Avr 072020
 

Cet article est un article invité rédigé par une lectrice du blog. J’ai accepté avec grand plaisir sa proposition d’article, car je n’ai aucune expérience sur ce sujet et qu’elle en a beaucoup.

Qui es-tu ?

Alors moi, c’est Mathilde. À la base randonneuse à chiens, un peu cavalière à mes heures, et rêvant de tester la randonnée avec un âne. Quand mon ânesse Ballotine m’est « tombée » dessus, c’est devenu une évidence. Je connais les chevaux, donc ça va aller vite… Erreur… Rien à voir ! Ânes et chevaux sont aussi différents que chiens et chats.

J’ai donc dû apprendre, et elle aussi, cette façon de randonner. Deux débutantes ensemble, ça aurait pu tourner au cauchemar ! Son compère Roméo est venu nous rejoindre un peu plus tard, un « gros bébé » totalement inexpérimenté (de la vie aussi 😆). Bref, impossible ensuite de les séparer donc les randonnées se font maintenant à une humaine, deux ânes, et au moins un chien. J’ai énormément de temps libre donc on se promène souvent, un jour, cinq, dix, quinze, selon les projets. Des randos entre potes, et oui, ils ne sont pas juste là pour porter du matériel, de vrais échanges se font, une vraie complicité existe.

Beaucoup de gens me questionnent sur la randonnée avec un âne. Soit des propriétaires, soit des gens qui ont envie de tester, soit des gens qui se demandent à quoi ça ressemble. Alors je vais essayer de répondre ici aux questions de base, qui sont tout à fait légitimes.

Une randonnée avec un âne ! Pourquoi ?

Si vous voulez partir en famille, plusieurs jours, avec vos enfants ou vos grands-parents.
Si vous ne pouvez/voulez marcher avec tout votre matériel sur votre dos.
Si vous avez envie d’expérimenter une autre façon de marcher.
Si vous voulez découvrir le lien qui peut se créer avec Cadichon.

Note de François : pour ceux qui – comme moi – ne connaissaient pas Cadichon, il s’agit d’un personnage du livre « Mémoires d’un âne » de la comptesse de Ségur qui a été repris par la suite dans une série télévisée d’animation du même nom.

Pour qui ?

Cette façon de randonner est adaptée à tous les niveaux de randonneurs, à partir du moment où vous savez marcher… Et aucun âge limite.

Pourquoi un âne et pas un cheval ? C’est quand même plus « classe » !

D’abord, pour son caractère. L’âne s’adapte, compose, et est d’un naturel doux et placide. Ses réactions sont moins sanguines, rares sont les fois où un âne va paniquer et prendre la fuite ou avoir des réactions brutales. D’ailleurs, s’il vous échappe, n’essayez pas de courir après. Attendez qu’il se calme. Un cheval qui prend peur va courir, courir, courir…

Ensuite, pour leur morphologie. Ils sont petits mais d’une force exceptionnelle. Sans entrer dans des détails approfondis, leur structure osseuse leur donne une capacité de portage bien supérieure à celle des chevaux.

Puis, pour leur frugalité. Un âne va toujours trouver de quoi se nourrir, le moindre brin d’herbe sera mis à profit, il se contente de très peu (pour rappel, ils sont originaires de contrées désertiques). Même l’herbe jaune et dure, des branches d’arbres, tout lui convient. Avec un cheval, vous devrez soit transporter, soit vous organiser, pour lui fournir grain et foin afin de le garder en forme.

Enfin, les ânes ont un capital sympathie incomparable qui permet de belles rencontres. Vous n’imaginez pas combien de fois je m’arrête discuter avec des gens qui ont juste envie de les caresser et se rappeler les ânes de leur enfance ; ni combien de fois ils m’ont ouvert des portes lors de galères pour trouver un bivouac.

Est-ce que l’âne peut porter mon matériel ?

Un âne de taille moyenne a la capacité de porter environ 40 kg. On compte en général un âne pour 2 ou 3 randonneurs. Vous pouvez ainsi mettre dans ses sacoches votre matériel de bivouac, votre nourriture, bref, tout ce dont vous avez besoin pour partir en autonomie. Ne restent dans votre sac à dos que les indispensables à avoir à portée de mains dans la journée (eau, téléphone, veste, trousse de secours, que sais-je encore…).

Il peut porter mes enfants alors ?

Oui, si le poids de votre enfant ajouté au poids du matériel ne dépasse pas les capacités de votre âne. Attention de toujours rester à côté de votre enfant lorsqu’il est dessus ; question de sécurité logique qu’il est toujours bon de rappeler. Un casque est évidemment nécessaire (obligatoire).

Les enfants ont tendance à être rapidement lassés en randonnée. Le fait d’avoir ce merveilleux compagnon à longues oreilles, que votre enfant tiendra en marchant, vous évitera à coup sûr le « c’est quand qu’on arrive ? » habituel.

Un âne, ça ne doit pas avancer bien vite !

Alors pour le trail en effet, vous pouvez oublier. Un âne marche à environ 3 ou 4 km/h, selon le terrain (et la motivation). Ce n’est qu’une moyenne, les miens ont des moments à 6 km/h et d’autres à… 1 km/h !

Une fois que vous vous serez tous calés sur le même pas, il marchera à un rythme régulier pendant des heures, vous serez certainement fatigué avant lui.

On m’a dit que ça s’arrête sans arrêt, est-ce que c’est vrai ?

Ah ah, LA question à laquelle on n’échappe jamais ! Et la réponse est très simple : un âne vous teste automatiquement.

Les 10 premières minutes comptent. Si lors de ces premiers pas ensemble vous le laissez grignoter chaque brin d’herbe à sa portée, vous pouvez être sûr qu’il va comprendre à qui il a affaire et continuer à vous agacer tout le long de la rando. Même si elle dure 15 jours. Et je peux vous garantir que c’est littéralement épuisant. Mettez les limites dès les premiers mètres, expliquez-lui qu’il peut manger pendant les pauses, et vous serez tranquille.

Il paraît que c’est têtu comme animal, comment je gère ça ?

L’âne n’est pas têtu. Il réfléchit. Beaucoup (trop ?). S’il refuse d’avancer, inutile de tirer comme un forcené sur sa longe. Au contraire, plus vous insisterez, plus vous vous énerverez, plus il bloquera. Et ça peut durer des heures, il n’y a pas que dans la marche qu’ils sont endurants… Il faut qu’il analyse la situation, qu’il évalue les risques. Montrez-lui que le passage est sûr, parlez-lui, rassurez-le, et il vous suivra.

Dans les cas extrêmes, sachez que « un âne se pousse mais ne se tire pas ». Demandez à une seconde personne de le pousser gentiment. Et si ça ne fonctionne pas, vous pouvez tenter de lui bander les yeux ou simplement… faire un détour.

Est-ce qu’un âne passe partout ? Comment dois-je préparer mon itinéraire ?

Les ânes passent presque partout, en gardant en tête qu’ils sont sur des sabots… donc pas d’escalade !

Quand vous louez un âne, l’ânier vous propose des circuits à la carte, selon vos envies, et vous propose également des hébergements adaptés ou des lieux de bivouac.

La majorité peut aussi vous laisser libre choix du parcours, tout en vérifiant la faisabilité et la sécurité pour votre nouveau compagnon de route. Il faudrait dans l’idéal prévoir des itinéraires bis lorsque vous voyez des ponts ou passerelles qui pourraient s’avérer dangereux, ou tout simplement trop étroits pour passer avec les oreilles.

Et si vous ne savez pas lire une carte, référez-vous à Randonner Malin.

Combien d’heures par jour peut marcher un âne ? Faut-il lui faire faire des pauses ?

Pour le nombre d’heures par jour, c’est compliqué de répondre. Comme pour nous, cela dépend des difficultés du terrain. Le long d’un canal, hormis la lassitude, c’est facile de marcher 8 heures. En montagne, peut-être qu’au bout de 3 heures vous êtes cuit.

Pour les pauses, il faudrait en prévoir une de 20/30 minutes toutes les 2 ou 3 heures de marche. Là aussi, le terrain est à prendre en compte. Évidemment, en pause, on s’arrête là où il y a de quoi brouter et on lui donne à boire et… pensez à lui enlever ses sacoches (vous enlevez bien votre sac à dos).

Comment je fais pour le nourrir ? Et comment je gère son eau ?

Normalement, vous n’avez rien à emmener. Comme je le dis plus haut, les ânes sont très rustiques, ils trouveront donc toujours de quoi manger pour être en forme. Vous aurez juste à choisir intelligemment les lieux de pause et de bivouac.

Pour l’eau, là aussi grâce à leur rusticité, ils boivent finalement assez peu. L’ânier vous aura fourni un seau, et indiqué les sources et autres sur le parcours. De toute façon, il faut bien que vous aussi, vous buviez. Proposez-lui de l’eau dès que vous en voyez. Et, si vous avez peu de sources d’eau sur votre chemin, ne vous en faites pas : il y aura toujours une porte qui va s’ouvrir !

Au bivouac, comment ça se passe ?

Le loueur vous fournira une longue corde ou une clôture pour passer une nuit sereine, reposante et en sécurité.

Une fois arrivé sur votre site pour la nuit, vous vous occupez de votre âne avant toute chose. Le décharger, le débâter, le brosser scrupuleusement pour vérifier l’absence de blessure, nettoyer ses pieds… Ce moment est aussi très apprécié par votre compagnon et crée une certaine complicité.

Ce n’est pas un vélo que l’on pose et oublie une fois la journée de rando terminée.

Et pour le préparer, ça a l’air long et compliqué, que faut-il faire exactement ?

Avant votre départ, l’ânier vous aura consacré du temps afin de vous expliquer en détails tout ce qu’il faut faire et savoir. Pas de stress !

Bon, même en ayant tout compris, il est possible que vous y passiez une heure le premier matin. Rassurez-vous, on passe tous par là et la fois suivante, cela va bien plus vite !

Il vous faudra brosser et curer les pieds, vérifier la propreté du matériel (la moindre petite cochonnerie pourra blesser votre âne et mettre un terme à votre périple), et surtout ranger vos affaires. Les sacoches devront être parfaitement équilibrées sinon ça penche, ça tourne, ça tombe et vous êtes bon pour tout recommencer avant d’avoir fait un kilomètre. Et en général, ça ne tombe pas au milieu d’une plaine…

Je randonne avec des enfants, les ânes peuvent-ils être agressifs ?

Les ânes, de manière générale, sont très doux et patients avec les humains. Encore plus avec les enfants et les personnes fragiles.

Les ânes proposés à la location sont habitués à être manipulés par tout type de personnes, de tout âge. Le loueur ne confierait pas un animal dangereux ou qui n’a pas fait ses preuves à des novices.

Toutefois, cela reste un animal, avec sa sensibilité et ses réactions. Les enfants doivent les manipuler sous surveillance, comme avec tout animal. Il suffit d’une bestiole qui le pique, un coup de pied pour s’en débarrasser, si votre enfant est sur la trajectoire cela peut être dramatique – et pourtant, cela se sera fait sans aucune méchanceté de la part de l’âne.

Est-ce que je peux louer un âne et emmener mon chien ?

La plupart des loueurs acceptent. Prévenus avant, ils en tiendront compte dans le choix de l’âne qu’ils vous attribueront.

Il faut par contre savoir que les ânes, par instinct, détestent les chiens. Proies potentielles, ils préfèrent quand même attaquer pour se défendre plutôt que de prendre la fuite.

En randonnée, il suffira de quelques centaines de mètres pour caler les choses ensemble, il acceptera vite l’idée que votre poilu fait partie du groupe.

Méfiez-vous lorsque l’âne est dans son pré. Ils sont très territoriaux, et un chien pénétrant sur leur territoire sera chassé sans ménagement (on a vu des chiens se faire tuer, donc chacun à sa place).

Pour exemple, mes ânes et mes chiens randonnent ensemble, sans aucun problème. Ils s’entendent maintenant très bien. Des chiens inconnus peuvent, en rando, leur passer entre les pattes sans souci (c’est arrivé très souvent). Mais au bivouac, pas de chien sur leur territoire, même les miens.

Y a-t-il des interdictions pour les ânes ?

Avec les ânes, on peut traverser les parcs nationaux sans problème. Aucune interdiction ne les concerne. Le seul endroit que je connaisse en France qui soit strictement interdit aux équidés est le GR34 (pour des raisons de sécurité).

Après, sans avoir besoin d’interdire, certains GR sont impraticables avec des sabots, il faut trouver des solutions alternatives (via les sentiers équestres par exemple).

Cela coûte cher de louer un âne pour randonner ?

Question compliquée. Chacun fait ses tarifs librement. En général, le prix journalier est dégressif selon la durée de la rando. La situation géographique, la concurrence, la saison, la réputation d’une randonnée, le type d’hébergement, repas ou non, jouent énormément sur le tarif. Le mieux est de comparer et vérifier directement mais pour vous donner un ordre d’idée, comptez environ 350 euros par semaine sans aucune option.

Pour information, une grande partie des âniers est répertoriée ici : www.ane-et-rando.com/carte-adhérents

Et ça ne coûterait pas moins cher d’acheter un âne ?

Pour acheter un âne adulte sans papiers (pas un pur race) NON éduqué, comptez environ 350 euros pour son achat. Et si vous achetez un mâle entier, comptez 400 euros pour le faire castrer (opération et soins divers). Jamais de mâle non castré en extérieur !

Si vous achetez un jeune, attendez ses 6 ans avant de le faire randonner chargé. Ajoutez à ceci le temps passé (peut-être plusieurs dizaines d’heures) pour lui apprendre les bases. Et les professionnels que vous ferez intervenir si vous n’y arrivez pas seuls (on va dire 50 euros par heure environ et comptez-en au moins une dizaine).

Ensuite, hors rando, il lui faut un pré. Et attention, un âne ne vit pas seul, il lui faut au minimum un congénère pour être heureux. Donc deux ânes (multipliez par 2 le prix d’achat), un hectare de pré pour l’année, comptez minimum 400 euros par an. Selon la région cela peut monter à 1000 euros par an.

A cela, vous pouvez ajouter :

  • Du foin et de la paille pour les nourrir, comptez 500 euros par an.
  • Piquets de clôture, fil de clôture, batterie… tablez sur 300 euros.
  • Prix d’un abri. Comme je vous l’ai dit, ce sont des animaux issus de contrées désertiques, donc sensibles au froid et à l’humidité.
  • Vaccins, environ 50 euros par an, à multiplier par 2 au moins (et oui, ils ne vivent pas seuls).
  • Maréchal-ferrant, 30 euros pour chaque âne si vous ne les faites pas ferrer, 4 fois par an (donc 240 euros minimum).
  • Vermifuges pour deux, 100 euros, 2 fois par an minimum.
  • Assurance responsabilité civile équidés (RCPE), pour deux ânes, 150 euros par an.
  • Si blessure ou souci de santé, les frais vétérinaires sont proportionnels au poids de la bête. En cas d’opération nécessaire, ou de prise en charge clinique, comptez de 1000 à 5000 euros.
  • Pour la rando : un licol (15 euros minimum), un tapis de bât (45 euros), un bât (400 euros), une clôture pour les bivouacs (200 euros).

Sans besoin d’éducation complémentaire, il vous faudra également passer du temps avec eux tous les jours, quelle que soit la saison. Comptez au moins 30 minutes chaque jour. Et ajoutez les frais de garde (visites, nourrissage, soins) lorsque vous partez en vacances.

Ah, détail… Les ânes peuvent vivre plus de 40 ans ! Vous êtes prêts ? Vous voulez toujours en acheter au lieu d’en louer ?

Note de François : Mathilde m’a expliqué que certaines personnes achètent des ânes sur un coup de tête et s’en débarrassent par la suite quand ils deviennent trop contraignants – d’où le détail de ce que cela implique financièrement (et pas que).

Et… Ce n’est pas un peu de l’exploitation animale que de les bâter ainsi ?

Si on prend le terme dans un sens littéral, c’est-à-dire « ne pas laisser l’animal libre et heureux dans la nature », on pourrait dire que si. À partir du moment où un animal domestique travaille avec/pour l’humain, c’est de l’exploitation animale…

Je suis très très régulièrement confrontée à des réflexions, souvent des agressions quant à leur chargement. On va donc partir avec des exemples.

Commençons par des chiffres : un âne, physiologiquement parlant, peut porter ¼ de son poids sans forcer. Un âne, de taille modeste, de 250 kg peut donc porter une charge de 62,5 kg. Personne ne les charge plus que 40 voire 50 kg, soit 1/5 à 1/6 de leur poids. Faites la conversion en comparant avec vous et le poids de votre sac à dos, je suis certaine que proportionnellement, c’est vous qui portez le plus lourd. (Note de François : peut-être pas si vous appliquez ces conseils pour randonner léger 😉)

Ensuite, comparez à un enfant sur un poney. Cela ne choque jamais et ne suscite jamais les réactions extrêmes auxquelles je suis régulièrement confrontée… Un enfant de 35 kg (ajoutez à ça le poids de la selle, du tapis, de ses vêtements, de son casque et autres protections) monte un poney.

Même en balade, l’allure changera.  Le chargement du poney bouge sur son dos, penche tantôt à droite, tantôt à gauche, rebondit sur son dos, bouge régulièrement.

En face, vous avez un âne bâté, toujours au pas, qui a un chargement équilibré qui a toujours les mêmes réactions, et donc qu’il gère de lui-même selon le terrain.

Visualisez… Lequel est le plus gêné selon vous ?

J’ajouterai à ça que, quand un âne ne veut pas, il ne fait pas. Ce n’est pas plus compliqué que ça. On peut seulement leur proposer une activité. On ne peut jamais les forcer (voir ma réponse à la question « c’est têtu un âne ?). S’ils n’ont pas envie de faire quelque chose, ils ne le feront pas.

Petite parenthèse. Je vous écris en pleine période de confinement et je peux vous assurer que mes ânes sont en manque de rando, ils savent me le montrer. Ils aiment partir à la découverte de nouveaux chemins et dormir en pleine nature.

Pour conclure…

Randonner avec un âne, c’est sans demi-mesure. Soit vous adorerez, soit vous détesterez. Et vous ne pourrez pas le savoir avant.

C’est franchement une autre façon de randonner qu’il faut, à mon sens, absolument expérimenter. Le rythme de l’âne, la relation avec lui, les rencontres (bonnes ou mauvaises mais heureusement, majoritairement bonnes), sont des choses qu’il faut avoir connues.

Bonne route, et n’hésitez pas à partager vos expériences !

Notes de François :
– Si vous voulez suivre les aventures de Mathilde, Ballotine et Roméo, je vous invite à le faire sur leur page Facebook.
– Toutes les photos sont de Mathilde.

  28 commentaires à “Randonner avec un âne : quelques conseils pour tenter l’expérience”

Commentaires (28)
  1. J’ai randonner plusieurs fois avec des ânes , que du bonheur. Mais il faut aimer les animaux ne pas en avoir peur et s’avoir s’adapter.

  2. Je serai hors sujet mais l’évocation de cette situation me rappelle de bons souvenirs: en randonnée sur le GR51, je fais une pause sur le sentier. Je vois alors se pointer un âne qui vient à ma rencontre. Étonné par cette présence inattendue, je lui parle et le caresse, à l’évidence c’est ce qu’il était venu chercher ! C’est alors que je vois se pointer un deuxième, puis un troisième âne qui m’encerclent littéralement pour se disputer les caresses !! L’un d’eux se colle contre moi pour obtenir double ration, je m’organise donc pour distribuer les rations de caresses à parts égales ! La scène a duré un quart d’heure et c’est franchement à regret que je me suis séparé de mes trois copains afin de poursuivre mon chemin ! Je n’étais absolument pas coutumier de ces animaux que j’ai trouvés pour le coup extrêmement sympathiques et très attachants.

  3. Oups ! Je corrige: plutôt que « coutumier de ces animaux », lire « je n’avais jamais été jusqu’à présent confronté à la présence de ces animaux » que je connaissais très mal…jusqu’à ce jour. Une révélation !

  4. Je suis parti avec une ânesse il y a bientôt 2 ans, autour du mont Mezenc 4 jours et 3 nuits, seul. C’était fantastique! Même si elle s’est enfuie la dernière nuit, je l’ai retrouvé sur le chemin du retour. Je raconte d’ailleurs tout sur mon blog (pas un blog de rando, de vin car c’est mon job et passion) 😉
    J’ai toujours été très touché par les ânes, je les trouve tellement plus touchants que les cheveaux, allez comprendre! ,)

    http://www.sommelier-vins.com/2018/12/hors-sujet.html

  5. Nous avons randonné et/ou organisé des sorties 6 fois en famille et entre amis avec des ânes dans les Cévennes. L’âne est un très bon compagnon de randonnée, très attachant.
    Jamais une itinérance avec ces animaux ne s’est terminée sans les larmes des enfants au moment de s’en séparer. Ils font partie du groupe. Expériences inoubliables ! Nous sommes toujours prêts à revivre une nouvelle aventure avec nos amis aux yeux doux et aux longues oreilles !
    Il s’agissait d’ânes loués à un ânier de confiance.

    • Bonjour. J’ai un projet de partir randonner avec un âne, avec mes 2 petits-enfants 8 et 10ans. Pouvez voud me conseiller un bon ânier dans les Cevennes. Merci d’avance et bon confinement

  6. Article très complet merci !

    Au fait François, Cadichon est l’âne du livre « Les mémoires d’un âne » de la Comtesse de Ségur. Qui a apparemment donné une série télévisée d’animation. 😉

    J’ai randonné deux fois avec un âne et mon fils, la seconde fois il était âgé de 4 ans 1/2. Nous sommes partis 15 jours pour une boucle en Cévennes, Lozère. J’en garde un souvenir fabuleux.

    J’avais calculé le chargement afin qu’il n’excède pas 40 kg, y compris quand mon fils était dessus. Il avait pris l’habitude de dormir allongé sur les couffins pour sa sieste. Je portais l’excédent de bagages.

    A noter : les ânes n’aiment pas les plaques d’égout (ça résonne et ça glisse), ils rechignent un peu devant les gués un peu larges : être attentif et toujours patient.

    • Bonjour Jenny,

      Merci pour ton retour d’expérience. 😉
      Et merci pour la précision concernant Cadichon, j’avais effectué une recherche probablement trop rapide et je viens de corriger.

      A bientôt,
      François

  7. Je connais assez bien les chevaux mais pas du tout les ânes que j’aimerais découvrir. Votre article fait une bonne synthèse et donne envie de tenter l’expérience d’autant plus que je vieillis et que le sac à dos et de plus en plus lourd …. Un seul problème : j’habite en montagne et j’ai un peut peur de la difficulté des sentiers …
    Une remarque quand même : Cadichon n’est pas seulement le héros d’une série télévisée mais avant tout le narrateur des « mémoire d’un âne » de la Comtesse de Ségur …un must que j’ai dû lire au moins vingt fois entre huit et douze ans ☺️

    • Merci pour le retour. Je viens de corriger cela pour Cadichon. 😉

    • Les sentiers de montagne ne sont pas un souci pour eux, voyez les bergers en haute montagne qui montent tout leur matériel, leur nourriture à dos d’âne.
      Il faut juste que ça passe en largeur (avec les sacoches, ils en prennent, de la place !).

  8. Formidable article merci
    Possesseur d’un âne et randonnant régulièrement avec , je peux dire que c’est une expérience magique , au début c’était pour promener les enfants , pour ne pas avoir les réflexions comme le dit si bien Mathilde.
    Maintenant vieillissant aussi un peu je suis bien content qu’il me prenne un peu du matériel , et c’est toujours pour lui une joie de partir de promener.
    Un âne réfléchi avant de passer un obstacle , c’est pas qu’il est têtu , mais il calcul la meilleure façon pour lui de passer , des fois il faut le lâcher et le laisser faire c’est beaucoup plus simple ou avoir une grande longe .
    Pour Sylvie l’âne a toujours été le compagnon des bergers dans les alpages donc pour le « j’ai peut de la difficulté des sentier , en montagne » aucun problème l’âne passe de partout sans soucis

  9. Bonjour, Avez-vous traversé des cours d’eau à gué avec vos ânes ? Je suis surpris de ne rien lire sur ce sujet alors qu’il semble fréquent que beaucoup d’ânes soit plutôt potamophobes (aversion des rivières et de l’eau en général) car un âne contrairement à un cheval ne saurait pas nager (mais je n’ai pas la preuve de cette rumeur…). Suis preneur d’infos sur le sujet.

    • Bonjour,
      Je n’ai effectivement pas parlé de leurs difficultés avec l’eau, les ponts, et autres obstacles car l’article est vraiment ciblé sur la location d’un âne. Et normalement, un ânier sérieux aura appris à ses ânes à ne pas avoir peur des ponts et entrer dans l’eau sans souci.

      Ils savent nager, mais ils n’aiment pas s’ils ne voient pas où ils posent leurs sabots.

  10. Vous connaissez sans doute ce livre : « Travels with a Donkey in the Cevennes » un récit de voyage de de Robert Louis Stevenson et bien sûr https://www.gr70-stevenson.com/fr/cevennes.htm.

    • LA référence pour les passionnés d’ânes, telle un chemin de croix.
      Prochain projet avec Ballotine et Roméo !

  11. Bonjour,
    J’ai plusieurs fois randonné avec 1 ou 2 ânes.
    La première fois j’ai loué un âne et l’ânier avait définie l’itinéraire (5 jours et 2 personnes). L’itinéraire n’était pas très adapté, vieux chemins raides avec roches glissants. D’autre part, le bat blessait l’âne !
    J’ai refait des randonnées en louant 2 ânes (2 adultes, 2 enfants) et j’ai organisé mes circuits (Départements Loire, Puit-de Dôme, Haute Loire). Pour cela je définissais un secteur de 30 à 40 communes. J’envoyais un courrier à chaque maire :
    Monsieur le Maire,
    Je souhaite randonner avec 2 ânes, 2 enfants, ma femme et moi.
    Je suis à la recherche d’un pré pour camper, avec un point d’eau pour l’âne, le pré pour que l’âne puisse manger.
    Ou une grange ou un abri pour bivouaquer et un pré avec un point d’e au à proximité.
    Ou un gite pour nous héberger avec là aussi un pré avec un point d’eau à proximité pour l’âne.
    A quelques exceptions près, monsieur le Maire m’a toujours trouvé une solution.
    C’était formidable !
    En fonction des propositions, j’organisait mon itinéraire. Je remerciais les propositions que je n’utilisais pas !
    Et après l’aventure, chemins qui n’existaient plus, chemins trop étroits (végétations). Passages en forêts trop denses. Il est évident que le chargement avec un sac de chaque coté du bat devient un convoi « exceptionnel ».
    Le passage des gués était un problème de patience (une petite cordelette de 10 m, un anneau de corde et un mousqueton).
    Si sur le chemin les ânes trouvaient zones de sable chaud, ils se roulaient dedans avec le battage !
    Cordialement

  12. Avec des collègues, lors de notre retraite, nous nous sommas lancés dans la traversée des Pyrénées Ouest – Est, Hendaye – Banyuls-sur-Mer. avec des ânes. En général nous étions 4 randonneurs avec 3 ânes qui portaient tout notre matériel (140 kg environ). Nous avions réalisé cette traversée en 48 étapes. Un des initiateurs (Georges Marty) à réalisé un guide de cette traversée : « La traversée des Pyrénées en sabots ». Nous n’avions aucune connaissance en ce qui concerne les ânes, sauf l’un d’entre nous qui avait des connaissances équines, mais cela n’a rien à voir avec les ânes. Mais quelle expérience avec es compagnons docilité à tout épreuve..

  13. Très bel article qui donne envie d’essayer… merci..

  14. Bonjour à vous, François,

    Merci à vous pour ce lien et d’avoir gardé contact.
    C’est une très riche idée pour les marcheurs qui, pour diverses raisons, ne pourraient plus randonner avec trop de charge sur le dos et/ou apprendre à marcher avec un bon rythme pour aller plus loin et bravo pour ces photographies bien sympathiques.

  15. Dans notre région, l’âne est connu et très apprécié des Kabyles. Il y a 4 ans nous avons intégré dans notre groupe de randonneurs, Cabriel ,mascotte du groupe. Nous lui avons loué une camionnette sur une trentaine de kilomètres pour être au point de départ pour la traversée de la montagne du Djurdjura, en 5 jours, sur 80 Km environ. Bien que sa charge parait volumineuse elle ne dépassait pas 30 kg….
    http://djurdjura.over-blog.net/2016/10/la-grande-randonnee.html

  16. merci François, d’avoir accepté la très bon intervention de Matilde pour son expérience de la rando avec ses deux compagnons, il y a déja quelques années que le livre de robert-louis Stevenson, et son voyage dans les Cévennes au XIX siécles, avec son ânesse MODESTINE est réapparu en librairie, et a relancé cette façon sympathique de randonner ou voyager avec un âne, en s’immergeant dans des paysages magnifiques, les enfants adorent la proximité des animaux quel qu’il soit, et rien que pour cela, c’est une bonne expérience a partager.

  17. Très beau témoignage; nous avons 6 ânes sur la propriété de 10 hectares à Espalion, sur les chemin de Compostelle. Nous les avons mis à la disposition de l’association Les Randos Du Bonheur qui les loue toute l’année aux randonneurs du Chemin de Saint Jacques de Compostelle ou à des familles de la région. Nous travaillons aussi avec les Maisons de retraite ou des familles,avec un âne tractant une voiturette sécurisée , l’Escargoline, pour les personnes à mobilité réduite.

  18. mon message étant parti je confirme que les ânes sont beaucoup plus sociables que les autres équidés, réfléchis et très gentils aves les enfants. Un simple fil les retient dans un enclos !
    Et encore bravo pour ce beau témoignage sur la randonnée avec un âne !

  19. Cela doit être sympa !! Cela fait drôlement envie (:-))).J ai vu par chez nous qu il y en avait pas mal ânes (massif Carroux Espinouse) Mais je sais pas on peut faire des Rando .
    Encore un excellent document François.Longue vie a rando malin et bon anif °+°)))))))

  20. merci pour ce retour d’expérience…. les ânes sont merveilleux et mal considérés (bêtes de somme) alors qu’ils sont attachants, intelligents et affectueux…. lors de mon départ en retraite, j’envisage d’en acquérir, mais je vais bien réfléchir pour être sure de leur offrir tout ce dont ils ont besoin….

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