Mai 192011
 

Encore plus que dans la vie de tous les jours, il est très facile de se disputer pour tout et n’importe quoi en randonnée : à quelle heure manger, à quel rythme marcher, où planter la tente, etc.

Ceci est d’autant plus vrai que la randonnée est longue et difficile. Avec la fatigue ou le manque de confort, beaucoup de personnes perdent patience très facilement.

Que ce soit en couple, entre amis, au sein d’un club, d’une association ou autres, il est nécessaire d’éviter les disputes. Pourquoi en randonnée plus qu’ailleurs ?

La première raison est que ces disputes peuvent être à l’origine d’accidents – à la suite de la séparation du groupe par exemple.

La seconde est que comme il est souvent impossible ou dangereux de se séparer, vous devrez rester ensemble et devrez vous supporter jusqu’à la fin de la randonnée. Et comme j’imagine que vous randonnez pour votre plaisir… il y a mieux qu’une dispute !

Voici donc 12 conseils pour ne pas vous prendre la tête avec vos coéquipiers de randonnée :

  1. Préparez bien votre randonnée. En étant bien préparés, vous limitez le nombre d’imprévus à gérer une fois sur le terrain. Ces imprévus sont très souvent sources de conflits. N’est-il pas facile de se disputer à cause : d’un oubli de matériel, d’un manque de nourriture, d’un itinéraire trop difficile, d’un refuge fermé, d’intempéries, etc. ? Mieux vaut se disputer pendant la préparation que pendant la randonnée.
  2. Assurez-vous avant de partir que tout le monde est d’accord sur le déroulement de la randonnée (nourriture, itinéraire, temps de marche, etc.). Il faut également s’en assurer pour chaque décision importante prise pendant la randonnée et pour tout changement de plan. De cette manière, personne ne pourra se plaindre et dire : « je n’avais pas prévu ceci » ou « je ne savais pas cela ».
  3. Ne partez pas avec des gens que vous n’aimez pas trop ou supportez difficilement car cela risque de s’amplifier pendant la randonnée – notamment à cause de la fatigue ou du manque de confort. Vous perdrez patience plus facilement. C’est pourquoi il est préférable de partir avec des gens avec qui vous avez randonné auparavant (surtout pour les grandes randonnées).
  4. Ne partez pas en randonnée si vous n’en avez pas envie ou si vous faites cela uniquement pour accompagner quelqu’un. De même, ne forcez pas une ou des personnes à vous accompagner. Dans un cas comme dans l’autre, vous le regretterez.
  5. Pour les grands groupes, désignez un « leader » qui prendra les décisions finales si le groupe n’est pas d’accord et qui résoudra les disputes. En désignant le leader avant de partir, les membres du groupe lui donnent cette responsabilité et pourront moins facilement se plaindre des décisions prises, même s’il s’avère qu’elles sont mauvaises. Et je vous conseille d’éviter de désigner une personne à tendances dictatoriales. 😆
  6. Faites en sorte que chaque personne ait un équipement adapté, n’en manque pas et n’en ait pas trop. Des tensions se créent facilement si une personne doit par exemple partager sa nourriture parce qu’une autre n’en a pas amené assez, ou porter les 5 pantalons et les 10 tee-shirts d’une personne trop chargée qui n’avance pas. D’où la nécessité de faire une liste, peser le matériel et de vérifier les listes et poids des sacs à dos de chaque membre du groupe pendant la préparation.
    Une scène dont j’ai été témoin : une famille arrive à un refuge sous la pluie. Tous souffrent d’ampoules sauf le père. Forcément, il s’était acheté une bonne paire de chaussures et le reste de sa famille avait des chaussures inadaptées. Pas besoin de vous faire un dessin pour expliquer la dispute qui a suivi…
  7. Faites en sorte que le poids des sacs à dos soit réparti équitablement en fonction du poids et de la condition physique de chaque personne. Ceci est facile pour des petits groupes où l’on partage par exemple la tente, le réchaud, la popote ou la nourriture. Pour des grands groupes, le plus facile est de s’organiser en petits groupes. Si vous ne faites pas cela, vous risquez des remarques telles que : « c’est normal si je n’avance pas c’est moi qui porte la nourriture, la popote et le réchaud ».
  8. Pour les passages délicats (passages aériens, traversées de rivières, névés etc.) ne laissez pas les randonneurs à l’aise ou expérimentés passer en premier rapidement et laisser les autres derrière. Il faut qu’ils aident d’abord les personnes les moins à l’aise. Ils peuvent passer en premier mais uniquement pour montrer comment faire et ne pas s’éloigner. Si vous ne faites pas cela, c’est la crise assurée.
  9. Préparez-vous à vous adapter. Plus il y a de personnes dans un groupe, plus il y a de chances que vous ayez à changer quelque chose par rapport à ce que vous aviez prévu. Il faut penser que vous êtes un groupe et agir suivant les intérêts du groupe et non pas uniquement suivant les vôtres. Il faut faire des compromis. Cela peut être par exemple : renoncer à un sommet parce que quelqu’un est trop fatigué ou à l’inverse fournir un effort supplémentaire pour faire le sommet.
  10. Basez le rythme du groupe sur le rythme de la personne la plus lente et prévoyez du temps supplémentaire pour les pauses, les repas… Plus un groupe est grand, plus il y a d’inertie et plus il faut prévoir de temps. Les horaires sont à la base de beaucoup de conflits. Prévoyez large et vous éviterez que les personnes les plus rapides râlent envers les plus lentes.
    De même, il est préférable de ne pas marcher trop en avant des personnes les plus lentes. Attendez les et faites des pauses avec elles – ne repartez pas quand elles viennent juste de rattraper le groupe. Cela ne sert à rien de s’en prendre à une personne qui est trop lente, il fallait prévoir avant de partir. Et qui sait, la prochaine fois ce sera peut-être vous. 😉
  11. Admettez qu’il y a des choses qui sont faciles pour vous et qui ne le sont pas pour d’autres. A l’inverse, il y a des choses qui sont faciles pour les autres qui ne le sont pas pour vous. Cela peut être monter une tente, marcher dans un pierrier, etc.
  12. Appliquez les règles de bonne conduite qui sont valables dans n’importe quel groupe. Répartissez et partagez les tâches comme : planter la tente, faire à manger, faire la vaisselle, aller chercher de l’eau, etc. Une fois en randonnée, il est souvent trop tard pour faire demi-tour, c’est pourquoi il vaut mieux être tolérant et diplomate.

Enfin, rappelez-vous que vous faites cela pour votre plaisir – que ce soit le plaisir d’être dans la nature, de marcher, du retour à la simplicité… Alors restez zen quoiqu’il arrive ! Oui je sais, ce n’est pas toujours facile. Surtout quand on vous annonce au début d’une randonnée de trois jours : « je crois que j’ai oublié le pain…» – exemple qui n’est pas pris par hasard. 😂

Je suis sûr que vous avez des anecdotes à partager, alors lâchez-vous dans les commentaires !

  56 commentaires à “12 conseils pour ne pas se prendre la tête avec ses coéquipiers de randonnée”

Commentaires (55) Pingbacks (1)
  1. Engager un accompagnateur en montagne, ce n’est plus vous qui gérer quoi que ce soit, il est là pour ça.

    Du coup vous ne prendrez que du plaisir pendant vos randonnées…

    A bon entendeur,

    A bientôt sur les sentiers

    • Bonsoir Mathieu,

      J’ai bien entendu, mais je connais pourtant des randonneurs qui prennent beaucoup plus de plaisir à organiser leur propre randonnée plutôt que de confier cette tâche à un accompagnateur professionnel.

      Bien sûr,on prend aussi du plaisir quand on est accompagné, mais ce n’est pas le même. Et les souvenirs non plus.

      Cordialement,
      bernard77400

    • Bonjour Mathieu,
      Effectivement avoir recours à un accompagnateur pro est une solution, mais n’est elle pas la solution du consommateur de rando, quel dommage, la rando ne se consomme pas elle se déguste, en se préparant, en envisageant le parcours et ces difficultés, la connaissance du groupe et de chacune de ses composantes, pour moi, accompagnateur bénévole à la FFRando, ce temps de préparation est le début de mon plaisir de la rando, le parcours, son environnement, le groupe, ses composants.
      La vie en collectivité n’est pas simple c’est vrai, mais tout « marchandiser » pour assouvir son petit plaisir perso n’est pas mon truc.
      Bien amicalement et bonnes Randos

      • Bonjour Ginkgo12, je suis nouveau randonneur et je viens de lire ton message. Sache que je suis entièrement d’accord avec ta façon de voir les choses.
        Bien cordialement.

      • Tout à fait d’acord, la rando reste un plaisir, je suis accompagnatrice, et la préparation ainsi que la reco est primordiale pour éviter les déconvenues..

      • Une petite remarque : un accompagnateur pro n’est pas là que pour l’organisation, il est aussi là pour faire découvrir un massif, son histoire, la faune, la flore, etc.

    • Sur base de ma longue experience en tant que guide bénévole (non breveté) de randonneées y compris de randos itinérantes en montage en mode bivouac, je peux confirmer que ces 12 conseils sont particulièrement judicieux. Parmi ceux qui me semblent les plus judicieux, je retiendrai :
      Le besoin de bien preparer sa randonnée, de prévoir plusieurs plans alternatifs, de bien connaître le groupe et de prévoir une bonne marge de reserve. Comme le precise François le rythme du groupe est dicté par le plus lent et le plus lent n’est pas nécéssairement le meme le matin ou l’après midi, en montée ou en descente, etc…
      Dans le cadre de la preparation, j’insisterais aussi sur les previsions météo. En ce qui me concerne, j’en tiens largement compte pour le cas échéant adapter mon itinéraire. Même si en bivouac, je prévois toujours de passer par autant de refuges que possible afin de m’informer des dernières previsions météo, de prendre conseil auprès des gérants de refuge et enfin de bénéficier de repas chauds ce qui permet d’alléger mon (nos) sac(s). Passer par des refuges permet aussi de bénéficier d’un abri en cas de météo se dégradant soudainement. En généraal quand le temps est mauvais, il reste souvent de la place pour un petit groupe…
      Petite anecdote : Malgré toutes les precautions et malgré une superbe rando sans histoires, au soir du 5ème jour à un magnifique bivouac, il y a eu un large décassocrd sur la meilleure façon d’allumer le feu… ce qui paradoxalement a créé un… froid dans le groupe ! Bonnes randos à tous

  2. Bonjour Matthieu,

    Effectivement, avoir un guide peut simplifier pas mal l’organisation et les prises de décisions. Par contre, peu de gens partant en randonnée en engagent un car ils ne pensent pas en avoir besoin.

    A bientôt.

    François

    • Bonjour François !
      est ce que tu organises des randonnées le week end à partir de Lyon ?
      merci
      N

      • Nathalie,

        Non désolé, je n’organise pas de randonnées.

        François

      • Le conseil numéro 10…
        J’ai vécu la situation de la personne la plus lente…
        L’organisateur avait partagé le groupe en deux, au hasard ( en fonction des dates d’inscription peut-être ?) . Pour chaque groupe, un guide.
        Le premier souci de notre guide était, semble-t-il, d’arriver le premier à l’étape.
        J’étais toujours à la traîne, j’arrivais aux pauses, regardais les autres participants au repos , le temps de dire ouf, on repartait….pour le plaisir d’arriver à l’étape 45 minutes une heure avant l’autre groupe ! Bon, le guide m’a bien proposé, comme solution, de porter mon sac ( un petit sac avec mes affaires pour la journée !), mais n’a jamais ralenti ce rythme inutile.
        Depuis cette expérience, je ne suis plus jamais repartie avec un groupe !
        Oui ! Il est très important ce conseil !

        • Bonjour,
          comme je l’ai vécu et avec l’expérience de nombreuses Rando, maintenant je pars en solo avec les avantages et les inconvénients et au moins en cas de problème cela ne sera pas a cause des autres.
          Namasté

          • Bonjour
            Tout à fait d’accord Christian. Je pars aussi en solo car la nature humaine est très compliquée et une rando n’est pas le meilleur endroit pour tenter de la comprendre. Pour une rando à plusieurs, je pars en petits groupes (rarement ) et avec des personnes « confirmés » et notre devise est : si on part à quatre (c’est un exemple ) on revient à quatre. La prise de tête est bannie également et tout le groupe doit être en phase avec ça.
            Fred

        • Comme quoi pour ne pas pénaliser tout un groupe il est très utile de se connaitre et de savoir si l’on est capable de suivre . Mettre toujours les responsabilités sur les autres n’est pas une solution. Une seule personne suffit à pourrir une rando qui s’annonçait pourtant prometteuse .

  3. Cet article me rappelle des souvenirs de voyage… qui sont bien résumés par tes différents conseils !
    Le fait d’avoir désigné un leader me semble vraiment vital, pour avoir vécu des situations où les « forts caractères » qui n’étaient de loin pas les plus expérimentés voulaient prendre des décisions risquées en pratique.
    D’autre part, le fait que le plus expérimenté du groupe vérifie AVANT que tout le monde ait un équipement ADAPTE me semble également très important. On a souvent des surprises lorsque l’on voit comment certains membres ont interprété la liste d’équipement envoyée ; nombreux sont ceux qui pensaient que dans la liste, les objets indispensables étaient « optionnels ». Exemple : le sac de couchage -30°C n’est pas une option et n’est pas équivalent au sac de couchage 0°C ! Après forcément le propriétaire du sac de couchage 0°C se plaint du froid, n’a pas bien dormi… bref, une super ambiance assurée 😉

    • Bonjour Ludivine,

      Comme toi énormément de gens peuvent témoigner de prises de tête pour toutes sortes de raisons. Le problème est que c’est loin d’être la première chose à laquelle on pense quand on prépare un voyage ou une randonnée. Et pourtant, cela peut faire la différence entre une randonnée réussie et ratée.

      François

  4. Étant moi-même animateur bénévole au sein d’une fédération de randonnée, je trouve que tu as fait ici une très très bonne analyse des situations pouvant arriver au cours de randonnées.
    Je viens de découvrir ton site François et je dévore les pages.

  5. Bonsoir François,
    Je randonne avec un club donc je suis assurée .
    Mais quand je randonne seule ou avec des amis faut-il une assurance perso spéciale rando ?
    en cas d’accident ?
    Merci de me donner l’info
    Je lire avec plaisir tous les conseils et infos

  6. Bonjour François,
    de lire tes conseils sur la préparation d’une rando m’a rappelé des souvenirs. Et tout ce que tu écris est exact.J’ai vécu ces situations surtout lorsque le groupe est important.Avoir un leader (expérimente) est primordial.
    Merci de nous remémorer tous ces conseils , pour le moment les balades sont en stand by. On verra au printemps.
    Cordialement.

  7. Bonjour François,

    J’ai trouvé tes commentaires sur les randos en groupes très réalistes.
    Continue comme ça mon cher François c’est toi le meilleur.

    Jacques

  8. Pourriez-vous svp, François, traiter du sujet « assurances » lorsque une association se crée sans être affiliée à la FFRP ?
    Quelles responsabilités lorsqu’on randonne en groupe, en cas d’accident ? Le « porteur de carte »
    – ou GPS – est-il VRAIMENT le SEUL responsable ?

    J’ajoute ces lignes sur cette page, ne repérant pas la rubrique pouvant y répondre. Merci.

    • Bonjour Renée,

      Désolé, mais ça va être difficile pour l’instant, car je ne connais pas ce sujet. Je me souviens y avoir été confronté quand j’encadrais des randonnées, mais je n’avais pas trouvé de solution satisfaisante à l’époque.

      A bientôt,
      François

      • Bonjour,

        On traite du sujet dans les formations FFRandonnée.

        En cas d’accident, même entre copains, il y aura forcément une recherche de responsabilité par la Sécurité Sociale qui doit payer des journées non travaillées et le « porteur de carte », l’utilisateur du GPS ou l’organisateur sera alors désigné et devra y répondre en fonction de compétence mais aussi de ces erreurs.

        En tant qu’animateur bénévole, j’ai du faire appel à un héliportage pour rapatrier un randonneur de mon groupe qui avait chuté …. dans le bac à douche du refuge. On ne peut pas être partout…

        @ +

        Stéph.

    • Sur le site de La ffrp même si vous ne voulez pas adherer vous avez les reponses a vos questions
      en voici une https://www.ffrandonnee.fr/faq/967/1/association-randonneur-responsabilite-animateur.aspx

      Christian Animateur fédéral

  9. Bonjour François,
    Ton article est tout à fait pertinent. Je randonne seule en général ou avec quelques (vrais) amis. Mais j’ai souvent vu ce que tu relates dans des groupes rencontrés à l’étape.
    Et ce que je hais le plus c’est : le groupe entier qui repart alors que les personnes les plus lentes viennent tout juste d’arriver et non pas le temps de se reposer. C’est extrêmement frustrant et décourageant !
    Je rajouterais une seule recommandation : chacun son sac et le sac de chacun est du domaine privé ! J’ai entendu des disputes démarrer sur ce ton : « Non mais, qui est venu gratter dans mon sac ? » ou « Qui a pris mes chaussettes (ou mon savon) ? ». Etc.
    Amicalement,
    Martine

    • Effectivement, c’est vrai que ça peut être pas mal de bien séparer les sacs quand on se connaît pas trop bien ou que l’on a des « manières » différentes.

  10. Bonjour,
    Un exemple : un groupe, la sortie est acceptée par tous ainsi que les conditions.
    Une discussion voulue par une personne sur un sujet qui n’a rien à voir avec la randonnée et la personne questionnée refuse d’en parler pendant la randonnée.
    Colère de la personne qui attendait des réponses à ses questions bien que l’autre l’ait gentiment priée de la rappeler par téléphone le lendemain pour en discuter à discrétion du groupe.
    Conséquence : mauvaise ambiance pendant la randonnée et pire à l’arrivée : rejetée oralement devant tout le groupe.
    Résultat : impossible de randonner maintenant avec le groupe par rapport à la personne qui s’est mise en colère.
    Impossible d’organiser des sorties (j’étais animatrice de randonnée) car le problème n’est toujours pas réglé.
    Je pense que les problèmes peuvent être de nature différente lors d’organisation de sortie.
    En passant, merci pour votre site qui est riche d’informations.
    Cordialement

  11. Pas de souci pour moi !! Je ne supporte aucune contestation..
    Sinon je sors la boite à baffes et je laisse en pâture aux loups.
    De quoi ?? des randonneurs qui ne veulent pas suivre le rythme , et puis quoi encore ???

    Daniel GRP Fédéral du CV

    • Je vois que tu donnes envie à des personnes d’être accompagnées . Heureusement que je sais que c’est toi, sinon j’aurais pu croire que c’était du premier degré. 😉

  12. Bonsoir François,
    Au fil des années j’ai vécu des situations diverses, nombreuses et multiples!
    Je me souviens être parti avec un groupe de 4 couples. Nous devions bivouaquer avec deux d’entre eux, les autres restant au gîte.
    Nous avions tout préparé minutieusement mais nous n’avions pas prévu que j’arriverai in situ avec une névralgie cervico-bracal.
    Nous sommes en froid depuis. Moralité : c’est bien dans l’adversité que l’on compte ses amis.

    Plus récemment nous sommes partis avec des amis que nous avions pourtant “testés”, puis de nous prendre le chou parce que l’épouse avait horreur de pique-niquer!!
    Tout est possible:)

    • Merci pour ces exemples Didier. Il y a effectivement des amis pour différentes situations. Et il vaut mieux ne pas en emmener certains en randonnée 🙂

  13. Bonjour
    Ce sujet tombe à pique.
    Dernièrement lors d’une randonnée ou j’avais indiqué un dénivelé X et pas un dénivelé cumulé positif une randonneuse a eu un souci du je pense a une condition physique pas au top, m’a accusé de n’avoir pas précisé ce cumulé. pour moi elle a transféré son problème.
    GiGi

    • Excellente idée de sujet ! Une randonnée sympa peut rapidement virer à l’enfer en cas de désaccords. Je garde en mémoire un débriefing de randonnée fait lorsque j’ai passé mon diplôme d’accompagnateur…. Pause trop courte pour les uns, trop longues pour les autres ; circuit trop ceci ou pas assez cela….. Depuis, je randonne seule ou juste avec mon compagnon : on se connaît par coeur et être 2 pour randonner, c’est largement assez

  14. Excellent ton article pour rappeler sans tabous aux randonneurs quelques règles élémentaires du savoir vivre en groupe car hélas ça se perd c’est du chacun pour soi et des incivilités. Les gens sont parfois difficile à gérer dans leur comportement. Ce qui m’amène à faire le choix de partir souvent seule que de randonner mal accompagnée c’est la pire situation pour moi. Mais comme tu le rappelles il faut que ça reste un plaisir agréable mais c’est pas toujours évident à partager.

  15. Bonjour François,

    Je pars aussi le plus souvent seul, j’ai déjà assez de mes problèmes à gérer sans avoir ceux des autres à m’occuper. Je partage mes émotions de randonnée d’une autre façon : retour sur photos, vidéos, carnets de bords etc…
    A contrario, je pars depuis trois ans maintenant avec un ami. J’ai eu quelques grosses alertes de coronaires en 2015 et cela me rassure aussi… Mais nous sommes dans une totale communication AVANT chaque départ (poids du sac, itinéraire, réservations, préparation des repas, trousseau etc…). On se prend toujours une journée de réflexion avant (nous sommes à 500km l’un de l’autre, c’est donc les emails qui fonctionnent à fond). Mon ami est peu expérimenté en randonnées de plusieurs jours, la préparation est donc basée sur un maitre mot : LA CONFIANCE.
    Bien à toi

    Thierry

  16. Bonjour François.
    Merci de ce bon article. Il passe bien en revue les principales difficultés auxquelles un organisateur de randonnées peut être confronté.
    Pour ma part j’ai pris l’habitude de randonner seul ou en tout petit groupe (2 ou 3 personnes). Les groupes plus importants me posent des problèmes :
    – mise en route longue et difficile, perte de temps,
    – bruit et bavardage continu incompatibles avec l’observation de la nature,
    – difficulté à suivre mes propres rythmes, à prendre le temps quand il faut devant un point d’intérêt,
    – leadership mal accepté et remis en cause,
    – multiplication des problèmes à gérer.
    A moins d’être un organisateur super compétant, au leadership incontestable, doué d’une capacité physique suffisante pour naviguer entre les différents sous groupes et aider les plus éprouvés, bref à moins d’être un pro, mieux vaut limiter l’importance des groupes que l’on rassemble, s’assurer des capacités physiques des participants et se donner des objectifs accessibles au participant le moins en forme.
    Daniel

    • Je suis d’accord avec toi et j’ai aussi une préférence pour les tous petits groupes pour ces raisons. Mais certaines personnes aiment les groupes plus importants pour le côté social – ce qui peut se comprendre.

  17. personellement j’ai commencé la nature par la mer
    1 skipper
    5 équipiers sur 10m2 pendant 15 jours
    le sac le plus lourd est celui qu’on laisse à la maison ou au travail

  18. Merci François pour cet article exhaustif sur les comportements possibles d’un groupe d’humains.
    Cordialement

  19. Merci François pour ce petit guide bien utile, finalement on ne pense pas toujours aux plus lents ! L’idée de faire passer les plus agiles après les plus lents, c’est à mettre en application dans notre petit groupe d’amateurs … Chacun notre tour, nous organisons notre rando . Ca me fait penser à une semaine au Maroc POURRIE à cause d’un soit-disant « guide », qui s’est pris la tête tout le long de la rando, pendant toute la semaine avec le cuisinier, et interdisant aux muletiers de parler français avec nous … grrr quel mauvais souvenir, dans un paysage de rêve…

  20. Merci François pour cet article.
    Personnellement j’ai toujours randonné en solo. En particulier en randonnée grande distance.
    Pour moi, un livre ne se lit pas à deux,il en va de même pour la nature.
    Les groupes ….trop bavards…..

  21. Bonsoir François, c’est toujours un plaisir de te lire et tes conseils sont toujours avisés.
    Ton article et les commentaires qui abordent la question des décalages de rythme de marche (très fréquemment sources de conflits) éveillent en moi quelques souvenirs…

    Celui d’un responsable de rando montagnarde qui faisait tout pour « larguer » les moins rapides (dont j’étais). Dans l’ascension d’un col particulièrement pénible, sur un replat où on faisait une pause il nous avait carrément dit, nous faisant sentir notre infériorité : « vous n’avez qu’à attendre ici on vous retrouvera en descendant ». Comme il n’y avait aucun risque météo, que le sentier était parfaitement tracé, que je n’étais pas à bout de forces, qu’il restait environ 30 minutes de montée rude (en me réglant sur mon rythme) et qu’on avait largement le temps, je ne me suis pas laissée impressionner, je me suis accrochée sans tenter de forcer mon allure… et je suis arrivée en haut un petit quart d’heure après les « champions »… dans un temps finalement tout à fait normal dont le guide aurait mieux fait de tenir compte : car à ce rythme-là le reste du groupe, resté docilement sur la plate-forme, aurait très bien suivi et aurait joui d’une magnifique vue en haut…

    Autre souvenir, cette fois c’était en plaine et c’est moi qui conduisais la rando, annoncée clairement à « allure moyenne » bien avant le moment du départ. Un groupe de 3-4 personnes habituées à une « allure soutenue » a tenté d’imposer son rythme. Aux changements de direction elles attendaient avec des mines impatientes et condescendantes… et faisaient pression pour repartir très vite (« on vous attend depuis un moment et on a froid… », etc.). Craignant de voir le groupe principal se démoraliser j’ai fait acte d’autorité et j’ai exigé, non pas que les premiers ralentissent leur allure, mais qu’ils attendent à chaque pause que je donne le signal de la remise en marche afin que le dernier arrivé ait un temps suffisant pour récupérer…. et aussi qu’on respecte le programme annoncé qui prévoyait un arrêt à deux observatoires ornithologiques (que le groupe de tête voulait « zapper » pour aller plus vite). En fait cet acte d’autorité a soulagé le groupe principal, le groupe « rapide » ne s’est pas senti brimé et l’ambiance s’est détendue de part et d’autre.
    Et puis nous sommes arrivés, en fin de parcours, sur un terrain très dégagé, un openfield où la direction à prendre paraissait évidente – sauf que ce n’était pas la bonne. Très sûrs d’eux et sans rien demander, les « rapides » ont foncé « à vue » vers la ligne du chemin de fer, visible effectivement environ à environ 2 km de là, ligne du train qu’il était prévu de prendre pour le retour. Je me suis bien gardée de les retenir, sachant que ladite ligne allait contrarier cette belle avance : car il fallait la traverser pour prendre notre train et cela n’était possible qu’en allant dans la direction où je menais le groupe, afin de rejoindre une petite route enjambant les rails sur un pont ! Comme il n’y avait aucun danger (on restait visibles les uns des autres), je les ai laissés se « planter ». S’apercevant de leur bévue après avoir parcouru une bonne distance, ils durent modifier leur trajet dare-dare, revenant sur leurs pas pour rattraper le groupe qui n’a pas pu réprimer quelques petits sourires goguenards à les voir s’essouffler derrière !

    • Bonjour,
      Vos différentes situations que vous avez vécues me rappellent certains moments de randonnée,où responsable de groupe, certains bon marcheurs ont insisté pour me faire changer de tracé à plusieurs reprises pour le rallonger. Situation que j’ai refusée, une personne dans le reste du groupe avait des difficultés et des soucis de santé : elle m’en avait informé au préalable avant son inscription à la sortie. Je ne pouvais en aucun cas modifier ce qui était prévu au programme.
      J’ai dû faire face, comme vous, à l’insistance de plusieurs personnes. Cela déçoit quelque part.

    • Merci Catherine pour ton retour. Ce n’est vraiment pas facile de jongler avec les egos de chacun et être un bon responsable de groupe demande beaucoup de qualités en communication et en relations humaines.

  22. Je rentre d’un trek de 16 jours avec un ami qui n’avait jamais fait de longues randonnées en montagne. On a fait deux sorties de 3 jours en amont, afin qu’il découvre son matériel pour le bivouac (en grande partie acheté sur mes conseils) puis qu’il comprenne comment gérer son alimentation. Dès le départ nous étions d’accord sur les grands principes suivants : étapes modulables selon la météo et notre condition physique du jour. Toujours rester en contac visuel, lui étant très rapide et à l’aise en descente et moi au contraire plus efficace en montée. Comme j’avais plus d’expérience que lui, je lui ai laissé le temps d’apprendre à mieux s’organiser. J’ai eu la joie de le voir se transformer, se sentir plus sûr de lui et plus à l’aise au fur et à mesure du trek. Pas de jugement, des encouragements, juste à bon escient. C’est la clef du succès.
    Pour moi, l’idéal est de partir à deux, ce qui oblige chacun à faire quelques concessions et efforts pour rester unis et forts dans un milieu aussi hostile que la montagne. C’est une belle leçon de vie !

  23. Bonjour,
    En tant que secrétaire d’une association de randonneurs, je vous remercie pour les échanges sur ce sujet qui n’a rien d’anodin. J’organise régulièrement des randonnées à la journée sur le Grand Est et je me retrouve entièrement dans bien des propos. Ma pire expérience : la participation d’une personne totalement misanthrope au sein d’un groupe, aux propos horribles, mal équipée, et toujours loin devant. A l’inverse, la meilleure, la volonté d’une personne atteinte d’un cancer et qui vient randonner avec nous le lendemain de sa chimio sur des randos de moins de 15 km (et là tout le monde s’adapte). Le règlement intérieur de notre association prévoit de nombreuses règles en matière d’équipement, de savoir vivre, de cohésion de groupe, de cotation des randonnées, etc. mais ces échanges me donnent quelques idées pour l’améliorer encore. Merci à tous.

  24. Bonjour François

    Je randonne seule ou tous petits groupes qu’en général je dirige après avoir testé en solo.J’évite ainsi certaines inadaptations randonneurs/randonnée…
    Amatrice de silence et de sérénité, plutôt contemplative, j’avoue que le bavardage peut apparaître comme une nuisance au plaisir de la randonnée. Je marche seule si je désire être en paix ; j’invite mes amis pour le partage dans un second temps.

    Salutations amicales
    Mireille

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