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Encore plus que dans la vie de tous les jours, il est très facile de se disputer pour tout et n’importe quoi avec ses coéquipiers en randonnée : quelle option d’itinéraire prendre, à quelle heure manger, à quel rythme marcher, où planter la tente, etc.
Cela est d’autant plus vrai lorsque la randonnée est longue et difficile. Avec la fatigue ou le manque de confort, beaucoup de personnes perdent plus facilement patience.
Cela peut paraître un sujet secondaire, mais que ce soit en couple, en famille, entre amis, au sein d’un club, d’une association, il est nécessaire d’éviter les conflits. Pourquoi en randonnée plus qu’ailleurs ?
La première raison est que ces disputes peuvent parfois être àl’origine d’accidents, par exemple à cause de mauvaises décisions prises sous le coup de l’agacement ou d’une séparation du groupe.
La seconde est que comme il n’est souvent pas possible de se séparer, vous devrez rester ensemble et devrez vous supporter jusqu’à la fin de la randonnée. Et comme j’imagine que vous randonnez pour votre plaisir… il y a mieux qu’une dispute ! 😅
Voici donc 12 conseils pour ne pas vous prendre la tête avec vos coéquipiers de randonnée :
Préparez bien votre randonnée. En étant bien préparés, vous limitez le nombred’imprévus à gérer une fois sur le terrain. Ces imprévus deviennent très souvent des sources de conflits. N’est-il pas facile de se disputer à cause : d’un oubli de matériel, d’un manque de nourriture, d’un itinéraire trop difficile, d’un refuge fermé, d’intempéries, etc. ? Mieux vaut régler les désaccords pendant la préparation plutôt que de les subir une fois sur le terrain.
Assurez-vous avant de partir que tout le monde est d’accord sur le déroulement de la randonnée (itinéraire, difficultés, temps de marche, nourriture, heure d’arrivée, etc.). Il faut également s’en assurer pour chaque décision importante prise pendant la randonnée et pour tout changement de plan. De cette manière, personne ne pourra se plaindre et dire : « je n’avais pas prévu ceci » ou « je ne savais pas cela ». S’il y a des débutant(e)s, assurez-vous que toutes les informations ont bien été comprises. Ce qui semble évident pour une personne expérimentée peut être totalement nouveau pour un débutant.
Évitez de partir avec des personnes avec lesquelles vous avez déjà des difficultés à vous entendre, car ces tensions risquent de s’amplifier pendant la randonnée. C’est pourquoi il est préférable de partir avec des gens avec qui vousavezrandonnéauparavant (surtout pour les randonnées de plusieurs jours). Dans le cas contraire, pour un projet de randonnée longue, je vous conseille de faire une randonnée test sur 2 ou 3 jours pour identifier la compatibilité.
Ne partez pas en randonnée si vous n’en avez pas envie ou si vous faites cela uniquement pour accompagner quelqu’un. De même, ne forcez pas une ou des personnes à vous accompagner. Dans un cas comme dans l’autre, vous le regretterez.
Pour les grands groupes, désignez un(e) « leader », qui prendra les décisions finales si le groupe n’est pas d’accord et qui résoudra les litiges. Je vous conseille de choisir une personne expérimentée en randonnée ET qui soit capable de gérer un groupe – ce sont deux choses totalement différentes. Cette personne devra définir un cadre et des règles avant le départ, que les autres membres du groupe devront accepter. Cela permet de réduire fortement les frustrations.
Pour les petits groupes sans leader défini (et d’autant plus entre personnes expérimentées), attention aux non-dits. Chaque membre du groupe peut penser qu’une autre personne gère, ce qui peut aboutir à des accidents par manque de communication (ex : « j’ai entendu l’orage, mais quelqu’un aurait dit quelque chose si ça craignait vraiment »).
Faites en sorte que chaque personne ait un équipement adapté, n’en manque pas et n’en ait pas trop. Des tensions peuvent rapidement apparaître si une personne doit, par exemple, partager sa nourriture parce qu’une autre n’en a pas prévu suffisamment, ou porter les 5 pantalons et les 10 tee-shirts d’une personne trop chargée qui peine à avancer. D’où la nécessité de faire une liste, peser le matériel et de vérifier les listes ainsi que le poids des sacs à dos de chaque membre du groupe pendant la préparation. Ce point est surtout valable pour les randonnées de plusieurs jours.
Une scène dont j’ai été témoin : une famille arrive à un refuge sous la pluie en soirée. Tous souffrent d’ampoules sauf le père. Forcément, il s’était acheté une bonne paire de chaussures et le reste de sa famille avait des chaussures inadaptées. Pas difficile d’imaginer la dispute qui a suivi…
Faites en sorte que le poids des sacs à dos soit réparti équitablement en fonction du poids et de la conditionphysique de chaque personne. Cela est relativement simple dans les petits groupes, où l’on peut facilement partager la tente, le réchaud, la popote ou encore la nourriture. Pour des grands groupes, le plus facile est de s’organiser en sous groupes. Si vous ne faites pas cela, vous risquez des remarques telles que : « c’est normal si je n’avance pas c’est moi qui porte la nourriture, la popote et le réchaud ».
Pour les passages délicats (passages aériens, traversées de rivières, névés, etc.) ne laissez pas les randonneurs à l’aise ou expérimentés passer en premier rapidement et laisser les autres derrière. Ils doivent avant tout aider les personnes les moins à l’aise. Ils peuvent passer en premier, mais uniquement pour montrer comment faire et rester à proximité. Sans cela, les tensions risquent de rapidement apparaître.
Préparez-vous à vous adapter. Plus il y a de personnes dans un groupe, plus il y a de chances que vous ayez à changer quelque chose par rapport à ce que vous aviez prévu. Il faut garder à l’esprit que vous formez un groupe et agir dans son intérêt, pas uniquement selon vos propres envies. Il faut faire des compromis. Cela peut être par exemple : renoncer à un sommet parce que quelqu’un est trop fatigué ou, à l’inverse, fournir un effort supplémentaire pour atteindre ce sommet.
Basez le rythme du groupe sur le rythme de la personne la plus lente et prévoyez du temps supplémentaire pour les pauses, les repas… Plus un groupe est grand, plus il y a d’inertie et plus il faut prévoir de temps. Les horaires sont à l’origine de nombreux conflits. Prévoyezlarge et vous éviterez que les personnes les plus rapides râlent envers les plus lentes. De même, il est préférable de ne pas marcher trop en avant des personnes les pluslentes. Attendez-les et faites des pauses avec elles – ne repartez pas quand elles viennent juste de rattraper le groupe. Cela ne sert à rien de reprocher à une personne d’être trop lente : il fallait anticiper ce point avant le départ. Et qui sait, la prochaine fois ce sera peut-être vous. 😉
Gardez à l’esprit que certaines choses peuvent vous sembler faciles alors qu’elles représentent une vraie difficulté pour d’autres. À l’inverse, certaines choses qui semblent faciles aux autres peuvent être difficiles pour vous. Cela peut être marcher dans un pierrier, lire une carte, monter une tente, etc.
Appliquez les règles de bonne conduite qui sont valables dans n’importe quel groupe. Aidez les autres, répartissez et partagez les tâches comme : planter la tente, faire à manger, faire la vaisselle, aller chercher de l’eau, etc. Une fois en randonnée, il est souvent trop tard pour faire demi-tour, c’est pourquoi il vaut mieux être tolérant(e) et diplomate.
Enfin, rappelez-vous que vous faites cela pour votre plaisir – que ce soit le plaisir d’être dans la nature, de marcher, du retour à la simplicité… Alors restez zen quoi qu’il arrive ! Oui je sais, ce n’est pas toujours facile. Surtout quand on vous annonce au début d’une randonnée de trois jours : « je crois que j’ai oublié le pain (pour 3 midis)…» – exemple qui n’est pas du tout pris par hasard. 😂
Je suis sûr que vous avez des anecdotes à partager, alors lâchez-vous dans les commentaires !
J'ai créé Randonner Malin en 2011 pour aider les randonneurs à profiter au maximum de leurs randonnées avec des articles, vidéos et en répondant à leurs interrogations. Depuis, j'ai aidé des milliers de personnes à maîtriser les outils GPS et l'orientation à la carte & boussole avec mes formations en ligne, j'ai cocréé le jeu de société Rando au Pic des Neiges et je guide des randonnées et stages sur le terrain en tant qu'accompagnateur en montagne.
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J’ai bien entendu, mais je connais pourtant des randonneurs qui prennent beaucoup plus de plaisir à organiser leur propre randonnée plutôt que de confier cette tâche à un accompagnateur professionnel.
Bien sûr,on prend aussi du plaisir quand on est accompagné, mais ce n’est pas le même. Et les souvenirs non plus.
Bonjour Mathieu,
Effectivement avoir recours à un accompagnateur pro est une solution, mais n’est elle pas la solution du consommateur de rando, quel dommage, la rando ne se consomme pas elle se déguste, en se préparant, en envisageant le parcours et ces difficultés, la connaissance du groupe et de chacune de ses composantes, pour moi, accompagnateur bénévole à la FFRando, ce temps de préparation est le début de mon plaisir de la rando, le parcours, son environnement, le groupe, ses composants.
La vie en collectivité n’est pas simple c’est vrai, mais tout « marchandiser » pour assouvir son petit plaisir perso n’est pas mon truc.
Bien amicalement et bonnes Randos
Bonjour Ginkgo12, je suis nouveau randonneur et je viens de lire ton message. Sache que je suis entièrement d’accord avec ta façon de voir les choses.
Bien cordialement.
Tout à fait d’acord, la rando reste un plaisir, je suis accompagnatrice, et la préparation ainsi que la reco est primordiale pour éviter les déconvenues..
Une petite remarque : un accompagnateur pro n’est pas là que pour l’organisation, il est aussi là pour faire découvrir un massif, son histoire, la faune, la flore, etc.
Sur base de ma longue experience en tant que guide bénévole (non breveté) de randonneées y compris de randos itinérantes en montage en mode bivouac, je peux confirmer que ces 12 conseils sont particulièrement judicieux. Parmi ceux qui me semblent les plus judicieux, je retiendrai :
Le besoin de bien preparer sa randonnée, de prévoir plusieurs plans alternatifs, de bien connaître le groupe et de prévoir une bonne marge de reserve. Comme le precise François le rythme du groupe est dicté par le plus lent et le plus lent n’est pas nécéssairement le meme le matin ou l’après midi, en montée ou en descente, etc…
Dans le cadre de la preparation, j’insisterais aussi sur les previsions météo. En ce qui me concerne, j’en tiens largement compte pour le cas échéant adapter mon itinéraire. Même si en bivouac, je prévois toujours de passer par autant de refuges que possible afin de m’informer des dernières previsions météo, de prendre conseil auprès des gérants de refuge et enfin de bénéficier de repas chauds ce qui permet d’alléger mon (nos) sac(s). Passer par des refuges permet aussi de bénéficier d’un abri en cas de météo se dégradant soudainement. En généraal quand le temps est mauvais, il reste souvent de la place pour un petit groupe…
Petite anecdote : Malgré toutes les precautions et malgré une superbe rando sans histoires, au soir du 5ème jour à un magnifique bivouac, il y a eu un large décassocrd sur la meilleure façon d’allumer le feu… ce qui paradoxalement a créé un… froid dans le groupe ! Bonnes randos à tous
Bonjour François,
Tous ces conseils sont absolument vrais et leur liste est bien exhaustive. J’avoue que j’ai beaucoup ri (pas méchamment !) à la lecture de l’article. J’ai senti de l’expérience et du vécu car j’imaginais parfaitement les scènes.
Personnellement, je n’ai pas ce problème car je ne fais pas de randos en groupe et fais surtout des randonnées seul car environ une fois sur deux hors sentier assumant ainsi les risques que je prends consciemment grâce à une certaine expérience acquise depuis des décennies. Cela me permet cependant de faire de belles rencontres marquantes avec des animaux mais aussi avec des personnes vraiment intéressantes.
Encore bravo pour tous tes articles car même avec l’expérience, ça sert de rappel et leur lecture les complète de manière plus évidente.
Whympépère
Je ne peux qu’être d’accord. 😅 Effectivement, avoir un guide peut simplifier pas mal l’organisation et les prises de décisions. Par contre, peu de gens partant en randonnée en engagent un car ils ne pensent pas en avoir besoin.
Le conseil numéro 10…
J’ai vécu la situation de la personne la plus lente…
L’organisateur avait partagé le groupe en deux, au hasard ( en fonction des dates d’inscription peut-être ?) . Pour chaque groupe, un guide.
Le premier souci de notre guide était, semble-t-il, d’arriver le premier à l’étape.
J’étais toujours à la traîne, j’arrivais aux pauses, regardais les autres participants au repos , le temps de dire ouf, on repartait….pour le plaisir d’arriver à l’étape 45 minutes une heure avant l’autre groupe ! Bon, le guide m’a bien proposé, comme solution, de porter mon sac ( un petit sac avec mes affaires pour la journée !), mais n’a jamais ralenti ce rythme inutile.
Depuis cette expérience, je ne suis plus jamais repartie avec un groupe !
Oui ! Il est très important ce conseil !
Bonjour,
comme je l’ai vécu et avec l’expérience de nombreuses Rando, maintenant je pars en solo avec les avantages et les inconvénients et au moins en cas de problème cela ne sera pas a cause des autres.
Namasté
Bonjour
Tout à fait d’accord Christian. Je pars aussi en solo car la nature humaine est très compliquée et une rando n’est pas le meilleur endroit pour tenter de la comprendre. Pour une rando à plusieurs, je pars en petits groupes (rarement ) et avec des personnes « confirmés » et notre devise est : si on part à quatre (c’est un exemple ) on revient à quatre. La prise de tête est bannie également et tout le groupe doit être en phase avec ça.
Fred
Comme quoi pour ne pas pénaliser tout un groupe il est très utile de se connaitre et de savoir si l’on est capable de suivre . Mettre toujours les responsabilités sur les autres n’est pas une solution. Une seule personne suffit à pourrir une rando qui s’annonçait pourtant prometteuse .
Cet article me rappelle des souvenirs de voyage… qui sont bien résumés par tes différents conseils !
Le fait d’avoir désigné un leader me semble vraiment vital, pour avoir vécu des situations où les « forts caractères » qui n’étaient de loin pas les plus expérimentés voulaient prendre des décisions risquées en pratique.
D’autre part, le fait que le plus expérimenté du groupe vérifie AVANT que tout le monde ait un équipement ADAPTE me semble également très important. On a souvent des surprises lorsque l’on voit comment certains membres ont interprété la liste d’équipement envoyée ; nombreux sont ceux qui pensaient que dans la liste, les objets indispensables étaient « optionnels ». Exemple : le sac de couchage -30°C n’est pas une option et n’est pas équivalent au sac de couchage 0°C ! Après forcément le propriétaire du sac de couchage 0°C se plaint du froid, n’a pas bien dormi… bref, une super ambiance assurée 😉
Comme toi énormément de gens peuvent témoigner de prises de tête pour toutes sortes de raisons. Le problème est que c’est loin d’être la première chose à laquelle on pense quand on prépare un voyage ou une randonnée. Et pourtant, cela peut faire la différence entre une randonnée réussie et ratée.
C’est 12 conseils sont très judicieux.
Mais on ne peux pas tout prévoir.
Le preuve, mon expérience.
Il y a quelques années, on a voulu faire une randonnée dans le Verdon.
Et alors que j’étais tout à fait à l’aise partout, cette fois ci, je n’arriverai pas à remonter. Tous les 20 à 30 pas, j’étais essoufflé et devais m’arrêter plusieurs minutes avant de repartir.
Le couple d’amis qui nous accompagnait en on eu marre de m’attendre et ont continué leur chemin. Seul leur fille de 12-13 ans et mon épouse sont restés avec moi à m’encourager et porter mon sac.
J’ai mit une heure de plus pour arriver à la fin de la randonnée.
Après une visite chez mon cardiologue, j’ai eu droit à 3 pontages coronariens et un pacemaker.
Mon cardiologue m’a dit que si j’avais voulu suivre le couple à leur vitesse, comme je voulais le faire initialement, j’aurais risqué une crise cardiaque au milieu de nul part.
Moral de l’histoire, même un randonneur expérimenté n’est pas à l’abris d’un problème de santé et surtout, on ne laisse pas un traînard tout seul. On part en groupe, on revient RESTE ENSEMBLE. JUSQU’AU BOUT quoi qu’il es coûte.
Étant moi-même animateur bénévole au sein d’une fédération de randonnée, je trouve que tu as fait ici une très très bonne analyse des situations pouvant arriver au cours de randonnées.
Je viens de découvrir ton site François et je dévore les pages.
J ai bien ri ! « mes » randonneurs quoique retraites, moi aussi, et souvent aussi animateurs…peuvent etre fougueux… oh t as vu y a un sentier au dessus et hop ils partent…
Ou pour reconnaitre un passage a mains sur qq metres (aiguille percee Tignes) je dis au groupe d attendre qq mn on reste a vue et a 3 on escalade… quand on se retourne pour les heler ils ont continue le chemin…
Autre anecdote : le supra but final est abandonne au profit d une biere au refuge …
Bref ce sont des copains mais la j etais in petto en petard !!! Merci
Bonsoir François,
Je randonne avec un club donc je suis assurée .
Mais quand je randonne seule ou avec des amis faut-il une assurance perso spéciale rando ?
en cas d’accident ?
Merci de me donner l’info
Je lire avec plaisir tous les conseils et infos
Je pense que cela dépend des clubs. Je te conseille de vérifier auprès de ton club ou ton assurance. Je sais que par exemple avec la FFME et le CAF, l’assurance (en plus de la licence) est personnelle et te couvre même quand tu es seule – plus ou moins suivant les formules choisies.
Bonjour et aussi surtout ne pas oublier la « petite » solution de la FFRandonnée qui est la PassRando
Pas cher, et très complet pour un randonneur « occasionnel »
Jean-PAul
Bonjour,
Il faut toujours « des » assurances.
Pour vous l’organisateur : organisez vos randonnées ou autres activités « dans le cadre d’une association », mais vérifiez que l’association a une assurance qui couvre aussi les « bénévoles ». En Belgique … à l’époque l’assurance du club alpin, ainsi que les universités, etc n’avaient pas d’assurance pour les bénévoles, mais bien pour les administrateurs. Donc en cas d’une faute de votre part vous pouviez être juridiquement responsable. Il y a eu des cas extrêmes.
Les « membres » de l’association avait une assurance personnelle mais il y avait aussi la possibilité de se faire membre pour une période limitée, donc le temps de votre randonnée. Vérifiez donc leur assurance … Ayant fait plusieurs fois le mont blanc j’ai constaté que l’assurance du Club Alpin était valable en France, etc mais pas en Italie. Fallait choisir le versant en chutant. L’assurance du pays bas était limitée par des clausules d’altitude, pas d’hélicoptère, frais de recherche, etc . En fait ne couvrait que les frais juridiques … donc là il fallait s’attendre à des procédures en justice en cas d’accident.
Pour les expéditions, comme des randonnées au Peru, Népal je créais une ASBL (association loi 1901) – ce qui peut-être valable aussi pour d’autres activités pour de problèmes financières, de justice, etc.
Un brevet « officiel » de guide de randonnée ou d’une association n’est pas valable dans tous les pays, alors que dans certains cas c’est une obligation légale. Mais dans ce cas il faut absolument avoir une assurance. Votre présence comme spécialiste suffit parfois pour être « obligé » d’intervenir en cas de problème. Alors à 80 ans encore organiser des randonnées peut-être discutable.
Note comme vous demandez ce qui se passe si vous randonne seule … La majorité d’offices de tourisme, des clubs alpins, d’assurance etc offrent la possibilité de souscrire des assurances pendant vos séjours en montagne tous frais, et même tous risques même avec rapatriement de votre famille, voiture. etc mais vérifiez bien les conditions surtout les pays.,
Bonjour François,
de lire tes conseils sur la préparation d’une rando m’a rappelé des souvenirs. Et tout ce que tu écris est exact.J’ai vécu ces situations surtout lorsque le groupe est important.Avoir un leader (expérimente) est primordial.
Merci de nous remémorer tous ces conseils , pour le moment les balades sont en stand by. On verra au printemps.
Cordialement.
Pourriez-vous svp, François, traiter du sujet « assurances » lorsque une association se crée sans être affiliée à la FFRP ?
Quelles responsabilités lorsqu’on randonne en groupe, en cas d’accident ? Le « porteur de carte »
– ou GPS – est-il VRAIMENT le SEUL responsable ?
J’ajoute ces lignes sur cette page, ne repérant pas la rubrique pouvant y répondre. Merci.
Je me souviens y avoir été confronté quand j’encadrais des randonnées dans un club, mais je n’avais pas trouvé de solution satisfaisante à l’époque.
Pour ce qui est de la responsabilité, elle n’est pas forcément déterminée avant de partir. En cas d’accident, chaque personne peut avoir une part de responsabilité – tout dépend des circonstances de l’accident. Ce n’est pas forcément l’encadrant bénévole qui est à 100% responsable.
On traite du sujet dans les formations FFRandonnée.
En cas d’accident, même entre copains, il y aura forcément une recherche de responsabilité par la Sécurité Sociale qui doit payer des journées non travaillées et le « porteur de carte », l’utilisateur du GPS ou l’organisateur sera alors désigné et devra y répondre en fonction de compétence mais aussi de ces erreurs.
En tant qu’animateur bénévole, j’ai du faire appel à un héliportage pour rapatrier un randonneur de mon groupe qui avait chuté …. dans le bac à douche du refuge. On ne peut pas être partout…
Bonjour François,
Ton article est tout à fait pertinent. Je randonne seule en général ou avec quelques (vrais) amis. Mais j’ai souvent vu ce que tu relates dans des groupes rencontrés à l’étape.
Et ce que je hais le plus c’est : le groupe entier qui repart alors que les personnes les plus lentes viennent tout juste d’arriver et non pas le temps de se reposer. C’est extrêmement frustrant et décourageant !
Je rajouterais une seule recommandation : chacun son sac et le sac de chacun est du domaine privé ! J’ai entendu des disputes démarrer sur ce ton : « Non mais, qui est venu gratter dans mon sac ? » ou « Qui a pris mes chaussettes (ou mon savon) ? ». Etc.
Amicalement,
Martine
Effectivement, c’est vrai que ça peut être pas mal de bien séparer les sacs quand on se connaît pas trop bien ou que l’on a des « manières » différentes.
Bonjour,
Un exemple : un groupe, la sortie est acceptée par tous ainsi que les conditions.
Une discussion voulue par une personne sur un sujet qui n’a rien à voir avec la randonnée et la personne questionnée refuse d’en parler pendant la randonnée.
Colère de la personne qui attendait des réponses à ses questions bien que l’autre l’ait gentiment priée de la rappeler par téléphone le lendemain pour en discuter à discrétion du groupe.
Conséquence : mauvaise ambiance pendant la randonnée et pire à l’arrivée : rejetée oralement devant tout le groupe.
Résultat : impossible de randonner maintenant avec le groupe par rapport à la personne qui s’est mise en colère.
Impossible d’organiser des sorties (j’étais animatrice de randonnée) car le problème n’est toujours pas réglé.
Je pense que les problèmes peuvent être de nature différente lors d’organisation de sortie.
En passant, merci pour votre site qui est riche d’informations.
Cordialement
Pas de souci pour moi !! Je ne supporte aucune contestation..
Sinon je sors la boite à baffes et je laisse en pâture aux loups.
De quoi ?? des randonneurs qui ne veulent pas suivre le rythme , et puis quoi encore ???
Je vois que tu donnes envie à des personnes d’être accompagnées . Heureusement que je sais que c’est toi, sinon j’aurais pu croire que c’était du premier degré. 😉
Bonsoir François,
Au fil des années j’ai vécu des situations diverses, nombreuses et multiples!
Je me souviens être parti avec un groupe de 4 couples. Nous devions bivouaquer avec deux d’entre eux, les autres restant au gîte.
Nous avions tout préparé minutieusement mais nous n’avions pas prévu que j’arriverai in situ avec une névralgie cervico-bracal.
Nous sommes en froid depuis. Moralité : c’est bien dans l’adversité que l’on compte ses amis.
Plus récemment nous sommes partis avec des amis que nous avions pourtant “testés”, puis de nous prendre le chou parce que l’épouse avait horreur de pique-niquer!!
Tout est possible:)
Il y a 30 ans mon époux et moi projetions de faire le chemin de St Jacques le “Caminó del Norte” a bicyclette.Une collègue de mon époux entend cela et veut se joindre à nous. Mon époux la connaissait du travai et moi d’avoir fait quelques sorties avec elle. Comme elle portait des jeans la plupart du temps j’ai cru qu’ellle était sportive, simple et pas chochotte (ah ! Qd on a 30 ans !). Mon époux et moi avions mis les choses au point avec elle (des logements en auberge de jeunesse où pensions, pas d’hôtels chics et chers). Elle était d’accord. Premier jour de randonnée en quittant St Jean Pied de Port pour Roncevaux : au départ tout se passe bien. On pique-nique à midi. Il commence à pleuvoir et grêler. On termine en vitesse et on emballe tout. Elle avait terminé avant nous. Au lieu de nous proposer son aide, elle file. Nous la rejoignons après, mécontents. Chaque soir, c était la bagarre pour l’hôtel. Madame ne se rappelait plus notre mise au point concernant le logement et di on lui proposait d’aller dans un hôtel chic et de nous retrouver le jour suivant elle n était pas d’accord. Comme c était une collègue de mon mari il ne disait rien. Conclusion : je ne lui ai plus jamais adressé la parole. Et à notre retour d’autres collègues de mon époux nous ont dit qu’ils ont bien pensé à nous pendant notre périple car ils étaient souvent partis en week-end avec elle et elle n’était pas des plus faciles … Conclusion nous randonnons soit dans des tandis organisées par des clubs soit à nous deux
Bonjour
Ce sujet tombe à pique.
Dernièrement lors d’une randonnée ou j’avais indiqué un dénivelé X et pas un dénivelé cumulé positif une randonneuse a eu un souci du je pense a une condition physique pas au top, m’a accusé de n’avoir pas précisé ce cumulé. pour moi elle a transféré son problème.
GiGi
Excellente idée de sujet ! Une randonnée sympa peut rapidement virer à l’enfer en cas de désaccords. Je garde en mémoire un débriefing de randonnée fait lorsque j’ai passé mon diplôme d’accompagnateur…. Pause trop courte pour les uns, trop longues pour les autres ; circuit trop ceci ou pas assez cela….. Depuis, je randonne seule ou juste avec mon compagnon : on se connaît par coeur et être 2 pour randonner, c’est largement assez
Excellent ton article pour rappeler sans tabous aux randonneurs quelques règles élémentaires du savoir vivre en groupe car hélas ça se perd c’est du chacun pour soi et des incivilités. Les gens sont parfois difficile à gérer dans leur comportement. Ce qui m’amène à faire le choix de partir souvent seule que de randonner mal accompagnée c’est la pire situation pour moi. Mais comme tu le rappelles il faut que ça reste un plaisir agréable mais c’est pas toujours évident à partager.
Je pars aussi le plus souvent seul, j’ai déjà assez de mes problèmes à gérer sans avoir ceux des autres à m’occuper. Je partage mes émotions de randonnée d’une autre façon : retour sur photos, vidéos, carnets de bords etc…
A contrario, je pars depuis trois ans maintenant avec un ami. J’ai eu quelques grosses alertes de coronaires en 2015 et cela me rassure aussi… Mais nous sommes dans une totale communication AVANT chaque départ (poids du sac, itinéraire, réservations, préparation des repas, trousseau etc…). On se prend toujours une journée de réflexion avant (nous sommes à 500km l’un de l’autre, c’est donc les emails qui fonctionnent à fond). Mon ami est peu expérimenté en randonnées de plusieurs jours, la préparation est donc basée sur un maitre mot : LA CONFIANCE.
Bien à toi
Bonjour François.
Merci de ce bon article. Il passe bien en revue les principales difficultés auxquelles un organisateur de randonnées peut être confronté.
Pour ma part j’ai pris l’habitude de randonner seul ou en tout petit groupe (2 ou 3 personnes). Les groupes plus importants me posent des problèmes :
– mise en route longue et difficile, perte de temps,
– bruit et bavardage continu incompatibles avec l’observation de la nature,
– difficulté à suivre mes propres rythmes, à prendre le temps quand il faut devant un point d’intérêt,
– leadership mal accepté et remis en cause,
– multiplication des problèmes à gérer.
A moins d’être un organisateur super compétant, au leadership incontestable, doué d’une capacité physique suffisante pour naviguer entre les différents sous groupes et aider les plus éprouvés, bref à moins d’être un pro, mieux vaut limiter l’importance des groupes que l’on rassemble, s’assurer des capacités physiques des participants et se donner des objectifs accessibles au participant le moins en forme.
Daniel
Je suis d’accord avec toi et j’ai aussi une préférence pour les petits groupes pour ces raisons. Mais certaines personnes aiment les groupes plus importants pour le côté social – ce qui peut se comprendre.
personellement j’ai commencé la nature par la mer
1 skipper
5 équipiers sur 10m2 pendant 15 jours
le sac le plus lourd est celui qu’on laisse à la maison ou au travail
Merci François pour ce petit guide bien utile, finalement on ne pense pas toujours aux plus lents ! L’idée de faire passer les plus agiles après les plus lents, c’est à mettre en application dans notre petit groupe d’amateurs … Chacun notre tour, nous organisons notre rando . Ca me fait penser à une semaine au Maroc POURRIE à cause d’un soit-disant « guide », qui s’est pris la tête tout le long de la rando, pendant toute la semaine avec le cuisinier, et interdisant aux muletiers de parler français avec nous … grrr quel mauvais souvenir, dans un paysage de rêve…
Merci François pour cet article.
Personnellement j’ai toujours randonné en solo. En particulier en randonnée grande distance.
Pour moi, un livre ne se lit pas à deux,il en va de même pour la nature.
Les groupes ….trop bavards…..
Bonsoir François, c’est toujours un plaisir de te lire et tes conseils sont toujours avisés.
Ton article et les commentaires qui abordent la question des décalages de rythme de marche (très fréquemment sources de conflits) éveillent en moi quelques souvenirs…
Celui d’un responsable de rando montagnarde qui faisait tout pour « larguer » les moins rapides (dont j’étais). Dans l’ascension d’un col particulièrement pénible, sur un replat où on faisait une pause il nous avait carrément dit, nous faisant sentir notre infériorité : « vous n’avez qu’à attendre ici on vous retrouvera en descendant ». Comme il n’y avait aucun risque météo, que le sentier était parfaitement tracé, que je n’étais pas à bout de forces, qu’il restait environ 30 minutes de montée rude (en me réglant sur mon rythme) et qu’on avait largement le temps, je ne me suis pas laissée impressionner, je me suis accrochée sans tenter de forcer mon allure… et je suis arrivée en haut un petit quart d’heure après les « champions »… dans un temps finalement tout à fait normal dont le guide aurait mieux fait de tenir compte : car à ce rythme-là le reste du groupe, resté docilement sur la plate-forme, aurait très bien suivi et aurait joui d’une magnifique vue en haut…
Autre souvenir, cette fois c’était en plaine et c’est moi qui conduisais la rando, annoncée clairement à « allure moyenne » bien avant le moment du départ. Un groupe de 3-4 personnes habituées à une « allure soutenue » a tenté d’imposer son rythme. Aux changements de direction elles attendaient avec des mines impatientes et condescendantes… et faisaient pression pour repartir très vite (« on vous attend depuis un moment et on a froid… », etc.). Craignant de voir le groupe principal se démoraliser j’ai fait acte d’autorité et j’ai exigé, non pas que les premiers ralentissent leur allure, mais qu’ils attendent à chaque pause que je donne le signal de la remise en marche afin que le dernier arrivé ait un temps suffisant pour récupérer…. et aussi qu’on respecte le programme annoncé qui prévoyait un arrêt à deux observatoires ornithologiques (que le groupe de tête voulait « zapper » pour aller plus vite). En fait cet acte d’autorité a soulagé le groupe principal, le groupe « rapide » ne s’est pas senti brimé et l’ambiance s’est détendue de part et d’autre.
Et puis nous sommes arrivés, en fin de parcours, sur un terrain très dégagé, un openfield où la direction à prendre paraissait évidente – sauf que ce n’était pas la bonne. Très sûrs d’eux et sans rien demander, les « rapides » ont foncé « à vue » vers la ligne du chemin de fer, visible effectivement environ à environ 2 km de là, ligne du train qu’il était prévu de prendre pour le retour. Je me suis bien gardée de les retenir, sachant que ladite ligne allait contrarier cette belle avance : car il fallait la traverser pour prendre notre train et cela n’était possible qu’en allant dans la direction où je menais le groupe, afin de rejoindre une petite route enjambant les rails sur un pont ! Comme il n’y avait aucun danger (on restait visibles les uns des autres), je les ai laissés se « planter ». S’apercevant de leur bévue après avoir parcouru une bonne distance, ils durent modifier leur trajet dare-dare, revenant sur leurs pas pour rattraper le groupe qui n’a pas pu réprimer quelques petits sourires goguenards à les voir s’essouffler derrière !
Bonjour,
Vos différentes situations que vous avez vécues me rappellent certains moments de randonnée,où responsable de groupe, certains bon marcheurs ont insisté pour me faire changer de tracé à plusieurs reprises pour le rallonger. Situation que j’ai refusée, une personne dans le reste du groupe avait des difficultés et des soucis de santé : elle m’en avait informé au préalable avant son inscription à la sortie. Je ne pouvais en aucun cas modifier ce qui était prévu au programme.
J’ai dû faire face, comme vous, à l’insistance de plusieurs personnes. Cela déçoit quelque part.
Merci Catherine pour ton retour. Ce n’est vraiment pas facile de jongler avec les egos de chacun et être un bon responsable de groupe demande beaucoup de qualités en communication et en relations humaines.
Je rentre d’un trek de 16 jours avec un ami qui n’avait jamais fait de longues randonnées en montagne. On a fait deux sorties de 3 jours en amont, afin qu’il découvre son matériel pour le bivouac (en grande partie acheté sur mes conseils) puis qu’il comprenne comment gérer son alimentation. Dès le départ nous étions d’accord sur les grands principes suivants : étapes modulables selon la météo et notre condition physique du jour. Toujours rester en contac visuel, lui étant très rapide et à l’aise en descente et moi au contraire plus efficace en montée. Comme j’avais plus d’expérience que lui, je lui ai laissé le temps d’apprendre à mieux s’organiser. J’ai eu la joie de le voir se transformer, se sentir plus sûr de lui et plus à l’aise au fur et à mesure du trek. Pas de jugement, des encouragements, juste à bon escient. C’est la clef du succès.
Pour moi, l’idéal est de partir à deux, ce qui oblige chacun à faire quelques concessions et efforts pour rester unis et forts dans un milieu aussi hostile que la montagne. C’est une belle leçon de vie !
Bonjour,
En tant que secrétaire d’une association de randonneurs, je vous remercie pour les échanges sur ce sujet qui n’a rien d’anodin. J’organise régulièrement des randonnées à la journée sur le Grand Est et je me retrouve entièrement dans bien des propos. Ma pire expérience : la participation d’une personne totalement misanthrope au sein d’un groupe, aux propos horribles, mal équipée, et toujours loin devant. A l’inverse, la meilleure, la volonté d’une personne atteinte d’un cancer et qui vient randonner avec nous le lendemain de sa chimio sur des randos de moins de 15 km (et là tout le monde s’adapte). Le règlement intérieur de notre association prévoit de nombreuses règles en matière d’équipement, de savoir vivre, de cohésion de groupe, de cotation des randonnées, etc. mais ces échanges me donnent quelques idées pour l’améliorer encore. Merci à tous.
Je randonne seule ou tous petits groupes qu’en général je dirige après avoir testé en solo.J’évite ainsi certaines inadaptations randonneurs/randonnée…
Amatrice de silence et de sérénité, plutôt contemplative, j’avoue que le bavardage peut apparaître comme une nuisance au plaisir de la randonnée. Je marche seule si je désire être en paix ; j’invite mes amis pour le partage dans un second temps.
Je viens e de lire votre commentaire sur le chemin de compostelle
Je dois faire ce voyage à trois au départ j était seul et cela me suffisait de votre lecture était bien ma façon d être sociable beaucoup de temps en temps mais libre de mes choix et là un frère et venus me glisser son envie d’y être je le connais bien enfin je crois je le dit mon frère donc je lui ai dit est tu sûr mais j y pensez très souvent me répond t il j ai dit ok sa sera dur facile avec defois de la solitude d un moment ok pour lui et viens de me dire que son beau frère voudrait nous accompagner moi j si dit oui pourquoi pas de un je passe à trois et je le pose la question sera ton bien à trois car connaissant l être humain tous peut basculer de trois sa pourais être 2 plus 1 et la deux groupes ou pas jamais deux sans trois mon idée deviens cornélienne et le doute m impose beaucoup d amour c envers mes deux frère de route ??? Que dois je faire ??? Je suis bien perdu la foi doit me donner le partage avant tous ????
C’est vous qui aviez organisé au départ. Votre frère s’est un peu imposé et maintenant il impose quelqu’un d’autre. Je peux me tromper mais il me semble que votre frère ne sait pas s organiser et recherche un “pigeon” qui prendra tout en charge pour lui et son beau-frère. Soyez prudent
Bonjour. Au cours d’une randonnée à Madère où il y avait des passages le long de pentes très escarpées ét d’autres au dessus de vides, il est apparu qu’une personne souffrait du vertige. Ce fut très handicapant pour tout le groupe et, au delà de la première épreuve, qui nous a fait perdre beaucoup de temps (pour la convaincre de se lancer et de vaincre sa peur), le guide a été contraint de la laisser avec le chauffeur de la « voiture cargo » pour les étapes les plus difficiles. Heureusement que nous étions dans ce cas de figure. Je précise que le descriptif de cette semaine de rando précisait bien qu’il y avait des passages vertigineux. Pour les rando en montagne ce point est important, au delà des capacités physiques des gens.
Second point : au cours de cette même rando, le guide a proposé d’accompagner les volontaires à faire une courte escapade vers un sommet proche mais assez difficile à atteindre à cause du terrain sableux et glissant. Nous faisions alirs une pause sous un bosquet. Une femme âgée a voulu y aller et le guide lui a déconseillé, mais sans lui interdire et en lui expliquant les difficultés de la montée. Cette personne a donc renoncé mais à la fin du séjour a écrit un commentaire assassin sur le guide.
L’auto-évaluation des participant(e)s par rapport à ce qui est indiqué dans les fiches techniques (difficultés physiques, techniques, vertige), on pourrait en faire une thèse. 😅
Pendant un rando d’une semaine un énorme chantier a fait disparaître le balisage sur une partie d’un vallon. L’autochtone interrogé nous envoie sur un chemin bien tracé qui comporte une vieille marque de balise. Après une bonne heure sans autre balise, j’arrête le groupe (6 personnes) et signalant être sur un mauvais chemin je propose de descendre à travers la forêt, même si cela était difficile car l’évidence et le logique voudrait que le bon chemin soit plus bas. Et c’est le cas, une balise en bon état le précise. Je fis tout haut une réflexion du genre : « j’aurai du acheter une carte pour ce secteur » quand notre collègue qui avait organisé la rando dit : « ben, je l’ai dans mon sac ! » Tout le monde s’était appuyé sur moi qui lisait mieux une carte que les autres et là ils ne m’en avaient donné aucun moyen ni ne s’étaient penché sur la question.
C’est la seule fois où j’ai fait une grosse colère et ai quitté le groupe pour achever seul la randonnée du jour leur disant qu’il ne leur restait plus qu’à apprendre à lire une carte.
Par la suite, ils m’ont toujours alimenté en carte correcte et nous en avons fait plein d’autres !!!
J’ai fait le TMB début juin. Au départ j’étais parti pour le faire seul, mais 2 copains de mon club de sport se sont joints à moi. Un plus jeune avec une bonne endurance avec qui j’étais déjà parti en randonnée 8 ans auparavant, et un plus âgé expérimenté mais qui avait peur de ne pas suivre notre rythme. J’ai eu une appréhension sachant que je voulais avoir la possibilité de faire les variantes, et que mes 2 copains avaient l’air de minimiser la quantité de neige que l’on risquait de rencontrer. Au bout du compte cela s’est très bien passé : le copain plus lent nous disait de partir devant quand on partait sur les variantes ( il faisait beau et on avait fait connaissance avec d’autre randonneurs, il n’était donc jamais seul). Et le plus jeune a pu profiter de mon expérience sans jamais se faire peur et sans me ralentir ( et cela m’a permis de faire les variantes sans me retrouver tout seul). Et quand nous faisions les variantes à 3 ou par mauvais temps, la sécurité prenait le pas sur le reste sans souci et nous restions groupés. À la fin du TMB, chacun s’était fait plaisir sans aucun regret. Conclusion : pour qu’une randonnée en groupe se passe bien, ne faut-il pas accepter de se séparer quand les conditions le permettent ? Bon plaisir
Bonjour,
Pour moi, rien ne vaut la randonnée en solo, aucune contrainte, totale liberté de s’arrêter ou non, pas de coéquipier à gérer, liberté de prolonger, modifier la rando ou la raccourcir, pas de contrainte horaire, choix de la randonnée suivant l’humeur du jour ou la météo, calme.
Il faut cependant pour cela être autonome et ne pas compter sur les autres.
Je randonne à longueur d’année et je vois le comportement des groupes, entre ceux qui veulent montrer aux autres qu’ils sont les plus forts et courent devant et ceux qui préfèrent papoter à l’arrière, le bruit généré par tous le participants, les contraintes de la vie en groupe, tout cela ne m’incite pas à adhérer à un groupe.
J’ai l’impression que mon ressenti est partagé par beaucoup, vu le nombre de randonneurs solo que je croise.
Bien vu !
En randonnée comme en bateau il vaut mieux savoir comment on est sur le terrain avant de partir pour des trajets de plusieurs jours, soigner le poids des sacs , avoir des objectifs communs ainsi qu’un » leader » ou « capitaine » expérimenté et reconnu de tous. A ce propos j’ai un joyeux et ancien souvenir : avec mon club de marche, au moment de charger nos sacs sur nos dos, pour une randonnée cool de 7 jours dans les Pyrénées en juin ( pas la haute route😏), notre combien joyeux , estimé, solide et musculeux « ami leader » se plie , terrassé par une lombalgie …. Et a commencé l’opération nomnée pour la postérité » alléger gégé »: ont été sortis définitivement du sac la grosse tourte de 2 kg , les 10 m de corde ( rando sur sentiers sans parois) le piolet ( ni glacier ni névé) le gel douche, qq fringues., la popote pour 10 complete ( au cas où) . etc…. même le sac de 70l remplacé par un 60 l ( étapes en refuges ). Il faut dire que c’était déjà la bataille des » MUL » contre les » MULET ». « Gégé » après un moment d’angoisse existentielle, a fini par accepter le délestage et nous a parfaitement guidé.. ça a été une superbe rando
Des années après 😂 l’expression est restée..
J’ai longtemps fait partie d’un club de randonnée et ce qui m’agacait le plus, c:était d’entendre le responsable dire »bon, on y va » juste au moment où arrivaient le ou les plus lents ou fatiguésidem pour les « petits »ajouts imprévus d:un col par ci ou de quelques kilomètres par là.
Désormais je préfère randonner seul ou a trois ou quatre au maximum.
Bonjour à toustes! Bien ton article mais je partage ici un autre aspect qui me rend folle et qui me fait restreindre à mort les gens avec qui je randonne : ceux qui n’arrêtent PAS de parler, voire de crier qui ne s’intéressent en réalité à rien d’autre que de raconter leurs petites histoires sans intérêt ! Ils empêchent tout le monde de profiter de l’ici et maintenant, d’admirer ce qui est autour de nous, de déconnecter, ce qui est aussi un but de Rando. Enfin ils dérangent la faune qu’on peut moins observer… que croient ils avoir de si intéressant à dire: RIEN, donc pitié! des randos avec des silencieux ou qui parlent à propos !
Bonjour François,
super article; si vrai.
on vit la même chose lors des sorties en groupe à vélo. Les plus forts mènent un train d’enfer. Les plus faibles (moi) sont à la traîne. Les autres ont la « gentillesse » de t’attendre , mais à peine les as-tu rejoints, en développant ce qui, pour toi, est un gros effort, qu’ils repartent de plus belle. Donc aucune récupération et une frustration qui confine à la rage !
Une des meilleures expériences humaines qui soit est de faire partie d’une ÉQUIPE qui fonctionne parfaitement (en quelque domaine que ce soit : sport, enseignement, administration, médecine, humanitaire etc…). Mais vu ce qu’est la nature humaine c’est tout à fait exceptionnel.
Salut François
J ai l habitude de marcher seul, (800, 1000 km par an),
Mon frère à voulu Randonner avec moi. Bonne intention.
Moi je marche à 5km/h en moyenne et évite de m arrêter pour garder le rythme.
Mon frérot est un contemplatif et s extasie devant: une croix à la croisée des chemins, une chapelle, une maison cossue, etc etc.
Nou partions de la Pointe St Mathieu vers Nantes. Nous avons mis 2 fois plus de temps que ce que j avais prévu. !!!! Le clou; courses de ravitaillement ou j aurais mis 10mn, il lui à fallu plus de une 1/2 h pour acheter 3 trucs.
Je suis partis seul à mon rythme et l ai attendu au gîte ou il est arrivé plus de une h après moi.
Nous sommes tj en bons termes mais n ai pas renouvelé l expérience.
Merci pour tes articles tj trés documentés que je lis avec intérêt.
Pierre B
Ce qu’il y a de pénible dans un groupe est la différence de niveau entre les membres. Rien de plus éprouvant de voir des « très bons » partir bille en tête sans jamais se retourner laissant les plus faibles culpabiliser de ne pouvoir les suivre. Un vieux montagnard m’avait dit quand j’étais jeune : »En montagne, il y a ceux qui se retournent, et ceux qui ne se retournent pas. Tâche d’être de la première catégorie « …. J’ai toujours suivi ce conseil….
Je dirais que le souci n’est pas tellement la différence de niveau, mais comment les membres se comportent avec cette différence de niveau. Et ça vaut le coup de se mettre d’accord sur le rythme de la sortie avant de partir pour qu’il n’y ait pas de frustrations par la suite.
Bonjour, je déteste randonner en groupe…mon mari, ça me suffit déjà bien! Effectivement, la randonnée, c’est comme la vie : du partage, des hauts, des bas…
Et je fais quoi quand une personne du groupe s’éloigne pour allumer une cigarette dans une forêt de pin en pleine sécheresse. J’avoue avoir hurlé. Et le participant honteux s’est excusé auprès du groupe! J’ai aussi constaté qu’identifier le plus faible et de demander au groupe de le soutenir crée un esprit d’équipe, surtout si la faiblesse à une cause réelle (nous avons eu pendant quelques années une personne atteinte de myopathie qui nous a ralenti; Ses progrès ont été notre plus belle recompense). Fermeté justifiée et entraide systémétique sont pour moi les deux volets essentiels de la réussite d’un groupe. J’y rajoute une bonne communication avant le départ, pour que chacun sache savoir à quoi s’attendre (je dois avoir préparé et dirigé bénévolement 1500 randos dans ma vie pour des groupes constitués et continue à 81 ans sur de courts itinéraires).
Très bons conseils !
Déjà vécu pour certain…. J’ai appris à m’adapter aux autres, à ralentir et à penser au plaisir de ceux qui m’accompagnent !
J’adore être seule mais j’adore aussi partager cette passion et la faire découvrir à ceux que j’aime,
Donc un coup seule, un coup en famille en m’adaptant ! J’évite de faire trop de kilomètres et j’alterne bivouac/confort de gîte ou d’hôtel.
Pour donner envie au lieu d’écœurer !
Mais ça été difficile au début pour moi de changer mes objectifs 😬
Et je pense qu’un guide professionnel de randonnée peut apporter beaucoup à un groupe en organisation mais aussi la connaissance de la région des plantes de la faunes etc etc
En ce moment dans le Var on y ajoute l interdiction de porter un briquet ou un allume gaz et d avoir du carburant au détail en dehors de son logement
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À PROPOS
Bienvenue sur Randonner Malin !
Je suis François Jourjon et depuis 2011, je partage ici des conseils pratiques et techniques pour que vous profitiez au maximum et en toute sécurité de vos randonnées.
Engager un accompagnateur en montagne, ce n’est plus vous qui gérer quoi que ce soit, il est là pour ça.
Du coup vous ne prendrez que du plaisir pendant vos randonnées…
A bon entendeur,
A bientôt sur les sentiers
Bonsoir Mathieu,
J’ai bien entendu, mais je connais pourtant des randonneurs qui prennent beaucoup plus de plaisir à organiser leur propre randonnée plutôt que de confier cette tâche à un accompagnateur professionnel.
Bien sûr,on prend aussi du plaisir quand on est accompagné, mais ce n’est pas le même. Et les souvenirs non plus.
Cordialement,
bernard77400
Bonjour Mathieu,
Effectivement avoir recours à un accompagnateur pro est une solution, mais n’est elle pas la solution du consommateur de rando, quel dommage, la rando ne se consomme pas elle se déguste, en se préparant, en envisageant le parcours et ces difficultés, la connaissance du groupe et de chacune de ses composantes, pour moi, accompagnateur bénévole à la FFRando, ce temps de préparation est le début de mon plaisir de la rando, le parcours, son environnement, le groupe, ses composants.
La vie en collectivité n’est pas simple c’est vrai, mais tout « marchandiser » pour assouvir son petit plaisir perso n’est pas mon truc.
Bien amicalement et bonnes Randos
Bonjour Ginkgo12, je suis nouveau randonneur et je viens de lire ton message. Sache que je suis entièrement d’accord avec ta façon de voir les choses.
Bien cordialement.
Tout à fait d’acord, la rando reste un plaisir, je suis accompagnatrice, et la préparation ainsi que la reco est primordiale pour éviter les déconvenues..
Une petite remarque : un accompagnateur pro n’est pas là que pour l’organisation, il est aussi là pour faire découvrir un massif, son histoire, la faune, la flore, etc.
Sur base de ma longue experience en tant que guide bénévole (non breveté) de randonneées y compris de randos itinérantes en montage en mode bivouac, je peux confirmer que ces 12 conseils sont particulièrement judicieux. Parmi ceux qui me semblent les plus judicieux, je retiendrai :
Le besoin de bien preparer sa randonnée, de prévoir plusieurs plans alternatifs, de bien connaître le groupe et de prévoir une bonne marge de reserve. Comme le precise François le rythme du groupe est dicté par le plus lent et le plus lent n’est pas nécéssairement le meme le matin ou l’après midi, en montée ou en descente, etc…
Dans le cadre de la preparation, j’insisterais aussi sur les previsions météo. En ce qui me concerne, j’en tiens largement compte pour le cas échéant adapter mon itinéraire. Même si en bivouac, je prévois toujours de passer par autant de refuges que possible afin de m’informer des dernières previsions météo, de prendre conseil auprès des gérants de refuge et enfin de bénéficier de repas chauds ce qui permet d’alléger mon (nos) sac(s). Passer par des refuges permet aussi de bénéficier d’un abri en cas de météo se dégradant soudainement. En généraal quand le temps est mauvais, il reste souvent de la place pour un petit groupe…
Petite anecdote : Malgré toutes les precautions et malgré une superbe rando sans histoires, au soir du 5ème jour à un magnifique bivouac, il y a eu un large décassocrd sur la meilleure façon d’allumer le feu… ce qui paradoxalement a créé un… froid dans le groupe ! Bonnes randos à tous
Merci pour le retour Bernard. 😉
Bonjour François,
Tous ces conseils sont absolument vrais et leur liste est bien exhaustive. J’avoue que j’ai beaucoup ri (pas méchamment !) à la lecture de l’article. J’ai senti de l’expérience et du vécu car j’imaginais parfaitement les scènes.
Personnellement, je n’ai pas ce problème car je ne fais pas de randos en groupe et fais surtout des randonnées seul car environ une fois sur deux hors sentier assumant ainsi les risques que je prends consciemment grâce à une certaine expérience acquise depuis des décennies. Cela me permet cependant de faire de belles rencontres marquantes avec des animaux mais aussi avec des personnes vraiment intéressantes.
Encore bravo pour tous tes articles car même avec l’expérience, ça sert de rappel et leur lecture les complète de manière plus évidente.
Whympépère
Bonjour Matthieu,
Je ne peux qu’être d’accord. 😅 Effectivement, avoir un guide peut simplifier pas mal l’organisation et les prises de décisions. Par contre, peu de gens partant en randonnée en engagent un car ils ne pensent pas en avoir besoin.
A bientôt.
François
Bonjour François !
est ce que tu organises des randonnées le week end à partir de Lyon ?
merci
N
Nathalie,
Non désolé, je n’organise pas de randonnées vers Lyon actuellement.
François
Le conseil numéro 10…
J’ai vécu la situation de la personne la plus lente…
L’organisateur avait partagé le groupe en deux, au hasard ( en fonction des dates d’inscription peut-être ?) . Pour chaque groupe, un guide.
Le premier souci de notre guide était, semble-t-il, d’arriver le premier à l’étape.
J’étais toujours à la traîne, j’arrivais aux pauses, regardais les autres participants au repos , le temps de dire ouf, on repartait….pour le plaisir d’arriver à l’étape 45 minutes une heure avant l’autre groupe ! Bon, le guide m’a bien proposé, comme solution, de porter mon sac ( un petit sac avec mes affaires pour la journée !), mais n’a jamais ralenti ce rythme inutile.
Depuis cette expérience, je ne suis plus jamais repartie avec un groupe !
Oui ! Il est très important ce conseil !
Bonjour,
comme je l’ai vécu et avec l’expérience de nombreuses Rando, maintenant je pars en solo avec les avantages et les inconvénients et au moins en cas de problème cela ne sera pas a cause des autres.
Namasté
Bonjour
Tout à fait d’accord Christian. Je pars aussi en solo car la nature humaine est très compliquée et une rando n’est pas le meilleur endroit pour tenter de la comprendre. Pour une rando à plusieurs, je pars en petits groupes (rarement ) et avec des personnes « confirmés » et notre devise est : si on part à quatre (c’est un exemple ) on revient à quatre. La prise de tête est bannie également et tout le groupe doit être en phase avec ça.
Fred
Idem 🙂
Comme quoi pour ne pas pénaliser tout un groupe il est très utile de se connaitre et de savoir si l’on est capable de suivre . Mettre toujours les responsabilités sur les autres n’est pas une solution. Une seule personne suffit à pourrir une rando qui s’annonçait pourtant prometteuse .
Cet article me rappelle des souvenirs de voyage… qui sont bien résumés par tes différents conseils !
Le fait d’avoir désigné un leader me semble vraiment vital, pour avoir vécu des situations où les « forts caractères » qui n’étaient de loin pas les plus expérimentés voulaient prendre des décisions risquées en pratique.
D’autre part, le fait que le plus expérimenté du groupe vérifie AVANT que tout le monde ait un équipement ADAPTE me semble également très important. On a souvent des surprises lorsque l’on voit comment certains membres ont interprété la liste d’équipement envoyée ; nombreux sont ceux qui pensaient que dans la liste, les objets indispensables étaient « optionnels ». Exemple : le sac de couchage -30°C n’est pas une option et n’est pas équivalent au sac de couchage 0°C ! Après forcément le propriétaire du sac de couchage 0°C se plaint du froid, n’a pas bien dormi… bref, une super ambiance assurée 😉
Bonjour Ludivine,
Comme toi énormément de gens peuvent témoigner de prises de tête pour toutes sortes de raisons. Le problème est que c’est loin d’être la première chose à laquelle on pense quand on prépare un voyage ou une randonnée. Et pourtant, cela peut faire la différence entre une randonnée réussie et ratée.
François
C’est 12 conseils sont très judicieux.
Mais on ne peux pas tout prévoir.
Le preuve, mon expérience.
Il y a quelques années, on a voulu faire une randonnée dans le Verdon.
Et alors que j’étais tout à fait à l’aise partout, cette fois ci, je n’arriverai pas à remonter. Tous les 20 à 30 pas, j’étais essoufflé et devais m’arrêter plusieurs minutes avant de repartir.
Le couple d’amis qui nous accompagnait en on eu marre de m’attendre et ont continué leur chemin. Seul leur fille de 12-13 ans et mon épouse sont restés avec moi à m’encourager et porter mon sac.
J’ai mit une heure de plus pour arriver à la fin de la randonnée.
Après une visite chez mon cardiologue, j’ai eu droit à 3 pontages coronariens et un pacemaker.
Mon cardiologue m’a dit que si j’avais voulu suivre le couple à leur vitesse, comme je voulais le faire initialement, j’aurais risqué une crise cardiaque au milieu de nul part.
Moral de l’histoire, même un randonneur expérimenté n’est pas à l’abris d’un problème de santé et surtout, on ne laisse pas un traînard tout seul. On part en groupe, on revient RESTE ENSEMBLE. JUSQU’AU BOUT quoi qu’il es coûte.
Bien sûr que l’on ne peut pas tout prévoir. Mais anticiper évite beaucoup de problèmes.
Étant moi-même animateur bénévole au sein d’une fédération de randonnée, je trouve que tu as fait ici une très très bonne analyse des situations pouvant arriver au cours de randonnées.
Je viens de découvrir ton site François et je dévore les pages.
J ai bien ri ! « mes » randonneurs quoique retraites, moi aussi, et souvent aussi animateurs…peuvent etre fougueux… oh t as vu y a un sentier au dessus et hop ils partent…
Ou pour reconnaitre un passage a mains sur qq metres (aiguille percee Tignes) je dis au groupe d attendre qq mn on reste a vue et a 3 on escalade… quand on se retourne pour les heler ils ont continue le chemin…
Autre anecdote : le supra but final est abandonne au profit d une biere au refuge …
Bref ce sont des copains mais la j etais in petto en petard !!! Merci
Bonsoir François,
Je randonne avec un club donc je suis assurée .
Mais quand je randonne seule ou avec des amis faut-il une assurance perso spéciale rando ?
en cas d’accident ?
Merci de me donner l’info
Je lire avec plaisir tous les conseils et infos
Bonjour,
Je pense que cela dépend des clubs. Je te conseille de vérifier auprès de ton club ou ton assurance. Je sais que par exemple avec la FFME et le CAF, l’assurance (en plus de la licence) est personnelle et te couvre même quand tu es seule – plus ou moins suivant les formules choisies.
A bientôt,
François
Bonjour,
C’est également le cas pour la FFRandonnée avec la licence IRA ou FRA.
@ +
Stéph.
Bonjour et aussi surtout ne pas oublier la « petite » solution de la FFRandonnée qui est la PassRando
Pas cher, et très complet pour un randonneur « occasionnel »
Jean-PAul
pour etre couvert en randonnée dans le monde entier seul ou en groupe et pour d’autre sport egalement il y a la licence de la FFRP
https://www.ffrandonnee.fr/_20/la-licence.aspx
j’ai oublie de dire que je suis animateur Féderal de la ffrp
Bonjour,
Il faut toujours « des » assurances.
Pour vous l’organisateur : organisez vos randonnées ou autres activités « dans le cadre d’une association », mais vérifiez que l’association a une assurance qui couvre aussi les « bénévoles ». En Belgique … à l’époque l’assurance du club alpin, ainsi que les universités, etc n’avaient pas d’assurance pour les bénévoles, mais bien pour les administrateurs. Donc en cas d’une faute de votre part vous pouviez être juridiquement responsable. Il y a eu des cas extrêmes.
Les « membres » de l’association avait une assurance personnelle mais il y avait aussi la possibilité de se faire membre pour une période limitée, donc le temps de votre randonnée. Vérifiez donc leur assurance … Ayant fait plusieurs fois le mont blanc j’ai constaté que l’assurance du Club Alpin était valable en France, etc mais pas en Italie. Fallait choisir le versant en chutant. L’assurance du pays bas était limitée par des clausules d’altitude, pas d’hélicoptère, frais de recherche, etc . En fait ne couvrait que les frais juridiques … donc là il fallait s’attendre à des procédures en justice en cas d’accident.
Pour les expéditions, comme des randonnées au Peru, Népal je créais une ASBL (association loi 1901) – ce qui peut-être valable aussi pour d’autres activités pour de problèmes financières, de justice, etc.
Un brevet « officiel » de guide de randonnée ou d’une association n’est pas valable dans tous les pays, alors que dans certains cas c’est une obligation légale. Mais dans ce cas il faut absolument avoir une assurance. Votre présence comme spécialiste suffit parfois pour être « obligé » d’intervenir en cas de problème. Alors à 80 ans encore organiser des randonnées peut-être discutable.
Note comme vous demandez ce qui se passe si vous randonne seule … La majorité d’offices de tourisme, des clubs alpins, d’assurance etc offrent la possibilité de souscrire des assurances pendant vos séjours en montagne tous frais, et même tous risques même avec rapatriement de votre famille, voiture. etc mais vérifiez bien les conditions surtout les pays.,
Bonjour François,
de lire tes conseils sur la préparation d’une rando m’a rappelé des souvenirs. Et tout ce que tu écris est exact.J’ai vécu ces situations surtout lorsque le groupe est important.Avoir un leader (expérimente) est primordial.
Merci de nous remémorer tous ces conseils , pour le moment les balades sont en stand by. On verra au printemps.
Cordialement.
Bonjour François,
J’ai trouvé tes commentaires sur les randos en groupes très réalistes.
Continue comme ça mon cher François c’est toi le meilleur.
Jacques
Pourriez-vous svp, François, traiter du sujet « assurances » lorsque une association se crée sans être affiliée à la FFRP ?
Quelles responsabilités lorsqu’on randonne en groupe, en cas d’accident ? Le « porteur de carte »
– ou GPS – est-il VRAIMENT le SEUL responsable ?
J’ajoute ces lignes sur cette page, ne repérant pas la rubrique pouvant y répondre. Merci.
Bonjour Renée,
Je me souviens y avoir été confronté quand j’encadrais des randonnées dans un club, mais je n’avais pas trouvé de solution satisfaisante à l’époque.
Pour ce qui est de la responsabilité, elle n’est pas forcément déterminée avant de partir. En cas d’accident, chaque personne peut avoir une part de responsabilité – tout dépend des circonstances de l’accident. Ce n’est pas forcément l’encadrant bénévole qui est à 100% responsable.
A bientôt,
François
Bonjour,
On traite du sujet dans les formations FFRandonnée.
En cas d’accident, même entre copains, il y aura forcément une recherche de responsabilité par la Sécurité Sociale qui doit payer des journées non travaillées et le « porteur de carte », l’utilisateur du GPS ou l’organisateur sera alors désigné et devra y répondre en fonction de compétence mais aussi de ces erreurs.
En tant qu’animateur bénévole, j’ai du faire appel à un héliportage pour rapatrier un randonneur de mon groupe qui avait chuté …. dans le bac à douche du refuge. On ne peut pas être partout…
@ +
Stéph.
Le pauvre, j’imagine qu’il doit encore se faire « chambrer ». 😉
Sur le site de La ffrp même si vous ne voulez pas adherer vous avez les reponses a vos questions
en voici une https://www.ffrandonnee.fr/faq/967/1/association-randonneur-responsabilite-animateur.aspx
Christian Animateur fédéral
Bonjour François,
Ton article est tout à fait pertinent. Je randonne seule en général ou avec quelques (vrais) amis. Mais j’ai souvent vu ce que tu relates dans des groupes rencontrés à l’étape.
Et ce que je hais le plus c’est : le groupe entier qui repart alors que les personnes les plus lentes viennent tout juste d’arriver et non pas le temps de se reposer. C’est extrêmement frustrant et décourageant !
Je rajouterais une seule recommandation : chacun son sac et le sac de chacun est du domaine privé ! J’ai entendu des disputes démarrer sur ce ton : « Non mais, qui est venu gratter dans mon sac ? » ou « Qui a pris mes chaussettes (ou mon savon) ? ». Etc.
Amicalement,
Martine
Effectivement, c’est vrai que ça peut être pas mal de bien séparer les sacs quand on se connaît pas trop bien ou que l’on a des « manières » différentes.
Bonjour,
Un exemple : un groupe, la sortie est acceptée par tous ainsi que les conditions.
Une discussion voulue par une personne sur un sujet qui n’a rien à voir avec la randonnée et la personne questionnée refuse d’en parler pendant la randonnée.
Colère de la personne qui attendait des réponses à ses questions bien que l’autre l’ait gentiment priée de la rappeler par téléphone le lendemain pour en discuter à discrétion du groupe.
Conséquence : mauvaise ambiance pendant la randonnée et pire à l’arrivée : rejetée oralement devant tout le groupe.
Résultat : impossible de randonner maintenant avec le groupe par rapport à la personne qui s’est mise en colère.
Impossible d’organiser des sorties (j’étais animatrice de randonnée) car le problème n’est toujours pas réglé.
Je pense que les problèmes peuvent être de nature différente lors d’organisation de sortie.
En passant, merci pour votre site qui est riche d’informations.
Cordialement
Merci pour l’exemple, on voit bien que ça part souvent d’un truc tout bête.
Pas de souci pour moi !! Je ne supporte aucune contestation..
Sinon je sors la boite à baffes et je laisse en pâture aux loups.
De quoi ?? des randonneurs qui ne veulent pas suivre le rythme , et puis quoi encore ???
Daniel GRP Fédéral du CV
Je vois que tu donnes envie à des personnes d’être accompagnées . Heureusement que je sais que c’est toi, sinon j’aurais pu croire que c’était du premier degré. 😉
Bonsoir François,
Au fil des années j’ai vécu des situations diverses, nombreuses et multiples!
Je me souviens être parti avec un groupe de 4 couples. Nous devions bivouaquer avec deux d’entre eux, les autres restant au gîte.
Nous avions tout préparé minutieusement mais nous n’avions pas prévu que j’arriverai in situ avec une névralgie cervico-bracal.
Nous sommes en froid depuis. Moralité : c’est bien dans l’adversité que l’on compte ses amis.
Plus récemment nous sommes partis avec des amis que nous avions pourtant “testés”, puis de nous prendre le chou parce que l’épouse avait horreur de pique-niquer!!
Tout est possible:)
Merci pour ces exemples Didier. Il y a effectivement des amis pour différentes situations. Et il vaut mieux ne pas en emmener certains en randonnée 🙂
Il y a 30 ans mon époux et moi projetions de faire le chemin de St Jacques le “Caminó del Norte” a bicyclette.Une collègue de mon époux entend cela et veut se joindre à nous. Mon époux la connaissait du travai et moi d’avoir fait quelques sorties avec elle. Comme elle portait des jeans la plupart du temps j’ai cru qu’ellle était sportive, simple et pas chochotte (ah ! Qd on a 30 ans !). Mon époux et moi avions mis les choses au point avec elle (des logements en auberge de jeunesse où pensions, pas d’hôtels chics et chers). Elle était d’accord. Premier jour de randonnée en quittant St Jean Pied de Port pour Roncevaux : au départ tout se passe bien. On pique-nique à midi. Il commence à pleuvoir et grêler. On termine en vitesse et on emballe tout. Elle avait terminé avant nous. Au lieu de nous proposer son aide, elle file. Nous la rejoignons après, mécontents. Chaque soir, c était la bagarre pour l’hôtel. Madame ne se rappelait plus notre mise au point concernant le logement et di on lui proposait d’aller dans un hôtel chic et de nous retrouver le jour suivant elle n était pas d’accord. Comme c était une collègue de mon mari il ne disait rien. Conclusion : je ne lui ai plus jamais adressé la parole. Et à notre retour d’autres collègues de mon époux nous ont dit qu’ils ont bien pensé à nous pendant notre périple car ils étaient souvent partis en week-end avec elle et elle n’était pas des plus faciles … Conclusion nous randonnons soit dans des tandis organisées par des clubs soit à nous deux
Bonjour
Ce sujet tombe à pique.
Dernièrement lors d’une randonnée ou j’avais indiqué un dénivelé X et pas un dénivelé cumulé positif une randonneuse a eu un souci du je pense a une condition physique pas au top, m’a accusé de n’avoir pas précisé ce cumulé. pour moi elle a transféré son problème.
GiGi
Excellente idée de sujet ! Une randonnée sympa peut rapidement virer à l’enfer en cas de désaccords. Je garde en mémoire un débriefing de randonnée fait lorsque j’ai passé mon diplôme d’accompagnateur…. Pause trop courte pour les uns, trop longues pour les autres ; circuit trop ceci ou pas assez cela….. Depuis, je randonne seule ou juste avec mon compagnon : on se connaît par coeur et être 2 pour randonner, c’est largement assez
Excellent ton article pour rappeler sans tabous aux randonneurs quelques règles élémentaires du savoir vivre en groupe car hélas ça se perd c’est du chacun pour soi et des incivilités. Les gens sont parfois difficile à gérer dans leur comportement. Ce qui m’amène à faire le choix de partir souvent seule que de randonner mal accompagnée c’est la pire situation pour moi. Mais comme tu le rappelles il faut que ça reste un plaisir agréable mais c’est pas toujours évident à partager.
Bonjour François,
Je pars aussi le plus souvent seul, j’ai déjà assez de mes problèmes à gérer sans avoir ceux des autres à m’occuper. Je partage mes émotions de randonnée d’une autre façon : retour sur photos, vidéos, carnets de bords etc…
A contrario, je pars depuis trois ans maintenant avec un ami. J’ai eu quelques grosses alertes de coronaires en 2015 et cela me rassure aussi… Mais nous sommes dans une totale communication AVANT chaque départ (poids du sac, itinéraire, réservations, préparation des repas, trousseau etc…). On se prend toujours une journée de réflexion avant (nous sommes à 500km l’un de l’autre, c’est donc les emails qui fonctionnent à fond). Mon ami est peu expérimenté en randonnées de plusieurs jours, la préparation est donc basée sur un maitre mot : LA CONFIANCE.
Bien à toi
Thierry
Merci pour ton retour Thierry.
Bonjour François.
Merci de ce bon article. Il passe bien en revue les principales difficultés auxquelles un organisateur de randonnées peut être confronté.
Pour ma part j’ai pris l’habitude de randonner seul ou en tout petit groupe (2 ou 3 personnes). Les groupes plus importants me posent des problèmes :
– mise en route longue et difficile, perte de temps,
– bruit et bavardage continu incompatibles avec l’observation de la nature,
– difficulté à suivre mes propres rythmes, à prendre le temps quand il faut devant un point d’intérêt,
– leadership mal accepté et remis en cause,
– multiplication des problèmes à gérer.
A moins d’être un organisateur super compétant, au leadership incontestable, doué d’une capacité physique suffisante pour naviguer entre les différents sous groupes et aider les plus éprouvés, bref à moins d’être un pro, mieux vaut limiter l’importance des groupes que l’on rassemble, s’assurer des capacités physiques des participants et se donner des objectifs accessibles au participant le moins en forme.
Daniel
Je suis d’accord avec toi et j’ai aussi une préférence pour les petits groupes pour ces raisons. Mais certaines personnes aiment les groupes plus importants pour le côté social – ce qui peut se comprendre.
personellement j’ai commencé la nature par la mer
1 skipper
5 équipiers sur 10m2 pendant 15 jours
le sac le plus lourd est celui qu’on laisse à la maison ou au travail
Merci François pour cet article exhaustif sur les comportements possibles d’un groupe d’humains.
Cordialement
Merci François pour ce petit guide bien utile, finalement on ne pense pas toujours aux plus lents ! L’idée de faire passer les plus agiles après les plus lents, c’est à mettre en application dans notre petit groupe d’amateurs … Chacun notre tour, nous organisons notre rando . Ca me fait penser à une semaine au Maroc POURRIE à cause d’un soit-disant « guide », qui s’est pris la tête tout le long de la rando, pendant toute la semaine avec le cuisinier, et interdisant aux muletiers de parler français avec nous … grrr quel mauvais souvenir, dans un paysage de rêve…
Merci François pour cet article.
Personnellement j’ai toujours randonné en solo. En particulier en randonnée grande distance.
Pour moi, un livre ne se lit pas à deux,il en va de même pour la nature.
Les groupes ….trop bavards…..
Bonsoir François, c’est toujours un plaisir de te lire et tes conseils sont toujours avisés.
Ton article et les commentaires qui abordent la question des décalages de rythme de marche (très fréquemment sources de conflits) éveillent en moi quelques souvenirs…
Celui d’un responsable de rando montagnarde qui faisait tout pour « larguer » les moins rapides (dont j’étais). Dans l’ascension d’un col particulièrement pénible, sur un replat où on faisait une pause il nous avait carrément dit, nous faisant sentir notre infériorité : « vous n’avez qu’à attendre ici on vous retrouvera en descendant ». Comme il n’y avait aucun risque météo, que le sentier était parfaitement tracé, que je n’étais pas à bout de forces, qu’il restait environ 30 minutes de montée rude (en me réglant sur mon rythme) et qu’on avait largement le temps, je ne me suis pas laissée impressionner, je me suis accrochée sans tenter de forcer mon allure… et je suis arrivée en haut un petit quart d’heure après les « champions »… dans un temps finalement tout à fait normal dont le guide aurait mieux fait de tenir compte : car à ce rythme-là le reste du groupe, resté docilement sur la plate-forme, aurait très bien suivi et aurait joui d’une magnifique vue en haut…
Autre souvenir, cette fois c’était en plaine et c’est moi qui conduisais la rando, annoncée clairement à « allure moyenne » bien avant le moment du départ. Un groupe de 3-4 personnes habituées à une « allure soutenue » a tenté d’imposer son rythme. Aux changements de direction elles attendaient avec des mines impatientes et condescendantes… et faisaient pression pour repartir très vite (« on vous attend depuis un moment et on a froid… », etc.). Craignant de voir le groupe principal se démoraliser j’ai fait acte d’autorité et j’ai exigé, non pas que les premiers ralentissent leur allure, mais qu’ils attendent à chaque pause que je donne le signal de la remise en marche afin que le dernier arrivé ait un temps suffisant pour récupérer…. et aussi qu’on respecte le programme annoncé qui prévoyait un arrêt à deux observatoires ornithologiques (que le groupe de tête voulait « zapper » pour aller plus vite). En fait cet acte d’autorité a soulagé le groupe principal, le groupe « rapide » ne s’est pas senti brimé et l’ambiance s’est détendue de part et d’autre.
Et puis nous sommes arrivés, en fin de parcours, sur un terrain très dégagé, un openfield où la direction à prendre paraissait évidente – sauf que ce n’était pas la bonne. Très sûrs d’eux et sans rien demander, les « rapides » ont foncé « à vue » vers la ligne du chemin de fer, visible effectivement environ à environ 2 km de là, ligne du train qu’il était prévu de prendre pour le retour. Je me suis bien gardée de les retenir, sachant que ladite ligne allait contrarier cette belle avance : car il fallait la traverser pour prendre notre train et cela n’était possible qu’en allant dans la direction où je menais le groupe, afin de rejoindre une petite route enjambant les rails sur un pont ! Comme il n’y avait aucun danger (on restait visibles les uns des autres), je les ai laissés se « planter ». S’apercevant de leur bévue après avoir parcouru une bonne distance, ils durent modifier leur trajet dare-dare, revenant sur leurs pas pour rattraper le groupe qui n’a pas pu réprimer quelques petits sourires goguenards à les voir s’essouffler derrière !
Bonjour,
Vos différentes situations que vous avez vécues me rappellent certains moments de randonnée,où responsable de groupe, certains bon marcheurs ont insisté pour me faire changer de tracé à plusieurs reprises pour le rallonger. Situation que j’ai refusée, une personne dans le reste du groupe avait des difficultés et des soucis de santé : elle m’en avait informé au préalable avant son inscription à la sortie. Je ne pouvais en aucun cas modifier ce qui était prévu au programme.
J’ai dû faire face, comme vous, à l’insistance de plusieurs personnes. Cela déçoit quelque part.
Merci Catherine pour ton retour. Ce n’est vraiment pas facile de jongler avec les egos de chacun et être un bon responsable de groupe demande beaucoup de qualités en communication et en relations humaines.
Je rentre d’un trek de 16 jours avec un ami qui n’avait jamais fait de longues randonnées en montagne. On a fait deux sorties de 3 jours en amont, afin qu’il découvre son matériel pour le bivouac (en grande partie acheté sur mes conseils) puis qu’il comprenne comment gérer son alimentation. Dès le départ nous étions d’accord sur les grands principes suivants : étapes modulables selon la météo et notre condition physique du jour. Toujours rester en contac visuel, lui étant très rapide et à l’aise en descente et moi au contraire plus efficace en montée. Comme j’avais plus d’expérience que lui, je lui ai laissé le temps d’apprendre à mieux s’organiser. J’ai eu la joie de le voir se transformer, se sentir plus sûr de lui et plus à l’aise au fur et à mesure du trek. Pas de jugement, des encouragements, juste à bon escient. C’est la clef du succès.
Pour moi, l’idéal est de partir à deux, ce qui oblige chacun à faire quelques concessions et efforts pour rester unis et forts dans un milieu aussi hostile que la montagne. C’est une belle leçon de vie !
Bonjour,
En tant que secrétaire d’une association de randonneurs, je vous remercie pour les échanges sur ce sujet qui n’a rien d’anodin. J’organise régulièrement des randonnées à la journée sur le Grand Est et je me retrouve entièrement dans bien des propos. Ma pire expérience : la participation d’une personne totalement misanthrope au sein d’un groupe, aux propos horribles, mal équipée, et toujours loin devant. A l’inverse, la meilleure, la volonté d’une personne atteinte d’un cancer et qui vient randonner avec nous le lendemain de sa chimio sur des randos de moins de 15 km (et là tout le monde s’adapte). Le règlement intérieur de notre association prévoit de nombreuses règles en matière d’équipement, de savoir vivre, de cohésion de groupe, de cotation des randonnées, etc. mais ces échanges me donnent quelques idées pour l’améliorer encore. Merci à tous.
Bonjour François
Je randonne seule ou tous petits groupes qu’en général je dirige après avoir testé en solo.J’évite ainsi certaines inadaptations randonneurs/randonnée…
Amatrice de silence et de sérénité, plutôt contemplative, j’avoue que le bavardage peut apparaître comme une nuisance au plaisir de la randonnée. Je marche seule si je désire être en paix ; j’invite mes amis pour le partage dans un second temps.
Salutations amicales
Mireille
Je viens e de lire votre commentaire sur le chemin de compostelle
Je dois faire ce voyage à trois au départ j était seul et cela me suffisait de votre lecture était bien ma façon d être sociable beaucoup de temps en temps mais libre de mes choix et là un frère et venus me glisser son envie d’y être je le connais bien enfin je crois je le dit mon frère donc je lui ai dit est tu sûr mais j y pensez très souvent me répond t il j ai dit ok sa sera dur facile avec defois de la solitude d un moment ok pour lui et viens de me dire que son beau frère voudrait nous accompagner moi j si dit oui pourquoi pas de un je passe à trois et je le pose la question sera ton bien à trois car connaissant l être humain tous peut basculer de trois sa pourais être 2 plus 1 et la deux groupes ou pas jamais deux sans trois mon idée deviens cornélienne et le doute m impose beaucoup d amour c envers mes deux frère de route ??? Que dois je faire ??? Je suis bien perdu la foi doit me donner le partage avant tous ????
C’est vous qui aviez organisé au départ. Votre frère s’est un peu imposé et maintenant il impose quelqu’un d’autre. Je peux me tromper mais il me semble que votre frère ne sait pas s organiser et recherche un “pigeon” qui prendra tout en charge pour lui et son beau-frère. Soyez prudent
Bonjour. Au cours d’une randonnée à Madère où il y avait des passages le long de pentes très escarpées ét d’autres au dessus de vides, il est apparu qu’une personne souffrait du vertige. Ce fut très handicapant pour tout le groupe et, au delà de la première épreuve, qui nous a fait perdre beaucoup de temps (pour la convaincre de se lancer et de vaincre sa peur), le guide a été contraint de la laisser avec le chauffeur de la « voiture cargo » pour les étapes les plus difficiles. Heureusement que nous étions dans ce cas de figure. Je précise que le descriptif de cette semaine de rando précisait bien qu’il y avait des passages vertigineux. Pour les rando en montagne ce point est important, au delà des capacités physiques des gens.
Second point : au cours de cette même rando, le guide a proposé d’accompagner les volontaires à faire une courte escapade vers un sommet proche mais assez difficile à atteindre à cause du terrain sableux et glissant. Nous faisions alirs une pause sous un bosquet. Une femme âgée a voulu y aller et le guide lui a déconseillé, mais sans lui interdire et en lui expliquant les difficultés de la montée. Cette personne a donc renoncé mais à la fin du séjour a écrit un commentaire assassin sur le guide.
L’auto-évaluation des participant(e)s par rapport à ce qui est indiqué dans les fiches techniques (difficultés physiques, techniques, vertige), on pourrait en faire une thèse. 😅
Pendant un rando d’une semaine un énorme chantier a fait disparaître le balisage sur une partie d’un vallon. L’autochtone interrogé nous envoie sur un chemin bien tracé qui comporte une vieille marque de balise. Après une bonne heure sans autre balise, j’arrête le groupe (6 personnes) et signalant être sur un mauvais chemin je propose de descendre à travers la forêt, même si cela était difficile car l’évidence et le logique voudrait que le bon chemin soit plus bas. Et c’est le cas, une balise en bon état le précise. Je fis tout haut une réflexion du genre : « j’aurai du acheter une carte pour ce secteur » quand notre collègue qui avait organisé la rando dit : « ben, je l’ai dans mon sac ! » Tout le monde s’était appuyé sur moi qui lisait mieux une carte que les autres et là ils ne m’en avaient donné aucun moyen ni ne s’étaient penché sur la question.
C’est la seule fois où j’ai fait une grosse colère et ai quitté le groupe pour achever seul la randonnée du jour leur disant qu’il ne leur restait plus qu’à apprendre à lire une carte.
Par la suite, ils m’ont toujours alimenté en carte correcte et nous en avons fait plein d’autres !!!
J’ai fait le TMB début juin. Au départ j’étais parti pour le faire seul, mais 2 copains de mon club de sport se sont joints à moi. Un plus jeune avec une bonne endurance avec qui j’étais déjà parti en randonnée 8 ans auparavant, et un plus âgé expérimenté mais qui avait peur de ne pas suivre notre rythme. J’ai eu une appréhension sachant que je voulais avoir la possibilité de faire les variantes, et que mes 2 copains avaient l’air de minimiser la quantité de neige que l’on risquait de rencontrer. Au bout du compte cela s’est très bien passé : le copain plus lent nous disait de partir devant quand on partait sur les variantes ( il faisait beau et on avait fait connaissance avec d’autre randonneurs, il n’était donc jamais seul). Et le plus jeune a pu profiter de mon expérience sans jamais se faire peur et sans me ralentir ( et cela m’a permis de faire les variantes sans me retrouver tout seul). Et quand nous faisions les variantes à 3 ou par mauvais temps, la sécurité prenait le pas sur le reste sans souci et nous restions groupés. À la fin du TMB, chacun s’était fait plaisir sans aucun regret. Conclusion : pour qu’une randonnée en groupe se passe bien, ne faut-il pas accepter de se séparer quand les conditions le permettent ? Bon plaisir
Quand c’est possible, ça peut être une bonne solution.
Bonjour,
Pour moi, rien ne vaut la randonnée en solo, aucune contrainte, totale liberté de s’arrêter ou non, pas de coéquipier à gérer, liberté de prolonger, modifier la rando ou la raccourcir, pas de contrainte horaire, choix de la randonnée suivant l’humeur du jour ou la météo, calme.
Il faut cependant pour cela être autonome et ne pas compter sur les autres.
Je randonne à longueur d’année et je vois le comportement des groupes, entre ceux qui veulent montrer aux autres qu’ils sont les plus forts et courent devant et ceux qui préfèrent papoter à l’arrière, le bruit généré par tous le participants, les contraintes de la vie en groupe, tout cela ne m’incite pas à adhérer à un groupe.
J’ai l’impression que mon ressenti est partagé par beaucoup, vu le nombre de randonneurs solo que je croise.
Bien vu !
En randonnée comme en bateau il vaut mieux savoir comment on est sur le terrain avant de partir pour des trajets de plusieurs jours, soigner le poids des sacs , avoir des objectifs communs ainsi qu’un » leader » ou « capitaine » expérimenté et reconnu de tous. A ce propos j’ai un joyeux et ancien souvenir : avec mon club de marche, au moment de charger nos sacs sur nos dos, pour une randonnée cool de 7 jours dans les Pyrénées en juin ( pas la haute route😏), notre combien joyeux , estimé, solide et musculeux « ami leader » se plie , terrassé par une lombalgie …. Et a commencé l’opération nomnée pour la postérité » alléger gégé »: ont été sortis définitivement du sac la grosse tourte de 2 kg , les 10 m de corde ( rando sur sentiers sans parois) le piolet ( ni glacier ni névé) le gel douche, qq fringues., la popote pour 10 complete ( au cas où) . etc…. même le sac de 70l remplacé par un 60 l ( étapes en refuges ). Il faut dire que c’était déjà la bataille des » MUL » contre les » MULET ». « Gégé » après un moment d’angoisse existentielle, a fini par accepter le délestage et nous a parfaitement guidé.. ça a été une superbe rando
Des années après 😂 l’expression est restée..
J’ai longtemps fait partie d’un club de randonnée et ce qui m’agacait le plus, c:était d’entendre le responsable dire »bon, on y va » juste au moment où arrivaient le ou les plus lents ou fatiguésidem pour les « petits »ajouts imprévus d:un col par ci ou de quelques kilomètres par là.
Désormais je préfère randonner seul ou a trois ou quatre au maximum.
Bonjour à toustes! Bien ton article mais je partage ici un autre aspect qui me rend folle et qui me fait restreindre à mort les gens avec qui je randonne : ceux qui n’arrêtent PAS de parler, voire de crier qui ne s’intéressent en réalité à rien d’autre que de raconter leurs petites histoires sans intérêt ! Ils empêchent tout le monde de profiter de l’ici et maintenant, d’admirer ce qui est autour de nous, de déconnecter, ce qui est aussi un but de Rando. Enfin ils dérangent la faune qu’on peut moins observer… que croient ils avoir de si intéressant à dire: RIEN, donc pitié! des randos avec des silencieux ou qui parlent à propos !
Bonjour François,
super article; si vrai.
on vit la même chose lors des sorties en groupe à vélo. Les plus forts mènent un train d’enfer. Les plus faibles (moi) sont à la traîne. Les autres ont la « gentillesse » de t’attendre , mais à peine les as-tu rejoints, en développant ce qui, pour toi, est un gros effort, qu’ils repartent de plus belle. Donc aucune récupération et une frustration qui confine à la rage !
Une des meilleures expériences humaines qui soit est de faire partie d’une ÉQUIPE qui fonctionne parfaitement (en quelque domaine que ce soit : sport, enseignement, administration, médecine, humanitaire etc…). Mais vu ce qu’est la nature humaine c’est tout à fait exceptionnel.
Salut François
J ai l habitude de marcher seul, (800, 1000 km par an),
Mon frère à voulu Randonner avec moi. Bonne intention.
Moi je marche à 5km/h en moyenne et évite de m arrêter pour garder le rythme.
Mon frérot est un contemplatif et s extasie devant: une croix à la croisée des chemins, une chapelle, une maison cossue, etc etc.
Nou partions de la Pointe St Mathieu vers Nantes. Nous avons mis 2 fois plus de temps que ce que j avais prévu. !!!! Le clou; courses de ravitaillement ou j aurais mis 10mn, il lui à fallu plus de une 1/2 h pour acheter 3 trucs.
Je suis partis seul à mon rythme et l ai attendu au gîte ou il est arrivé plus de une h après moi.
Nous sommes tj en bons termes mais n ai pas renouvelé l expérience.
Merci pour tes articles tj trés documentés que je lis avec intérêt.
Pierre B
Merci pour le retour, c’est un bon exemple. Peut-être qu’aborder cela avant la sortie aurait mis les choses au clair avant.
Ce qu’il y a de pénible dans un groupe est la différence de niveau entre les membres. Rien de plus éprouvant de voir des « très bons » partir bille en tête sans jamais se retourner laissant les plus faibles culpabiliser de ne pouvoir les suivre. Un vieux montagnard m’avait dit quand j’étais jeune : »En montagne, il y a ceux qui se retournent, et ceux qui ne se retournent pas. Tâche d’être de la première catégorie « …. J’ai toujours suivi ce conseil….
Je dirais que le souci n’est pas tellement la différence de niveau, mais comment les membres se comportent avec cette différence de niveau. Et ça vaut le coup de se mettre d’accord sur le rythme de la sortie avant de partir pour qu’il n’y ait pas de frustrations par la suite.
Bonjour, je déteste randonner en groupe…mon mari, ça me suffit déjà bien! Effectivement, la randonnée, c’est comme la vie : du partage, des hauts, des bas…
L’été dernier Liberation a publié une série d’articles : « Ma pire rando ». . C’est assez intéressant à lire, parfois glaçant, parfois drôle… Si vous êtes abonnés voici le lien sur une des articles. Ma pire rando : «Je retrouve mon pote sous perfusion, le teint livide»
https://www.liberation.fr/lifestyle/voyages/ma-pire-rando-je-retrouve-mon-pote-sous-perfusion-le-teint-livide-20251116_NOOR3ES4MNHR3GOFGDT447QXQU/
Quant à moi, je randonne seule parce que ça m’évite de culpabiliser de ne pas être assez rapide.
Et je fais quoi quand une personne du groupe s’éloigne pour allumer une cigarette dans une forêt de pin en pleine sécheresse. J’avoue avoir hurlé. Et le participant honteux s’est excusé auprès du groupe! J’ai aussi constaté qu’identifier le plus faible et de demander au groupe de le soutenir crée un esprit d’équipe, surtout si la faiblesse à une cause réelle (nous avons eu pendant quelques années une personne atteinte de myopathie qui nous a ralenti; Ses progrès ont été notre plus belle recompense). Fermeté justifiée et entraide systémétique sont pour moi les deux volets essentiels de la réussite d’un groupe. J’y rajoute une bonne communication avant le départ, pour que chacun sache savoir à quoi s’attendre (je dois avoir préparé et dirigé bénévolement 1500 randos dans ma vie pour des groupes constitués et continue à 81 ans sur de courts itinéraires).
Super l’article tombe très bien !
Je viens de d’arriver dans le massif des Écrins pour un séjour rando de 5 jours .
Hâte de venir fin Septembre
A bientôt,
Nicole 🙋♀️
Toujours aussi pertinent et en plus sur des sujets qui mérite vraiment d’être abordé ! Bravo et merci. Michel
Très bons conseils !
Déjà vécu pour certain…. J’ai appris à m’adapter aux autres, à ralentir et à penser au plaisir de ceux qui m’accompagnent !
J’adore être seule mais j’adore aussi partager cette passion et la faire découvrir à ceux que j’aime,
Donc un coup seule, un coup en famille en m’adaptant ! J’évite de faire trop de kilomètres et j’alterne bivouac/confort de gîte ou d’hôtel.
Pour donner envie au lieu d’écœurer !
Mais ça été difficile au début pour moi de changer mes objectifs 😬
Et je pense qu’un guide professionnel de randonnée peut apporter beaucoup à un groupe en organisation mais aussi la connaissance de la région des plantes de la faunes etc etc
Toujours bon de lire et se remettre en memoire ces gestes et comportements qui font (ou défont….) la solidarité du groupe. Merci Francois.
Excellent comme toujours 👍. Répéter les règles de base ne fait jamais de mal, c’est l’habitude qui « tue »
En ce moment dans le Var on y ajoute l interdiction de porter un briquet ou un allume gaz et d avoir du carburant au détail en dehors de son logement