Sep 062019
 

Tente ou tarp ? Et pour la nourriture alors, qu’est-ce que je prends ? Gourde ou plutôt poche à eau ? Bien souvent, lorsque l’on prépare sa première randonnée en itinérance, on hésite sur ce que l’on doit prendre avec soi ou non. Je vous propose donc de détailler en vidéo mon matériel pour une randonnée de 3 jours en bivouac. L’objectif n’est pas de vous dire quoi emporter, mais plutôt de vous montrer le contenu de mon sac pour que vous puissiez vous en inspirer si besoin.

Vous retrouverez également les informations principales à retenir dans le petit article qui se trouve sous la vidéo.

La traversée de la Chartreuse entre Grenoble et Chambéry en 3 jours

Pour commencer, il me semble nécessaire de situer un peu plus en détail le contexte de cette randonnée. En effet, comme vous le savez, il est important de choisir son matériel en fonction du terrain et des conditions qui nous attendent.

Il s’agissait donc ici de traverser le massif de la Chartreuse de Grenoble à Chambéry, en trois jours, à deux et en bivouac.

Comme nous sommes partis fin août, les températures étaient encore assez clémentes. Les conditions étaient plutôt bonnes, mis à part un léger risque d’orage le premier soir.

Il faut aussi préciser que la Chartreuse est un massif qui n’est pas particulièrement isolé, ce qui explique que nous avons pu nous contenter d’emporter assez peu de matériel avec nous.

Quoi qu’il en soit, n’oubliez jamais que vous devez toujours adapter le contenu de votre sac en fonction :

  • de la durée de votre randonnée ;
  • des conditions attendues, notamment au niveau de la météo ;
  • de l’isolement.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette randonnée vous pouvez en lire le compte-rendu complet ici 🙂

L’équipement pour 2 nuits en bivouac

L’abri et l’isolation du sol

Pour les randonnées sur plusieurs jours, nous emportons un tarp. C’est un abri fermé. Il s’agit d’une toile extérieure, comme le double toit d’une tente. Cet abri peut s’installer avec seulement 6 sardines et des haubans. C’est donc une option plus légère qu’une tente complète. En revanche, comme il n’y a pas de toile intérieure, il n’y a donc pas d’isolation vis-à-vis du sol.

Pour remplir cette fonction, j’utilise donc un tapis de sol en polycree. Ce sont des feuilles transparentes que l’on pose directement au sol.

Les sacs de couchage et les matelas

Pour des nuits relativement confortables nous avons aussi des matelas. L’un est en mousse et l’autre et gonflable.

Si vous hésitez sur le type de matelas de randonnée qu’il vous faut, cet article devrait vous aider à faire votre choix : Comment bien choisir un matelas de randonnée ?

Ne pensez pas qu’un matelas gonflable vous isolera nécessairement mieux du froid. En effet, malgré leur épaisseur, certains on une « valeur-R» plutôt faible et sont donc très peu isolants.

Au niveau des sacs de couchage, nous en avons donc un chacun. Comme ce sont des sacs de couchage en duvet, nous avons en complément des sacs de soie. Ces derniers permettent deux choses :

  • ne pas salir l’intérieur des sacs de couchage (car le duvet est plus difficile d’entretien que le synthétique) ;
  • apporter un petit peu de chaleur supplémentaire pendant la nuit.

Au total, pour le couchage, le poids total de notre matériel était de 3 kg 167.

Le matériel pour l’eau et la nourriture

Poches à eau ou bouteilles ? Les deux !

Il est vital de bien s’hydrater, notamment en randonnée. Pourtant, on ne va pas se le cacher, l’eau ça peut peser lourd. Il faut donc en prendre suffisamment avec soi pour ne pas avoir soif, mais pas trop non plus au risque d’avoir un poids supplémentaire à porter.

Pour transporter notre eau, nous utilisons des poches à eau car nous trouvons cela particulièrement pratique pour s’hydrater tout en marchant par exemple. Ma compagne avait une poche de 2 litres et la mienne faisait 3 litres.

En complément, nous avions aussi deux bouteilles d’eau vides que nous pouvions remplir si besoin. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce que cela permet d’avoir un contenant dans lequel purifier l’eau pour la rendre potable. En effet, il faut compter environ 2 heures pour que les pastilles désinfectantes fassent effet.

Ensuite, parce que nos zones de bivouac ne comportaient pas nécessairement de points d’eau à proximité. Ces bouteilles nous permettaient donc de prendre quelques litres supplémentaires bien utiles pour préparer nos repas du soir.

À toutes fins utiles, je vous rappelle que pour repérer vos points d’eau lorsque vous préparez vos randos, vous pouvez utiliser le site refuges.info.

La nourriture et le matériel pour manger en randonnée

En parlant de repas justement, venons-en au plus important en randonnée : la nourriture ! 😉 Pour ces 3 jours, nous avions de quoi manger pour deux personnes pour :

  • 2 petits déjeuners ;
  • 3 repas du midi ;
  • 2 dîners ;
  • quelques en-cas.

Au petit déjeuner donc, c’était cappuccinos et muesli. Le midi nous mangions du fromage, du saucisson et des petits pains secs ou des galettes (sarrasin, châtaigne, etc.). Et pour le soir, c’était un repas chaud : repas lyophilisés et tisane. En plus de cela, nous avions quelques en-cas : fruits secs, barres de céréales, pâtes de d’amande et pâtes de fruits. Au total, cela représentait 2 kilos de nourriture pour deux.

Bien entendu, il nous fallait un petit peu de matériel pour préparer nos repas, notamment le soir et le matin. Pour cela, nous avions avec nous :

  • une popote (un récipient en titane avec un couvercle) pour préparer les repas chauds ;
  • un réchaud à alcool – fabriqué par mes soins 🙂 avec une canette ;
  • un petit paravent pour le réchaud ;
  • du combustible que nous mettons dans une gourde à compote ;
  • un briquet ;
  • deux fourchettes multifonctions ;
  • un petit couteau.

Poids du matériel pour boire et manger : 626 g (je ne tiens pas compte de l’eau et de la nourriture, il s’agit uniquement du poids de l’équipement).

Équipement indispensable du randonneur : le sac à dos et le matériel de rangement

Pour transporter tout cela, il est bien évident que le sac à dos est un élément indispensable. En ce qui me concerne, j’utilise un sac modulable 45+10 litres. Il s’agit d’un sac plutôt léger, sans armature. Pour le rigidifier, j’utilise tout simplement le matelas en mousse que je roule en forme de tube et que je mets dans le sac. Ma compagne, quant à elle, a un sac de randonnée polyvalent de 40 litres.

En plus de cela, nous avions avec nous des sacs poubelle. Ces derniers nous permettent d’isoler les affaires mouillées en attendant de pouvoir les faire sécher. Nous avions également deux petites poches étanches qui se ferment en les roulant sur elles-mêmes. Nous nous en servons principalement pour ranger nos vêtements chauds pour le bivouac. Ainsi, ils restent toujours au sec, même s’il pleut pendant la randonnée. Nous avons également emporté avec nous des sacs congélation zippés, très pratiques pour ranger le petit matériel qui craint l’eau ou en guise de poubelle. Enfin, j’avais également un sac plastique que j’utilise parfois comme housse de pluie pour mon sac à dos.

Ranger son matériel pour une randonnée de 3 jours
Des sacs dans un sac : le rangement d’un sac de randonnée c’est tout un art !

Si vous êtes curieux de savoir comment bien organiser le contenu de votre sac, vous retrouverez mes conseils dans ici : 2 règles pour bien faire son sac à dos de randonnée.

Le poids total du matériel de portage et de rangement était de 2 kg 126.

Les vêtements pour une randonnée de 3 jours

Ceux à avoir sur soi…

Rien de bien original ici, nous avions sur nous les mêmes vêtements que la plupart des randonneurs, à savoir :

  • un t-shirt manches courtes ;
  • un pantalon pour ma compagne et un pantalon convertible pour moi (en l’occurrence, les jambes étaient dans mon sac à dos) ;
  • des sous-vêtements et des chaussettes ;
  • nos chaussures de randonnée à tige basse ;
  • des lunettes de soleil.

Nous avions également un paire de bâtons de marche chacun et ma compagne avait en plus un tour de cou. Vous voyez : rien de plus classique ! 😉

…Et ceux que l’on trouve dans le sac

Pour pouvoir randonner confortablement par temps froid, il est important d’avoir avec soi une seconde couche respirante et qui peut sécher rapidement. Pour ma part, j’avais une micro-polaire (toujours fidèle au poste après 15 ans de bons et loyaux services), et ma compagne avait une doudoune synthétique. Nous avions également chacun une veste de pluie imper-respirante. Pour compléter la panoplie, le tour de cou est très pratique car il peut s’utiliser comme écharpe, bandeau ou bonnet. Sinon on peut également s’en servir comme serviette si on veut faire un brin de toilette ou pour essuyer du matériel mouillé.

Nous avions tous les deux des vêtements destinés uniquement au bivouac, composés d’une paire de collants et d’un haut à manches longues en laine. En cas de nuits très froides, nous avons également des doudounes en duvet.

Comme vous pouvez vous en rendre compte, nous n’avons pas réellement de vêtements de rechange. En revanche, nous avons toujours des vêtements propres, chauds et secs pour ne pas avoir froid la nuit.

Les vêtements que nous avions dans nos sacs pesaient 2 kg 554 en tout.

Le matériel complémentaire pour 3 jours de rando

Pour l’orientation, j’avais pris avec moi des photocopies de cartes IGN et une boussole. Comme je m’attendais à ce que l’orientation soit assez simple, cela me paraissait suffisant. D’autant plus que j’avais, au cas où, mon Smartphone avec une application GPS et des cartes téléchargées.

Nous avions chacun un sifflet et une lampe frontale, indispensable lorsque l’on part en randonnée, et à plus forte raison lorsque l’on bivouaque. Concernant le matériel d’hygiène, il était assez simple :

  • brosses à dents ;
  • dentifrice ;
  • papier toilette ;
  • mouchoirs.

Pour la trousse de secours de randonnée, elle était composée de :

  • compresses de gaze, pansements et sparadrap ;
  • pansements anti-ampoules ;
  • paracétamol ;
  • pinces à tiques ;
  • paire de ciseaux et pince à épiler ;
  • couverture de survie ;
  • pastilles Micropur (pour purifier l’eau).

Le contenu d’une trousse de secours n’est jamais figé. N’hésitez pas à consulter mon article « Quel contenu pour votre trousse de secours de randonnée ? » pour apprendre à composer une trousse à pharmacie qui réponde à vos besoins spécifiques.

Concernant notre kit de réparation, il contenait principalement de la colle, des rustines et des rilsans pour faire des réparations rapides, ainsi que d’autres petits items comme de la cordelette ou encore des épingles à nourrice. Pour vous constituer un kit de réparation léger, je vous recommande la lecture de cet article.

À ce petit matériel s’ajoute aussi un appareil photo et des papiers : carte d’identité, carte vitale, permis de conduire, carte bancaire, argent liquide et carte de mutuelle.

Au total, nous avions avec nous un peu plus d’un kilo de matériel divers pour ces 3 jours de randonnée.

Voilà, vous savez tout du contenu de mon sac pour une randonnée de 3 jours en bivouac ! En tout, cela représente une dizaine de kilos pour deux si l’on enlève l’eau et la nourriture. C’est donc une liste de matériel pour randonner léger… mais sans excès. N’oubliez pas que votre matériel de randonnée doit répondre à vos besoins. Il ne faut pas suivre cette liste à la lettre mais l’adapter à vos randonnées et à votre expérience.

En complément, je vous invite à télécharger le guide « Liste du matériel à emporter en randonnée » qui comprend une check-list pour ne rien oublier lorsque vous préparez votre sac de rando.

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