Jan 062022
 
Respecter la faune l’hiver en randonnée : le chamois

Voir un chamois courir dans la neige est un moment magique pour le randonneur… mais pour l’animal, c’est une tout autre histoire ! L’hiver est une période rude pour la faune sauvage, en particulier en montagne. De nombreux animaux passent en mode « survie » pour faire face aux conditions climatiques et espérer tenir jusqu’au printemps. Lorsqu’ils sont obligés de fuir devant la menace que représente l’homme, ils épuisent leurs maigres réserves d’énergie. Cela rend leur survie encore plus difficile. Respecter la faune l’hiver en randonnée est donc essentiel. 

Avec cet article, je vous propose de voir pourquoi il est important de ne pas déranger les animaux en cette saison et quelles sont les espèces qui sont particulièrement concernées. Bien entendu, je ne manquerai pas de vous donner des conseils pour pouvoir continuer à profiter de vos randonnées sans perturber la faune qui vous entoure. Dans la nature, essayons de nous comporter comme des invités en étant respectueux et en adaptant notre pratique de la rando. 😉

L’hiver, une période critique pour la faune sauvage

Comme je le disais en introduction, l’hiver est une saison particulièrement difficile pour les animaux sauvages. C’est vrai pour l’ensemble de la faune, mais c’est une réalité encore plus criante pour les espèces vivant en altitude. N’oublions pas que l’hiver est « plus long » en montagne. Les conditions climatiques peuvent être très rudes dès octobre/novembre et perdurer jusqu’à avril/mai.

Durant cette période, l’accès à la nourriture est difficile. C’est notamment le cas pour les espèces herbivores et insectivores. Parmi elles, on compte les oiseaux, mais aussi les ongulés comme :

  • le cerf ;
  • le chevreuil ;
  • le chamois ;
  • ou encore le bouquetin.

Nous ferons d’ailleurs un tour d’horizon des espèces les plus sensibles au dérangement un peu plus loin.

Note : je parlerai principalement dans cet article des animaux de montagne. Sachez toutefois que les recommandations données ici s’appliquent aussi aux espèces vivant en plaine.  

Si la nourriture est plus rare en période hivernale, elle est aussi moins riche. L’herbe bien « grasse  » reviendra au printemps. Mais, pendant de longs mois, les animaux devront se contenter d’écorces, d’herbe séchée (4 fois moins nourrissante que l’herbe fraîche), de branches ou de quelques bourgeons. Pour vous donner une idée de ce que cela implique pour certaines espèces : un bouquetin, par exemple, peut perdre jusqu’à 30 % de son poids en hiver. Ce n’est pas vraiment le cas de la plupart d’entre nous, ça serait presque l’inverse. 😬

Les quelques aliments qu’ils parviennent à trouver comblent difficilement leurs besoins énergétiques. Or, l’énergie, c’est le nerf de la guerre ! Ils en ont besoin en plus grande quantité pour se déplacer dans la neige et maintenir une température corporelle adéquate.

À tout cela s’ajoute le fait qu’il s’agit aussi d’une période de gestation pour certaines espèces. C’est par exemple le cas du chamois (comme d’autres ongulés). La période de rut ayant lieu à l’automne, les femelles deviennent portantes entre octobre et décembre (et elles mettent bas entre mai et juin). Cette saison est aussi très critique pour les mâles qui s’épuisent durant la période de rut et perdent énormément de poids. Parfois, ils n’arrivent pas à récupérer suffisamment d’énergie avant l’arrivée de l’hiver, ce qui met en péril leur survie. 

L’impact du randonneur non sensibilisé sur cette faune

Vous l’aurez compris, l’hiver la faune lutte pour sa survie. Et cette période devient encore plus dangereuse quand l’homme s’en mêle ! 

En effet, en venant déranger les animaux sur leur territoire, nous risquons de les effrayer et de provoquer leur fuite. Or, une course dans la neige, c’est une dépense de calories phénoménale pour eux. Selon le site Be Part of the Mountain, un chamois a besoin de 60 fois plus d’énergie lors d’une fuite dans 50 centimètres de neige en pente raide que lors d’un déplacement à plat sans enfoncement. 

En « vadrouillant » dans la neige fraîche, les randonneurs peuvent également détruire les refuges de certains animaux. Le tétras-lyre par exemple, oiseau emblématique des Alpes, creuse des igloos dans la poudreuse pour se protéger des prédateurs et du froid. Ces abris sont parfois écrasés par les adeptes de hors-piste, qu’ils soient skieurs, snowboardeurs ou randonneurs. Sans son refuge, cet oiseau se retrouve alors à la merci des éléments. Il lui faudra user de beaucoup d’énergie pour construire un nouvel igloo.

❄️ Petit aparté : en parlant de neige fraîche, je vous rappelle qu’il est important de vous renseigner sur les conditions d’enneigement lorsque vous randonnez en hiver. Cela pourrait vous éviter d’être pris dans une avalanche. N’hésitez pas à consulter cet article sur le BERA (Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche).

La randonnée « hors sentier » en période hivernale peut également être néfaste pour la végétation. Sans le vouloir vous pourriez :

  • casser des branches d’arbre, 
  • arracher des bourgeons, 
  • écraser de jeunes végétaux qui percent difficilement sous la neige…

Cela rend la nourriture encore moins abondante pour les herbivores et détériore leurs conditions de (sur)vie.

Les animaux pouvant être sensibles au dérangement l’hiver

1. Le lagopède alpin

Aussi appelé « perdrix des neiges », cet oiseau aime l’altitude. En été, il vit aux alentours des 2 500 – 3 000 m, mais redescend autour des 2 000 m l’hiver. Il s’installe généralement dans les éboulis dégagés de la neige par le vent et des pentes broussailleuses proches de la limite des arbres – dans l’espoir d’y trouver quelques bourgeons et brindilles épargnés par la neige. Le lagopède niche au sol, ce qui le rend vulnérable aux prédateurs et sensible au dérangement causé par le passage de l’homme.

Lagopède en hiver

2. Le bouquetin des Alpes

En France, le bouquetin est une espèce protégée. Pendant la période hivernale, il affectionne les crêtes exposées au vent où la neige s’évacue facilement pour trouver un peu d’herbe. Quand la couche neigeuse est trop épaisse, il la creuse avec ses sabots en quête de nourriture.  

3. Le chamois (ou isard dans les Pyrénées)

Les chamois vivent à des altitudes assez variables : de 40 mètres à plus de 3 000 mètres d’altitude selon des observations menées en région PACA. En hiver, ils n’hésitent pas à descendre assez bas pour trouver des terrains dégagés par la neige. Contrairement au bouquetin qui est peu farouche, c’est une espèce timide et craintive vis-à-vis de l’homme. Mieux vaut les observer de (très) loin pour ne pas les déranger. 

4. Le tétras-lyre

Il s’agit d’un oiseau emblématique des Alpes de l’ordre des gallinacés (poules, faisans…). Dès que le sol est recouvert par la neige, il creuse un igloo et s’y abrite pour se protéger des prédateurs et des intempéries. Il limite alors son activité au strict minimum pour éviter les pertes énergétiques inutiles. Il sort uniquement au petit matin ou en début de soirée pour s’alimenter. 

L’hiver, il vit plutôt en lisière supérieure de forêt ou en forêt peu dense pour combiner nourriture (ex : aiguilles de résineux) et abri. Vous l’aurez compris, il affectionne les pentes de neige poudreuse pour pouvoir creuser facilement son abri. Le problème, c’est que ces pentes sont aussi très appréciées des skieurs hors-piste et randonneurs en raquettes ! 

Lorsqu’il se sent menacé ou que son igloo est détruit, le tétras-lyre s’envole et reste alors plusieurs heures exposés aux éléments avant de creuser un nouvel igloo. Ces dérangements sont extrêmement dangereux pour lui. Ils entraînent une surconsommation des précieuses calories dont il a besoin pour tenir jusqu’au printemps.

5. Le chevreuil et le cerf élaphe

Ces herbivores sont très présents dans les zones forestières. Ils y trouvent les végétaux qui constituent leur source d’alimentation. En montagne, ils redescendent notamment pour se nourrir de jeunes arbres.

Peureux, ces animaux fuient facilement à la vue de l’homme, puisant dans leurs réserves d’énergie qui leurs sont indispensables pour passer l’hiver.

Ces fuites sont d’autant plus problématiques si les températures sont froides et si l’enfoncement dans la neige est important – 2 paramètres importants à prendre en compte avant une sortie (on en reparle plus bas).

6. Le lièvre variable

Gris en été et blanc en hiver pour se camoufler aux yeux de ses prédateurs, ce petit rongeur qui apprécie les zones ouvertes au-dessus de la limite supérieure des forêts en été, redescend plutôt dans les forêts clairsemées en hiver. L’hiver, il est très peu actif afin de préserver son énergie autant que possible. Il sort alors la nuit pour se nourrir de quelques écorces et de brindilles.

En 2014, des chercheurs ont étudié l’impact des sports d’hiver sur le niveau de stress du lièvre variable. Ils ont notamment analysé le taux de cortisol (hormone produite en plus grande quantité en cas de stress élevé) dans les matières fécales des spécimens vivant près de stations de ski suisses, et d’autres évoluant dans des zones préservées de toute activité humaine. 

Le constat est sans appel : le niveau de cortisol des lièvres présents dans les zones touristiques est bien plus élevé (~120 ng/g) que chez les spécimens qui ne sont pas dérangés par les hommes (~80 ng/g). Ce stress accru entraîne une plus grande dépense énergétique et met en péril la reproduction et la survie du lièvre. Dans leurs conclusions, les chercheurs recommandent d’ailleurs de mettre en place à l’intérieur-même des domaines skiables des zones de tranquillité pour le lièvre. 

Les zones à éviter en randonnée l’hiver

En contournant les zones dans lesquelles les animaux ont l’habitude de trouver refuge, on peut continuer de profiter de belles randonnées en hiver… sans provoquer trop de stress pour la faune. Voici les typologies de terrain qu’il est essentiel d’éviter.

  • Les lisières de forêt : certaines espèces qui ont l’habitude de vivre en altitude l’été redescendent en bordure de forêt l’hiver, espérant y trouver davantage de nourriture. Il est conseillé de ne pas longer les lisières de forêt et de les traverser au plus court (surtout dans la « zone de combat » – la limite supérieure de la forêt).
  • L’intérieur des zones forestières (hors sentiers) : si vous aimez randonner en forêt l’hiver, veillez à rester sur les « sentiers » ou les itinéraires existants. Cela évitera aux animaux y vivant d’être dérangés et de fuir devant ce qu’ils considèrent comme de dangereux prédateurs : les humains. 
  • Les surfaces et rochers épargnés par la neige : ces endroits sont très prisés par les animaux car pouvant y évoluer plus facilement que dans la neige et y trouver un peu de nourriture.
  • Les arbres ou bosquets isolés : essayez de rester à distance de ces zones sensibles.
Bouquetin dans la neige

Exemples de mesures de préservation de la faune prises par les parcs naturels

Plusieurs parcs naturels ont mis en place ces dernières années des programmes et mesures pour respecter la quiétude de la faune pendant les périodes sensibles. Avant toute randonnée dans un parc naturel, mieux vaut donc vous renseigner pour savoir si des initiatives de cette nature sont en cours et comment faire pour les respecter.

Voici des exemples de programmes que vous pourrez trouver dans le parc des Écrins, du Mercantour ou encore du Ballon des Vosges.

1. Opération « Tétras Quiet’ » dans le parc national du Mercantour

« On considère que le stress et la dépense énergétique que doit fournir un tétra-lyre dérangé deux ou trois fois de son « igloo » par le passage de randonneurs en raquettes ou à ski, font qu’il n’a plus guère de chance de survie. » (Source : Parc National du Mercantour.)

Aussi, pour éviter aux populations de tétras-lyre d’être importunés par les amoureux de la montagne, des zones de tranquillité ont été créées dans différentes vallées :

Les zones concernées sont matérialisées par des fanions marquant les lieux d’hivernage du tétras. Que vous soyez à pied, en raquettes ou à skis, veillez à les respecter. 

2. Programme de sensibilisation « Chuut… c’est l’hiver ! » dans les Écrins

Depuis de nombreuses années, le parc naturel des Écrins invite les randonneurs à respecter le patrimoine naturel, notamment en hiver. L’objectif du projet « Chuut… c’est l’hiver ! » est d’inciter les visiteurs à respecter le calme et le silence de la nature afin de ne pas effrayer la faune. 

Les partenaires de cette campagne (guides de haute montagne, accompagnateurs en montagne, Mountain Wilderness, Club Alpin Français, ONF, etc.) proposent aux visiteurs de l’hiver des activités encadrées et respectueuses de la vie animale, ainsi qu’une sensibilisation à la préservation de la faune.

3. Le massif des Vosges encourage la « Quiétude attitude »

Le parc naturel du Ballon des Vosges a créé des zones de quiétude pour la tranquillité des animaux en hiver. Les professionnels du tourisme exerçant dans le parc encouragent les visiteurs à identifier ces zones et à les respecter en adoptant les bons gestes

Les cartes des zones sensibles sont également disponibles en ligne et la conduite à tenir pour chacune d’elle est indiquée : fréquentation interdite, obligation de rester sur les sentiers, chiens interdits, etc.

Respecter la faune l’hiver en randonnée : 10 bonnes pratiques

Bien qu’il soit nécessaire de ne pas déranger les animaux en hiver, cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer aux randonnées pour autant ! Alors, concrètement, comment faire pour concilier rando hivernale et respect de la vie sauvage ? Voici 10 recommandations :

  1. Préparer son itinéraire pour éviter les zones de tranquillité et les terrains qui servent de refuge aux animaux. En cas de besoin, les parcs naturels pourront vous indiquer les endroits considérés comme sensibles : n’hésitez pas à les contacter. 
    Pensez aussi à adapter votre itinéraire en prenant en compte la fuite potentielle de la faune – il faut lui laisser des options de fuite faciles. Par exemple, un itinéraire en fond de vallon peut forcer les animaux à fuir en remontant les pentes, ce qui leur demandera beaucoup d’énergie.
  2. Analyser le risque de perturbation de la faune sauvage. Cela peut se faire grâce à une échelle de perturbation de la faune en hiver qui se base principalement sur la température extérieure et l’enfoncement dans la neige (auxquels s’ajoutent des facteurs aggravants comme la non disponibilité de nourriture et les périodes de reproduction et mise-bas). Vous retrouverez les échelles de perturbation à la fin des 2 documents suivants : «Hiver sauvage, montagne en partage» et «Vie et survie de la faune en hiver (fiches pédagogiques)». Je vous conseille d’imprimer l’échelle et de l’emporter avec vous sur le terrain.

    Cette échelle permet d’évaluer à quel niveau est le risque de dérangement de la faune sauvage avant une sortie et de le réévaluer en cours de sortie – à l’instar de ce que l’on fait avec l’échelle de niveau de risque avalanche (que l’on trouve sur les BERA).

    Cela permet notamment d’adapter l’itinéraire de sa sortie. Lorsque le risque est fort, on restera par exemple vraiment sur les « sentiers » et évitera certaines zones alors qu’on se permettra de déambuler plus librement si le risque est faible. A noter que cette échelle est surtout valable en moyenne montagne.
Échelle de perturbation de la faune en hiver
Interprétation du niveau de risque, une fois que l’on a calculé celui-ci à l’aide des outils présents dans les 2 documents en lien ci-dessus
  1. Éviter les randonnées en grands groupes. On est plus discret avec un ou deux compagnons de marche qu’avec dix ! Même si on est d’accord qu’on connaît tous quelqu’un qui fait plus de bruit que 10 personnes réunies. 😆
  2. Garder son chien en laisse (ou le laisser à la maison si possible). Les chiens sont considérés comme des prédateurs par la plupart des espèces sauvages. Si votre chien se met à courir après un lièvre ou tout autre animal, il risque de rendre sa survie très incertaine.
  3. Être aussi silencieux que possible : c’est la base. Les animaux sont sensibles aux bruits. Quand vous randonnez, veillez à éviter les éclats de voix, les sonneries de téléphone ou tout autre son qui pourrait effrayer les habitants des montagnes.

    J’ajouterais cependant un bémol par rapport au bruit : dans un milieu où l’on peut facilement surprendre des animaux (ex : forêt), et quand les conditions sont défavorables pour leur fuite (température basse et grand enfoncement dans la neige), il est préférable de faire un peu de bruit pour que les animaux nous entendent arriver de loin et puissent s’éloigner tranquillement plutôt que de les surprendre et qu’ils dépensent beaucoup plus d’énergie pour fuir.
  4. Être davantage vigilant à l’aube ou au crépuscule. Ce sont les moments de la journée durant lesquels la faune s’active pour trouver de la nourriture. Il est donc conseillé de redoubler de vigilance à ces moments de la journée ou même mieux : ne pas partir trop tôt et ne pas rentrer trop tard si possible. 
  5. Rester autant que possible sur les pistes et les sentiers. Les animaux savent que ce sont des endroits à éviter, vous ne les dérangerez pas trop si vous suivez les sentiers balisés ou itinéraires courants. 
  6. Réemprunter les traces existantes. Si vous faites de la raquette hors sentier, essayez de suivre les traces déjà présentes (s’il y en a) pour ne pas risquer d’écraser un igloo de tétras par exemple. Si vous êtes les premiers à passer dans la poudreuse, restez autant que possible loin des zones sensibles. Et pour redescendre dans la vallée, vous pouvez vous déplacer en utilisant la « technique de l’entonnoir », comme le montre le schéma ci-dessous. Cela consiste notamment à évoluer librement dans les pentes enneigées et à réutiliser la trace existante dès que l’on arrive en limite de forêt.
Règle de l’entonnoir. Source : Mountain Wilderness Suisse
  1. Ne pas abîmer la végétation. Essayez de préserver le garde-manger des animaux. Évitez de casser les branches des arbres ou d’écraser les végétaux qui percent sous la neige. 
  2. Observer les animaux de loin. Si vous croisez un animal pendant votre randonnée, faites-vous discret. N’essayez pas de l’approcher et contentez-vous d’une observation de loin à l’aide de jumelles ou d’un appareil photo avec un objectif adapté. Bien entendu, si vous voyez des empreintes d’animaux dans la neige, ne les suivez pas : on ne va surtout pas les déranger jusque dans leurs abris !
    Et si jamais par mégarde, vous dérangez un animal, laissez-lui vraiment le temps de fuir.

Respecter la faune l’hiver en randonnée est primordial. Je trouve que trop peu de randonneurs sont sensibilisés à cette question, et c’est normal, car il ne suffit pas que de « bon sens », mais aussi de quelques connaissances sur la faune sauvage. Avec cet article, j’espère avoir contribué à faire connaître cette problématique et que cela vous aidera à concilier votre passion pour la randonnée et la préservation de la faune sauvage. 😊

Oui, il faudra parfois adapter son itinéraire et dans les cas extrêmes renoncer à sortir (en tout cas dans certaines zones) – de la même manière que ce que l’on fait avec le risque d’avalanche. Mais, quand on remet cela en perspective, c’est vraiment une contrainte minime que de mettre des petites barrières à nos loisirs pour laisser (sur)vivre la faune sauvage et pouvoir continuer à s’en émerveiller dans le futur.

  46 commentaires à “Respecter la faune l’hiver en randonnée : une question de survie pour les animaux !”

Commentaires (46)
  1. Bonjour
    J ai adoré votre article
    Étant dans le Vaucluse pas de neige mais bien des idées à respecter
    Bonne année à vous aussi et surtout bonne santé
    Cordialement
    Brigitte

  2. Merci, très bonne idée cet article. Il m’a révélé des nuisances que j’étais susceptible de commettre involontairement.

  3. Super article. Surtout que souvent, le non respect de la tranquillité des animaux n’est pas une volonté, mais est dû à la méconnaissance et juste à de la négligence. A lire par beaucoup……..

  4. Merci François
    Bonne année 2022 , qu’ elle soit plein de bonheur joie d’amitié, et aussi pleine de randonnées
    Continue comme cela ,c ‘est vraiment Super

  5. Salut, comme d’hab super article mais n’as-tu pas peur qu’il fasse effet inverse, c’est à dire que certaines personnes l’utilisent dans le mauvais sens. J’ai vu le cas il y quelques années quand j’ai diffusé des photos qui ont servies à d’autres fins.
    En tout cas je suis vraiment un fan de tes articles, bravo pour votre travail à toute l’équipe et le meilleur pour cette nouvelle année.

    • Ces personnes n’ont pas besoin de moi pour le faire.
      Et je pense qu’il y a une majorité de personnes bien intentionnées qui ne demandent qu’à connaître un peu mieux la faune sauvage pour mieux la préserver.
      Par contre, j’évite effectivement de localiser les photos de certains animaux ou je ne les partage tout simplement pas.

      • Bonjour et bonne année

        Bravo et merci pour vos articles.
        Je souhaite profiter de l’impact de vos interventions pour vous demander de bien vouloir faire une piqûre de rappelle à toutes et tous qui ne savent pas utiliser un petit sachet afin de rapporter et jeter dans une poubelle leurs Kleenex souillés. Je précise que si une feuille de papier toilette bio se dégrade relativement vite ( sauf dans le froid – la neige – Le sable etc…) en revanche un Kleenex est très long à se décomposer … en substances de plus toxiques….
        Alors utilisez du papier hygiénique et brûlez le ou rapportez vos Kleenex et cessez de dégrader notre si belle nature. Idem pour les mégots et les masques.
        Sinon restez chez vous à proximité de vos cendriers, wc et poubelles.
        Que 2022 soit une année respectueuse des autres et la nature.
        Merci François

  6. Bravo pour cet article sur la préservation de nos animaux en hiver. La station de St Jean Montclar sur le plateau de Dormillouse (commune du Lauzet-Ubaye) a également mis en place des zones de quiétude pour le tetras lyre et des informations sont faites sur les plans des pistes à l’adresse des skieurs et des randonneurs. La connaissance des modes de vie animale et de la fragilité des milieux humides et la communication qui vont avec sont une préoccupation importante dans nos communes. Merci d’y participer.

  7. Bonjour,
    Je vous souhaite une belle année 2022 remplie de belles randonnées et de nature. C’est la première fois que j’ai pris le temps de vous lire. Merci pour cet article… que j’ai trouvé passionnant. Respect de la nature, des animaux… C’est celà le secret du bonheur aussi.
    Merci et Bravo !!

  8. Bonne année à toi également François
    Bravo pour l’idée de cet article. Découverte pour certains et rappel pour les autres.
    Comme d’habitude je transmets à mes 50 contacts qui ne se sont pas encore inscrits à randonner malin.
    On mettra en pratique pour le 26 janvier, jour de dépoussiérage de nos raquettes !
    PS: on ne sera que 5.
    A+

  9. Bonjour et bonne année !
    Un animal me semble absent…. Le loup qui lui aussi est perturbé par la présence de l’humain

    • Beaucoup d’animaux sont perturbés par l’humain, mais je me suis concentré sur les animaux dont la survie peut être menacée en hiver. Et le loup qui est essentiellement carnivore l’est beaucoup moins que les animaux cités.

  10. BONNE ANNEE A TOUTE L’EQUIPE.
    bonjour,
    merci pour toute ces videos et texte que vous publiez toute l’année,des randnnées inedite qu ont ne trouve pas sur les livres.

  11. Bonjour,
    Article très intéressant même quand on s’intéresse déjà à la faune : on en apprend toujours et c’est important. On peut donc mieux en parler autour de soi.
    Nous avons découvert une zone de quiétude du tétras lyre en Belledonne cet été entre les lacs Robert et la station de Chamrousse. Nous avons pu observer également une femelle tétras sur le Mont Finiels en Lozère lors de notre itinérance sur le Chemin de Stevenson début juin 2021. Juste réintroduite, elle semblait perdue et affamée et sa présence a surpris nombre de randonneurs qui auraient bien été tentés de lui proposer de la nourriture; l’échange a alors été intéressant pour expliquer que cela pouvait lui être fatal. Nous avons appris que cet animal était surveillé par le Parc des Cévennes. Toute cette faune fait partie de notre écosystème et doit être préservée.
    Bonne année à tous sur les chemins…
    Chancou

  12. Bonne année à toute l’équipe!

    et merci pour ces infos toujours pertinentes et agréables à lire.
    Bonnes balades à l’écoute de la nature.
    Brigitte

  13. SUPER COMME TOUJOURS VOS INITIATIVES QUAND ON PREND CONSCIENCE DU MAL QUE L ON PEUT FAIRE SANS TOUTE CES PETITES ATTENTIONS . LA RANDO DOIT SE FAIRE EN RESPECTANT LA VIE CACHEE DANS LA NATURE . BRAVO A VOUS DE NOUS R APPELER QUE L ON EST PAS PROPRIETAIRE DE CETTE BELLE NATURE QUI NOUS ENTOURE MERCI A VOUS
    ET BONNE ANNEE

  14. Très bien, merci pour ton dévouement, et merci au autres pour leurs commentaires

  15. Bonne piqure de rappel pour les randos d’hiver. Petite anecdote: il y a quelques jours dans le parc naturel du Haut Jura un randonneur s’est fait sanctionner par les gardes du parc d’une amende (135 € je crois) car voulant prendre en photo des chamois il s’était écarté du sentier balisé pour s’en approcher.
    Meilleurs vœux à tous.

    • Je n’en ai pas entendu parler, mais je suppose (car un parc naturel régional n’est pas réglementaire) que cela a dû se passer dans la Réserve Naturelle Nationale de la Haute Chaîne du Jura où des zones de quiétude de la faune sauvage ont été mises en place, et des zones sont interdites aux randonneurs hors sentiers spécifiquement balisés.

  16. Merci pour cette article clair,
    En réponse à mes questions sur les itinéraires en forêt, un moniteur de ski nordique avait déjà évoqué le sujet, mais pas de facon aussi didactique, et sans donner de renseignements pratiques precis. Ou du moins pas aussi compréhensibles pour moi.
    Désormais je saurai comme faire attention

  17. Merci François ainsi qu’à toute ton équipe
    Super article très complet, très … instructif
    Meilleur voeux à tous. Très bonne année sportive à tous les randonneurs et amis de la nature
    Marcel

  18. Merci
    Bonne année 2022.
    Article complet.
    Patrick

  19. Merci pour ton article, j’espère qu’il servira car ces vrais que l’on voit de tout dans le comportements des randonneurs , ces décevant parfois.
    Bonne Année à tous .
    Jean Patrick

  20. Bonne année à toi aussi François, ainsi qu’à ton équipe.
    Articles toujours intéressants et pertinents, même pour des « vieux » randonneurs.
    Cordialement,

    Guy

  21. Bravo pour cet article de sensibilisation à la protection des animaux en hivers. J’ai appris des choses pour m’améliorer en sortie en groupe. Merci
    et meilleurs voeux pour 2022.

  22. Un grand Merci pour ces recommandations de bon sens, accessoires pour beaucoup d’entre nous mais vitales pour ces magnifiques animaux à qui l’espace est si souvent restreint, d’année en année.
    Indispensable piqure d’information et/ou de rappel.
    Une très bonne année à vous et vos « supports » et tous mes voeux à cette faune enchanteresse.
    Merci pour votre démarche toujours positive, enrichissante et salutaire.

    • Merci pour votre message. 😉
      C’est du bon sens, mais seulement une fois que l’on a connaissance de cette problématique.

      Je fais cette remarque car cette notion de « bon sens » m’embête parfois un peu. Elle sous-entend que c’est évident et qu’il suffit de se fier à ce que l’on connaît déjà. Pour des personnes connaissant très bien la faune sauvage, le bon-sens est suffisant. Mais pas pour des personnes n’ayant pas ses connaissances.
      Je referme la parenthèse. 😉

  23. Merci François pour les informations précises concernant cette faune et pour vos précieux conseils.
    Que cette nouvelle année réveille davantage nos consciences pour pratiquer le respect au quotidien, en ville, en plaine, en montagne et en toutes circonstances.
    Continuez de nous prodiguer vos suggestions de randonnées, de matériels et de précautions pour le bEN vivre ensemble , êtres humains/faune sauvage.

  24. Bonsoir François,
    Meilleurs vœux à toi et à toute l’équipe pour 2022.
    J’ai beaucoup apprécié ton article très documenté et qui permet de nous rappeler les règles à observer pour aider la nature en hiver notamment. Dans le massif du Markstein ces dernières vacances, j’ai pu constater la fermeture d’itinéraires pédestres répondant à ces besoins de préservation.
    Encore merci pour ton engagement et la qualité de tes prestations très pédagogiques.
    Cordialement,
    Pascal

  25. Merci François pour cet article qui nous sensibilise sur la fragilité de notre nature prenons en soin.
    Bonne Année de rando à tous

  26. Bonne année et merci pour vos articles…
    Je sillonne les Pyrénées toute l’annëe, (j’y habite) et rencontre beaucoup d’animaux… il n’y a pas que l’homme qui dérange… ici on est envahi de sangliers, même haut en montagne.
    Ils labourent le sol, creusent des trous, cassent des branches, etc etc. On a aussi les ours, les loups, les renards qui se chargent d’abréger la vie d’autres animaux, de les déranger, de détruire leurs habitats. L’homme n’est pas seul responsable… sauf qu’on peut intervenir sur ses actes mais pas sur ceux des animaux…

    • La nature se porterait très bien si l’homme n’y avait pas fourré les mains pour n’y faire que des bêtises ! Et si il y a trop de sangliers par chez vous, faites un petit coucou aux fédérations de chasseurs et demandez leur d’arrêter l’agrainage a gogo pour aller tirer le week-end !

  27. Bonjour François,

    Merci pour cet article aussi instructif ( pour moi ) que magnifique! Une fois de plus ,je me suis régalée de

    te lire. Bonne continuation à toi et à ton équipe.

  28. Merci mille fois pour cet article, je partage autour de moi !

  29. Une anecdote : l’année dernière, je randonne dans les Alpes-Maritimes. En pleine nature, le sentier débouche sur un col où passe une petite route pour le cyclotourisme. Dans les lacets avant le col, un farfelu s’est installé et joue de la…batterie ! Plus exactement, il tape sur sa batterie (il ne sait pas en jouer) et fait un vacarme pas possible qui résonne jusque dans les barres rocheuses 400m au-dessus. Je sensibilise l’individu sur les conséquences de son comportement, il se braque, les cyclotouristes (de passage dans le secteur) prennent sa défense au nom de la liberté de pouvoir faire ce que l’on veut, la situation dégénère avec ces abrutis ( cyclos et le pseudo-batteur) dont la seule envie est d’en découdre. En infériorité numérique, je suis contraint de, momentanément, abdiquer. J’attends que les cyclos s’en aille et, par chance, j’ai du réseau, j’appelle donc la gendarmerie qui est montée depuis la vallée jusqu’au col (véridique) pour faire dégager cet olibrius. J’entendais la batterie dans le vallon sous le col (ça porte très loin) où j’ai déjà observé des animaux (cervidés, etc). La guerre contre l’incivisme est loin d’être gagnée et l’être humain sait repousser les limites de l’imbécilité. Je suis pessimiste sur l’avenir. Quant aux kleenex sur les sentiers (pas aux abords, sur le chemin ! Des petits tas !), c’est un nouveau fléau imputable à une nouvelle génération de…hum…randonneurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs bâtons carbone.

    • J’ai aussi du mal avec le « faire ce que l’on veut » au nom de la liberté. Difficile à concilier quand on vit en société. Parce que dans cet exemple, ça empiète sur la liberté des personnes qui veulent randonner en silence !

      Il y aura toujours des gens comme cela, et c’est facile de se focaliser sur eux, mais il y a aussi une majorité de personnes respectueuses.

      Pour les mouchoirs et le papier toilette, j’avoue que ça m’énerve aussi beaucoup. Je ne comprends pas que l’on puisse vouloir profiter de la beauté de la nature et ne pas faire l’effort (qui est quand même minime) de ramener son papier avec soi.

  30. un grand merci. Tu touches du doigt un réel problème, effectivement nous ne sommes pas chez nous partout et il faut respecter le peu d’espace libre qu’il reste pour les autres espèces vivantes. Aller au devant des animaux sauvages pour faire « sa » photo ou voir de plus près n’est pas la meilleure des choses à faire pour respecter la faune. On pourrait en dire de même pour les autres saisons, car la nature n’est ni un jardin ni un zoo.

    encore merci pour cet article
    Bruno

    • Oui tout à fait, il y a beaucoup de sensibilisation à faire pour les autres saisons aussi. Mais l’hiver est assez particulier, surtout en montagne, car une partie des animaux est en mode « survie » et un dérangement peut vraiment être très critique – ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas l’être non plus dans une autre saison dans des périodes sensibles pour certaines espèces (ex : reproduction, mise-bas, nidification…).

  31. Bonjour François,

    Superbe article et belle initiative d’aborder ce sujet sensible et très important pour notre nature sauvage. On apprend et approfondi les choses.

    Dommage toutefois, même si vous avez cité en début d’article le cas des oiseaux, de ne pas avoir parlé du Gypaète barbu pour qui la zone de protection de son espace de nidification est également primordiale pour la réussite de sa réintroduction et ce bien au-delà de la période purement hivernale.

    En tous les cas, encore merci pour votre travail.

    Richard

    • J’aurais pu parler de beaucoup d’espèces, mais j’ai voulu vraiment concentrer l’article sur le dérangement de la faune en hiver par les pratiquants d’activités de plein air.
      Et le Gypaète est moins concerné en hiver que d’autres espèces (ex : Tétras Lyre et Lagopède) de par son lieu de vie. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas le déranger à cette période et qu’il ne faut pas y faire attention. 😉

      • Bonjour François,

        Merci pour votre réponse.
        Cependant, je me permets une petite remarque au sujet de la moindre importance que vous semblez accorder au dérangement du gypaète en période hivernale.
        Car, il n’en est rien et au contraire, c’est en plein hiver que ce grand rapace et sa descendance est la plus vulnérable. Je rappelle que le gypaète, contrairement à beaucoup d’autres rapaces est justement en pleine nidification à cette période.
        D’ailleurs, depuis des années maintenant, autour de chaque site de nidification un périmètre appelé Zone de Sensibilité Majeure (ZSM) est mis en place pendant toute cette période pour assurer la tranquillité des oiseaux.
        Ces ZSM sont établies dans le cadre d’un Plan national d’action et comprennent…
        – une zone cœur où toutes les activités humaines sont à proscrire (escalade, affuts photographiques…),
        – une zone tampon où les activités bruyantes et les survols à moins de 1000 m du relief (ou 700 m hors espaces protégés) sont interdits.
        Pour exemple, et concernant la vallée de l’Ubaye que je connais bien, voici le lien permettant une visualisation de ces zones pendant l’hiver dernier, du 1er novembre 2020 au 31 août 2021 :

        https://fr.calameo.com/read/001006185fef2acb8cba5?page=1

        Simple petite précision qui ne veut en rien discréditer votre superbe travail.

        Richard

        • Je me suis sûrement mal exprimé. Je ne nie pas du tout l’importance de ne pas déranger le gypaète pendant cette période critique pour lui (comme pour d’autres grands rapaces diurnes).

          Ce que je voulais dire est qu’en tant que randonneur, on le dérange moins facilement dans son lieu de vie à cette période que d’autres espèces vivant au sol en forêt de moyenne montagne.

          Mais ça concerne effectivement plus d’autres activités de plein air. Merci pour le rappel sur les ZSM. 😉

  32. merveilleux! merci+++ de remettre en perspective notre plaisir avec le besoin impérieux de respecter, préserver, ne pas stresser la nature et ses habitants non humains!!!!
    j’adhère avec tout ce qui est dit et ferai BIEN PLUS attention encore dans la neige, forêt, etc….
    MERCI

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