6 questions à se poser avant d’emporter son téléphone portable en randonnée

Posté par : François Jourjon 26 novembre 2025 71 commentaires

Homme en randonnée dans des collines enneigées qui passe un appel avec on téléphone portable

Le téléphone portable fait partie de la vie quotidienne de la plupart d’entre nous. A tel point, qu’on peut même parfois se demander comment on faisait sans auparavant ! 😅

En randonnée, on se débrouillait très bien sans. On pourrait d’ailleurs toujours s’en passer, mais ce serait dommage car le téléphone portable peut apporter une sécurité supplémentaire.

L’avantage de partir avec un téléphone portable est notamment que dans certaines situations, on peut contacter les secours beaucoup plus rapidement – qui peuvent donc nous porter secours plus rapidement. Alors que sans téléphone, ça pourrait autrement mettre énormément de temps (des heures voire des jours suivant les situations).

Évidemment, ce n’est pas si simple que ça, on ne peut d’ailleurs pas compter uniquement sur son téléphone portable pour sa sécurité en randonnée. A travers 6 questions à se poser avant d’emporter son téléphone portable en randonnée, nous allons voir quelques points méconnus et quelques conseils sur l’utilisation du portable en situation d’urgence.

1 – Quel est le numéro des secours ?

Ça paraît évident, mais pour appeler les secours, il faut connaître leur numéro ! Quand on randonne dans son pays d’origine, en général ça ne pose pas de problème car on connaît le ou les numéros d’urgence, mais quand on randonne ailleurs, on n’y pense pas forcément.

Donc, si vous voyagez et si vous randonnez dans des pays étrangers à votre pays de résidence, pensez à trouver le ou les numéros des secours avant de partir randonner. Je vous conseille même de le noter dans un endroit sûr – pourquoi pas dans votre trousse de secours ou sur votre smartphone – car c’est généralement dans les moments critiques que l’on a tendance à oublier les numéros. 😬

Le 112

Je vous rappelle que le 112 est le numéro d’urgence valide dans l’Union européenne (114 par SMS en France pour les personnes ayant des difficultés à entendre ou parler). Ce numéro fonctionne à partir d’un téléphone mobile, il est gratuit, prioritaire et fonctionne même dans d’autres pays du monde. A savoir qu’il faut une carte SIM activée (en France et dans quelques autres pays européens) pour que cela fonctionne.

Le 112 ne remplace pas les numéros nationaux (sauf dans certains pays). Par exemple, en France, il est toujours possible d’utiliser le 15 (Samu) ou 18 (Pompiers). Mais quand le réseau est saturé, le 112 est prioritaire et vous serez ensuite redirigé(e).

Note : Voici une liste des numéros d’urgence sur Wikipédia (à vérifier tout de même) : Numéros d’appels d’urgence.

2 – Et si je n’ai pas de réseau ?

Alors oui, c’est génial de pouvoir contacter rapidement les secours. Mais, il se peut que votre téléphone portable ne capte pas de réseau.

Les numéros d’urgence utilisent tous les réseaux

Dans ce cas, n’éteignez pas votre téléphone en vous disant « c’est fichu ». Il faut savoir que même si vous n’avez pas de réseau, vous pouvez parfois contacter les secours. D’ailleurs certains téléphones indiquent « urgences uniquement ». Dans ce cas, cela veut dire que votre téléphone capte un autre réseau que celui de votre fournisseur et peut utiliser ce réseau pour des appels d’urgence uniquement (ex : vous êtes chez Free et n’avez aucun réseau, mais pouvez passer par le réseau SFR pour un appel d’urgence). 

Par contre, dans certains cas, vous ne capterez aucun réseau du tout et vous ne pourrez pas joindre les secours avec votre téléphone portable. Bien évidemment, c’est plus ou moins probable suivant les pays, les régions et les endroits dans lesquels vous vous trouvez.

Le 114

Dans ce cas, si vous êtes en France, cela vaut le coup d’essayer d’envoyer un SMS au 114, car il n’y a peut-être pas suffisamment de réseau pour passer un appel, mais suffisamment pour envoyer un SMS. 

Note : j’ai récemment eu deux infos un peu contradictoires par rapport au 114. Un gendarme de haute montagne de Haute-Savoie m’a indiqué qu’ils ne conseillaient plus tellement ce numéro en dehors de l’utilisation initiale (personnes ayant des difficultés à entendre ou parler), car ce ne serait pas dimensionné pour traiter efficacement un grand volume d’échanges. A l’inverse, un pompier du SDIS du Vaucluse m’a indiqué qu’ils le conseillaient (et le testaient) toujours en formation et qu’ils n’avaient jamais entendu parler de soucis de ce genre.

Ce que j’en conclue personnellement : ne pas utiliser le 114 à la place du 112 si on est en mesure de passer un appel via le 112, mais l’utiliser en cas d’urgence si on a que ça.

Bornage téléphonique

Si vous n’avez de réseau pour appeler les secours, essayez tout de même de les appeler car il est possible que votre appel soit quand même localisé (même s’il n’aboutit pas). En effet, les échanges d’informations de ce genre demandent beaucoup moins d’énergie qu’un appel ou un SMS. Je vous conseille également de laisser votre téléphone allumé si vous êtes en situation d’urgence (si vous avez suffisamment de batterie), car il est possible que l’on vous retrouve plus rapidement si des informations sont transmises de votre téléphone à des antennes.

Nous verrons un peu plus loin qu’il faut toujours avoir une ou plusieurs autres solutions de secours et que faire si jamais vous êtes dans une situation d’urgence et que vous ne pouvez pas joindre les secours.

Anticiper avec l’outil « Mon réseau mobile » de l’ARCEP

Anticiper au moment de la préparation en ayant une carte des zones avec et sans réseau mobile permet vraiment d’avoir un coup d’avance en cas de problème sur le terrain. Je vous présente rapidement en vidéo ci-dessous l’outil cartographique « Mon réseau mobile » de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) qui permet d’avoir une idée des zones dans lesquelles vous risquez ne pas avoir de réseau mobile et donc ne pas pouvoir joindre les secours. 

⚠️ Attention, comme l’indique l’ARCEP : « ces cartes restent le résultat d’une simulation et sont par nature imparfaites. » Mais elles sont quand même très pratiques pour la préparation et l’anticipation en cas d’accident. Je les imprime par exemple systématiquement quand j’encadre des randonnées dans des zones non couvertes à 100% par les réseaux mobiles.

En cas de besoin de contacter les secours dans une zone sans réseau mobile, on pourra établir une stratégie en sachant où on aura de la chance d’avoir du réseau – plutôt que d’y aller « au petit bonheur la chance » – et limiter le temps pour recevoir une assistance. Ça permettra également de savoir qui va passer l’alerte, combien de temps cela risque de prendre, quoi faire en attendant… ce qui sont des informations précieuses pour gérer efficacement un secours, d’autant plus en cas d’accident grave, d’isolement, de conditions météo difficiles, etc.

Certaines applications GPS, comme par exemple WeTrek (ex IGNRando), permettent d’afficher ces données sous forme de couche/calque par dessus la cartographie.

Note : Il existe des solutions de communication quand le portable ne capte pas comme les téléphones satellites (solution assez onéreuse), les appareils permettant l’envoi et la réception de SMS via réseau satellitaire et les réseaux radio (ex : grand réseau des Alpes réservé aux professionnels).

3 – Et si je n’ai pas le code PIN ou de déverrouillage ?

Appel d'urgence sur un smartphoneImaginons que vous randonnez à deux, que votre téléphone n’a plus de batterie et que votre coéquipier chute et perde conscience. Une chance, le téléphone de votre coéquipier qui était dans sa poche est intacte. Vous prenez le téléphone pour contacter les secours (après avoir fait les gestes de premiers secours), mais vous ne connaissez pas le code de déverrouillage de son téléphone ! Problème… 😱

Et bien non ! 😌 Il faut savoir qu’il est normalement possible de contacter les urgences sans code PIN ou code/schéma de déverrouillage, il suffit de composer le numéro des urgences puis d’appuyer sur la touche appel ou de sélectionner « urgences » ou « appels d’urgence » puis de composer le numéro. Ça vaut le coup de le savoir, car ça ne saute pas forcément aux yeux (ex : photo ci-contre). 

Normalement , c’est valable en France pour les numéros à 2 chiffres (15, 17, 18, etc.) et 3 chiffres (112, 114, etc.). 

4 – Est-ce que j’aurai suffisamment de batterie ?

« Mince, je n’ai plus de batterie ! »

Quand vous êtes en ville et que vous voulez contacter un ami, c’est embêtant, mais votre vie n’en dépend généralement pas. Par contre, si votre coéquipier(e) ou vous-même êtes blessé(e) ou dans une situation critique, ce n’est pas le moment d’avoir une batterie à plat.

C’est pourquoi, il faut partir avec un appareil entièrement chargé et bien gérer sa batterie. Il faut d’ailleurs savoir que :

  • Avec des températures chaudes ou froides, les batteries peuvent se décharger plus vite.
  • S’il n’y a pas de réseau disponible tout le temps et que votre téléphone reste allumé, il peut se décharger vite en essayant de trouver un réseau.
  • Le GPS d’un smartphone est très « gourmand » en batterie.
  • Les diverses applications d’un smartphone consomment de l’énergie, c’est une bonne pratique de fermer celles dont vous n’avez pas besoin.

Un bon moyen d’économiser de la batterie est de mettre son smartphone en mode avion, de n’utiliser la localisation GPS que quand nécessaire et de le garder proche de son corps quand il fait froid (ex : poche pectorale d’une doudoune ou polaire). 

Cependant, cela peut être une bonne idée d’enlever le mode avion de temps en temps, car quelques informations peuvent être échangées (même sans réseau apparent) avec des antennes, et cela pourrait aider les secours à vous localiser plus rapidement en cas de problème.

Pour s’assurer que l’on a suffisamment de batterie, il est possible d’avoir un apport d’énergie extérieur comme une batterie externe ou un chargeur solaire pour les randonnées de plusieurs jours – mais c’est toujours ça de plus à porter. 

5 – Que faire si je suis dans une situation d’urgence et que je ne peux pas joindre les secours directement ?

Smartphone cassé qui repose sur des feuilles

C’est quelque chose qui peut non seulement arriver quand il n’y a pas de réseau disponible, mais aussi si le réseau est saturé (bien plus rare), si vous cassez votre téléphone, etc.

Note : Avec les smartphones, beaucoup de personnes sont amenées à manipuler régulièrement leur téléphone pour prendre des photos ou se servir d’une application GPS par exemple – alors que les téléphones portables « non smart » restaient généralement dans le sac. Et toute manipulation entraîne un risque de chute… 😬

Nous avons vu que ça vaut le coup d’essayer de contacter quand même les secours (si votre téléphone fonctionne toujours) et de laisser allumé votre téléphone – sauf si vous souhaitez garder de la batterie pour les contacter plus tard d’un endroit différent.

Alors que faire si vous êtes dans une telle situation ? Paniquer et tourner sur vous-même ? Bof.

Il y a plusieurs options en fonction des situations, j’ai d’ailleurs abordé ce cas dans la section « Comment donner l’alerte quand on est sans réseau téléphonique ? » de cet article

Voici quelques options envisageables :

  • Si vous avez un téléphone fonctionnel et que vous savez que vous avez des chances de capter un réseau : essayer de capter un réseau en vous déplaçant vers une zone susceptible d’avoir du réseau (ex : une zone repérée sur carte de couverture théorique de l’ARCEP, un point haut…). Le problème est que dans certains cas ce n’est pas possible : si on est bloqué(e), si on est seul(e) et blessé(e), si on est deux et que l’autre personne nécessite une assistance, etc.
  • Essayer de contacter les secours en allant à la rencontre d’autres personnes qui pourront vous aider (bergers, gardiens de refuge, habitants, etc.). Ce n’est pas toujours possible et ça peut être long. Et si on est perdu(e) ou bloqué(e), ce n’est pas vraiment une option.
  • Attendre. Mais pour avoir des chances d’être retrouvé(e), il faut que des personnes aient été prévenues de notre départ et de notre itinéraire. De plus, l’attente peut être très longue. A ce sujet, je vous conseille d’ailleurs de lire cet article : Une habitude qui peut vous sauver la vie en randonnée
  • Se déplacer jusqu’à un endroit où la ou les personnes pourront être secourues. Ça évite de laisser la ou les personnes seules pour aller chercher des secours, dans le cas d’un petit groupe. Bien évidemment, c’est uniquement envisageable si l’état des personnes leur permet de se déplacer (ou d’être déplacées) en toute sécurité.

6 – Comment me localiser sans réseau mobile ?

La plupart d’entre nous possèdent maintenant un smartphone – qui a la possibilité de nous localiser. Il faut savoir que cette localisation ne nécessite pas de réseau mobile, vous pouvez donc connaître votre position (sous forme de coordonnées ou d’un point sur une carte), même sans réseau mobile. Il est cependant nécessaire d’installer au préalable une application adaptée et de télécharger des portions de cartes pour pouvoir les utiliser hors-ligne. 

C’est pourquoi, si vous possédez un smartphone et même si vous utilisez principalement une carte (et une boussole) pour vous orienter, c’est selon moi dommage de ne pas avoir une application GPS (même très simple) installée sur votre smartphone qui permet a minima de vous positionner sur une carte numérique et d’obtenir vos coordonnées (pratique pour donner votre position exacte aux secours).

📍 J’aborde le sujet « Où trouver ses coordonnées » un peu plus en détail dans cet article Accident en randonnée : les bons réflexes à adopter

A noter que certaines applications GPS sont gratuites – avec généralement des cartes libres (de type OpenStreetMap et dérivés) et fonctionnalités limitées – mais tout à fait utilisables. Les versions payantes (de l’ordre de 20 à 50 euros par an) permettent généralement d’accéder à plus de fonctionnalités et des cartes « premium » (ex : cartes IGN). Voici quelques exemples d’applications GPS utilisables en randonnée si vous ne savez pas où chercher : WeTrek, Visorando, Openrunner, VisuGPX, Iphigénie, SityTrail, AllTrails, Komoot, Outdooractive, LocusMap…

Si vous êtes débutant(e), je ne vous conseille pas pour autant de télécharger une application GPS et de partir à l’aventure juste avec ça… Ça reste un outil numérique, il faut apprendre à s’en servir et connaître ses limites et il faut surtout être capable de se débrouiller s’il y a un souci avec. Savoir lire une carte reste d’ailleurs indispensable pour être maître de ses choix et faire face aux imprévus. Car suivre « bêtement » une flèche sur un écran fonctionne uniquement tant que tout va bien ! Et en randonnée, on est amené(e) un jour ou l’autre à avoir un imprévu : sentier fermé, chien errant, météo qui se dégrade, fatigue…  

👨‍🏫 Si jamais vous souhaitez vous former au sujet des outils GPS pour une utilisation dans la nature, je vous conseille de jeter un œil à ma formation en ligne GPS Malin.  

Avoir un téléphone mobile mais ne pas compter uniquement dessus

J’ai déjà entendu des personnes partir très légèrement en montagne en me disant : «  c’est bon, j’ai mon portable ». Je vous avoue que ma réaction a été assez vive. 😬

Le téléphone portable est indéniablement un atout pour notre sécurité en randonnée, mais on ne peut pas compter uniquement dessus. Dans certains cas, nous ne pourrons pas joindre les secours. Dans d’autres, les secours ne pourront pas nous venir en aide (en tout cas, pas rapidement).

Il faut aussi penser que les secours peuvent mettre du temps à arriver et il faut donc être capable de se débrouiller seul(e) pour gérer les premiers secours. Cela nécessite entre autres une trousse de secours adéquate et surtout des connaissances suffisantes.

En plus de ça, il faut savoir qu’une bonne préparation limite les risques de se retrouver dans une situation critique : matériel et vêtements adaptés, itinéraire bien préparé, bonnes connaissances du milieu, maîtrise de l’orientation, etc. Une fois sur le terrain, anticiper, faire des choix éclairés (par rapport à la météo, au terrain, au niveau de fatigue…) et savoir faire demi-tour sont également primordiaux. 

Bien évidemment, quand on est seul(e), c’est plus compliqué une fois sur le terrain. Mais normalement, quand on part seul(e), on est conscient(e) des risques supplémentaires que l’on prend et on peut mettre des systèmes en place pour mitiger ces risques. Mais si jamais on tombe et on s’assomme, bien évidemment on ne va pas pouvoir se porter assistance à soi-même. Mais si on a par exemple prévenu des proches de notre randonnée, on sera sûrement retrouvé(e) plus facilement.

Je ne vous dis pas tout ça pour vous faire peur, mais car c’est une réalité. Et pour pouvoir réagir de la bonne manière si jamais il y a un incident, il vaut mieux être préparé(e) et s’être posé(e) les bonnes questions au préalable.

De plus, les risques sont très subjectifs. Chaque personne n’est pas prête à prendre les mêmes risques et les perceptions sont différentes d’une personne à une autre. Les perceptions sont d’ailleurs très biaisées : on peut se sentir en sécurité en marchant sur un trottoir, à 1 m d’un danger mortel (une voiture) et on peut se sentir en danger quand on marche à 1 m du haut d’une falaise vertigineuse.

✅ Parenthèse terminée, pour résumer : je vous conseille de préparer vos randonnées comme si vous n’aviez pas de téléphone portable ou qu’il pouvait tomber en panne à tout moment, d’être le plus autonome possible au niveau des secours et de la sécurité et de prendre votre téléphone comme une sécurité supplémentaire.
 
J’en profite pour vous rappeler que les secours ne sont pas là pour secourir des personnes qui n’ont pas pris de mesures de sécurité suffisantes (même si ils le feront quand même). On n’appelle pas un hélicoptère parce qu’on a mal aux jambes et qu’on est fatigué(e). Dans certains pays, on a la chance d’avoir des secours gratuits, il ne faut donc pas en abuser. Et il faut penser aussi que quand on mobilise les secours, ils ne sont pas forcément disponibles pour une autre urgence.
 
Pour rester dans ce sujet, voici le lien vers une interview que j’ai effectuée il y a un moment avec un PGM (peloton de gendarmerie de montagne) : [Interview] Peloton de Gendarmerie de Montagne (PGM) d’Hohrod
 
N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a été utile et que vous pensez qu’il pourrait l’être pour un(e) proche.
Auteur : François Jourjon
J'ai créé Randonner Malin en 2011 pour aider les randonneurs à profiter au maximum de leurs randonnées avec des articles, vidéos et en répondant à leurs interrogations. Depuis, j'ai aidé des milliers de personnes à maîtriser les outils GPS et l'orientation à la carte & boussole avec mes formations en ligne, j'ai cocréé le jeu de société Rando au Pic des Neiges et je guide des randonnées et stages sur le terrain en tant qu'accompagnateur en montagne.

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71 commentaires

  • Merci François d’avoir mis l’accent sur la sécurité qui est primordiale en randonnée. Il ne faut jamais transformer une journée qui se voudrait conviviale et joyeuse, en journée « cauchemar ». Personnellement j’ai appris que le 114 pouvait avertir les secours par SMS, ce qui n’est généralement jamais diffusé dans les cours du brevet fédéral.

    • gérard

      Si cela n’est pas dit c’est que les Formateurs n’ont pas fait leur travail !!!eh oui.
      Amitiés
      gérard

    • Pierrot SAMSON

      Lors d’une formation 1er secours chez les pompiers, on nous a expliqué que le 114 était destiné aux personne muettes, malentendantes ou avec des difficultés d’élocution. Mais pas que !
      Il peut être utilisé dans une situation ou on ne peut pas parler (en cas de prise d’otage ou situations extrêmes comme on en a connues lors des attentats il y a quelques années).

  • Catherine

    Merci François, ce sont de très bons conseils. J’ignorais que ça vaut le coup d’essayer quand même l’appel de secours quand on n’a pas de réseau.
    Pour ma part, lorsqu’il m’arrive de partir seule (je parle de « petites » randonnées en montagne, à la journée), je regarde sur le site de mon opérateur de tél portable si l’itinéraire que je prévois est couvert par son réseau, on peut avoir une bonne approximation correspondant environ à une échelle d’1/50000e ce qui n’est pas si mal. Cela ne m’empêche pas de partir en absence de couverture, mais alors je choisis un itinéraire que je sais être assez fréquenté ou sur lequel on trouve un refuge. Et de toute façon je dis toujours où je vais, par où je prévois de passer et environ à quelle heure je prévois de rentrer (ou de pouvoir donner un coup de fil).
    Pendant la balade, je regarde de temps en temps si j’ai du réseau. Ensuite je note sur la fiche que je fais pour les prochaines fois « le téléphone passe… ne passe pas… », avec d’autres renseignements utiles du genre « il y a une source à tel endroit », « il y a une cabane » à tel endroit, etc. Sur ma fiche il y a bien sûr aussi les infos classiques (où garer la voiture, tracé de l’itinéraire sur fond de carte IGN avec les points importants ou remarquables, temps, dénivelés, nature du terrain, difficulté, exposition..).

  • Damien

    Merci pour cet article.

    Lors d’un appel des secours il faut donner sa localisation le plus précisément possible surtout quand on est dans un environnement difficile (e.g., petit vallon perdu dans la montagne) et donc quand c’est possible n’appeler les secours qu’une fois l’emplacement précis connu. Il ne faudrait pas que les secours cherchent dans la mauvaise vallée…

    Aussi, lors d’une intervention le PGHM m’a appelé avec un numéro tout à fait classique (le portable du secouriste?) donc pour les personnes en roaming il faut penser à avoir du crédit en suffisance.

    • François Jourjon

      Bonjour Damien,

      Effectivement, il faut être capable de localiser sa position le plus précisément possible. Il est pour cela important de savoir lire les coordonnées sur une carte, sur un smartphone et un GPS – car c’est souvent plus pratique que « petit vallon dans la montagne ».

      A bientôt,
      François

  • Francy

    Très intéressant. Mais que penser alors des balises de détresse?

    Bonne soirée.Pour ma part, j’y crois plus qu’au portable, vu les problèmes de réseau justement. A quand un prochain article sur le sujet?

    Avec mes salutations.

    • François Jourjon

      Bonjour,

      Je n’ai pas suffisamment d’expérience sur les balises de détresse pour écrire un article sur le sujet. Il en existe de toutes sortes, j’en ai déjà utilisé, mais que d’une seule sorte (balise SPOT, mais ce n’est pas infaillible non plus).

      A bientôt,
      François

  • Francy

    Intéressant surtout quand on n’est pas couvert par le réseau. Mais que penser alors des balises de détresse
    du type Fast find ranger?

  • Bernard

    Merci François

  • Christophe

    Bonjour,pour faire suite à cet article,je suis parti cet été seul en randonnée(ma femme savait mon itinéraire , je lui avait donné les chemins que je prendrais et une heure approximative de l’heure de retour). J’étais dans le Vercors à Villard de Lans pour faire le Col de l’arc ,Pic st Michel ;retour sentier Gobert(GR 91) et en marchant j’ai vérifié, il y avait des zones où il n’ y avait pas de réseau!! Donc ,on ne fait pas confiance au portable!!.Il ne m’est rien arrivé mais j’ai dans mon bermuda un sifflet accroché à un passant de ma ceinture.
    Tu as fait un article sur le sujet et en cas de danger 3 à 6 coups de sifflet ,puis une pause d’une minute et on recommence en cas de besoin.
    Et dans le sac,une petite trousse de secours… Et toute les heure,une pause contrôle sur la carte pour s’assurer! Et se rassurer!!

    Bonnes randos!!

    Christophe.

    • Suite aux commentaires de Catherine et de Christophe, même s’ils emportent avec eux leur téléphone et un sifflet, je suis persuadé que la première précaution à prendre, c’est de ne jamais partir seuls. Certains sont individualistes, mais appartenir à un club permet souvent d’avoir des compagnons de marche qui acceptent de partir avec vous hors des randonnées programmées.

      • François Jourjon

        Bonjour Jacques,

        Je comprends votre point de vue, mais certaines personnes aiment randonner seules. Dans ce cas, c’est à chacun d’accepter le risque et d’essayer de le mitiger.

        Ce qu’il faut éviter, c’est faire prendre des risques à d’autres personnes.

        A bientôt,
        François

        • Philippe Levy

          Personnellement je Randonnes seul, j’utilise Visorando et je transmets ma trace à mon épouse en temps réel. J’ai également un chien qui fait office de GPS mais il est moyennement fiable. Je serai preneur d’infos sur les positions que je peux transmettre au secours avec Visorando.

  • Xavier

    Merci François ! C’est très utile de rappeler que le téléphone ne remplacera jamais la prévoyance avant ou pendant la randonnée. On a tellement le sentiment que le portable peut tout faire !
    Une astuce pour se souvenir du numéro d’urgence dans la panique : entrer le numéro dans son téléphone sous « Aappel urgence », avec 2a, ainsi ce sera vraiment le premier de la liste de contacts.

    • François Jourjon

      Merci Xavier pour cette astuce. Attention cependant car le premier contact dans les téléphones reçoit généralement des appels non voulus (touches appuyées quand le téléphone est dans le sac ou la poche).

  • Christophe

    Bonjour,pour faire suite au commentaire de Jacques,les randos à plusieurs ,c’est mieux !! Mais quand vous êtes de passage en vacances dans la règion et que vous ne connaissez personne , ou que vous commencez votre rando à 6 h le matin pour marcher à la fraîche et que votre femme ne vient pas avec vous car elle a le vertige…!! Parfois on a pas trop le choix et pour mon cas ,c’est avec plaisir que j’aurais accepter un ou plusieurs partenaires!!

    Christophe.

  • hans

    Très bon article

    Pour les batteries mon truc est d’utiliser un vieux nokia (perso un 8210). Ca ne vaut rien si on le casse c’est robuste et
    les batteries tiennent plus d’une semaine (ce que aucun smartphone ne fait).

    Autre choses, si on abandonne son sac (pour gravir un sommet par exemple): ne pas oublier de mettre le telephone dans sa poche…
    Sinon ca sert pas a grand chose…

    En solo, avant un passage technique (escalade) je controle si j’ai du reseau ou pas puis je prend une decision.

    • François Jourjon

      Bonjour Hans,

      Bonne option le vieux téléphone. 😉 Et effectivement, il faut toujours réfléchir avant « d’abandonner » son sac.

      A bientôt,
      François

  • Cha_Dom

    très bons conseils,
    juste pour préciser que effectivement les opérateurs de toute l’Europe prennent les appels d’urgence gratuitement même si rien n’apparait.

    hors d’Europe ou dans lez zones blanches existantes, je conseille de se poser la question du téléphone satellite, Inmarsat ou Eutelsat pour lesquels on trouve des solutions d’achat ou de location courte. Selon l’activité pour des gros randonneurs dans des endroits isolés ce n’est pas un investissement disproportionné par rapport à la sécurité. Ils fonctionnent par cartes prépayées de 1 ou 2 ans et en plus d’être étanches (eau, glace et poussière) ont tous une fonction SOS incorporée. De nombreux clubs font l’investissement. Pour la forêt de Fontainebleau ou la Sainte Victoire évidement c’est superflu.

    • Jean

      Bonjour.
      Personnellement, j’ai fait le choix du tel Inmarsat ; nous randonnons avec ma femme essentiellement en Ariège, et avançant en âge nous sommes à la merci d’une simple chute sur sentier (déjà arrivé) au fin fond d’une vallée. Lors d’un séjour dans le Morvan j’ai pu constater des zones blanches. Cependant, dans un versant nord escarpé, pas sûr qu’il fonctionne car il doit « voir » le satellite. Le réseau Thuraya semble moins performant pour l’Europe, car le satellite est positionné nettement vers l’est.

  • Le randonneur fou

    Bonjour François,
    Ton article tombe bien (sans jeu de mots), puisque il y a 15 jours, j’ai fait une chute de plus de 20 mètres, à la Dent de Crolles (Chartreuse), sur un névé de neige glacée. Connaissant les dangers du terrain, je n’étais pas parti tout seul comme d’habitude, mais avec quelqu’un rencontré sur Internet, connaissant le massif par cœur. Tout s’est bien passé jusqu’au sommet et c’est en descendant que je suis tombé dans un trou et contre des barres rocheuses. Je ne m’étends pas sur les dégâts du bonhomme mais je me suis fait peur.
    J’avais un téléphone portable Orange et mon coéquipier SFR, aucun ne « passait ». C’est u groupe de randonneurs qui passaient plis haut sur la crête, que nous avons interpellés, qui a donné l’alerte au 112, en donnant notre position issue de mon GPS. Après ce fut l’hélitreuillage.
    Mon épouse savait où les véhicules étaient garés et connaissait notre itinéraire.
    Sans ces randonneurs qui passaient plus haut, j’aurai pu rester un sacré moment recroquevillé dans le trou (omoplate cassée, 5 côtes cassées, 2 vertèbres C1 et C2 cassées et déplacées, carotide abimée… ). Mon coéquipier, qui lui n’a pas glissé pouvait essayer de trouver du réseau, mais n’a pas voulu me laisser seul.
    Alors la solution miracle, c’est quoi ? J’ai entendu parler de smartphones qui peuvent être géolocalisés avec une application sur PC, mais encore faut-il du réseau !
    Je suis preneur de tous vos conseils et toutes vos expériences.
    En espérant ne pas être hors sujet.
    Merci à vous et bonnes randonnées. Pour ma part, je suis coincé pendant 3 mois avec une minerve.
    Bruno

    • François Jourjon

      Bonjour Bruno,

      Merci pour ce retour d’expérience. La solution miracle n’existe pas, je pense qu’à partir du moment où on part randonner, on prend certains risques. Tu aurais pu avoir un téléphone satellite par exemple, mais est-ce que ce n’est pas trop par rapport à l’endroit dans lequel tu randonnais ?

      On peut toujours trouver des moyens pour garantir plus notre sécurité, mais ils sont parfois très onéreux, très difficiles à mettre en place, etc. Il faut trouver un compromis entre le risque que l’on est prêt à prendre et les moyens mis en place. La limite n’est bien évidemment pas la même pour chaque personne. C’est valable en randonnée mais aussi dans tous les autres domaines.

      Bon rétablissement et à bientôt,
      François

  • Il est clair que la sécurité s’est grandement améliorée avec les téléphone portable on aura beau dire. Moi qui aime déconnecté j’ai récemment une amie qui s’est fait mordre par une aspic dans les Pyrénées orientales et son téléphone lui a permis d’appeler les secours. Après encore faut-il qu’il y ait du réseau et ça ça dépend du lieu de randonnée.

  • Monique

    Merci François pour cet article. Il va de soit que le portable doit être utilisé modérément lors de randos.
    J’en ai fais l’expérience en Haute Savoie où je suis restée bloquée sans pouvoir appeler quiconque ma batterie n’ayant pas tenue la charge. J’étais partie seule faire la tête de Saix , je me suis perdue. Heureusement qu’au bout de quelques heures quelqu’un est passé et j’ai pu rejoindre le vrai chemin.
    En tout cas vos articles sont très précieux. Encore un grand Merci.

  • Etienne

    Bonjour, je souhaitais apporter une précision pour le numéro du 112, celui-ci est européen et permet d’avoir un interlocuteur parlant notre langue donc si vous êtes sur le territoire national il faut préférer les numéros nationaux pour éviter de saturer le 112.
    Je n’avais jamais entendu parler du 114 ! Merci pour cette information et super article 🙂

  • marie-claude

    Bonjour,Je répondrai à Jacques que pour le brevet fédéral les formateurs nous en avaient parlé mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. Par contre prendre sa licence et participer aux différentes formations qui sont proposées est sans doute une très bonne façon de se préparer à toutes les éventualités et d’anticiper les risques. Marie-Claude

  • francis

    bonjour Francois et merci pour tes explications.
    mon problème c’est que j’utilise openruner pour faire le parcourt et que je croyait que ce parcourt était lisible avec oruxmaps en ofline
    mais je ve vois apparaitre que la trace sans fond de carte sur mon smartphone !!
    alors comment faire pour avoir le fond de carte avec la trace faire avec oppenrunner
    merci d’avance
    cordialement
    farncis kruch

    • François Jourjon

      Bonjour Francis,

      J’avoue que je ne sais pas trop n’utilisant pas (encore) Oruxmaps. Mais c’est dans ma liste d’applis à tester. 😉

      A bientôt,
      François

  • Mandarine

    Tu dis que lorsqu’on part en groupe , il est souhaitable de prendre deux téléphones. Mais n’est-il pas plus prudent de prendre des téléphones abonnés à des opérateurs différents, afin d’ augmenter ses chances de capter un réseau?
    Merci pour tes super articles.

  • audebeaute

    De mon côté j’ai un téléphone double SIM, avec une puce Orange (sosh) et SFR (red), ainsi un poids raisonnable et 2 réseaux complémentaires me permettent d’avoir le maximum de chance d’être joignable et de pouvoir appeler !

  • nicole

    merci pour toutes ces reponses ,car il y a 3 j je me suis perdue dans les bois pres de chez nous car mon mari m a laisse repartir croyant que je me repererais sur le chemin emprinter ,mais je ne sais ce que j ai fais !!!monte descendre ,retourne enfin j ai du tournee en rond avec une grosse panisue !!je me voyais passer la nuit avec les sangliers;;;ce qui m a sauve c est un numero sur un arbre !!comme mon mari connait bien ces bois ,je lui est indique ce numero ;et au bout d un certain tempt il m a retrouve !!!mais c est la derniere fois que je vais au bois ,,une grosse panique ,je ne pouvais plus parler ,,,,enfin je suis la !!!et je vais mettre le 112 114 sur mon tel

  • Pascal

    Ton article est des plus intéressant. Pour ma part j’ai dans mon sac à dos un carton qui résume les numéros de secours et ce que je dois dire.
    Par ailleurs j’ai un sifflet sur mon sac pour me faire entendre. Et surtout je prépare en amont toutes mes sorties. Et si un jour je randonne Hors de France ce sera en groupe avec un accompagnateur.

  • Robert

    Bonjour,
    Si vous avez un smartphone et que vous contacter les secours en montagne (directement ou par renvoie), les secours de montagne vous envoie, par SMS, automatiquement, un petit logiciel qui renvoie aux secours vos coordonnées GPS.
    Bien évidament il faut activer le GPS avant d’activer ce logiciel !
    Cordialement

  • Veronique

    Suite à une malheureuse experience.
    112 bien mais ça ne passe pas toujours
    Les secours vous demandent vos coordonnées GPS donc les chercher avant d appeler
    Mettre un teeshirt de couleur fluo pour etre facilement repéré par les secours
    Un sifflet tres utile avec à l intérieur votre nom et coordonnee ET le nom et tel de la personne à contacter.

    • François Jourjon

      Effectivement, quand on possède un smartphone, il est primordial de savoir obtenir ses coordonnées à partir de celui-ci et les transmettre (coordonnées + système géodésique utilisé).

  • Christian

    Bonjour François,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Une petite question que je me pose :
    Est-ce qu’on ne peut pas être localisés grâce au téléphone portable ?
    Dans les films, on voit souvent des personnes pouvoir être localisées dès que leur téléphone est allumé.
    Seulement du cinéma ???
    Autrement, il existe des applis qui permettent de localiser son téléphone s’il est perdu ou volé.
    Est-ce que les secours ne peuvent pas utiliser ce système pour retrouver quelqu’un en montagne ?

    Encore une question : est-ce que avec les applications de randonnée classiques il est possible de connaitre sa position GPS exacte ?

    Merci d’avance

  • Bonjour François,

    Merci pour cet article très utile. Quelques précisions (mon métier pendant les derrières 25 années a été de construire et fournir aux opérateurs telecoms les systèmes centraux gérant entre autre le 112 – de nombreux professionnels du secours ne savent pas précisément comment fonctionnent ces réseaux et ont beaucoup d’idées reçues).

    La couverture de l’opérateur est inutile: la législation internationale (140 pays dont tous ceux de l’Europe) oblige à la fois les opérateurs et les fabricants de téléphones à pouvoir passer un appel 112 sur tout réseau disponible. Donc si l’on est client Orange France et qu’on est en Allemagne, le 112 passe même si l’on n’a aucun forfait permettant les appels à l’étranger; à condition bien sûr qu’il y ait un au moins un réseau qui couvre la zone où l’on se trouve.

    La couverture réseau dépend de la technologie utilisée: la 2G dispose d’une portée double de la 3G, elle même supérieure à la 4G, etc… Si le téléphone permet de sélectionner une génération (2G, 3G…), il faut le positionner sur la génération la plus basse. La 2G peut porter jusqu’à 32km. Sur les téléphone ne donnant pas directement accès à la génération de réseau, le mieux est de couper les données (data) afin de forcer le téléphone vers les anciennes générations (SMS+appels uniquement). De toute façon, aucun des services de secours ne sont capables d’utiliser les « data ».

    En cas de réseau saturé, le 112 coupera les communications standard en cours et passera toujours prioritairement (c’est une fonction universelle des BSC/BTS – les systèmes qui contrôlent les antennes téléphoniques). Donc il ne faut jamais appeler les secours sur leur numéro direct à 10 chiffres.

    La France s’est permise d’exiger une carte SIM pour que les appels passent vers la centres de secours (essentiellement pour protéger ceux ci des abus de gens qui s’amusent à appeler sans SIM et donc sans risque d’être identifiés). Mais la plupart des autres pays permettent les appels sans carte SIM.

    Un code PIN est totalement inutile pour passer un appel en 112 (de tels téléphones seraient strictement interdits à la vente en Europe). Les téléphones doivent obligatoirement permettre d’appeler le 112, même lorsque l’écran est bloqué par un code personnel (en plus d’un code PIN). Par exemple, sur un iPhone bloqué à la fois par code PIN et par un autre code utilisateur personnel, l’écran demandant d’entrer son code possède un « bouton » emergency (ou urgence si configuré en français) qui permet d’appeler les secours (il faut toujours utiliser le 112 ! les anciens numéros historiques comme le 15 ou autre 18 n’ont pas cette priorité et risquent juste de retarder l’arrivée des secours, sans compter le risque de confusion entre ces anciens numéros). Par ailleurs, la législation européenne exige que les centres 112 soient capables de prendre des appels dans d’autres langues que celle du pays (ceci dit, je n’ai jamais essayé d’appeler le 112 en suédois en France;-).

    Attention toutefois, en France, le réseau n’a aucun moyen de localiser l’endroit d’où appelle le téléphone, notre pays ayant refusé d’équiper les centres de secours de la technologie adéquate (pourtant peu onéreuse). Il est donc prudent de noter sa position via le GPS du téléphone (aucun réseau n’est nécessaire pour cela puisque le GPS est directement obtenu par satellite – la preuve, la position GPS est disponible même en mode avion sur tous les téléphones) et de l’envoyer via le 114.

    Il faut aussi savoir que si l’on appelle le 112 en dehors du réseau de son opérateur, les secours ne peuvent pas rappeler le téléphone en cas de coupure de la communication. Il faut donc rappeler soit même.

    Emporter une petite batterie (power pack) permettant de recharger son téléphone est effectivement une précaution indispensable. Pour éviter que cette batterie soit affectée par le froid, le mieux est de la stocker dans sa couverture de survie, autre objet indispensable, cf. les 10 raisons d’emporter une couverture de survie.

    ps: François, ça fait une 11ème raison pour une couverture de survie 😉

  • DURAND Michel

    Informations toujours connues….mais la piqure de rappel plutôt interessante. Encore merci, pour cet article.
    Amitié.

  • Alain

    Merci pour cet exposé sur la sécurité
    J’ai moi-même été confronté à un accident d’un randonneur lors d’une sortie que je menais en tant qu’animateur.
    Le Codis m’a geolocalisé grâce à mon téléphone pour permettre la récupération de la victime en plein bois ! Double fracture tibia péroné et il a donc fallu brancarder le blessé sur plusieurs centaines de mètres.

  • Henri

    Bonjour François,
    Pour le localisation en montagne ou des endroits difficiles, j’utilise sur mon Iphone la boussole électronique qui me donne la position exacte en Longitude et Latitude que je reporte sur une carte ou me sert pour les secours. Même s’il n’y a pas de réseau cela fontionne.
    Beaucoup de clubs qui pratiquent la montagne l’hiver et ou l’étranger ont l’information sur le 114.
    Selon le type de randonnée, il est nécessaire d’avoir un bon matériel de secours. François le décrit parfaitement et c’est précieux de s’en rappeler. Pour ma part j’établis une fiche de synthèse sous plastique du principal car on ne peut pas tout avoir en tête en particulier dans des moments très difficile qui touchent le côté émotionnel par exemple le cas d’une chute très grave ou mortelle à gérer.
    Amitiés de randonneur.

  • Dominique

    Merci François pour ce rappel.
    Le 112.
    Attention: le 114 est conçu pour les sourd et mal-entendant, donc réservons-le pour ces personnes.
    Le premier secours, c’est toi-même.
    Les smartphones (ou simple Téléphone) sont utiles jusque dans les limites qu’on leur accorde. (J’en ai un), (IP67 minimum). Ce serait très idiot de s’en passer.
    Je ne suis pas vieux, mais il y a 40 ans, (c’était hier), on informait de notre itinéraire, voir pas.
    C’est vrai qu’à cette époque, tu pouvais laisser ta voiture ouverte avec les clés sur le contact ou derrière la roue avant gauche, au bout du chemin. La mienne a servi 2 fois à l’époque, avec un petit mot de remerciement sur le siège, et une fois un billet de 10 francs pour l’essence.
    C’était le 112 de l’époque.
    Une pharmacie (avec des stéri-strip et du tulle gras), des colliers rilsan, et en hivers de l’adhésif armé enroulé autour du bâton, et un petit réchaud même à la journée. Et le sifflet.
    La base, quoi!
    Je préfère marcher seul, plus en sécurité que d’utiliser le passage piéton (dans une zone 30) à 50m de chez moi…
    Risque accepté.
    Bonne marche à tous.
    Dominique.

  • George

    articles toujours interessants et utiles. Merci François

  • ANDRIEU

    dans mon sac à dos j’ai toujours un sifflet

  • JMD

    Bon rappel
    Article complet et utile
    Bien à vous

  • Edwell

    Quand on laisse son véhicule au départ d’une rando, on peut laisser les infos nécessaires visibles sur le tableau de bord. Quel itinéraire, quelle heure de départ…

    • François Jourjon

      Oui, ça peut être une option, moins fiable que de prévenir un proche avant de partir. Et il vaut mieux ne rien laisser de valeur dans la voiture dans ce cas. 😅

  • Jean-Ren

    Excellent résumé. Quelque précisions (tirées de mes 25 ans de conception de systèmes pour réseaux téléphoniques).

    La France a effectivement décidé – contrairement aux accords internationaux et aux standards téléphoniques en vigueur dans le monde – de ne pas accepter les appels aux secours venant de téléphones sans SIM active. Cela veut dire qu’on ne peut pas emporter un téléphone de secours (par exemple un vieil appareil) pour appeler au cas où l’appareil principal aurait épuisé sa batterie. Le pire est que cela a coûté une fortune pour mettre cette restriction en place.

    Pour ce qui est de la localisation, il n’y a effectivement aucun besoin de réseau, puisque cela passe par les constellations de satellites (GPS, GLONAS, Galileo…) qui n’ont aucun besoin de signal téléphonique.

    En revanche pour appeler les secours, il faut au moins un réseau disponible, et le 112 est tellement prioritaire que les appels sur le 15, 18 etc… seront interrompus pour le laisser passer (peu de risque en montagne, mais si il y a une catastrophe naturelle il ne faut jamais appeler le 15, 18… et toujours appeler le 112 – de manière générale il faut oublier les numéros à 2 chiffres).

    Les SDIS (le 112) disposent d’un application spéciale qui permet d’envoyer un SMS d’interrogation aux téléphones pour obtenir leur localisation. Donc en pratique, en France, il n’y a pas besoin de connaître son emplacement précis. Mais il est utile de préciser ce qui ne peut pas être déduit de la position GPS. En particulier, si l’on est sur une paroi rocheuse, la position GPS est très imprécise ; donc il faut préciser sur quel versant de la montagne on est situé, par exemple en indiquant sur quoi on a vue.

    Autre point important, si l’appel aux secours est interrompu, il faut impérativement rappeler soi-même. En effet, le 112 passant par un canal spécial ne permet pas aux secours de rappeler le téléphone sauf si le réseau d’abonnement est disponible à cet endroit. Cela m’est arrivé lors d’un secours de nuit où l’hélicoptère n’arrivait pas à me localiser en paroi, et où la couverture était très sporadique ; c’est seulement en rappelant le 112 que j’ai pu me mettre directement en relation avec l »hélicoptère et les guider.

    • François Jourjon

      « Les SDIS (le 112) disposent d’un application spéciale qui permet d’envoyer un SMS d’interrogation aux téléphones pour obtenir leur localisation. Donc en pratique, en France, il n’y a pas besoin de connaître son emplacement précis. »

      En théorie oui, mais c’est tout de même largement préférable d’être capable de connaître exactement sa position – en cas de réseau mobile médiocre ou si on doit s’éloigner de la victime pour passer l’alerte par exemple.

  • Serge

    Merci pour toutes ces infos toujours utiles

  • Fauvel

    Bonsoir
    Il semble qu’on puisse utiliser le 112 même sans carte Sim

  • ALAIN

    bonjour a toutes et a tous,

    pour compléter cet excellent article, il va bientôt y avoir une excellente option sur le réseau mobile Orange, sous forme d’option a 5€/mois il sera possible de pouvoir envoyer des sms par le réseau satellite Skylo avec lequel Orange vient de signer un partenariat.
    c’est surement fait pour concurrencer ce que Starlink commence a faire aussi et ce qui est aussi dispo sur les Iphone, sous forme de sms d’urgence uniquement…pour l’instant.
    cela fait un moment que c’est dispo sur certains téléphones, mais en Chine uniquement,
    ça va révolutionner les appels d’urgence, même avec un téléphone basique ce sera possible, un peu de latence puisqu’il faudra se connecter a des satellites géostationnaires, mais au moins ce sera dispo,
    ce sera limité dans un premier temps aux Google Pixel, mais trés certainement étendu aux autres appareils.

    ça va concurrencer ce que Garmin propose avec Inreach, qui utilise le réseau Iridium, satellites plus bas donc moins de latence,
    j’ai pu tester le Mini2 c’est exceptionnel la rapidité d’envoi et de réception, quelques secondes seulement, mais le tout dans un si petit appareil, les abonnements ne sont pas donnés (entre 20 et 60€) et l’on ne peut plus suspendre son abonnement si l’on ne s’en sert pas, dommage, Garmin va avoir une forte concurrence et ils devront s’adapter, avec le nouvel appareil sorti, il est même possible d’envoyer des photos et du texte, et il est prévu un tracking avec envoi de ses coordonnées, soit ponctuellement ou en continu,

    Iridium a une couverture mondiale en plus, ce qui est bien avec Inreach, c’est que lorsque l’on souscrit un abonnement en France, le numéro dédié a l’appareil est en 06, donc celui qui va recevoir le sms pourra y répondre gratuitement, contrairement aux autres systémes de communication par sat, qui sont chers lorsque l’on veut communiquer…

    quelle évolutions, et surement pas fini, puisque, a terme, il est prévu de pouvoir communiquer en audio aussi avec son portable depuis n’importe quel endroit…

    bonne journée.

    • François Jourjon

      Oui, la communication satellite à partir de smartphones semble clairement se démocratiser. D’ici quelques années, je vais pouvoir rajouter un paragraphe à cet article. 😅

  • Robert

    Bonjour,
    A noter que:
    – les Iphone 14 et plus peuvent utiliser le réseau satellite pour communiquer. Testé, ça marche.
    https://support.apple.com/fr-fr/105097
    – la présidente de Orange vient d’annoncer que prochainement il vont créer un forfait satellite.
    https://www.01net.com/actualites/orange-lance-message-satellite-le-premier-abonnement-mobile-par-satellite-en-france.html
    Dans les 2 cas je ne connais pas les conditions financières mais ce sont de bonnes infos.

    • François Jourjon

      Je n’ai effectivement pas abordé les options de communication par satellites via smartphones car c’est pour le moment assez restreint. Mais on sent que cela risque de se généraliser.

      Pour l’abonnement Orange, ça serait a priori de l’ordre de 5 euros/mois en plus du forfait habituel d’après ce qui est annoncé.

  • Pierrot SAMSON

    Merci pour toutes ces informations.
    Une autre idée, plutôt destinée aux solitaires en cas d’immobilisation pour n’importe quelle raison, mais étant conscient bien entendu : modifier son message d’absence en donnant des informations sur son état, sa localisation et tous détails utiles. De cette façon, même batterie HS, les personnes qui chercherons a vous contacter auront toutes les informations pour vous retrouver et vous secourir.

    • François Jourjon

      Oui, ça peut-être une idée. Encore faut-il avoir noté quelque part avant de partir la manipulation pour le faire.
      J’aurais tendance à préférer envoyer un SMS avec toutes les infos à des personnes de confiance.

      • carde

        il y a une application qui s’appelle Ma position GPS qui donne les infos précises sur la localisation du smartphone (UTM, altitude…) Il suffit de la télécharger… L’icône ressemble à une montre. Cela peut se révéler pratique pour transmettre aux secours

        • François Jourjon

          Oui, il existe pas mal d’applications de ce genre.

          • Bernard7700

            Bonjour François,
            Il me semble que tu n’en parles pas et ce n’est pas signalé dans les commentaires :
            en France, l’appli « Cartes IGN » permet de se géo-localiser sur la carte topographique IGN 1/25 000, et de transmettre sa position.
            Cordialement,
            Bernard77400

          • François Jourjon

            Je ne l’ai effectivement pas citée, comme un grand nombre d’autres d’ailleurs.

  • trehard jacques

    SALUT François C’EST AVEC INERET QUE JE SUIS TES CONSEILS ;puis je mettre sur le blog de mon club randoball.fr cet article très intéressant merci encore
    a te suivre

    • François Jourjon

      S’il s’agit de reproduire en intégralité, je ne suis pas tellement pour, car cela sera considéré comme du « contenu dupliqué » par les moteurs de recherche et pourra pénaliser mon site et celui de ton club. Par contre, aucun souci pour en faire un résumé (et éventuellement mettre un lien vers l’article complet), citer certaines sections ou reprendre les points importants.

  • Bernard77400

    Bonjour à tous,
    Bon à savoir:
    en France, l’appli « Cartes IGN » permet de se géo-localiser sur la carte topographique IGN 1/25 000, et de transmettre sa position.
    Cordialement,
    Bernard77400