Nov 042011
 

Le coton tue en randonnéeNon, ce n’est pas une blague, le coton a déjà tué en randonnée. Lisez cet article pour éviter qu’il ne récidive !

De quelle manière le coton tue en randonnée ? Le plus souvent par hypothermie.

Avant qu’une nouvelle psychose s’installe, je tiens à préciser que c’est l’utilisation de vêtements en coton qui peut tuer en randonnée.

L’erreur la plus fréquente, est d’utiliser un vêtement en coton comme couche de baseau contact de la peau (tee-shirt, chemise, pantalon).

Il n’y a aucun problème avec le coton tant qu’il reste sec. Le problème, est qu’il est très difficile de rester sec en randonnée. Personnellement, je ne me souviens pas d’une seule fois où ça m’est arrivé. Que ce soit à cause d’intempéries, de votre transpiration ou autres (traversée de rivière ratée par exemple), vous serez toujours plus ou moins humides en randonnée. Des fois même carrément trempés. 😉

Comme nous le verrons par la suite, le coton humide n’a pas sa place en randonnée bien que le coton soit un matériau très agréable à porter. C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des vêtements de randonnée ne sont pas en coton – non ce n’est pas une question de mode.

Voici pourquoi vous ne devriez pas utiliser votre jean, votre tee-shirt préféré ou n’importe quel vêtement en coton pour randonner.

Le coton absorbe l’humidité

Souvent, vous avez chaud et vous transpirez quand vous marchez. Vous vous arrêtez et commencez à avoir froid, alors vous mettez une polaire. Vous avez toujours froid, alors vous mettez votre veste de randonnée. Mais vous avez toujours froid. Vous pouvez continuer à rajouter des couches, si vous avez un tee-shirt en coton humide, vous aurez toujours froid et vous risquez de souffrir d’hypothermie.

Il faut d’abord que vous compreniez que quand de l’humidité est en contact avec votre peau, cela demande énormément d’énergie à votre corps pour faire évaporer cette humidité. Et c’est de cette dépense d’énergie que provient la sensation de froid quand votre peau est humide ou mouillée.

Le coton absorbe l’humidité et ne l’évacue pas vers l’extérieur. Avec des vêtements en coton, votre peau reste donc toujours au contact de l’humidité et vous avez froid. A l’inverse, les vêtements de randonnée en synthétique ou en laine mérinos évacuent votre transpiration vers l’extérieur pour qu’elle ne reste pas au contact de votre peau.

Le coton sèche très lentement

S’il vous arrive de mouiller un vêtement en coton à cause d’intempéries ou de votre transpiration, il mettra longtemps à sécher ou il ne sèchera pas avant la fin de votre randonnée. N’espérez même pas qu’il sèche sur vous.

En randonnée, c’est légèrement différent d’à la maison, vous n’avez pas beaucoup de vêtements de rechange à disposition. Vous ne pouvez pas par exemple vous permettre d’emporter 6 tee-shirts pour 6 jours de randonnée. Sinon, vous feriez la première des 2 erreurs de débutants que je décris dans cet article.

A l’inverse, un tee-shirt de randonnée en fibres synthétiques est fait pour sécher rapidement. Ca vous permet de vous limiter à 2 tee-shirts pour 6 jours de randonnée. Un pour la journée pendant l’effort, et un une fois au bivouac et pour la nuit (si vous dormez habillés dans votre sac de couchage). Vous pouvez faire sécher celui de la journée pendant la nuit. Si les conditions sont humides et rendent le séchage difficile, vous pouvez toujours le faire sécher en le mettant au fond de votre sac de couchage pendant la nuit.

Même pour la nuit, je vous déconseille d’utiliser des vêtements en coton dans votre sac de couchage. Si vous transpirez un petit peu, l’humidité qui va être absorbée dans ces vêtements va créer une sensation de froid désagréable. Et si jamais ces vêtements deviennent humides, ils seront probablement inutilisables par la suite.

A noter que les vêtements en laine mérinos sèchent moins rapidement que ceux en synthétique, mais gardent quand même leur capacité thermique une fois humides.

Le coton est lourd et abrasif quand il est mouillé

Et c’est dangereux ça ? Non ça ne l’est pas, mais ce sont juste deux autres inconvénients du coton pour les vêtements de randonnée :

  • Quand il est mouillé, le coton devient lourd. C’est un poids supplémentaire inutile dont on se passerait bien – sur soi ou dans son sac à dos.
  • Quand il est humide, le coton devient désagréable à porter. Il est abrasif et facilite les frottements (au niveau du sac à dos par exemple) et l’apparition d’ampoules.

Qui est à risque ?

Tous les randonneurs utilisant des vêtements en coton sont à risque. Cela ne concerne pas uniquement les personnes qui randonnent plusieurs jours de suite. Beaucoup de personnes randonnant à la journée se mettent en danger en partant avec un tee-shirt ou un pantalon classique.

C’est particulièrement le cas en montagne où les températures varient très fortement. Elles peuvent par exemple varier d’un versant à un autre, en fonction du vent, si le temps change brusquement…

Imaginez que vous partez pour une petite journée de marche en montagne en été avec vos vêtements en coton de tous les jours. Qu’arriverait-il en cas d’orage ? Qu’arriverait-il si vous vous blessez ? Qu’arriverait-il si vous vous perdez ? Qu’arriverait-il si vous finissez votre randonnée dans la nuit ?

Vous devez être toujours capables d’être au chaud et au sec si vous êtes arrêtés pendant une période prolongée pour subvenir à n’importe quelle éventualité (dans la mesure du réaliste). L’hypothermie n’est pas un risque uniquement en hiver et pour des températures négatives. Et ce risque est plus élevé si vous êtes humides, fatigués et qu’il y a du vent par exemple.

Quelques exceptions pour finir

Il y a bien sûr des exceptions où le coton peut être utilisé en randonnée. En voici deux :

  • Dans le désert ou par climat très chaud, des vêtements en coton peuvent être avantageux pour vous rafraîchir une fois qu’ils sont humides. Vous pouvez les humidifier ou laisser faire votre transpiration. Attention, car dans beaucoup de zones désertiques, les nuits sont froides. Prévoyez donc des vêtements de rechange (pas en coton) pour la nuit.
  • Quelques rares vêtements de randonnée utilisent du coton qui a subi un traitement pour évacuer l’humidité et ne pas trop l’absorber. Ces vêtements peuvent être utilisés comme couche de base.

Vous l’aurez compris, le coton est un matériau formidable mais à proscrire absolument en randonnée. Alors souvenez-vous quand vous choisissez vos vêtements pour une randonnée : le coton tue ! Privilégiez la laine mérinos et les fibres synthétiques. Si vous ne savez pas comment vous habiller en randonnée, lisez cet article complémentaire.

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  83 commentaires à “Le coton tue en randonnée”

Commentaires (73) Pingbacks (10)
  1. Hello l’artiste,
    Il ne faut pas dramatiser non plus même si l’idée est d’éveiller les consciences j’imagine.
    Pour ma part j’utilise et je conseil la laine de Merinos sans hésitation surtout pour les ex du contons qui veulent en général de la fibre naturelle.
    La laine Merinos est thermorégulante et anti odeur car antibactériens. Je vais faire un article dessus sur mon blog car je suis passionné par ce produit.
    A+

  2. Salut !
    On dirait un message incitant a la consommation par le biais de la peur.

    Le coton tue ?
    Je redonne depuis plus de 15 ans et sans jamais avoir fais attention a mes t-shirts qui sont, il me semble, pour la plus part en coton .
    Je redonne la plus par du temps en Djinn. Sauf en hiver.
    Jamais je n’ai ut de problème ; alors « a proscrire absolument » ??!

    C’est la revanche des escalators tueurs, de l’autobus de l’abus et du verglas qui sonne le glas ! 🙂

    Je suis donc un randonneur a risque, et peut être même un pestiféré de la bonne conduite en montagne…

    On dirais un article inspiré par un vécu fort ; Pourriez vous nous raconter ?

    • Et pourquoi randonner en Jeans Sunny ?? J’en vois souvent et ça me choque toujours j’imagine qu’il y a des avantages à cela ?

      En tout cas pour le coton je suis assez d’accord avec toi Sunny, une fois de plus certains lecteurs vont encore se sentir seul après avoir lus cet article. On fait mieux que le coton certe mais ne jetez pas tous vos t-shirt !!!! 😉

    • Bonjour Sunny,

      Evidemment, c’est un titre provocateur, mais c’est aussi une phrase qui est très utilisé dans le domaine de la randonnée par les anglophones : « cotton kills ».

      Je vais prendre un exemple : il y a des personnes qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité en voiture et qui n’ont jamais eu de problèmes. Mais il y en a aussi qui sont morts en ne la mettant pas. De la même manière, ce n’est pas parce que tu n’as jamais eu de problèmes en randonnant avec des vêtements en coton que personne n’en a eu et n’en aura.

      Je n’ai pas vraiment de « vécu fort » comme tu dis. Mais il m’est arrivé d’avoir bien froid parce que j’avais un tee-shirt en coton humide. Si tu veux du vécu fort, demande aux secouristes en montagne qui récupèrent des randonneurs en hypothermie portant du coton…

      A bientôt,
      François

      • C’est malin, je vais devoir vérifier la composition de mes vêtements maintenant 🙂

        Les jeans, c’est lourd et c’est en coton… oui mais c’est solide !
        C’est aussi très pratique dans les taillis ou contre la roche.
        En fait je n’éprouve par de gaine sous les forte chaleurs avec un pantalon en jeans et je beigne rarement dans ma sueur.
        En revanche j’ais toujours un vêtement coupe vent
        J’ais aussi une salopette en tissu transpirent pour l’hiver, et je mais ma ceinture de sécurité…
        En voiture on peu mourir de la faute des autres, alors qu’en randonnée a moins d’avoir un guide négligent.
        En règle générale je ne conte pas en premier sur une surenchère de matériel haute performance pour assurer ma sécurité et celle de ceux qui m’accompagne ; Il m’arrive d’accepter des débutant en basquets pour une courte ballade a la journée en été (500m de dénivelé maxi)
        Alors que, a mon avis, une personne sur équipée mais non expérimenté serais en danger sur plusieurs jours en hivers avec plus de 15Kg dans le sac.

        C’est étrange, car le reste des articles sur ce site insistent sur le fait de s’équiper selon la nécessitée alors que celui-ci appuis lourdement sur un point qui pour mois dépend de la randonnée et surtout de la saison.
        Je crois que ce n’est pas le coton qui tue, mais plutôt l’imprudence ou l’ignorance (quoi que, ignorent mais prudent c’est souvent suffisant pour la sécurité ; Bien qu’un peu lourd dans le sac a dos 😉 )

        Sunny

        • Bonjour Sunny,

          Bien sûr que cela dépend de la randonnée et de la saison.

          Si j’ai tant insisté, c’est que beaucoup de personnes secourus en hypothermie sont des randonneurs partis pour une journée sur des sentiers de montagne en été. Le plus souvent il s’y ajoute un imprévu : accident, orage, etc. et c’est là que l’utilisation de vêtements en coton peut s’avérer dangereuse.

          C’est pourquoi je pense qu’il est préférable de ne pas prendre de risques dès le départ.

          A bientôt,
          François

          • Merci françois tes conseils sont précieux !.
            Je randonne aussi ,et souvent montagne ,et le froid,c’est horrible !.
            J’ai eu ces sensations de froid alors que j’empilais les vêtements !,rien
            ni fait si le tee-shirt en coton est humide (et rendu humide par le sac à dos )
            je ne mets plus de sous vêtement en coton, c’est sûr ! et étant
            animateur rando je le déconseille à mes équipes .

        • Moi, ce qui me choc, c’est ton mépris délibéré pour l’orthographe ! Vraiment! Tu pourrais sûrement faire un effort! Aller!

          • Quitte à donner des conseils, autant s’améliorer.
            Corrections: « Ce qui me choque… Allez! »

  3. Bonjour François ,

    J’avoue que ton titre est provocateur et tu fais bien de l’avoir mis car ne faisant pas de randonnée je viens rarement sur ton blog je l’avoue. Si comme moi on est allergiques aux fibres de toutes sortes que peut-on faire car pratiquement tous mes Tshirts sont en pur coton et j’ignorais finalement tout de ses propriétés en + ou en -.

    Merci en tous les,cas d’alerter car je. Rois que des milliers pour ne pas dire des millions de gens ignorent les dangers qu’ils courent en utilisant le coton en randonnée ou ailleurs.

    • Bonjour Sylviane,

      Es-tu allergique à la laine mérinos ? Comme le coton, c’est une fibre naturelle, et les vêtements en laine mérinos sont très bien pour randonner.

      A bientôt,
      François

  4. Salut François,
    Je ne partage pas tout ce que j’ai lu si dessus personnellement je ne trouve pas ton titre provocateur mais plutôt d’une justesse remarquable et cela ne concerne pas uniquement le domaine de la randonnée ! comme je l’ai déjà dit dans d’autre article j’ai comme cadre professionnelle l’univers du secours ( Sécurité Civile) et dans ce cadre la aussi nous connaissons les désagréments que représente le coton ! et cela fais longtemps que nous somme passé à des matériaux autres et mieux adapter !

    Bravo François continue à nous informer et de nous faire partager tes expériences !

    jjack, Charleroi (Belgique) 61 Ans

    • Bonjour JJack,

      Comme tu le dis, cela ne concerne pas uniquement la randonnée, mais beaucoup d’activités de plein air. Et merci d’appuyer le message que j’essaye de faire passer avec ton expérience professionnelle !

      A très bientôt,
      François

  5. Oui bien sur, c’est le coton qui vous met en hypothermie, pas l’utilisation que vous en faites…
    J’imagine que les fibre du pauvre coton vont venir m’agresser la nuit pendent mon sommeille.
    Alors que si je part avec du synthétique je serais sauf quoi qu’il arrive.

    Petite question a ceux qui sont amené a secourir les autres en montagne ou ailler :
    Quant le coton est incriminé, est il la raison première de vos intervention ?

    • Bonjour Sunny,

      Pour rappel, au début de l’article j’écrivais « Avant qu’une nouvelle psychose s’installe, je tiens à préciser que c’est l’utilisation de vêtements en coton qui peut tuer en randonnée. »

      François

  6. Bonjour,
    Il est vrai que les vêtements en coton sont plébiscités pour leur confort. Il existe pourtant des textiles modernes tout aussi confortables mais présentant des qualités remarquables concernant l’absorption de cette fameuse humidité liée à la transpiration en loisirs sportifs d’extérieurs, quelqu’ils soient. Ces sous-vêtements « techniques » permettent une excellente thermorégulation du corps tout en procurant un confort exceptionnel. On ne devrait plus du tout avoir besoin de porter du coton à même la peau en activités extérieures. On ne devrait plus avoir besoin, non plus, d’empiler les couches de vêtements pour ne plus avoir froid.

  7. Excellent article, et très honnêtement je ne comprends pas ces commentaires : « On dirait un message incitant a la consommation par le biais de la peur. »
    Attends… Ha oui, c’est vrai. Avec mon site forcément je rentre encore plus dans ce critère. Je retiens donc « cotton kills »

  8. Merci c’est super utile !

  9. Ça tue, ça pue, c’est lourd, ça sèche mal, ça se salit vite…

  10. Pourtant inconditionnel du coton dans la vie de tout les jours, je reconnai que ton article est pertinent et utile.
    Lors de mes premières randos dans les Alpes je portai toujours un t shirt en coton et, arrivé aprés la montée à l’heure du déjeuné il était trempé de sueur, hereusement que j’en avait un 2èm pour me changer sinon c’était grelotement de froid assuré.
    Cela faisait du poids en plus dans le sac et je n’était pas à l’abris de mouiller le 2èm !
    Dans la liste (que tu conseilles) de ce qu’il faut emporter en randonnée ,il y a une chose que je ne comprends pas : tu préconise un sous vétement technique et un t shirt synthetique; cela ne fait il pas double emploi ?
    Pour ma part je porte ou j’emporte un t shirt .Le vétement que j’ai en double c’est le polaire (un fin et un moyen) pour adapter au froid. Et bien sur une veste imper en gore-tex.
    Merci pour tous ces articles , ils m’apprenent des choses ou me réconfortent dans mes choix ce qui n’est pas désagréable

    • Bonjour Frederic,

      Effectivement tu as raison. Bien vu ! 😉 Il fallait lire « sous-vêtements » tout court et non pas « sous-vêtements techniques ». Je corrigerai cela pour qu’il n’y ait pas de confusion.

      Merci et à bientôt,
      François

  11. Il est vrai que le coton est tres difficile à secher. Et quand on transpire abondamment, le probleme d’évacuation de la transpiration reste entier.
    Je transpire abondamment justement. Lors de mes randonnées itinerantes, j’ai choisi de porter un seul teeshirt synthetique sous ma veste technique. Par contre le soir à l’aarrivée, je me change avec des sous vetements coton.
    J’apprécie l’impression de chaleur qu’ils procure. En periode hivernale je porte une premiere couche en merinos, mais j’ai rapidement trop chaud avec.

    • Bonjour Pascal,

      C’est vrai que le coton apporte un certain confort le soir à l’arrivée. Après, cela dépend d’où tu passes la nuit. Dans le cas de sous-vêtements en coton, il faut bien réguler sa température corporelle pour ne pas transpirer et que les sous-vêtements soient humides et que tu ais ensuite froid.

      Pour une nuit en tente, je privilégie des sous-vêtements (tee-shirt + bas long) en synthétique au cas où ils soient mouillés. Après plusieurs jours de randonnée sous la pluie, sans moyen de faire sécher, tout devient plus ou moins humide.

      A bientôt,
      François

  12. Pour ma conception de la randonnée (au long court, pas ou peu de montagne), le t-shirt et le jeans sont banni : ils puent au bout d’une journée, sont lourds et font transpirer.
    Je prends un polo large ou une chemise légère (ma préférence). En général, ils sont en coton et j’en suis très content. Ils ne se mouillent pas et/ou sèchent rapidement (moins vite pour le polo…). J’en emporte qu’un, à manches longues. On peut toujours relever les manches, difficilement les rajouter. Eventuellement deux : un à manches courtes et un à manches longues. Mais un suffit, quand je le lave et en attendant qu’il sèche, je ne marche pas et je mets ma doudoune, mon coupe-vent, etc… ou rien. Les manches longues protègent du froid mais aussi des coups de soleil. L’avantage de la chemise : on peut la laisser ouverte s’il fait chaud.

    A mon avis c’est plus un problème de tissage du vêtement (mailles serrées ou larges) que de la matière utilisée. Ça dépend évidemment aussi de type de marche (et donc d’efforts) qu’on effectue. Ce n’est pas pareil en montagne ou en plaine, dans le désert ou au Pôle…

    Je pars en principe sans tableau de marche, sans contrainte de temps : je ne suis donc pas obligé d’arriver à une heure/date précise. Souvent même sans but autre que marcher et visiter du pays que je ne connais pas. Je me permet donc de faire des pauses si nécessaire ou si j’en ai envie. Je prévois toujours une marge sur mon temps de parcours ou/et je suis prêt à écourter le trajet si besoin est, plus… une marge. 😉
    En moyenne 1 journée de pause par semaine de marche ce qui me fait une plus ou moins 100-125 km/semaine (sur terrain + ou – plat). Oui, je marche pépère !
    Ça laisse la possibilité de laver et faire sécher son matériel, de faire de l’entretien, des petites réparations, de visiter des monuments, une ville, etc. Je peux faire aussi bien 5 km/jour que 35, suivant l’envie, les rencontres, la météo, le dénivelé, etc. Du coup j’évite de marcher s’il pleut trop et ne mouille pas ou peu mes affaires. En cas d’incident, type traversée de rivière loupée, pareil, je m’arrête le temps de sécher. S’il pleut pendant plusieurs jours, j’essaye de prendre racine dans un camping municipal le temps que ça s’arrange un peu, le camping sauvage étant en général mal vu ! En plus c’est pas marrant de rester tout seul dans sa tente plusieurs jours loin de tout.

    En conclusion, tout dépend donc de votre façon de randonner et il n’y a pas de recette miracle. A chacun de trouver SON mode de fonctionnement, mais je déconseille le t-shirt et le jeans à part pour faire le tour de chez soi le dimanche après-midi, et encore… En plus, c’est lourd.

    NB n’oubliez pas que tester son matériel avant de partir donne aussi beaucoup d’indications pour ne pas se retrouver avec des choses inadaptées quand c’est trop tard pour en changer.

  13. tres interressant!!!

  14. Le coton, en zone de climat équatorial, en saison sèche, n’est-il pas un atout pour la sensation de frais justement généré par l’humidité ?

    • Bonjour,

      Si si, c’est pourquoi je l’ai mentionné à la fin de l’article dans les exceptions. 😉

      A bientôt,
      François

  15. La laine merinos bien, le synthetique aussi, mais il y a aussi la soie.
    Legere seche tres vite n’absorbe quasiment pas, proprieté thermique intereessante, comme c’est tissé tres fin c’est assez coupe vent, c’est naturel, peu d’odeur, …

  16. Je me demande comment font les gens qui transpirent beaucoup pour éviter la désagréable sensation de prendre un bain à chaque fois qu’ils font un effort sous des vêtements en synthétique ???

  17. En tant que marin je peux dire que cette article me semble erroné, car en cas de naufrage il est préférable de porter des vêtements en coton car justement même mouillé ils continuent de réchauffer un temps soit peu son hôte contrairement aux fibres synthétiques nylon et compagnie. Alors de là à mourir en randonnée parce qu’on porte un vêtement en coton me fait légèrement rigoler.

    • Bonjour,

      Je suis très étonné par votre commentaire, car le coton est hydrophile et sèche très lentement et l’humidité reste donc au contact de la peau – ce qui a tendance à refroidir. Le titre est bien évidemment provocateur mais il y a eu en montagne des personnes qui auraient sûrement pu survivre une nuit si elles n’avaient pas eu des vêtements en coton.

      A bientôt,
      François

    • Je suis également très très étonné par votre commentaire !!!
      Vous devez être marin sur la côte Méditerranée non? Car je ne pense pas que des marins des mers du nord, en Islande ou ailleurs prendraient le risque « fou » de mettre des vêtements en coton en partant en mer avec les risques de tomber à la mer avec des température de l’eau rarement au dessus des 5°C. C’est l’hypothermie accélérée garantie. C’est une évidence aussi pour toutes les troupes d’élite militaire qui vont souvent d’en l’eau. Ils ne portent jamais de vêtements en coton car ca accélère l’hypothermie justement car le coton ne sèche pas.
      Et c’est facile à comprendre : l’eau à l’état liquide est dans un état intermédiaire « instable » entre l’état gazeux (vapeur) et l’état solide (glace). L’eau liquide en faite cherche toujours à rejoindre l’un des 2 états précédemment cités. Si l’eau ne trouve pas les calories (énergie) nécessaires pour devenir gazeux par temps froid, elle gèle. Si par contre, elle trouve de l’énergie pour s’évaporer, elle la capte irrémédiablement (transfert thermique, il n’y a rien à faire) hors c’est précisément le cas pour le corps humain qui est chaud. C’est de la que vient la sensation de froid quand on est mouillé car l’eau aspire littéralement notre chaleur pour avoir assez d’énergie pour atteindre l’état gazeux. Si le coton garde l’eau, l’eau capte la chaleur et l’évacue continuellement tout en restant liquide (retenue par le coton) et ainsi accélère le refroidissement du corps. Dans les régions froides, se retrouver mouillé et garder un vêtement en coton croyant qu’il va vous réchauffer alors qu’il est mouillé, (sans un feu ou secours rapides, ou vêtements secs de rechange) c’est l’hypothermie et la mort quasi assurée. Il vaut mieux être torse nu que porter un vêtement coton mouillé dans le grand nord. Ca vous sauvera pas pour autant mais vous vivrez un peu plus longtemps pour essayer d’allumer un feu par exemple.
      Donc oui, portez du coton par temps froid en randonnant, c’est une belle erreur que j’ai souvent fait. Randonnant quasi uniquement qu’en montagne et moyenne montagne, avec le vent, j’ai souvent souffert du froid alors que j’étais convenablement habillé jusqu’à comprendre d’où venait l' »erreur » de ma part. Mais il est tout aussi vrai qu’en plaine ou dans les bois, ou quand je randonne cool plus pour faire de la photo sans effort intense, être en jean ne m’a pas souvent posé de grands problèmes alors que je partais pour plusieurs heures voir la journée entière. Mais le tee-shirt coton en rando montagne, j’ai compris.

  18. Merci pour cet article dont je rejoins le propos. J’ai vu et continue de voir beaucoup de personnes autour de moi qui randonnent en tee shirt en coton et jean, et qui me certifient que le coton, il n’y a rien de mieux. Il y aussi ceux pour qui je passe pour une « pro » avec mon total look en vêtements techniques (sic).
    De mon côté je ne randonne qu’en tee shirt synthétique. Au départ j’ai investi dans les chaussures et le sac à dos qui me semblaient fondamentaux. J’ai donc commencé par randonner avec un banal tee shirt en coton. J’ai vite compris mon erreur, car un tee shirt en coton humide, il n’y a rien de pire. Le jean, c’est lourd, pas respirant du tout, et mouillé, une catastrophe.
    J’ai donc investi dans les vêtements techniques. Les tee shirts et pantalons synthétiques sont plus respirants, sèchent plus vite en cas de pluie, et en plus ont un maillage assez fin pour offrir une protection solaire. Vu mon phototype, ce n’est pas du luxe (bien entendu, cela ne m’empêche pas de mettre de la crème solaire).

    Cela m’est aussi arrivé de me retrouver sous un orage en montagne. Je n’avais sur moi qu’un k-way amélioré, et j’ai vite compris qu’il ne résisterait pas, aussi lorsque j’ai pu l’enlever à l’abri j’ai été contente de savoir qu’en dessous, mes vêtements sècheraient vite. Depuis, je reste convaincue de leur utilité.

  19. Le tee-shirt en coton n’est pas idéal mais ses inconvénients peuvent devenir des avantages pour une randonnée à la journée par forte chaleur. La sueur s’accumulant surtout dans le dos, il suffit de le tourner régulièrement: ainsi le dos se retrouve au sec et la partie humide peut sécher grâce à la chaleur ambiante ce qui rafraîchît en même temps le corps… On peut ainsi marcher toute une journée parfaitement à l’aise. Si on rajoute le côté naturel et bon marché, ça peut être intéressant dans certains cas…

  20. Bonjour,
    Effectivement, le coton comme couche de base, ce n’est pas recommandé (pour toutes les raisons mentionnées). Les matériaux synthétiques respirants sont très efficaces.

    Toutefois, « Cotton kills » , je ne suis pas d’accord. Il existe d’excellentes vestes en « Ventile » (ou toile d’Oxford) qui sont très efficaces, tant sur le plan de l’imperméabilité, qu’en qualités « windproff ». C’est la qualité originale d’un coton en particulier (je ne saisi plus lequel 🙁 ) et la manière dont il est tissé qui en font un matériau très efficace pour la protection du randonneur.

    Il ne faut donc pas être manichéen et affirmer unilatéralement que « le coton, c’est tabou, on en viendra tous à bout! », et il faut aussi reconnaître que le coton peut aussi avoir son utilité ailleurs que dans les climats chauds.

    « Cotton kills » a été l’arguement des fabricants de vêtements de randonnée en tissus synthétiques pour grapiller les parts de marché des fabricants de vêtements en materiaux traditionnels (coton et laine).

    Ceci dit, cela n’enlève rien aux qualités des vestes en matériaux synthétiques (de bonne qualité s’entend). Pour ma part, je vous avoue que j’ai déjà eu des mauvaises expériences avec des vestes soi-disant respirantes. En outre, le port d’un sac à dos altère parfois les qualités respirantes d’une veste.

    Pour conclure, il y a du bon et du mauvais dans tout, il faut juste composer avec les avantages et inconvéniants de chaque objet au moment où on en a besoin.

    • Bonjour Serge,

      Le titre est volontairement « agressif », j’avais quand même fait une note en fin d’article pour les exceptions.

      Cela dit, il est quand même beaucoup plus facile de trouver des vêtements de plein air performants en synthétique ou en laine – même si certains fabricants reviennent un peu au coton ou à des mélanges coton/synthétique (avec des traitements ou du coton tissé différemment par rapport à des tee-shirts en coton classiques par exemple).

      A bientôt,
      François

  21. J’aime bien le titre, il oblige les gens à réfléchir sur leur conduite.
    J’ai pratiqué le cyclisme de compétition pendant 38 ans (la dernière à 48 ans) et s’il y a une chose qui a vraiment bien évolué pendant cette période, ce sont les vêtements « techniques ». A mes débuts, que du coton ou de la laine. Les premiers vêtements synthétiques, qui n’avaient pas les qualités actuelles, étaient réservés aux professionnels.
    J’ai eu froid, j’ai eu chaud, j’ai été mouillé, enrhumé, malade etc…j’ai attrapé des mycose malgré une hygiène suivie etc …
    Puis, petit à petit, je m’y suis mis : aisance financière, études techniques, essais….
    Maintenant, je ne suis plus effrayé par ces vêtements qui ne m’empêchent pas d’être habillé en coton le reste du temps, pour le plaisir d’en porter.
    Je préfére économiser pour avoir un vêtement plus cher mais adapté et confortable. L’entretien régulier permet de le « faire durer » aussi longtemps que le reste.
    En ce qui concerne les marins, le seul avantage du coton, en été, est que, si on tombe à l’eau, mouillé, il peut avoir une certaine forme d’étanchéité et, gonflé à la bouche peut être une aide à la flottaison.

  22. Bonjour.

    Merci pour les articles envoyés.
    Pour en venir à ce dernier article… Titre provocateur et tellement… du copier coller de la pub pour la sécurité routière…et je rajouterai que l´alcool tue aussi… Seriez vous moralisateur ? Avez vous quelque chose à vendre ? Parce que votre approche était celle d´un passionner, et maintenant j´ai l´impression que j ´ai à faire à un commercial…

    • Bonjour Fabien,

      Non, je n’ai rien à vendre par rapport à ça. Mon approche est toujours celle d’un passionné, et l’article vise à faire réfléchir les gens – rien de plus. Je vous conseille de discuter avec des secouristes en montagne à propos du coton, vous retrouverez sûrement un discours similaire au mien.

      A bientôt,
      François

  23. Et pourtant, en Laponie (pas le climat le plus chaud et le plus sec qui soit), la plupart des locaux randonnent en fibre mixte coton-synthétique. Un peu d’épaisseur évite parfois de se faire bouffer par les insectes.

  24. Salut François, je viens de découvrir votre site qui regorge de bons conseils et je le dévore depuis quelques heures déjà, merci pour tous ces bons conseils.

    Pour ce qui est du coton, je crois avoir fait des total-look cotons en rando et l’avoir bien regretté! Par exemple, le jean qui se transforme en râpe à fromage sur mes jambes après avoir traversé un nuage de neige et de pluie… Ou encore le tee-shirt trempé de sueur qui me glace dès que je fais une pause… Je pense que je ne suis pas la seule.

    Par contre, j’ai une petite réserve sur les sous-vêtements « d’en-bas », je n’ai jamais vraiment essayé les culottes en matières techniques mais je sais que les sous vêtements en synthétiques ont tendance à me donner des démangeaisons, mycoses et autres mauvaises odeurs alors cette phobie du coton doivent être poussée jusque là? Des avis?

    • Bonjour,

      Très bonne remarque. Beaucoup de personnes ont des sous-vêtements en coton pour les raisons que vous donnez.

      Pourtant, quand ils sont mouillés, on le sent vraiment et ça refroidit bien. Il m’est d’ailleurs arrivé plusieurs fois de les enlever une fois mouillés pour éviter ça.

      Une alternative au synthétique est la laine mérinos dans ce cas, qui combine les avantages du coton et du synthétique sans les inconvénients : https://www.randonner-malin.com/vetements-en-laine-merinos/

      A bientôt,
      François

      • bonjour,

        Mon alternative à moi, c’est le bambou….
        Pour les chaussettes de rando, je prends des Monneret en fibre de bambou. La premiere fois, je n’en avais pris qu’une paire parmi les 3 emportées. Pluie sur plusieurs jours, trempées les chaussettes techniques(impossible de les secher), ces chaussettes m’ont sauvé les pieds… portées une semaine, pas d’odeur, pas d’ampoules…le bonheur et qd la pluie s’est calmée, lavées, séchées en un clin d’oeil… Depuis je ne porte plus qu’elles…
        Pour les culottes, idem… prendre une taille au dessus pour eviter le frottement des elastiques… confort, légèreté, douceur…..
        Catherine

  25. Je vais de temps en temps voir des sites de « survivalistes », ceux-ci conseillent en général, d’avoir un teeshirt en coton (ainsi que d’autres couches conformes à cet article), qui peut être utiliser comme filtre pour retenir les grosse impuretés dans l’eau. Il va de soi que lorsque l’on randonne, on ne devrait pas être obliger de boire de l’eau autre que celle que l’on a emportée.

  26. Bonjour,

    C’est dommage de se faire l’écho de publicités mensongères pour des produits « innovants » dont la seule raison d’être est le recyclage de nos déchets pétrolifères ! Bref, spécialisé dans les conditions extrêmes, je vais vous donner mon avis, issu de ma propre expérience médico-professionnelle.

    Tout d’abord, parlons de l’humidité corporelle. D’où vient-elle et à quoi sert-elle ? Il y a la sueur, sécrétion naturelle du corps qui permet d’éliminer des toxines, de refroidir le corps et de protéger-lubrifier les tissus. Pour l’élimination des toxines et la protection-lubrification des tissus, je pense qu’il n’est pas besoin de s’y pencher. Toutefois, sur le refroidissement du corps : prenez une bouteille d’eau, enveloppez la d’un linge humide, mettez la au soleil… et au milieu du désert, nous obtenons de l’eau fraiche. C’est le principe de l’échange calorifique dans le changement d’état de l’eau. L’évaporation de l’eau est le changement d’état de l’eau liquide à l’eau gazeux. Les nomades du Sahara se servent de ce principe pour se refroidir eux-même, en s’habillant de long vêtement noirs. Ainsi, comme on l’imagine, trop se couvrir et mal, emprisonne à tort l’humidité qui refroidi le corps. C’est pourquoi, dans son duvet, en pleine montage, il est préférable de ne pas avoir trop chaud et de dormir habillé d’un pyjama léger, sans conserver aucun vêtements portés pendant la journée (possédant déjà une certaine humidité). De toute façon, porter des chaussettes pour dormir est loin d’être une bonne chose. Les troupes d’élite utilisent ce principe de précaution en changeant de sous-vêtements toutes les 6h. Mais peut-il y avoir une autre source d’humidité de notre propre fait ? Et bien oui ; notre corps s’échauffant, son air proche devient chaud… et au contacte d’un air plus froid, il y a création de rosé (et donc d’eau). Vous pouvez comprendre ce phénomène avec la buée sur une vitre. Le meilleur moyen de ne pas avoir froid, est donc de ne pas avoir (trop) chaud !

    Comment se vêtir en prenant conscience de cette problématique de l’eau ? Tout simplement en agissant comme on isole (normalement) nos maisons : frein-vapeur / isolation / ventilation / protection :

    – Le coton est une excellente matière, voir la meilleure, en première couche. C’est un matériaux sain, respirant, hydrophile et non irritant au frottement (contrairement à ce qui a été dit dans l’article), qui va freiner l’humidité du corps en en faisant la régulation. Seulement, personne ne vous a dit que la toile d’un teeshirt était une bonne chose. En première couche, il faut une toile légère de coton tissé, non duveté, comme une chemise. Cette couche doit ainsi absorber l’humidité, tel un buvard, et sécher rapidement… une matière synthétique est hydrophobe et ne peut pas absorber l’eau. Des recherches poussées on permit d’arriver à certains tissus travaillés, pour cette première couche, avec des proportions calculées de matières plus ou moins hydrophiles… de la laine et du coton (vous verrez pourquoi dans le paragraphe suivant).

    – En seconde couche, préférez la laine. La laine est le seul matériaux qui reste isolant, même trempé d’eau de mer. La capacité isolante d’un matériaux, que ce soit en construction ou en vêtement, est sa capacité à emprisonner de l’air. Bien entendu, la laine, c’est cher, plus difficile à entretenir que des bouteilles d’eau recyclées… mais c’est efficace. De plus, la laine n’est pas complètement hydrophobe. Elle va donc permettre de décharger une partie de l’humidité de la première couche en cas de besoin extrême.

    – Petit à petit, ainsi habillé, l’humidité de la transpiration migre dans la deuxième couche, s’accroissant avec l’humidité de la rosée crée dans cette dernière. Là, il n’y a pas plusieurs solutions possibles, il faut ventiler la deuxième couche afin que l’eau s’évapore. Si vous avez déjà porté un Kway, que ce soit en été ou en hiver, vous comprendrez aisément qu’un vêtement non respirant est inconfortable, en raison d’une sensation de moiteur grandissante. Ne cherchez pas, il n’y a pas grand chose à mettre avant la dernière couche, au pire, de la maille comme dans les vêtements techniques récents. Le principe est de porter la dernière couche à quelques centimètre de deuxième, voir d’augmenter le volume de la deuxième (des mailles plus grosses).

    – A quoi sert la troisième couche ? Tout simplement, il nous faut nous protéger (ou plus exactement, protéger la couche isolante) du vent, de la pluie, et de l’environnement immédiat. Pour aider à la ventilation, on peut utiliser une couche respirante. Là, je ne vous conseillerai pas car tout dépend de l’environnement. Vous comprendrez que nous ne portons pas la même couche à l’intérieur d’un bâtiment (un simple tablier suffit quand je cuisine), qu’en extérieur dans le tourbillon des feuilles (un coupe-vent de tout type, même une toile de coton l’huilé), ou encore, à l’extérieur à démazouter une plage (un bon ciré jaune et des bottes). Je vous le concède, vous pouvez ici utiliser du polyester.

    Voilà le grand principe des trois couches ! Dernière recommandation, sans me lancer encore dans des explications, je vous exhorte à bien respecter ces couches, sans jamais en intercaler ou en intervertir : mettre un pull sur votre ciré ne vous rendra pas plus étanche à l’eau ni ne vous permettra d’avoir plus chaud.

    Amicalement !

    • Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. Je ne peux pas m’empêcher de donner mon avis sur 2-3 trucs. 😉

      Premièrement, je ne fais de pub pour personne (en tout cas pas volontairement), je ne raconte pas des trucs que j’ai entendus ou lus – je parle d’expérience. Je ne me revendique pas spécialiste des conditions extrêmes, mais j’ai déjà passé des journées et des nuits dans des conditions météorologiques que l’on pourrait qualifier de misérables. 😉

      – Pour ce qui est du coton en première couche (que je trouve abrasif une fois mouillé), avez-vous des exemples de vêtements que vous avez testés et qui vous ont permis de rester au sec (vous pouvez citer des modèles et des marques) ? Et dans quelles conditions les avez-vous testés ?

      – Selon vous, un vêtement en synthétique (polaire ou doudoune synthétique par exemple) n’isolera plus s’il est trempé dans l’eau de mer, alors qu’il isolera encore s’il est trempé dans de l’eau douce ? Je suis curieux car c’est la première fois que j’entends cela et ça ne m’a jamais marqué avec du synthétique en kayak de mer. Quel est le phénomène derrière cela ?

      – Pour le principe des 3 couches (https://www.randonner-malin.com/vetements-de-randonnee-le-systeme-des-3-couches/), je suis d’accord qu’il faut respecter l’ordre, mais je tiens à préciser qu’il est tout a fait possible de multiplier les secondes couches.

      A bientôt,
      François

      • Bonjour,

        En première couche, que ce soit en montagne, en mer (ma passion) ou autre, l’été ou l’hiver, j’utilise, comme je l’ai dit et comme je l’ai appris moi-même, une chemise fine en coton à manches longues. Il n’y a pas de marques à citer ; simplement regarder l’étiquette pour la composition, et voir la toile briller (qualité du tissage) et être transparente au soleil. Je sais que cette chemise me protégera du mordant du soleil d’été, aspirera ma transpiration et séchera en peu de temps quelque soient les conditions (et donc sur moi même en hiver). J’ai testé cette méthode de -30° C. à +40° C. avec des taux d’humidité variables, et dans l’effort de la marche longue avec sac et matériel… Avec une toile en partie synthétique, je me suis brûlé, sans être le seul, par le frottement du sac en été.

        Un vêtement synthétique perd sa qualité isolante quand il est trempé, que ce soit d’eau douce ou d’eau salée. Si j’ai parlé de l’eau de mer, c’est qu’il n’y a pas pire condition que la pleine mer. On est vite mouillé, les vêtements aussi. Hors, le sel est ultra-hydrophobe et un vêtement mouillé d’eau de mer ne séchera jamais complètement. J’ai testé les pulls en polaire à bord de mon voilier… Et je préfère laisser ça aux plaisanciers qui sortent à la journée, en plein été, en méditerranée 🙂 Je garde mes bons pulls en laine vierge et à mailles fines et cottélées.

        Sur le principe des 3 couches, faites comme vous voulez. Personnellement, j’ai comme expérience de ne pas en changer l’ordre. En cas de grand froid, je fait varier la couche isolante, quitte à la doubler. En mer, j’augmente le coupe-vent et la ventilation par l’ajout d’une vareuse entre mon pull en laine et ma veste de mer.

        Je suis de nature frileuse, et si j’ai réussi à rester en vie dans bien des conditions difficiles (dont des nuits en montagne, dans la neige, sans tente et avec un duvet simple), c’est bien par la mise en pratique de ces choses. Pourtant, il y a des morts chaque année, en montagne ; des gugusses qui se fient à la marque de vêtements et non au bon sens.

        Je le répète, comme pour les maisons : frein-vapeur (seconde peau) \ isolation \ ventilation \ pare-pluie-vent

        Bien amicalement,

        PS 1 : j’ai trouvé des tee-shirts à la toile fine et bien tissée. Cela ne protégera pas du soleil d’été, mais je vais tester comme peau d’hiver… Tee-shirts de la marine italienne.

        PS 2 : avez vous testé la « peau de singe » en coton, fabrication Petit Bateau, en dotation ancienne dans nos armées et bien connue, dans d’autres couleurs et marques, des navigateurs et montagnards ?

        • Bonjour,

          Merci pour votre réponse. Je pense qu’on ne tombera pas d’accord – ça montre aussi que le sujet n’est pas noir ou blanc. 😉

          Cela dit, je resterai sur ma position (pour l’avoir vécu) et ne recommanderai pas la plupart des vêtements en coton pour la première couche (sauf pour refroidir par conditions chaudes). Comme je l’avais précisé dans l’article et comme vous le dites, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exceptions, et il y en a.

          Pour l’isolation d’un vêtement synthétique mouillé, je ne suis pas d’accord non plus. J’ai été trempé de nombreuses fois et j’ai même dormi dans un sac de couchage en synthétique trempé. Les qualités isolantes sont pas mal conservées – comme pour la laine. Ce n’est pas le cas du duvet par contre.

          A bientôt,
          François

          PS : non je ne pense pas avoir testé ces tee-shirts. J’en ai testé de l’armée, mais ils avaient l’air différents.

  27. Bonjour tout le monde. Je rejoins Roch sur plusieurs points et souhaiterais vous faire partager mon experience et mes recherches concernant le cotton et les matières dites « techniques ». Pour ma part, cela fait 7 ans que je suis à l’armée, j’ai eu l’occasion de tester différentes matières et différents matériels et pourtant je ponce encore internet à la recherche du compromis ideal pour la première couche.

    Je vois beaucoup de réfractaires au coton ici et je vais essayer de vous expliquer pourquoi ce qui est écrit ci-dessus n’est pas à prendre au premier degré.

    Les qualités: le cotton est bon marché, il est solide, doux, non allergisant, ne s’enflamme pas à la moindre étincelle, et il est respirant si le maillage est adapté à l’activité pratiquée.

    Les défauts:

    Il sèche lentement:

    Ca c’est valable pour votre jean ou votre tshirt jersey que vous mettez pour aller en ville. Pour la première couche on y reviendra plus tard.
    Mais il est tout à fait adapté pour les pantalons en toute saison chaude à tempérée avec une trame en rip-stop. Le tramage ripstop permet d’amincir considérablement le tissus tout en gardant une bonne resistance. Qui dit tissus plus fin dit sechage plus rapide, et gain de poids. Ce n’est pas pour rien que les treillis de toutes les armées d’aujourd’hui sont conçus de la sorte.
    Il est encore plus efficace combiné avec des matières synthétiques: pour la rando, j’ai un pantalon (Helikon T**) en 60% cotton, 37% polyester, 3% spandex: 400 grammes. Au boulot, j’ai un treillis (Elite tacti***) 88% coton, 12% polyamide (non fourni par l’institution^^). Le must que j’ai eu jusqu’à présent niveau sechage, malheureusement cet alliage n’est pas connu sur le marché civil.

    Vous allez me dire alors pourquoi ne pas utiliser uniquement des matières synthétiques?

    Mon experience avec les matières synthétique.

    Quelque soit le maillage, quand c’est du 100%, ça pue. Du short pourri de décat en polyesther jusqu’au top manche longues « ohdl’eau ». Le nylon idem en vieillissant, le polyamide un peu moins, mais ça tient chaud et c’est irritant.
    Personnellement quand je me couche dans mon duvet le soir et que moi même ou mon voisin pue la transpiration synthetique je passe une sale nuit, donc oui, l’odeur est bien une gène physique.
    Le coton retient aussi les odeurs, surtout la fumée, mais elles sont moins fortes.

    Et les traitement ioniques alors?
    Oui mais ces traitements s’en vont au fur et a mesure des lavages, et vous les retrouvez dans les eaux usée. C’est un paramètre qui peut compter pour des gens comme nous qui pratiquons des activités en contact permanent avec la nature. De plus je ne suis pas convaincu que la transpiration ionisée à l’argent ou au bore est très bonne pour la santé à long terme.

    Mais alors on met quoi pour la première couche??
    En hiver, le merino c’est top mais fragile. L’été, je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Actuellement je teste des tshirts en viscose et coton, et en viscose de maïs. Je pense que le mélange coton-polyamide est le plus valable, mais on ne trouve pas de tshirt dans cette matière.

    Non je ne suis pas hostile au progrès, ni un passéiste. Je pense qu’il faut tirer le meilleur de chaque matière pour améliorer notre confort et notre hygiène de vie.

    • Bonjour,

      Merci pour votre message qui souligne la complexité de la « chose ». L’article a un titre volontairement provocateur, que j’ai écrit en pensant à tous ces gens qui partent en montagne avec un tee-shirt, un sweat en coton et un jean.

      Pour revenir sur ce que vous dites, le coton fait de plus en plus son retour dans les vêtements techniques, mais la matière est utilisée d’une manière différente que dans les tee-shirt et jean classiques. J’ai d’ailleurs pu tester un pantalon avec une certaine proportion de coton (le restant était du synthétique) qui n’avait pas du tout les problèmes du coton que je mentionne au-dessus.

      Mais ces vêtements ne sont pas encore très courants et il est parfois difficile de dissocier les vêtements performants de ceux qui ne le sont pas.

      A bientôt,
      François

      • Je reprends votre commentaire :

        « L’article a un titre volontairement provocateur, que j’ai écrit en pensant à tous ces gens qui partent en montagne avec un tee-shirt, un sweat en coton et un jean.  »

        Partir avec un jean, tee-shirt et sweat n’a rien de mortel, si vous pouviez changer votre titre…

        Gérald

        • Bonjour Gérald,

          Pas pour tout le monde, mais ça l’a été pour certaines personnes !

          Bonne journée,
          François

  28. Novice en randonnée, mes dernières vacances ont été complètement gâchées par le combo coton, pull en laine et jeans. Grosse crève de plus d’une semaine après un t-shirt en coton trempé par la transpiration.

  29. Article interessant.
    Mais le probleme de beaucoup de matiere qui ne sont pas en coton c’est qu’elles sont hyper chaudes quand le soleil donne dessus. J’ai 3 jupes Maccabi qui sont hyper confortables pour la randonnee qui se transforment en sarouel, ou en short. Matiere tres legere et qui seche vite quand mouille, mais s’il fait chaud elle peuvent etre trop chaudes. http://www.macabiskirt.com/
    Il y a des shorts ou des pantalons, t’shirts qui font meme effet. Une fois pendant le casse-croute , le soleil m’a carrement brule sous le tissu .
    Alors je suis plutot decouragee de porter ces matieres. De plus ce genre de matiere, comme les t’shirt Decathlon, peuvent a force garder l’odeur de la transpiration malgre lavage.

  30. Merci pour ces bons conseils qui s ont très pertinents et recherchés.
    Vous êtes un perfectionniste averti. Merci encore.

  31. L’assurance de la certitude et des poncifs. Nous sommes effectivement dans une société du commerce et les tshirts en coton ou les pulls en laine font gagner nettement moins d’argent à ceux qui les vendent que les vêtements en synthétique ou en mérinos. Aujourd’hui, on parle davantage du matériel que des randonnées elles-mêmes, de ce qui fait l’argent que de ce qui fait la beauté.
    Laissons tomber ces considérations inutiles et anti-randonnée pour nous consacrer à la marche et à ce qu’elle nous apporte.

    • Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous que les randonnées sont ce qu’il y a de plus important, mais un matériel adapté permet d’en profiter vraiment. Je vous invite à essayer le synthétique ou la laine mérinos (faites vous par exemple prêter de tels vêtements) et vous verrez la différence.

      Pour information, je ne vends pas de vêtements, donc n’ai aucun intérêt à aller dans un sens ou dans l’autre.

      Bonne journée,
      François

  32. Une source de morts dûs à une hypothermie provoqué par un tshirt en coton ?

    • Bonjour Arthur,

      On ne peut pas attribuer la mort directement au coton car ce sont des morts par hypothermie et on ne peut pas savoir si la personne s’en serait sortie avec d’autres vêtements, mais voici quelques malheureux cas :
      http://www.trailplace.com/forums/showthread.php?t=1194
      https://www.princeton.edu/~oa/safety/hypdeath.shtml
      http://www.heraldextra.com/news/local/body-of-wyoming-hiker-recovered-from-alaska-range/article_bd0be942-dad0-564d-ae98-505d967b2d0f.html

      Bonne journée,
      François

      • Article inutilement anxiogène qui ne concerne qu’un infime fraction des situations rencontrées par la plupart des randonneurs amateurs qui pratiquent en plaine ou à faible altitude en été en france
        On ne risque absolument rien à faire avec un Tshirt en coton le Tour des Cévennes en juillet ou même un bout du GR20 en août ! Bien sûr il faut parfois rajouter une couche ou 2 par dessus le coton !

        • Sur quoi vous basez-vous pour dire ça ? Avez-vous remarqué le temps que met un tee-shirt en coton « classique » pour sécher quand vous avez transpiré dedans ?

          Outre le côté dangereux dans certaines conditions, ce n’est pas tellement confortable de porter un tee-shirt toujours humide.

          De plus, rajouter des couches part dessus une première couche mouillée ou humide enlève rarement la sensation de froid.

          • Bonjour
            Je me base tout simplement sur mon expérience personnelle, en juillet dernier, dans le Mercantour à 2000m par exemple. Le T shirt coton a séché en 15minutes en plein soleil !

            Il faut arrêter de dramatiser avec ce sujet : quand il fait 20-25°C avec peu ou pas de vent et du soleil, le coton est largement suffisant. Ce sont des conditions fréquentes en randos à la journée par exemple ou sur 2-3j.
            Pour les conditions plus extrêmes exposées dans l’article et certains coms (froid, pluie, vent fort), OK pour délaisser le coton mais tous les articles « cotton kills » sur internet font référence à des conditions plutôt difficile.

            Au pire, le Tshirt est un peu humide, c’est désagréable, mais de là à dire que c’est mortel !

            Pour être complet, il aurait aussi fallu souligner les « dangers » du synthétique (brûlure par abrasion, inflammable : étincelle, réchaud sont des dangers bien plus importants quand on veut se réchauffer et qu’on porte du synthétique)

            Enfin, je n’ai jamais eu froid au corps en ski alors que j’ai très souvent une 1ère couche en coton et le conditions sont parfois assez rudes…et nous sommes nombreux dans ce cas

          • Bonjour,

            Forcément quand il fait chaud et beau, ce n’est pas un souci – je suis tout à fait d’accord. Mais en montagne même en été, on peut vite passer de très chaud à très froid – que ce soit en changeant de versant, lors d’une averse ou quand le soleil se couche. Et c’est à ce moment là que ça a son importance.

            Dans beaucoup de cas, ça ne va pas nous tuer, on aura froid voire très froid. Dans les cas les plus extrêmes, ça peut être dangereux.

            Le synthétique a aussi des inconvénients tout comme la laine d’ailleurs, aucun de ces matériaux n’est parfait c’est sûr.

            Bonne journée,
            François

  33. Bonjour,
    votre article et les commentaires (avec ou sans polémique) sont souvent intéressants et circonstanciés, mais personne n’évoque une autre approche du problème que je rencontre : je suis totalement allergique aux fibres synthétiques et à la laine. Je ne supporte en premières et deuxièmes couches que le coton, sinon démangeaisons et irritations. J’ai pourtant essayé (cuissard vélo pour le VTT, polaire en hiver pour les balades) et c’est horrible. Sans compter les odeurs. J’ai la chance de peu transpirer et un t-shirt sec de rechange est suffisant (le mouillé sur le sac pour sécher). Sachant qu’un t-shirt sec n’est pas beaucoup plus lourd qu’un téléphone portable, un gps, une batterie de rechange, etc. et tous ces gadgets dont on se passait volontiers auparavant et dont l’absence ne faisait pas mourir plus souvent autrefois. Je rejoins en tout cas les commentaires mettant en avant le plaisir de la randonnée et l’avancement à son rythme plutôt que la high-tech performance qui ne résout pas ce phénomène d’allergie au synthétique et à la laine (sans même évoquer le danger du synthétique en cas de brûlures, certes peu fréquent en randonnée). Bonne marche à tous.

    • Bonjour,

      Effectivement avec une allergie, c’est pas évident.
      Pour les randos de plusieurs jours dans des conditions humides, ça peut être délicat de « jongler » entre des tee-shirts (classiques) en coton. En général ils finissent mouillés et ne sèchent pas.

      Cela dit, il existe certains vêtements en coton qui sont plus « techniques » que les vêtements en coton de tous les jours.

      A bientôt,
      François

  34. Je trouve cet article absurde. Je randonne souvent, fais de la voile, du ski, etc. et le coton est de loin la matière que j’apprécie le plus, même s’il a l’inconvénient d’être lourd. Dire que le coton tue, c’est partir dans un délire aigü. Et quand je lis les commentaires, on voit bien que les débats pointues sur la composition des couches etc. concerne les troupes de combattants d’élite, les marins professionnels ou autres. Pas grand chose à voir avec la randonnée. Et quand je vois que vous secourez des gens en montagne habillés en coton, ce n’est certainement pas parce qu’ils étaient habillés en coton que vous les secourez mais parce qu’ils ont été dans des endroits où ils n’auraient jamais dû mettre les pieds, qu’ils ne savent pas gérer le risque météo, gérer leur effort, etc.
    Le sens de la relativité ne fait pas de mal.

    • Bonjour,
      Il faut faire la part des chose entre le titre de l’article volontairement « agressif » et le message que l’article veut faire passer.

      Le message simplifié est : la plupart des vêtements en coton utilisés en tant que première couche vont refroidir le corps plus facilement que d’autres types de vêtements (ex : synthétique, laine mérinos…) en retenant de l’eau proche de la peau. Ils ne sont donc pas nécessairement adaptés à la randonnée dans certaines conditions. Dans beaucoup de cas, ça sera juste inconfortable, mais dans d’autres ça pourra être dangereux – même si ça n’est généralement pas la seule raison. Mais pourquoi ne pas prendre la précaution ?

      François

  35. Salut, j’avais laissé un commentaire il y a quelques jours mais il y a sans doute eu un bug car je ne le retrouve pas. Je m’interrogeais sur un conseil que tu donnes dans cet article :
    « Vous pouvez faire sécher [le tshirt] de la journée pendant la nuit. Si les conditions sont humides et rendent le séchage difficile, vous pouvez toujours le faire sécher en le mettant au fond de votre sac de couchage pendant la nuit. »

    Si je comprends bien, quand on a un tshirt humide et qu’il y a beaucoup d’humidité, tu conseilles de le faire sécher la nuit à l’intérieur du sac de couchage, collé contre le corps ? J’ai du mal à imaginer comment un tissu humide pourrait sécher dans ces conditions ! J’ai plutôt dans l’idée que ça humidifierait le sac de couchage… Est-ce que j’ai mal compris ce passage ?

    Par ailleurs, merci pour ce blog génial, très bien écrit et très bien construit (bravo pour les liens entre articles, j’ai dû lire déjà une trentaine d’articles sans mettre le nez sur la page d’accueil, l’outil de recherche ou l’arborescence thématique). Ta réactivité et ta patience face aux commentaires des lecteurs est aussi impressionnante. Je suis en train de préparer un voyage de 2400 km en France, Suisse et Italie pour l’automne-hiver prochain et j’étais plein de questionnements flous et (un peu) angoissants… Maintenant que j’ai découvert ton site je me pose beaucoup plus de questions, mais c’est de plus en plus intéressant ! ^^

    Bonne journée !

    • Bonjour,

      Dans le sac de couchage, il fait plus chaud qu’en dehors et ça fera sécher le vêtement plus rapidement. Le risque est effectivement que ça humidifie le sac de couchage, c’est pourquoi il vaut mieux le faire avec des vêtements humides mais pas mouillés – sinon ça va juste déplacer le problème. 😉

      A bientôt,
      François

  36. Bonjour,
    il me semble que les nombreux intervenants ont oublié l’indication majeure – et finalement la seule qui a pu résister – des vêtements en coton en randonnée. Il s’agit de leur comportement face au feu, bien meilleur que celui des vêtements synthétiques. Ceux-ci fondent très rapidement à la moindre projection de braise, et surtout collent à la peau, pouvant occasionner des brûlures sévères. Alors, à votre prochain feu de camp, pensez-y et ressortez votre vieux jean plutôt que votre formidable pantalon en soft-shell. A ce titre, les militaires, connaissant pourtant les inconvénients du coton, l’utilisent encore souvent (sous forme de mélange, le polycoton) en raison des projections brûlantes pouvant provenir des projectiles de leurs ennemis ou de leurs propres armes.

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