Oct 052017
 

GR10, au départ des Cortalets
Le matin, au départ des Cortalets – S. Broqua

Cet article est un article invité rédigé par deux fidèles lecteurs du blog (c’est comme cela qu’ils se décrivent) : Marie, une amie, et son compagnon Sylvain. C’est donc Marie qui s’exprime à travers les « je ».

Après une année de préparation (voir les 4 articles précédemment publiés : le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième), nous sommes partis pendant un peu plus de 3 semaines sur le GR10. Ecrire un article de bilan est difficile : comment résumer notre périple en quelques pages, qu’en retenir ?

Avant tout, quelques chiffres : 2 parties du GR10 arpentées (Lourdes->Loudanvielle, dans les Pyrénées Centrales, et Mérens-les-Vals->Banyuls, dans les Pyrénées Orientales) ; 18 jours de marche, 2 jours de transit et 1 jour de vrai repos ; environ 320 km parcourus, 14 000 m de dénivelé positif et un peu plus de dénivelé négatif ; quelques kilos de flocons d’avoine avalés…

GR10 - refuge du lac d’Ilhéou
Refuge du lac d’Ilhéou – S. Broqua

Le périple en pratique

Nous ne détaillons pas ici nos étapes : pour les aspects pratiques du chemin (concernant l’hébergement ou le bivouac, la localisation des points de ravitaillement ou des distributeurs d’argent, etc.), le site gr10.fr est une mine d’or ; nous avons d’ailleurs complété l’article « bivouacs » à partir de notre retour d’expérience. Si vous avez des questions pratiques, n’hésitez pas à nous les poser en commentaires !

Notre itinéraire

Itinéraire GR10
Extrait du Géoportail de l’IGN

Partis de Lourdes, nous avons rejoint le GR10 à Arrens-Marsous : au moment où nous sommes partis, notre objectif était de marcher le plus loin possible sur le GR10 et de rejoindre Banyuls par un moyen motorisé à la fin de notre périple pour pouvoir profiter de quelques jours à la mer. Manque de chance, la météo un peu chaotique que nous avons connue pendant la première semaine (risques d’orages permanents, pluies fortes et quasi-continues pendant plusieurs jours) nous a poussés à modifier nos plans, puisqu’elle nous empêchait d’aller bivouaquer en altitude et nous obligeait à réduire la longueur de nos étapes.

Au bout de 10 jours, alors que notre tente (trempée en permanence) commençait à prendre l’eau, nous avons décidé de partir plus à l’est pour trouver le soleil et pouvoir enfin faire les étapes que nous souhaitions. Nous avons donc quitté les Pyrénées Centrales et rejoint Mérens-les-Vals, à l’entrée des Pyrénées Orientales : tant pis, nous n’aurons pas pu arpenter l’Ariège, qu’on nous a à plusieurs reprises présentée comme la région la plus difficile du GR10 ! De Mérens-les-Vals, il nous restait 13 jours pour parcourir les 200 km jusqu’à Banyuls ; nous y sommes finalement arrivés 10 étapes plus tard, heureux et fiers comme si nous avions parcouru la totalité du GR !

GR10 - Arrivée à Banyuls
Arrivée à Banyuls – S. Broqua

Matériel, poids du sac et petit-plus

Les différents week-ends de préparation et de test du matériel que nous avons effectués tout au long de l’année nous ont été très utiles, et ont sans doute permis qu’on ne connaisse aucune vraie galère au cours des trois semaines.

En termes de matériel, nous avons utilisé tout ce que nous avions emmené ; seule la paire de gants que j’avais prévue s’est révélée inutile. De même, nous avons très peu utilisé la bassine de camping : totalement inutile lorsque nous logions en camping, nous avons également pu nous en passer en bivouacs, puisque nous avons toujours cherché à être à proximité immédiate d’un point d’eau. Par ailleurs, nous n’avons jamais regretté de n’avoir pas emmené tel ou tel objet. Nos efforts pour alléger nos sacs, à la fois en achetant du matériel léger (dans la limite de nos moyens), et en optimisant le matériel que nous avons emporté, semblent donc avoir été utiles. Hors nourriture et eau, nos sacs pesaient environ 6,5 kg pour moi, et moins de 9 kg pour Sylvain.

Simplement un mot sur les « petit-plus » qu’on avait choisi d’emmener, malgré le poids supplémentaire qu’ils représentaient : une paire de jumelles et un livre chacun. J’avais lu, sans trop y croire, différents témoignages de randonneurs qui disaient avoir peu lu pendant leur voyage… : et pourtant, les différentes activités du soir (installation de la tente, préparation du repas, lessive, préparation de l’étape du lendemain) conjuguées à la fatigue de la journée ont beaucoup limité notre temps de lecture ! Si j’ai beaucoup apprécié pouvoir lire quelques pages chaque soir, je n’ai même pas eu le temps de finir mon livre : j’ai donc bien fait de limiter le nombre de pages (et le poids) de mon livre. Quant aux jumelles, nous les avons peu utilisées mais elles nous ont quand même permis d’observer des isards, un soir au bivouac. Utiles, inutiles ? Concrètement, on aurait évidemment pu se passer de ces petit-plus : mais ils nous ont permis de nous évader et de profiter de moments en solitaire.

Autre « petit-plus », mais bien plus léger celui-là : tout au long du voyage nous avons bien entendu pris quelques photos, mais on a surtout pris des notes au fil des jours, noté nos impressions, les rencontres qu’on avait faites… A relire dans quelques mois ou années !

Eau et nourriture

Nous avons très peu mangé « en extérieur », dans des restos ou refuges ; nous avons donc préparé la grande majorité de ce qu’on a mangé au cours des trois semaines.

Nous avions lu de nombreux commentaires (et pu vérifier au cours de nos week-ends de préparation) qu’après une journée de marche, on apprécie manger de la nourriture qui a du goût. On avait donc emmené des épices (sel, poivre, épices indiennes, conditionnées dans des boîtes de Tic-Tac) et du lait en poudre, mais ni huile ni sucre. On a eu suffisamment de condiments, mais on a dû racheter du lait en poudre (500g… ça fait mal !) en cours de route.

Comme pour nos week-ends de préparation, les repas du soir étaient principalement constitués de purée (agrémentée de fromage ou d’une soupe lyophilisée), de semoule, de flocons de pois cassés. Les soirs de ravitaillement, on se faisait plaisir (!) en achetant une conserve ou des aliments un peu plus « lourds ». Les midis étaient toujours composés de pain/crackers/galettes de riz (les jours de disette), de saucisson et de fromage. Les matins, on a mangé surtout du muesli ou des flocons d’avoine, agrémentés de fruits secs, de lait en poudre, et de sucre en fin de voyage. Enfin, pour les snacks on a alterné entre barres énergétiques et fruits secs, mais tout ce qu’on trouvait dans les lieux de ravitaillement était réellement très cher ! De ces repas, les fruits et légumes étaient malheureusement quasi-absents : quand on a pu, on a acheté des compotes, des pêches, une tomate.

GR10 - Ou comment rendre des crackers plus appétissants…
Ou comment rendre des crackers plus appétissants… – S. Broqua

Comme prévu, nous avons trouvé des points de ravitaillement tous les 3 jours en moyenne ; hormis à un endroit (très peu de produits, et des produits très chers), les petits magasins sur le chemin permettent de se ravitailler parfaitement, à des prix raisonnables. Aussi, on n’a jamais eu réellement faim (hormis pendant les deux jours qui ont suivi le mauvais ravitaillement), mais on a senti que nos réserves d’énergie s’épuisaient plus vite sur la fin du périple. En revanche, on n’a jamais autant parlé de nourriture que pendant ces trois semaines : les jours où on avait déjà évoqué le menu du soir à 8 h du matin, on savait que la journée serait longue !

Pendant notre préparation on avait envisagé de s’envoyer des colis en poste restante (pour les épices notamment, ou pour les bouteilles de gaz) : finalement nous ne l’avions pas fait… et n’en avons pas eu besoin. Pour le gaz, nous étions partis avec une bouteille de 230 g, qui s’est révélée suffisante ; le cas échéant, nous aurions pu nous réapprovisionner sur le chemin (nous en avons notamment vu dans les magasins de ski, dans les stations de sports d’hiver que nous avons traversées).

Concernant l’eau, on n’a eu aucune difficulté à s’approvisionner sur la première partie du GR : on partait généralement avec 3,5 L d’eau, mais on aurait sans doute pu n’emporter que 2 L et reremplir les bouteilles au fur et à mesure. A partir de Mérens-les-Vals ça s’est un peu compliqué ; lors de l’étape entre les Cabanasses et le refuge de la Carança (avec la fameuse montée du col Meija), on a même failli se retrouver en rade d’eau, et regretté de n’être pas partis avec plus de litres : néanmoins, on a trouvé deux petites sources pendant la montée. Globalement, on n’a donc jamais souffert de la soif.

On avait lu plusieurs articles mettant en garde contre la déshydratation : on s’est donc forcés, notamment les jours les plus chauds, à nous arrêter pour boire régulièrement, et on s’efforçait de boire un maximum le soir (en buvant de l’eau, du thé, des soupes, etc.). Néanmoins, on pense s’être largement déshydratés lors de certaines étapes ; ceci a dû se ressentir sur notre capacité musculaire. La prochaine fois, on essaiera de s’hydrater encore plus en achetant, lors des ravitaillements, des boissons « agréables » à boire : par exemple, du thé aromatisé (goûtu, et qui apporte du sucre) ou, encore mieux, du gaspacho (donné un soir par Jérôme un GR10’te, merci encore à toi c’était excellent !).

Orientation

Si on peut relever des différences entre départements sur la façon dont le chemin est balisé (certains départements étant plus généreux que d’autres sur les marques de peinture !), on n’a globalement eu aucune difficulté à s’orienter sur le GR. Il est généralement très facile de se rendre compte qu’on a emprunté un mauvais chemin (des ronces et pas de chemin ? pas de marques ? hum…).

Nous avons commis une seule vraie erreur d’orientation : ceci me permet de vous parler d’un débat entre Sylvain et moi sur le choix à faire entre « livret topo-IGN », « extraits de cartes IGN » ou « cartes IGN complètes ». La question du poids me faisait pencher vers les extraits de cartes IGN, alors que Sylvain préférait les cartes IGN complètes, qui permettent d’avoir une vue plus globale. Quant aux topos-IGN, leur prix nous avait fait les écarter. Au final, nous étions partis avec un peu des deux : un ami nous avait prêté trois cartes IGN des Pyrénées Centrales, et nous avions imprimé les autres cartes (à partir de jgn-superheros), entre Lourdes et Mérens-les-Vals.

Revenons à l’erreur d’orientation. Au départ de la cabane d’Aygue-Cluses (dans les Pyrénées Centrales), nous devions monter en direction du col de Madamète ; quand nous sommes arrivés à la cabane, vers midi, nous avons vu une colonne de randonneurs prendre la direction du col ; une fois pique-niqué, nous sommes donc montés dans leur direction, sur un chemin parsemé de cairns (… mais sans marquages rouge et blanc…). Après quelques 300 m de dénivelé, nous atteignons enfin le col de… Barèges ! Dommage…

Erreur orientation GR10
Extrait du Géoportail de l’IGN

L’intérêt de l’histoire (hormis de nous dire qu’à l’avenir, nous suivrons les marquages et non les cairns) est dans la suite. La fatigue et l’orage menaçant nous ont très vite convaincus de ne pas redescendre pour remonter vers le col de Madamète : il nous fallait donc descendre et rejoindre notre destination (le lac de l’Oule) par d’autres chemins que le GR10. C’est là que les cartes IGN se sont révélées réellement utiles ; il est probable que dans ces circonstances, un extrait-IGN centré sur le GR10 n’aurait pas été suffisant (et un point pour Sylvain !). En outre, nous n’avons pas regretté notre erreur, puisque nous avons pu profiter de chemins un peu plus sauvages, très peu fréquentés, et de superbes lacs.

GR10 - Col de Barèges
Ce n’est pas le col de Madamète, mais c’est bien quand même ! S. Broqua

Petit détail supplémentaire concernant les cartes : étant donné leur poids, nous avons renvoyé celles des Pyrénées Centrales au milieu du périple. Note pour la prochaine fois : pour limiter le coût (élevé !) de l’envoi, trouver un emballage avant d’aller à la Poste !

En conclusion sur les marquages, on voudrait souligner le travail des bénévoles qui repeignent régulièrement les marques (même dans des zones pas si facilement accessibles) et font du GR10 un chemin globalement très bien balisé.

Et l’hygiène dans tout ça ?

Curieusement, on avait eu un peu de mal à trouver sur internet des infos sur la question de l’hygiène pendant le voyage.

On n’a notamment jamais trouvé de réponse quant au savon solide à choisir qui puisse être utilisé à la fois pour laver le corps, les cheveux, faire la lessive et la vaisselle. Lors de notre 3ème week-end d’entraînement, on en avait testé deux : un savon d’Alep, et un savon sans savon (pour des raisons dermatologiques). Concernant le savon d’Alep, il est vite apparu qu’on ne pourrait pas tout faire avec : son odeur très puissante avait tendance à rester un peu partout, notamment sur la vaisselle. Nous sommes donc partis pour le GR10 avec le savon sans savon.

Petite précision pratique (puisque cette question nous a tenus pas mal de temps aussi) : nous n’avons pas emporté de boîte à savon. De fait, on n’a jamais trouvé de contenant qui soit à la fois léger, solide, et à la bonne taille. On a tenté d’utiliser une boîte en plastique dur reçue lors d’une livraison de nourriture chinoise : le test a duré… 4’’, le temps que je repose mon sac un poil brutalement ! Au final, pas de boîte à savon donc : on laissait le savon et l’éponge dans la poche en mesh à l’avant de mon sac, ce qui leur permettait de sécher et ne risquait pas de mouiller le reste du sac.

Le savon sans savon a parfaitement rempli son office, à la fois pour le lavage, la lessive et la vaisselle. Concernant les shampoings, j’avais un peu peur qu’il assèche les cheveux, mais pas de problème de ce côté-là. Seul point notable, l’absence d’odeur du savon : d’un côté, c’est une bonne chose puisque ça le rend assez polyvalent ; de l’autre… même après le lavage, nos vêtements ne sentaient pas vraiment bon… Au bout de 3 semaines, on a donc vraiment apprécié de retrouver une machine à laver !

Concernant l’hygiène féminine : on trouve de plus en plus de sites promouvant la cup menstruelle ; en plus d’être écolo, peu chère, etc., elle est effectivement parfaitement adaptée à la vie en bivouac. Il faut juste s’assurer d’avoir un endroit pour la faire bouillir, ou le faire avant de partir (et la garder ensuite dans un endroit stérile, par exemple dans un préservatif). Il est également préférable ces jours-là de bivouaquer dans des endroits avec de l’eau à proximité ; attention néanmoins : évidemment, il ne faut pas vider la cup dans le cours d’eau !

Pour le reste, on avait limité notre trousse de toilette au minimum. En termes de crème, on a uniquement emmené un tube de Nok : ces crèmes sont plébiscitées pour limiter les frottements, et sont conseillées pour le soin des pieds. Nous concernant, on l’a emmenée par sécurité, mais on l’a surtout utilisée comme crème hydratante post solaire.

A noter à propos de la crème Tano (de la même marque que la Nok), recommandée sur de nombreux sites pour préparer les pieds à des marches de plusieurs semaines : au vu du nombre de retours très positifs, j’ai suivi les conseils et commencé à appliquer de la crème Tano sur mes pieds environ 1 mois avant notre départ. Au bout de quelques jours, toute la corne que j’avais déjà sur les pieds (notamment les talons) a commencé à se déliter… pour éviter de me retrouver avec une peau de bébé, j’ai donc vite arrêté le traitement ; mais peut-être ai-je des pieds spéciaux !

Couchage

Nous avions déjà testé et approuvé nos duvets Cumulus au cours de nos week-ends de préparation. A noter que, contrairement à ce que nous avions pensé faire au départ, nous ne les avons jamais utilisés en jumelés ; la seule fois où nous avons testé, ça s’est révélé extrêmement inconfortable (l’un bouge, l’autre se réveille immédiatement) et peu pertinent en termes de chaleur (on avait bien plus chaud chacun dans son duvet que jumelés).

Pendant notre périple nous avons surtout connu des nuits tempérées ou chaudes, hormis lors d’un bivouac à 2200 m. Les duvets étaient donc globalement trop chauds ; néanmoins, ceci est intrinsèquement lié au fait que nous avons passé l’essentiel de nos nuits dans la vallée et non dans la montagne, et que nous n’avons pas parcouru les parties les plus en altitude du GR10. On aurait sûrement eu un autre ressenti dans d’autres conditions de randonnée, et ne regrettons donc pas du tout d’avoir investi dans ces duvets. Rappelons que, les conditions se dégradant très vite en montagne, même à une altitude relativement basse de 2000 m un 0°C confort reste une sécurité. Nous avions fait le choix de ces duvets en pensant à leur réemploi après le GR10, mais toute autre solution menant à un « ensemble 0°C » est une bonne solution (2 sacs de couchage, pied d’éléphant + doudoune, drap polaire + sac de couchage, etc.) !

Concernant les draps de soie : nous avons lu beaucoup de commentaires les jugeant inutiles, surtout en refuges, et non pertinents en termes de chaleur. Pour notre part on a beaucoup apprécié les avoir. En termes de chaleur, ils apportent réellement quelques degrés en plus (bien appréciables lors de notre bivouac au col de la Portella) ; ils sont parfois totalement suffisants pour passer la nuit jusqu’au petit frais du matin. Par ailleurs, ils sont un vrai plus en termes d’hygiène sur un trek aussi « long » : les utiliser évite de salir le duvet (on n’a pas toujours eu la possibilité de se laver à la fin de la journée), et si besoin on aurait pu les laver facilement.

Que retenons-nous de ce périple ?

Nous étions partis dans l’objectif de vivre pendant plusieurs semaines dans la montagne, milieu naturel voire sauvage… Sans aller jusqu’à dire que nous avons été déçus, nous nous sommes cependant rendu compte que, sur le GR10 (en tout cas sur les parties que nous avons parcourues), ça ne fonctionne pas comme ça. D’une part, la majorité des espaces que nous avons traversés sont relativement, voire très, anthropisés. Les marquages rouge et blanc, les chemins tracés, parfois les déchets, nous rappellent que la montagne est un espace aménagé, qui doit permettre et favoriser le tourisme.

Sauvages, les Pyrénées ? Non, plus ! Loin de moi l’idée de critiquer ces aménagements touristiques, dont j’ai pleinement usé au cours de notre périple ; simple prise de conscience de la dénaturalisation de ces espaces. Ceci étant, nous avons quand même eu le plaisir d’observer différents animaux, en particulier des marmottes et quelques groupes d’isards.


Au pied du mont Canigou – G. Condamin

Deuxième prise de conscience : l’impossible vie en autonomie. Dans notre imaginaire, nous poserions notre tente où bon nous semblerait, dans un endroit joli, isolé… En réalité, ce sont d’autres impératifs qui dictent les lieux de bivouacs ! En premier lieu, la météo : avec les risques d’orage, il était trop dangereux de partir dormir en altitude, et les bivouacs se sont régulièrement transformés dans la première partie de notre périple en campings dans la vallée. Par ailleurs, pour des bivouacs confortables et reposants, la présence d’eau et des terrains plans pour poser la tente se révèlent vite indispensables. Au final, un bon bivouac nécessite donc une bonne dose d’anticipation !

GR10 - Bivouac au col de la Portella
Bivouac au col de la Portella – S. Broqua

Enfin, nous espérions que ce trek nous permettrait de prendre notre temps, de profiter des lieux et des moments. Une fois encore, notre réalité a été autre : d’une part, les contraintes logistiques liées au ravitaillement et aux bivouacs nous ont dans une certaine mesure imposé un rythme de marche et des longueurs d’étape. D’autre part, et c’est peut-être là la vraie contrainte : une fois mis le pied sur le GR, nous nous sommes imposé d’avancer, d’avaler les km et les dénivelés, afin d’arriver le plus près possible de Banyuls.

En revanche, l’un des meilleurs souvenirs de notre aventure restera sans doute les rencontres que nous avons faites sur le chemin, la solidarité que nous avons pu observer et dont nous avons été l’objet. Nous sommes obligés de parler des amitiés qui sont nées, invraisemblablement, en quelques jours et quelques kilomètres parcourus ensemble ; de la véritable joie ressentie quand il nous est arrivé de retrouver, au hasard d’un refuge ou à l’arrivée à Banyuls, un GR10ste quitté quelques jours plus tôt et qu’on n’était pas sûr de revoir un jour. Peut-être encore plus que le plaisir qu’on a ressenti en marchant ou en bivouaquant dans des endroits splendides, ce sont ces rencontres qui nous ont fait aimer notre aventure.

GR10 - Pause partagée et débat endiablé - lame inox ou lame carbone
Pause partagée et débat endiablé : « lame inox ou lame carbone ? » – I.P.

Enfin, comme toute aventure, celle-ci a été l’occasion de nous confronter à certaines peurs (des animaux, dans mon cas) ou de remettre en question certaines habitudes (le désir de tout contrôler et anticiper, par exemple) ; l’occasion également de mesurer l’importance et le pouvoir de chaque pas : petit pas après petit pas, on avance, on finit toujours par arriver en haut de la montée (ou de la descente, c’est selon).

Au terme de cet article, on aimerait remercier toutes les personnes qui ont fait de ce voyage une réussite : Claude et Gilbert bien sûr, avec qui on a adoré rire et marcher ; Isabelle et Thierry, qu’on remercie du fond du cœur pour leur gentillesse, leur ouverture et leur générosité, et à qui on souhaite beaucoup de bonheur ! ; Jérôme, pour la super soirée passée au camping d’Arles (et le gaspacho, dont on parle toujours !) ; Marc, qu’on a eu la surprise et le plaisir de retrouver à plusieurs étapes ; Aymée et Robert, qui nous ont très gentiment prêté leurs cartes et permis d’aller jusqu’au bout du chemin ! ; M. et Mme Vidal, propriétaires de la ferme-auberge du Nabre, à Mérens-les-Vals ; et le site (totalement bénévole) gr10.fr, qui a grandement facilité notre préparation !

GR10 - Banyuls-sur-mer the end
Banyuls, the end… S.Broqua

Vous avez aimé cet article ?

Vous pouvez le télécharger au format PDF pour l’avoir chez vous :
Cliquez ici pour le télécharger

  35 commentaires à “Périple de 21 jours sur le GR10 – bilan”

Commentaires (35)
  1. Merci pour votre récit, même si je n’envisage pas faire ce GR on touche du doigt les vrais difficultés.

  2. Merci beaucoup pour ce retour, une belle aventure. Je ne comprends pas très bien quelles confrontations avec les animaux ont pu être difficiles, je serais curieux de savoir quelles rencontres ont été dures à vivre et dans quelle mesure. En tout cas bravo…

    Luc.

    • Pas de rencontre vraiment difficile (ma hantise était de me retrouver face à un patou,mais on n’en a jamais croisé) ; mais j’étais assez mal à l’aise les premières fois qu’on a rencontré un troupeau de vaches (encore plus s’il y avait un taureau !) ou un troupeau de chevaux!

  3. Du vécu, transmis avec simplicité et sincérité .Merci de nous avoir fait partager votre aventure et merci pour les conseils

  4. bravo et merci du partage de votre aventure qui restera inoubliable

  5. Coucou les amis. Merci pour votre remerciement. Et si Claude et Gilbert lisent cet article ce serait un plaisir d’échanger par email.
    Isabelle et Thierry
    chatm@free.fr

  6. Quel dommage que vous n’ayez pas traversé l’Ariège.
    J’ai parcouru le GR10 ariégeois, un bout l’année dernière (de Luchon à Aulus) et un bout cette année 2017 (d’Aulus à Mérens). C’est sans doute l’une des parties les plus sauvages du GR10 avec des sites vraiment très chouettes. Pour ma part, je vais de refuge en gîte et ne bivouaque à la belle étoile (je n’emporte pas de tente) que lorsque je ne peux pas faire autrement ou quand je suis mal reçu comme ça m’est arrivé dans un certain gîte-hôtel dont je tairai le nom. Les gîtes et refuges sont vraiment des lieux de rencontre très sympas. Il y a aussi des cabanes dont le confort fait oublier la tente à condition de bien suspendre les provisions (souris obligent). Il y a quelques étapes éprouvantes du fait de gîtes fermés récemment : poser sa tente n’est pas toujours la solution si le temps laisse à désirer. Les autochtones sont accueillants et tapent la discute assez facilement s’ils ne sont pas submergés par leurs activités. C’est vrai que dans leur ensemble les Pyrénées sont une montagne très marquée par la présence humaine mais il subsiste quelques espaces où l’on se sent vraiment loin de tout…

  7. Bravo à vous pour ce périple…
    merci de l’avoir édité, il pourra servir à beaucoup d’autres marcheurs et randonneurs .

    Ma devise perso…Habituer son corps à donner beaucoup et à recevoir peu .

    Vous souhaitant encore beaucoup de randos .

    CDT

  8. Très beau résumé,concis ,précis. On s’y retrouve bien. Pour une aventure future,une vision »plus sauvage »du parcours,lancez -vous maintenant dans la traversée par la Haute Route Pyrénéenne.Certes quelques problèmes de ravitaillement ( un sac plastique planqué sous roche peut faire l’affaire à un col routier ou un ami vous y attend). la tente pas vraiment nécessaire,( abri naturel, cabanes,refuges évidemment).Et puis deux couvertures de survie peuvent remplacer le duvet( en été) mais pas le drap de soie qui reste in-dis-pen-sable.. Sac évidemment un peu plus lourd (12 kg). Pour l’aller chercher de l’eau potable dans une source profonde ou une fissure rocheuse suintante un petit tuyau plastique est formidable sans poids véritable.!
    Merci encore pour votre résumé.Bonnes rando futures à vous
    François

    • Bonjour, je confirme que la HRP est bien plus sauvage et encore plus belle que le GR10. Bcp plus d’animaux rencontrés car quasiment personne sur ces chemins. Il nous arrivé de ne croiser personne sur une journée hormis au bivouac.
      Nous le faisons à 2 copains pour tranche de 7-8 jours. Donc autonomie complète sauf l’eau pour laquelle on anticipe nos besoins sur la journée.
      Nous prenons le parti de dormir où on veut :donc tente, cabane, refuge si trop haut (le baysselance est à quand même 2650m).
      Pour l’hygiène, nous avons chacun un flacon de savon bio degradable qui sert à tout et qui a un peu de bon parfum pour les habits(je me suis fait la même réflexion que vous) sans donner d’odeur à la vaisselle.
      N’hésitez pas à tenter l’aventure de la HRP. Le guide veyron est très bien fait.
      Nicolas

  9. Merci pour ce retour ! Nous sommes grands amateurs de rando, mais n’avons jamais osé sur plusiers jours, avec bivouac! Vous donnez envie!!!

  10. Merci pour vos conseils qui nous seront utiles quand nous nous attaquerons au GR10

  11. Récit de rando tres agréable à lire, tres spontané et vivant. Je vous souhaite encore de très nombreuses rando. De belles balades aussi entre Ubaye et Italie…
    Yves

  12. Merci pour vos commentaires très apprécies et édités avec simplicités et passion.

    bon courage

    A bientot

  13. après voir lu et encouragé vos recherches et préparatifs, je suis heureuse de lire vos conclusions qui vous sont propres et plutôt positives …
    j’ espère que cela vous ouvrira des horizons nouveaux car la montagne …ça vous GAGNE!

  14. Sans aller jusqu’à dire que nous avons été déçus, nous nous sommes cependant rendu compte que, sur le GR10 (en tout cas sur les parties que nous avons parcourues), ça ne fonctionne pas comme ça. D’une part, la majorité des espaces que nous avons traversés sont relativement, voire très, anthropisés. Les marquages rouge et blanc, les chemins tracés, parfois les déchets, nous rappellent que la montagne est un espace aménagé, qui doit permettre et favoriser le tourisme.

    Sauvages, les Pyrénées ? Non, plus ! Loin de moi l’idée de critiquer ces aménagements touristiques, dont j’ai pleinement usé au cours de notre périple ; simple prise de conscience de la dénaturalisation de ces espaces

    Bonjour, Marie et Sylvain,

    Amoureux et parcourant les Pyrénées, je ne peux que vous encourager à « éviter » l’autoroute qu’est GR 10 dans les Pyrénées…

    Si vous voulez du « sauvage et de l’autonomie » il faut s’élever et tutoyer la crête frontière en suivant la HRP ou Haute Route Pyrénéenne…vous y trouverez beaucoup moins de monde et il vous faudra des talents d’orientation autre…

    Le GR 10 est destiné aux randonneurs si je peux me permettre « débutants » dans les sens où il est, d’une manière général, très (trop) bien balisé, il permet de retour en vallée régulier pour les ravitaillement et/ou couchage confortable…l’inconvénient étant de marcher sur de longues étapes de transition en moyenne montagne voire en vallée, on reste finalement assez peu « en haut »

    Mais les Pyrénées peuvent être très sauvage, il existe de l’autre côté de la frontière le pendant espagnol le GR 11, restant globalement plus haut, assez bien balisé, plus « sauvage »…

    Un des avantages étant la météo: il n’est pas rare d’avoir 1,2,3 jours voire plus où on ne verra pas le soleil en France, alors qu’à quelques kilomètres plus au sud il fait beau! ! !

    Voilà, je suis un peu « chafouin » quand vous dites les Pyrénées ne sont pas sauvages…je dirais que le GR 10 ne l’est effectivement pas…sortis de cette autoroute, il est des sentiers, vallées, vallons, sommets où ne croiserez personnes de la journée…

    Concernant le mauvais temps qui peut sévir en altitude il existe un site très bien fait sur les cabanes et autres abris sur toute la chaine :

    http://pyrenees-refuges.com/#8/42.636/1.082

    Un site très bien fait qui répertorie et, est très souvent mis à jours où vous trouverez une photo de l’abri/cabane /refuge, le nombre de place, s’il y’à des matelas, couvertures, « chauffage » , si elle est privée =(reservé à un berger par exemple), si elle est ouverte été et/ou hiver etc…du coup on peut sortir des sentiers à forte affluence mais il faut accepter de sortir du « confort » du sentier balisé et créer son itinéraire de cabane en refuges…

    En espérant, vous revoir dans nos belles Pyrénées…

    • Super, merci beaucoup pour ce site, que je ne connaissais pas.
      Désolée si nos propos ont blessé le pyrénéen que vous êtes ! je parlais évidemment uniquement des parties que nous avons parcourues (d’ailleurs, dès qu’on a quitté le GR10, notamment lors de notre erreur d’orientation, on a tout de suite vu la différence!)

  15. Bonjour,
    Je viens de lire avec beaucoup d’intérêt votre commentaire, d’autant plus que je viens de finir le GR10 il y a qq jours. Je suis d’accord avec vous en particulier sur le thème des rencontres, qui embellissent la vie du randonneur, et je ne suis pas prêt d’oublier ces montagnards (dans lesquels j’inclus bien entendu les admirables gardiens de gite) rencontrés au hasard des chemins.

    Je suis un peu surpris cependant par votre déception concernant la non-sauvagerie des Pyrénées; Il est clair que le GR est bien balisé, parfois trop, mais n’avez-vous jamais été dans un brouillard où l’on ne voit pas à 10m ? Dans ce cas, on apprécie bien les balises ! D’autre part, oui, le chemin est tracé. Mais n’avez-vous jamais pensé qu’il pourrait être un peu amélioré (ex parmi 100, la descente du col de la Pal en amont de Mantet ou bien dans le Pays Basque le sentier tellement étroit qu’on a du mal à y mettre les 2 pieds). Et puis, avouez quand même que le sentier est dangereux, et quand on se balade au bord d’abimes, je préfère être sur un chemin marqué que dans les gisquets.
    Mais enfin, même avec un chemin et des balises, je reste stupéfait devant la sauvage beauté des Pyrénées.

    Concernant votre erreur au col de Barèges, je trouve que c’est une très bonne solution que j’avais délibérément choisie pour aller au Lac de l’Oule (super refuge !).

    Bon à l’année prochaine sur la HRP et merci pour votre compte-rendu !

    • Bonjour Michel,
      J’espère que votre périple sur le GR10 a été aussi riche que le nôtre !
      Concernant la non-sauvagerie que je mentionne dans l’article : comme je l’ai écrit, nous l’avons notée, sans en être réellement déçus. On ne s’attendait juste pas à trouver des sentiers aussi bien et densément balisés ! Même si effectivement, on voit une différence dans le balisage entre les endroits qui sont facilement accessibles (où le balisage est clairement visible) et des endroits qui le sont moins (où il est plus facile de se perdre).

  16. Bravo et merci pour les infos de détails. Les LOWA RENEGATE sont décidément fragiles de leurs antérieurs… J’ai dû recoller les miennes à la colle au néoprène. Mais c’est aussi le coût de l’effort.
    Bonnes prochaines randos.

  17. Merci beaucoup pour votre témoignage, agréable et instructif,

  18. BONJOUR,
    beau périple, nous avons fait des périples dans ce style, une semaine gr10 mais en bivouac sans tente, avec des sursacs de bivouac et en campant en altitude près de lacs ou des torrents. mieux que des campings car après 5 heures du soir, plus personne que nous mêmes et la montagne, magique et aussi ressourçant que les sorties en désert. C’es donc possible. mais il faut choisir sa période pour la météo, et si pluie en vue, il existait des cabanes de bergers, actuellement je ne sais pas.

  19. Bonjour !
    Je me permets de réagir à certains commentaires en raison de mon expérience sur la partie Hendaye – Mérens les Vals, le quatrième quart, méditerranéen, ayant été momentanément suspendu pour des raisons de santé.
    Je ne traiterais pas le GR10 d’autoroute à randonneur. J’ai plutôt l’habitude de nommer ainsi le Compostelle, le Tour du Mont Blanc et le GR20. A ma décharge, je connais peu le GR10 sur juillet et août, mais je peux vous dire qu’en juin (période où j’y randonne), c’est loin d’en être une. Au contraire, dans certaines parties du GR, on est parfois très content de rencontrer quelqu’un, même un simple promeneur. Bien sûr, il peut y avoir du monde dans les refuges, le samedi soir; des personnes qui viennent plutôt s’y amuser en côtoient d’autres qui viennent s’y reposer après plusieurs jours de marche : j’ai quelques souvenirs pénibles du Baysselance et du Ruhle un samedi soir… Maintenant, mon collègue de randonnée et moi évitons les refuges le samedi. Mais les autres jours de juin… c’est désertique.
    Dire qu’il y a trop de marquage, me semble un peu fort. Quand vous évoluez dans le brouillard pendant parfois toute une journée, avec de la neige sur les rochers autour de vous, vous ne faites pas particulièrement le fier et êtes bien content de trouver une marque qui vous rassure. J’ai l’habitude, dans ce cas, de citer un auteur, Isaac Asimov, qui disait : « la carte, n’est pas le territoire ». Même avec du marquage, sur le terrain il faut savoir improviser.

    Ce que je n’ai pas beaucoup aimé, dans le trajet, c’est le fait de traverser ou passer près de certaines stations de sports d’hiver, désertiques en juin, et dont la « beauté » laisse à désirer (désolé pour Gourette, La Pierre St Martin, Peyragudes…). Là OK, la présence humaine n’a pas fait que de l’esthétique.
    J’ai aussi pu constater, en Ariège, où nous les avons utilisées, que les cabanes de berger fréquemment utilisées par les randonneurs sont transformées en local poubelles. Exemple : la Cabane d’Aula en juin 2015). Quand on examine les déchets, on constate que certains savent amener des bouteilles pour faire la fête, ils savent aussi les vider, mais pas les ramener en bas. Ce qui me fait dire que ce sont des randonneurs du week-end car je ne vois pas un randonneur de longue durée s’aventurer avec autant de poids dans la montagne !!!

    Je comprends parfaitement la joie éprouvée par Marie et Sylvain sur le fait de retrouver un compagnon de marche croisé précédemment. Je pense que c’est justement le fait de rencontrer peu de personnes, de traverser certains passages, délicats ou non, ensemble, de partager sa nourriture avec l’autre qui font de ces rencontres des moments forts.
    Pour finir et faire un lien entre « marquage » et « rencontres », je me souviens particulièrement de Michel, le seul randonneur présent quand nous sommes arrivés au refuge de M. Hourticq à la Pierre St Martin; sur les conseils de ce dernier, nous avons fait équipe sur l’étape suivante, compte tenu de tirs de mine en cours sur la station qui nous obligeaient à traverser le lapiaz (sans savoir s’il y avait ou non un trou caché sous la neige) et ce sans le moindre marquage et dans un brouillard total.

  20. bonjour
    je réalise chaque année au moins une rando de plusieurs jours, que ce soit à pied dans les pyrénées (gr10, 11 hrp ou tours de massifs) ou à vélo (tour du massif central, traverséees des pyrénées, diagonales…; je dois dire que par mauvais temps, je ne connais pas d' »autoroutes à randonnées », .
    plus important à pied j’emporte toujours des jumelles, qui me paraissent au moins aussi utiles qu’un GPS sur des sentiers balisés et encore plus dans la nature : elles permettent de repérer à l’avance les sentiers, les balises et autres cairns, de trouver et analyser un passage délicat, etc.
    d’autre part, au lieu d’emporter un livre, je prends une liseuse (autonomie, rétro éclairage), dans laquelle je charge des lectures diverses, mais aussi mes cartes scannées en pdf, des captures d' »écran des parcours prévues, les itinéraires détaillés: cela reste utilisable quelle que soit la météo ou l’éclairage
    bonnes promenades

  21. merci de ce récit que j’ai lu tout d’un coup!
    Je l’ai fait il y a 30 ans j’ai adoré mais ai croisé une personne!!
    Micheline

  22. Merci pour ce commentaire qui m’a amusé, cet été j’ai fait le GR2 qui traverse Paris, je l’ai trouvé aussi fort anthropisé… et pas facile de bivouaquer !
    Pour le savon, j’ai aussi cassé pas mal de boîtes en plastique, de plus les boîtes deviennent trop grandes quand le savon s’use… il existe des petites toiles fabriquées par Furosavon dans lequel on emballe le savon, quand il est dedans il ne mouille plus ce qui est autour et on peut ainsi le laisser dans une trousse de toilette par exemple. Pour ma part je le roule autour du savon plutôt que de faire un nœud comme le fabriquant le recommande. On trouve ça sur Internet ou dans les magasins bio (4€).
    Vos commentaires m’ont donné envie de mettre les Pyrénées dans mes projets, merci encore d’avoir partagé…

  23. Vous m’avez donné une folle envie de tenter cette aventure. Merci à vous pour ce partage

  24. Bonjour, un sac de moins de 7kgs ? Pouvez vous donner la liste pour info car je suis déjà à 10 et je ne sais pas quoi supprimer. Je prépare une rando de plusieurs mois. Merci

    • Bonjour, vous pouvez regarder les listes que nous avions jointes à nos derniers articles, nous avions détaillé le contenu de nos sacs. Les 7kg concernent uniquement la base de nos sacs, je portais en plus la nourriture (en moyenne 3 jours de nourriture pour deux personnes), soit environ 4kg, et sylvain portait environ 4l d’eau en plus.
      Bonne rando !

  25. Merci pour la réponse. Ou puis je trouver vos articles. Si vous aviez le lien, ce serait sympa

  26. Merci de partager votre aventure ! Vos 4 expériences pré-GR10 sont utiles aussi ! Nous nous préparons à la partie sud du GR20 pour juin 2018, alors vos retours sont précieux
    Bonne continuation et à bientôt peut-être sur un GR

  27. Très belle aventure, la prochaine fois revoir la nutrition, car il y a avait beaucoup de mauvaises choses, mais c’est le début, vous pouvez résister avec moins de nourriture déchets .A réfléchir
    Rodica

 Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis mais non diffusé)

69 Partages
Partagez69
Tweetez
+1