Semelle qui se décolle : le piège des chaussures de randonnée stockées trop longtemps

Posté par : François Jourjon 12 juin 2026 35 commentaires
Chaussure de randonnée avec une semelle décollée qui est attachée par les lacets dans un arbre


Octobre 2006, randonnée itinérante de dix jours dans les Alpes du Sud. Avec un ami, nous marchons depuis plusieurs jours lorsqu’une de ses chaussures commence soudainement à se dégrader : la semelle se décolle sur toute la partie avant du pied. 😬

Il terminera la randonnée avec une chaussure maintenue tant bien que mal à l’aide d’une cordelette, en essayant d’éviter que la semelle ne se replie ou ne s’accroche aux obstacles du sentier.

C’est la première fois que je suis confronté à ce type de défaillance. À l’époque, j’en ignore totalement la cause.

Plus tard, j’ai observé le même phénomène sur des chaussures de sécurité stockées pendant plusieurs années. Après quelques minutes de marche seulement, les semelles ont commencé à se détacher. Depuis, j’ai également reçu de nombreux témoignages de randonneurs confrontés à des situations similaires.

Ce type de problème, surtout lorsqu’il survient brutalement et concerne la semelle entière, n’est pas forcément lié à un défaut de fabrication. Il est souvent associé au vieillissement naturel des matériaux utilisés dans la chaussure.

❓ Pourquoi une chaussure peut se dégrader sans être utilisée

Cela paraît contre-intuitif, mais une chaussure de randonnée ne vieillit pas uniquement lorsqu’elle est portée.

Certains matériaux continuent d’évoluer au fil des années, même lorsqu’ils restent immobiles dans un placard. L’humidité de l’air, les variations de température et le vieillissement naturel des polymères peuvent progressivement fragiliser certains composants.

Une paire peu utilisée n’est donc pas nécessairement une paire en parfait état.

Une chaussure de randonnée est généralement constituée de trois éléments principaux :

  • la tige (cuir ou matériau synthétique qui enveloppe le pied) ;
  • la semelle intermédiaire (chargée de l’amorti) ;
  • la semelle extérieure (en contact avec le sol).

Les défaillances les plus spectaculaires, comme une semelle qui se détache brutalement, trouvent souvent leur origine dans la dégradation de la semelle intermédiaire ou des colles qui relient les différentes couches.

🧪 Le polyuréthane et le phénomène d’hydrolyse

Sur de nombreuses chaussures de randonnée techniques, la semelle intermédiaire est fabriquée en polyuréthane (PU).

Ce matériau est utilisé depuis longtemps pour ses bonnes qualités d’amorti, sa résistance mécanique et sa capacité à rester performant sous de lourdes charges.

Si le PU est si répandu, ce n’est donc pas par hasard. Mais il possède aussi une faiblesse : il vieillit. ⚠️

Le phénomène responsable porte un nom peu connu des randonneurs : l’hydrolyse.

💧 Qu’est-ce que l’hydrolyse ?

L’hydrolyse est une réaction chimique impliquant l’eau.

Dans le cas des chaussures de randonnée, elle affecte progressivement certaines formulations de polyuréthane utilisées dans la semelle intermédiaire.

Au fil des années, ce matériau absorbe une faible quantité d’humidité présente dans l’air. Cette humidité modifie lentement sa structure interne.

Le processus est lent et reste souvent imperceptible pendant plusieurs années.

Peu à peu, le matériau perd certaines de ses propriétés mécaniques. Il peut devenir plus rigide, plus fragile ou plus poreux. Dans les cas les plus avancés, il peut même commencer à s’effriter.

Lorsque cette dégradation atteint un certain seuil, la semelle intermédiaire n’est plus capable d’assurer correctement son rôle. La semelle extérieure peut alors se décoller ou la mousse se désagréger brutalement au cours d’une sortie.

👀 Un phénomène difficile à détecter

Ce qui rend l’hydrolyse particulièrement trompeuse, c’est qu’elle se développe principalement à l’intérieur du matériau.

Vu de l’extérieur, tout peut sembler normal. La tige est en bon état, les coutures sont intactes et les crampons paraissent sont bons.

Rien ne laisse forcément penser que la chaussure est fragilisée.

C’est pourquoi certaines paires semblent presque neuves au moment où elles cèdent.

La dégradation peut progresser pendant des années sans signe évident, jusqu’au jour où la semelle lâche sous une contrainte qui aurait été anodine quelques années plus tôt.

C’est d’ailleurs pour cela qu’une chaussure très peu utilisée et stockée longtemps peut parfois réserver de mauvaises surprises, alors qu’une paire régulièrement portée reste plus prévisible dans son état.

🌍 Toutes les marques sont concernées

Quand une semelle se désagrège, la première réaction consiste souvent à remettre en cause la qualité de fabrication.

Pourtant, le problème est plus complexe.

La plupart des fabricants de chaussures de montagne et de randonnée utilisent ou ont utilisé du polyuréthane dans certains de leurs modèles. L’hydrolyse n’est donc pas propre à une marque particulière. Elle est avant tout liée au comportement du matériau lui-même.

Certaines formulations résistent mieux que d’autres, certaines chaussures vieillissent remarquablement bien, mais aucune n’est totalement à l’abri du temps.

Chaussure de randonnée marron vue en gros plan

⚖️ PU ou EVA : deux façons différentes de vieillir

Toutes les semelles intermédiaires ne réagissent pas de la même manière au vieillissement. 🧪

Le polyuréthane offre généralement un bon amorti, stable dans le temps. En contrepartie, il peut être sensible à l’hydrolyse selon sa formulation et ses conditions de stockage.

L’EVA, que l’on retrouve fréquemment sur les chaussures de randonnée légères et de trail, est beaucoup moins concerné par ce phénomène.

En revanche, il tend davantage à perdre progressivement son très bon amorti initial sous l’effet des compressions répétées et de l’usage.

En simplifiant, on peut dire que le PU est davantage sensible au temps qui passe, tandis que l’EVA est généralement davantage sensible à l’utilisation intensive.

🏠 Comment ralentir le phénomène

Aucune méthode ne permet d’empêcher totalement le vieillissement des matériaux. En revanche, de bonnes conditions de stockage peuvent contribuer à le ralentir. 📦

L’idéal est de conserver ses chaussures dans un endroit sec, tempéré et bien ventilé.

Les fortes chaleurs, l’humidité excessive ou les longues périodes passées dans un grenier mal ventilé ou le coffre d’une voiture ne leur rendent généralement pas service.

Il est également préférable d’éviter les espaces totalement hermétiques où l’humidité pourrait rester piégée.

Malgré toutes ces précautions, il reste impossible de prédire précisément quand l’hydrolyse apparaîtra.

Dans la pratique, de nombreux cas sont observés après plusieurs années de stockage (même pour des chaussures neuves), souvent dans une fourchette comprise entre cinq et dix ans, mais cette durée varie fortement selon les matériaux et les conditions de conservation.

🕰️ Le temps commence avant l’achat

Lorsque vous achetez une paire de chaussures, les semelles n’ont pas forcément été fabriquées quelques semaines plus tôt.

Elles ont pu être produites plusieurs mois, voire plusieurs années auparavant. Les matériaux ont ensuite été stockés, assemblés, transportés, entreposés chez un distributeur puis exposés en magasin.

Une paire en promotion ou une fin de série peut ainsi avoir déjà plusieurs années d’existence avant même sa première sortie.

Cela ne signifie pas qu’il faut éviter ces modèles, mais simplement garder à l’esprit que l’âge réel d’une chaussure ne correspond pas à sa date d’achat.

Malheureusement, il est rarement possible pour le consommateur de connaître précisément la date de fabrication de la semelle ou des matériaux qui la composent.

🔍 Comment repérer une semelle fragilisée

L’hydrolyse est discrète, mais elle laisse parfois quelques indices.

Une semelle qui devient anormalement dure, qui présente de petites fissures ou qui prend un aspect légèrement granuleux mérite un examen attentif. 👀

Un test simple consiste à exercer une pression ferme avec le pouce sur la semelle intermédiaire. Elle doit retrouver sa forme normalement.

Si elle paraît inhabituellement rigide ou si son comportement vous semble étrange, mieux vaut rester prudent.

Aucun test ne permet toutefois de garantir à lui seul qu’une chaussure est parfaitement saine.

Lorsqu’une paire est ancienne et destinée à une sortie exigeante, un essai préalable sur un parcours facile reste souvent la meilleure solution.

Et je vous encourage à mettre suffisamment de contraintes dans les semelles, avec des appuis prononcés en descente par exemple, afin de détecter une éventuelle perte de cohésion des différentes couches.

🛠️ Que faire lorsqu’une semelle commence à se dégrader ?

Lorsque le problème se limite à un début de décollement localisé, une réparation peut parfois permettre de prolonger temporairement la vie de la chaussure.

Mais si la semelle intermédiaire elle-même est en train de se désagréger, le problème est plus profond. Le matériau a perdu sa cohésion interne et les colles ne peuvent pas recréer une structure saine.

Si vos chaussures souffrent d’un problème d’hydrolyse, cela concerne généralement l’entièreté de la semelle. Donc, si vous avez un début de décollement et n’êtes pas certain(e) de la cause, je vous conseille de tirer un peu dessus pour voir si tout le reste se décolle ou pas.

Si vous soupçonnez un phénomène d’hydrolyse ou que tout se décolle, un ressemelage complet réalisé par un spécialiste peut parfois être envisagé, à condition que la tige soit encore en bon état et que le modèle s’y prête.

Sinon, il faut généralement se résoudre à remplacer la paire.

📌 À retenir

Une chaussure de randonnée ne s’use pas uniquement avec les kilomètres parcourus. Elle évolue aussi avec le temps, en raison du vieillissement naturel des matériaux qui la composent.

Le polyuréthane, utilisé dans de nombreuses chaussures techniques notamment pour son amorti durable, peut se dégrader lentement sous l’effet de l’humidité et des conditions de stockage.

Cette dégradation reste généralement invisible jusqu’au moment où la semelle cède.

Avant de repartir en randonnée avec une paire restée longtemps inutilisée, quelques vérifications simples et un essai sur terrain facile peuvent suffire à éviter une mauvaise surprise.

Un petit kit de réparation peut également permettre de gérer une défaillance temporaire le temps de rejoindre un point sûr ou de terminer une sortie.

Auteur : François Jourjon
J'ai créé Randonner Malin en 2011 pour aider les randonneurs à profiter au maximum de leurs randonnées avec des articles, vidéos et en répondant à leurs interrogations. Depuis, j'ai aidé des milliers de personnes à maîtriser les outils GPS et l'orientation à la carte & boussole avec mes formations en ligne, j'ai cocréé le jeu de société Rando au Pic des Neiges et je guide des randonnées et stages sur le terrain en tant qu'accompagnateur en montagne.

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35 commentaires

  • Foult

    Très bien François, mais que faire « en chemin » ?
    Il faut toujours avoir dans son sac un lacet ou un bout, (ficelle de marin) avec laquelle on pourra emprisonner le chausson et la semelle le temps de la randonnée.

    • François

      Oui effectivement, comme je le dis en conclusion : un petit kit de réparation est une solution d’appoint face à ce souci. Du scotch toilé peut aussi aider.

    • Blandine O'Connor

      Vaut mieux du ducktape (le scotché gris toilé)
      Ça répare tout éventuellement du autovulcanisant mais c est plus chiant a manipuler

    • Marthe

      Tout simplement utiliser une bande nylex de la trousse de premiers secours! !!
      Ça marche bien
      Ça fait se gausser les randonneurs qui pense que l ancienne soignante est un peu à l’Ouest 🤣

  • Terrée

    Bravo : mais vous ne dites pas TOUT… Le PU Polyurethane cette M…. qui nous inonde et un produit qui leurs permet (aux fabricants) d’avoir de :
    « l’obsolésence programmé » interdite en France.
    La première paire était de Tchécoslovaquie début de mon approche de la montagne après 2 ans stockées la semelle n’était que débris…
    Puis Meindl Island à plus de 200€ deux paires successives ont perdu leurs semelles à 3 et 5h de marches de la voiture, dont une par temps de neige… galère galère.
    Plus subtile la grande Marque ils utilisent de la colle à base de PU ressemellage chez Vibram France qui n’est pas en cause ! mais bénèficie de l’Arnaque Meindl et Cie…
    La solution : Signal conso. Gouv.fr… pour faire arrêter cette arnaque scandaleuse !
    Et 1 m de fil électrique 2,5 mm2 rigide dans une des poches du sac à dos, en cas de problème pour tenir à peut près la semelle et y aller doucement pour rentrer…
    Bonne randonnée à Tous : Un Pêcheur montagnard de 81 ans

  • Grands pieds

    Merci pour cet article et tous les autres.
    J’ai subi 2 fois cette mésaventure !

  • Marie

    Bonjour, je pars pour le GR400 dans 3 jours, et votre article arrive a point nommé, je vais rajouter du fil acier, récupérer du dégainnage électrique, en espérant ne pas avoir à l’utiliser.

    Adishatz
    Marie

  • xavier yeuse

    Grand article qui aurait pu être rédigé plus succinctement en gardant autant de détails pratiques. Il me semble que des articles sur un site Internet doivent être plus courts pour ne pas perdre le lecteur à la différence des articles « papier ».
    Cordialement.

    • Couchot

      Bonjour,
      C’est le problème de nos jours, la lecture est une activité difficile. Quelque soit le support, une explication complète a le mérite de couvrir entièrement le sujet abordé. Que les lecteurs qui ont des difficultés avec la lecture regardent des vidéos.
      Cordialement

  • Jean-Marc Mothais

    Merci pour votre commentaire très bien réalisé. On comprend parfaitement ce processus de dégradation. Maintenant je vais pouvoir anticiper le problème. Merci encore.

  • Rene

    Bonjour François,
    ce phénomène n’arrive pas qu’aux chaussures de randonnée.
    Ça arrive aussi aux chaussures de ville qui restent dans un placard pendant un certain temps.
    Dans mon cas, ce sont les coutures qui ont cédé.
    L’explication de ce phénomène m’a été donnée par un chausseur (et non un vendeur de chaussures !).
    Pour résister dans le temps, les coutures ont besoin de la transpiration, sinon elles sèchent et craquent.
    Nous pouvons avoir beaucoup de paires de chaussures, mais il faut penser à les utiliser de temps en temps.
    J’ai eu droit à cette mésaventure avec 3 paires de chaussures.

  • PAQUITA

    Merci François, pour l’instant je ne randonne pas mais j’en ferai part à un amie qui elle randonne souvent, merci

  • Mousset Allain

    Bonjour et merci très instructif. Je n’ai eu le décollage qu’une seule fois. Dans le Mercantour. Depuis j’ai toujours un petit tube de colle dans ma pharmacie…il sert pour les autres…comme ma pharmacie d’ailleurs. C’est incroyable le nombre de personnes qui partent sans rien…..
    Mais avant je changeais mes chaussures tous les deux ans. L’usure des semelles, donc pas de décollage.
    Avec l’âge, les grandes et longues randonnées diminuant, elles me font un peut plus de trois ans. L’entraînement fait que les chaussures, si elles s’usent, durent quand même, et curieusement, plus longtemps.
    Même le ressemelage, par spécialiste, ne peut plus se faire, c’est toute la chaussure qui est hs.

  • Alain Castan

    Bonjour,

    Expérience vécue avec une paire de chaussures de randonnées à ski Dynafit, dont la semelle Vibram s’est décollée après moins de 40 heures d’utilisation sur 5 ou 6 ans, à cause de la couche de transition( entre la coque en plastique dur et la semelle en caoutchouc Vibram) ….inutilement constituée de Polyuréthane, uniquement pour l’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE!

    Diagnostic du réparateur: réparation impossible, obligation d’acheter une paire neuve!

    J’ai quand même tenté un recollage avec une épaisse couche de néoprène et 2 ou 3 vis Parker (très difficiles à piquer dans la coque très dure!)…

    Çà tient …pour l’instant!

  • Catherine

    Toujours dans le sac du ductape le Scotch de plombier, enroulé autour d’1 vieille carte de fidélité. Avantage sur le fil d’acier ou la ficelle : permet d’enrober mieux la chaussure, on marche + confortablement. Peut servir à des tas de réparations.

  • Jacques

    Je n’ai jamais eu ce problème de vieillissement car je marche beaucoup et mes chaussures ne durent pas plus de 1200km max et donc comme elles deviennent non-ressemelables, je les change au moins une fois par an.
    Mais la qualité,la solidité et le confort du chausson sont en baisses.
    Mon expérience sur lowa et tecknikaon fait que j’ai dû acheter des meindl et le confort est toujours là.
    J’ai acheté des lowa renégate qui m’ont blessé jusqu’au dessus du pied et même après plus de300km et ja les porte avec les lacets peu serré. Les meindl ont tenu au-delà de l’usure du talon et m’ont permis de continuer ma rando de printemps.

  • Gérard

    Je vous suis depuis de nombreuses années (2011) et même si l’age me limite dans mes randonnées, je continue à lire vos articles avec ;plaisir continuez ainsi et bravo pour ce que vous avez fait . G.G

  • Tavernier

    J’ai toujours dans mon sac au moins un élastique à poulet ! Semelle décollée lord d’une longue marche dans les Alpes. Il n’y a pas mieux en secours…

  • Tryntje

    Toujours didactiques, clairs et drôlement utiles vos articles, un grand merci!
    Semelles décollées? J’ai comme d’autres aussi eu la blague. Dans la première moitié d’une randonnée pour la chaussure droite et dans la seconde moitié de la randonnée pour celle de gauche. Elles s’étaient donné le mot. J’ai accueilli avec joie la fin de la randonnée et j’ai envoyé directement mes chaussures dans une poubelle. Personne dans le groupe n’avait jamais vu cela et la tendance générale était en effet d’attribuer cela à la marque. Maintenant tout s’éclaire, merci pour l’explication!

  • BALDINI

    Merci pour cette information sur l’hydrolyse phénomène que j’ignorais mais que j’ai vécu non pas personnellement mais par des compagnons de rando (copain, épouse, fille…)

  • David

    Bonjour,
    Ayant déjà été confronté à ce phénomène plusieurs fois (la dernière en date sur des Salewa MTN trainer mid gtx d’il y a qq années), je privilégie désormais les modèles dont la semelle intermédiaire est recouverte sur les côtés par la semelle extérieure, de fait cette semelle intermédiaire reste plus protégée et se dégrade moins vite, enfin, j’enai l’impression…

  • Pscl

    Merci, j’ai été confronté à ce phénomène avec des trails de DKT , 2 ans 1/2 après l´achat , hors garantie

  • alphomega

    Et c’est comme ça que j’ai mis à la poubelle une paire de chaussures de rando (haut de gamme) sans pratiquement les avoir portées parce que les semelles se sont cassées comme du verre.

  • Perignon

    Bonjour, merci pour cet article. J’ai eu le cas sur des chaussures Millet. Le devant de la chaussure s’est décollé. J’ai fait réparer sur le chemin en Espagne. Mais cela n’a pas tenu longtemps ! Elles avaient bien vécue, environ 2000 kms

  • Louis

    Merci pour cet article, je vois que je ne suis pas le seul
    Lors d’une randonnée de trois jours, ma semelle droite s’est décollée entièrement apres 1h de montée suivi par la deuxième le lendemain. j’ai terminé la rando en glissant et en appui sur les bâtons pour compenser , une vrai galère avec des chutes fréquentes , si le terrain avait ete plus technique, c’était une mise réelle en danger….
    Aucun signe avant, ce qui confirme votre article. Compte tenu du décollage complet, je pense que même si j’avais eu un kit de réparation cela n’aurai pas pu résoudre le Pb. Cela pose la question de la sécurité si comme moi je ne suis pas un utilisateur journalier qui me permettrai de changer les chaussures tous les deux ans par usure..
    Je trouve que compte tenu de la connaissance du pb, les fabriquants pourraient trouver d’autres matériaux. Est ce que a course au poids des chaussures ne pousse t elle pas les fabriquants au choix de ce type de matériau ?
    En discutant avec le vendeur, il trouvait normal le changement de chaussure compte tenu de leur age 6 ans …….. ( obsolescence programmé)…

    Ne peut on pas faire remonter ces commentaires aux fabriquants…

    et encore merci pour vos articles

    • François Jourjon

      Comme indiqué dans l’article, l’EVA est aussi couramment utilisé et n’a pas ce souci (il est d’ailleurs plus léger). Il est par contre moins adapté à des chaussures qui sont faites pour « encaisser » les kilomètres car perd son amorti au cours du temps ET il est plus cher.

      Les fabricants sont bien au courant du phénomène d’hydrolyse.

  • Vannay Yvon

    Bonjour François, Très intéressant votre article , très pertinent et juste. J’ai vécu un tel incident en milieu de course et c’est pas drôle du tout. Avoir si c’est possible une paire légère, genre baskets pour Trail mais très légère voilà ce que je propose.

  • Gérard Cardelli

    Bonjour et merci François pour cet excellent article. Cela vaut également pour les chaussures de ville. Je viens d’en faire l’expérience. Je profite de l’occasion pour te féliciter sur la qualité de tes articles et de tes formations. Cordialement.
    Gérard

  • frederic

    par precaution, emporter un petit tube de colle Neoprene (soigneusement emballé), cela peut peut etre sauver la ran do

  • Etienne

    Hier, randonnée aquatique.
    J’ai ressorti une paire ancienne, non utilisée durant 3 ou 4 ans pour ne pas abimer ma paire actuelle .
    30 minutes après le départ, les deux semelles se décollent de l’avant .
    Prevoyant, j’ai du scotch toilé. Répartaion faite .
    30 minutes plus tard, la totalité de la semelle droite reste au sol (sauf l’avant tres bien scotché!);
    La gauche ne tiendra que quelques minutes de plus.
    Malheureusement à ce niveau de dégradation, plus rien n’est possible, ni toile, ni fil , ni corde.
    Mon salut est venu de la paire de basket de secours embarquée au cas où … car j’ai une confiance mitigée sur le vieux matériel . Une raquette a neige m’a laissé en plan lors d’une rando cet hiver . Le plastique d’attache a laché.
    Je lis donc avec un petit sourire crispé l’article sur ce sujet !!!
    Interessant sur les raisons et l’usure du temps. Les chaussures ne s’usent pas que si l’on s’en sert, contrairement aux piles !

  • DÉSIRAT

    Réparation rapide et efficace d’une semelle qui se décolle pendant une randonnée, peut être effectuée avec une bande de « strap  » comme on le voit souvent sur les terrains de rugby (facile et peut encombrante dans son sac) Réparation testée sur environ 10 km lors d’une randonnée en montagne .Cette bande peut aussi servir pour une légère entorse au autre……
    Bonne randonnée

  • DUVAL Christian

    Meindel Vakuum Men GTX achetée en août 2025.
    Fait 3 sorties à la journée puis mi septembre 2025 GR20 du SUD au NORD donc en commençant pas la partie « roulante ». Dès le 3 ième jour le pare- pierres en caoutchouc se décolle et le problème se produit sur les 2 chaussures à plusieurs endroits.
    Je rapporte les chaussures chez EKCO sport qui me dit que c’est connu ( effectivement, sur internet). Chaussures renvoyées chez MEINDL. Retour 2 mois plus tard sans explication alors que j’avais demandé qu’ils utilisent la même colle que sur ma paire précédente qui a tenu jusqu’à l’usure de 2 semelles. Pour l’instant pas vu de décollage du pare-pierres.

  • Pierre J.

    Bonjour et merci à François pour ces explications…
    Pour ma part, j’ai tjs dans mon sac à dos des colliers serflex, de plusieurs dimensions,très utiles pour ajuster et maintenir le bon serrage;
    j’ai eu 3 ou 4 fois à les utiliser ,dans mon groupe de rando….ou bien à des inconnus croisés avec le problème de chaussure ouverte en sandwich devant.

  • Michèle

    Ça m’est arrivé une fois aussi et « ça fait drôle » ! J’ai réparé avec assez de succès avec du micropore entourant totalement la chaussure et sa semelle sur 2 positions en avant du pied mais le talon n’était pas encore décollé… et je n’ai pas, heureusement, eu l’occasion de tester avec le talon décollé… Par ailleurs, il faut un rouleau assez plein de micropore.
    J’ai pris garde à ne pas acheter, lors de ma paire suivante, des chaussures dont les semelles avaient le même risque – elles amortissent peut être un peu moins, et encore, mais au moins je suis assez tranquille par rapport à ce problème potentiel qu’il est trop difficile de diagnostiquer avant la sortie

  • tamisier

    Merci François pour ces précieux conseils !