Mar 012018
 

Cette critique a été rédigée par Irene Villa, qui m’assiste pour différentes tâches sur le blog et avec qui vous avez peut-être déjà eu la chance d’échanger par email. Elle nous livre dans cet article un aperçu et une critique de “Wild” de Cheryl Strayed. Place à Irene…

A l’époque, je croyais que tout ce que j’avais vécu jusque-là m’avait préparée à ce voyage. En réalité, rien ne pouvait m’y préparer. Chaque jour sur le chemin était la seule préparation possible à celui qui suivrait. Et, parfois, cela ne suffisait même pas.

Wild Cheryl Strayed - Pacific Crest Trail

Partiriez-vous pour une randonnée qui traverse trois états américains et longe 9 chaînes de montagnes sans avoir jamais randonné ?

Auriez-vous la force (et l’inconscience) de partir avec un sac à dos qui pèse à peu près la moitié de votre poids ?

Et surtout, pourriez-vous envisager de sortir vivant d’une telle expérience sachant qu’il s’agit d’une randonnée en solitaire qui demande une grande préparation physique, un équipement performant et léger, et d’excellentes capacités d’adaptation à la chaleur écrasante de certaines régions de Californie, ainsi qu’aux températures glaciales et aux chutes de neige record dans la partie la plus haute de la Sierra Nevada ?

C’est exactement ce qu’a fait la jeune Cheryl Strayed, 26 ans lorsqu’elle arpente le Pacific Crest Trail (PCT) en 1995. Ce sentier, qui mène de la frontière mexicaine à la frontière canadienne, traverse la Californie, l’Oregon et l’État de Washington, sur 4240 km. A l’époque, Cheryl décide de parcourir à peu près 1700 km du Pacific Crest Trail, avec très peu d’informations à sa disposition, et aucune préparation physique. En effet, il y a une vingtaine d’années, Internet était encore à ses débuts et les informations à propos du PCT étaient limitées et éparses. Chose (presque) impensable aujourd’hui, Cheryl est partie sans téléphone portable ni carte de crédit.

Pourquoi cette jeune femme s’est-elle lancée dans cette folle aventure, alors ? Je crois bien que l’origine de ce projet est illustrée par son nouveau choix de nom de famille, « Strayed », qui en anglais signifie « errant, égaré ». Lire la suite »

Oct 242017
 

L'âme du gange-un pèlerinage aux sourcesCette critique a été rédigée par Irene Villa, qui m’assiste pour différentes tâches sur le blog et avec qui vous avez peut-être déjà eu la chance d’échanger par email. Elle nous livre dans cet article un aperçu et une critique de “L’âme du Gange – un pèlerinage aux sources”. Place à Irene…

 

La marche, c’est la liberté, l’inédit, les grands espaces… C’est être libre de toute attache ! C’est goûter à l’immensité comme on déguste un fruit. C’est jouir du bonheur d’aller où bon nous semble grâce à nos propres forces. Marcher, c’est connaître la nature et la vivre. C’est avancer à notre rythme vers ce qui nous attend. Marcher, c’est faire de la terre entière son domicile.

 

L’intention de l’auteur

Dans son livre « L’âme du Gange », Tanneguy Gaullier narre son pèlerinage du golfe du Bengale jusqu’aux sources sacrées du Gange. Attiré par le « Maha Kumbha Mela », le plus grand rassemblement mondial de pèlerins – 100 millions d’hindous en deux mois, et inspiré du célèbre « Pèlerinage aux sources » de Lanza del Vasto, Tanneguy décide de partir en Inde à la fin de 2012.

Pendant 7 mois, tout le long des 2600 kilomètres parcourus au gré des saisons, le fleuve sacré des indiens, la mère Gange, a été son guide et son repère principale. Son récit, imprégné de l’intensité de chaque rencontre humaine, vibrant de l’atmosphère profondément religieuse qui touche chaque aspect de la vie en Inde, troublé par les conditions d’extrême pauvreté dont il a témoigné dans certaines régions, nous plonge au cœur d’une quête existentielle, de connaissance de soi, d’ouverture aux autres et d’émerveillement pour la nature. Lors de son périple, une bonne partie du voyage se construit autour de la marche dans la plaine Indo-Gangétique, alors que l’autre partie se tisse autour des relations humaines établies avec une riche palette d’individus extraordinaires – les habitants rieurs et enthousiastes, les brahmanes, les yogis et les maîtres spirituels qui lui permettent d’avancer, tant au niveau concret qu’au niveau spirituel.

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Mar 272017
 

Critique de la série “Le sommet des Dieux”

Cette critique a été rédigée par Irene Villa, qui m’assiste pour différentes tâches sur le blog et avec qui vous avez peut-être déjà eu la chance d’échanger par email. Elle nous livre dans cet article un aperçu et une critique de la série de mangas “Le Sommet des Dieux”. Pour avoir dévoré la série, je partage tout à fait son point de vue. Clignement d'œil

Place à Irene…

Le Sommet des Dieux, c’est une sidérante et bouleversante métaphore, une mise en scène hypnotique de ce que doit être la vie si elle veut avoir quelque sens : une constante aspiration à l’accomplissement de ses rêves, un refus obstiné et héroïque d’y renoncer et de se satisfaire de l’insatisfaisant, un acte de foi envers ce qui élève et à quoi l’on s’efforce de participer, de tout son être et de tout son cœur.

Stéphane et Muriel Barbery

A quelques semaines de la mort de l’immense Jirō Taniguchi, un des plus grands mangakas japonais, j’ai ressenti l’envie de partager avec les lecteurs de Randonner Malin l’histoire ‘Le Sommet des Dieux’, qui dresse le portrait absolument extraordinaire d’un alpiniste extrême, ainsi que la quête de sens d’un photographe perdu dans sa vie, sur le fond majestueux des montagnes du toit du monde.

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Août 252011
 

Comment_chier_dans_les_bois_pour_une_approche_environnementale_d_un_art_perduJ’imagine que beaucoup d’entre vous se demandent de quoi il s’agit ? Oui, le titre de cet article est un peu différent de ceux de mes articles habituels. 😉

Et bien le titre de cet article est le titre d’un excellent livre que je vais vous présenter. Je l’avais déjà mentionné dans un de mes articles sur la purification de l’eau.

Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d’un art perdu est une traduction du livre original « How to Shit in the Woods: An Environmentally Sound Approach to a Lost Art » de Kathleen Meyer. Ce livre est paru en 2002, comporte 146 pages et a été traduit par Jean-Marc Porte.

Un ami m’avait offert la version française de ce livre il y a quelque temps. Je n’en avais pas entendu parler auparavant et j’avoue avoir été vraiment surpris par le titre. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre. J’imagine que vous non plus !

C’est un livre beaucoup plus sérieux qu’il en a l’air si l’on s’arrête uniquement à son titre provocateur. Le sujet est traité intelligemment, sans tabous et avec beaucoup d’humour. Je suis sûr que cet ouvrage bénéficierait à beaucoup de randonneurs. Il lie l’utile à l’agréable en nous apprenant beaucoup tout en nous faisant sourire. Et c’est sûrement ce qui fait son succès international.

Voici un aperçu du livre avec un résumé succinct, chapitre par chapitre.

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