux bien remplis, et surtout l’égoïsme de ces personnages qui vous parlent d’éthique … et qui n’en ont pas! Ceux là même qui barrent les chemins, relâchent des « sanglochons » mi-noir mi-blanc, ou des cocottes qui savent à peine voler, et qui se vantent du beau tableau fait le week-end … Oui je suis chasseur, mais je ne me reconnais de moins en moins dans ces grands territoires, friqués … qui se croient tout permis. J’ose même dire que le salut de la chasse sera de revenir à la ruralité, aux gens qui chassaient le dimanche … pour un faisan, ou un sanglier … au moins, ils savaient vivre. Maintenant, nous avons des chasses d’affaires, où personne ne se connais, sauf sur les bénéfices de la société de son voisin …
    Ceci est d’actualité aussi pour les autres activités … en passant 😉
    Vous voyez, même au sein des chasseurs, il y a un malaise … les jeunes qui arrivent ont une bien meilleure vision de la chasse, c’est certain, à condition que l’argent ne fausse pas la donne … comme d’habitude!
    Si vous passez en Wallonie, marchez sans soucis, nos chasseurs sont courtois …

    Bonne rando à toutes et tous …

  41. Bonjour François,

    Voici les dates d’ouverture de la chasse saison 2017-2018 :

    http://www.oncfs.gouv.fr/Chasser-dans-les-regles-ru18/Dates-d-ouverture-de-la-chasse-saison-2017-2018-news1916

    Cordialement.

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