Mai 262017
 

Marion et Oscar

Cet article est un article invité rédigé par une lectrice du blog, Marion. J’ai accepté avec grand plaisir sa proposition d’article car je n’ai jamais randonné sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et ne peux donc pas partager ma propre expérience. En plus, l’expérience de Marion est un peu insolite car elle est partie seule avec son chien, en hiver et avec peu d’expérience. Place à Marion…

De retour de mon périple sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, j’ai contacté François afin de partager avec lui et ses lecteurs l’expérience que j’ai vécue pendant trois semaines. C’est la moindre des choses, tant les conseils prodigués sur le blog m’ont été utiles pour préparer et mener à bien mon projet. Je vis au Pays Basque et j’aime marcher ; mais je ne connaissais rien au système des trois couches, à la marche ultra-légère… Je n’avais même pas de chaussures de randonnée !

Mon projet a pris forme fin décembre 2016, avec la décision de partir avec mon chien-loup, Oscar.

1 – Le choix du chemin

Itinéraire

Je suis partie le 14 février 2017 de mon domicile pour rester fidèle à la tradition des premiers pèlerins qui partaient de chez eux. J’ai rejoint Irun en Espagne via des départementales, le GR10 et le Chemin du littoral. A Irun, j’ai pris le Chemin Basque Intérieur. Même si ce chemin (qui compte quelques variantes) traverse des zones urbaines et industrielles (Hernani, Tolosa, Beasain), cela n’altère en rien la beauté des montagnes basques. C’est un chemin préservé des « pèlerins touristes » (aucune critique dans l’utilisation de ce terme, juste un simple constat).

Contrairement au Camino Francès, c’est un itinéraire plutôt difficile pour un marcheur inexpérimenté. Peu après Vitoria-Gasteiz, il y a deux itinéraires possibles pour rejoindre le Camino Francès. J’ai pris l’itinéraire via La Rioja et rejoint le Camino Francès à Santo Domingo de la Calzada. Quel changement ! Il est impossible de se perdre sur le Camino Francès. Les flèches jaunes sont omniprésentes et les panneaux indiquant la bonne direction me faisaient davantage penser aux flèches de signalisation d’une grande enseigne de mobilier suédois…

2 – La préparation physique

GR10 au Pays Basque - vue sur la Rhune

Comme j’ai la chance de vivre entourée de monts et de montagnes, j’ai pu m’entraîner facilement. Je marchais déjà au minimum une heure par jour, j’ai donc augmenté la durée de mes sorties pour atteindre huit, puis dix, puis douze et enfin quinze kilomètres de marche par jour. Je m’entraînais quatre jours par semaine, à un rythme tranquille.

Tout se passait à merveille jusqu’au moment où j’ai – pour la première fois de ma vie – mis un sac à dos de randonnée sur mes épaules. Avec seulement cinq kilos supplémentaires, j’avais la sensation d’en porter le double et l’impression de ne plus avancer ! Au final, même s’il m’est arrivé sur le chemin de porter jusqu’à neuf kilos sans gêne et sans douleur, cette première sortie m’a fait prendre conscience de ce qui allait devenir mon objectif principal tout au long de ma préparation : avoir le sac à dos le plus léger possible.

3 – Le poids du sac à dos

Panneau de signalisation sur le chemin en Castille-et-LéonIl est important de savoir que les chemins de Compostelle ne vous isoleront pas de la civilisation. Aussi, il est inutile de prévoir eau et nourriture pour plusieurs jours. Les étapes définies par les guides et applications pour smartphones se terminent en général dans des villes ou villages avec au moins un bar ouvert. Je n’ai mangé qu’une seule fois dans un bar/restaurant, préférant acheter ma nourriture dans les supermarchés (par souci d’économies, parce que je suis végétalienne et surtout parce que je ne me voyais pas prendre place au restaurant avec mon chien-loup m’attendant dehors). Si comme moi vous choisissez de ne pas vous arrêter dans les étapes « prédéfinies », il vous arrivera de finir la journée de marche dans des villages sans commerces (ou bien fermés pendant l’hiver). Dans ce cas, il suffit seulement de prévoir d’acheter dans la journée de la nourriture pour le soir même et pour le petit-déjeuner du lendemain.

Concernant l’eau, il y a des points d’eau dans quasiment tous les villages du Camino Francès. Je pense qu’une gourde n’est pas nécessaire et qu’une bouteille d’eau d’une contenance d’un litre est suffisante.

Par ailleurs, il y a des pharmacies tout le long du chemin. C’est pourquoi la trousse de secours doit vraiment rester une trousse de secours (par exemple, il est inutile de prendre de la Biafine en prévision d’un coup de soleil).

Concernant les vêtements, j’ai emporté le strict minimum. Je n’aime pas les pantalons de randonnée que je trouve trop épais et peu confortables. J’ai préféré acheter deux pantalons de running spécial hiver chez Décathlon. Ces pantalons sont légers et tiennent vraiment chaud. Néanmoins, comme ils ne sont ni déperlants, ni imperméables, j’ai dû acheter aussi des guêtres en cas de pluie. Pour le haut, j’ai opté pour le système des trois couches : un très bon manteau, une veste en polaire et un t-shirt de randonnée. Pour les froides soirées d’hiver, j’avais prévu un t-shirt à manches longues de la marque Uniqlo avec la technologie Heattech : des vêtements légers et ultra chauds. Tous mes vêtements (à l’exception de la polaire) étaient en microfibre parce que cette matière sèche vite. Et c’est très important, car cela permet de laver ses vêtements le soir et de pouvoir les remettre le lendemain.

Quant aux chaussures, je n’avais que mes chaussures de randonnée. Je conseille quand même de prévoir une paire de claquettes si vous comptez fréquenter les auberges où se trouvent d’autres pèlerins (ce qui ne fut pas mon cas).

Il est très facile de gagner du poids sur le nécessaire de toilette. Par exemple, en utilisant un savon 3 en 1 pour laver le corps, le visage et les cheveux. Savon qui permet également de laver le linge. Comme j’ai les cheveux longs, un après-shampoing était indispensable. Pour éviter de transporter un flacon, j’ai collecté avant mon départ des échantillons dans les parapharmacies et magasins bio autour de chez moi. Il est inutile d’emporter une brosse à cheveux qui prend de place et du poids quand on connaît le peigne africain. Ce peigne aux larges dents s’utilise sur les cheveux frisés ou bouclés, mais je pense qu’il peut remplacer une brosse à cheveux pour n’importe quel type de cheveux. J’ai aussi gagné du poids en utilisant une brosse à dents de poche. Il est aussi possible de couper le manche d’une brosse à dents standard (après tout, seule la brosse est importante…). Pour ne pas encombrer mon sac à dos avec plusieurs tubes de crèmes, j’ai utilisé du gel d’aloe vera, hydratant, antiseptique et cicatrisant. Parfait, aussi bien pour mon visage, mes mains et mes pieds que pour les coussinets d’Oscar !

Je n’ai pas emporté de trousse de toilette. Je pense que la meilleure trousse reste la poche plastique ziplock que l’on utilise pour congeler les aliments. Tout le contenu de mon sac à dos était réparti dans ces poches plastiques. En cas de forte pluie, j’avais prévu un sac poubelle de cinquante litres pour mettre mes poches plastiques à l’intérieur. Cette technique m’a permis de ne pas emporter le vêtement encombrant, lourd et inutile par excellence : le poncho de randonnée.

Je n’ai pas pris de livres, et encore moins de guides. La routine du marcheur avec un chien laisse peu de temps pour la lecture… Quant aux guides, je pense qu’ils sont tous simplement désuets. Il existe des applications pour smartphones comme celle d’Eroski qui répertorie les différents chemins, les auberges, les étapes, les distances parcourues, les itinéraires détaillés et même les altitudes : http://caminodesantiago.consumer.es/

Mis à part en de rares occasions sur le Chemin Basque Intérieur, le balisage des chemins est suffisant pour se repérer. Et j’ai toujours rencontré un berger ou une âme charitable pour m’indiquer mon chemin…

4 – Le contenu de mon sac à dos pour marcher sur le Chemin en hiver

Camino vasco del interior - vue du Mont Murumendi - 868 mètres d'altitude

J’ai acheté le modèle Stormbreak 35 de la marque The North Face. Pour voyager avec un chien, je pense qu’un sac à dos de 40 litres aurait été plus approprié car mon sac était souvent rempli au maximum. Néanmoins, je pense que 35 litres sont suffisants pour une personne seule qui ne camperait pas.

Vêtements :

Jour :

Nuit :

Sous-vêtements :

  • des sous-vêtements en microfibre.
  • 2 paires de chaussettes de randonnée. Ce que j’aurai dû prendre : une paire de chaussettes plus épaisses pour la nuit.

Autres :

Trousse de toilette :

Ce que j’aurai pu prendre : du déodorant. Il en existe à la pierre d’alun en format 30g : https://www.easyparapharmacie.com/deoroche-deodorant-mini-stick-pierre-d-alun-100-naturelle-30g.html

Trousse de secours :

  • 6 boules quies rangées dans un œuf Kinder Surprise
  • 8 flacons de sérum physiologique
  • 8 dosettes d’antiseptique
  • 8 flacons de larmes artificielles
  • 6 cachets d’ibuprofène (non utilisés)
  • 6 tubes de granules d’arnica montana 9ch (prescrits pas mon médecin généraliste)
  • 6 cachets de Spasfon
  • 12 patchs Hao Pi. Ce sont des patchs contre les douleurs musculaires, articulaires et des ligaments. Ils sont vraiment efficaces. J’en ai pris trois de chaque que j’ai rassemblés dans une même poche. https://www.haopi.eu/
  • 1 boîte de pansements anti-ampoules
  • 1 pince à tiques
  • 2 couvertures de survie : https://www.decathlon.fr/couverture-survie-id_8306013.html

Ce que j’aurai dû prendre : du sparadrap en prévention des ampoules.

Autres :

  • 1 sac de couchage Mc Kinley X-treme light – 600g. Très léger, mais inadapté à mon utilisation. Le chauffage n’est pas tout le temps allumé dans les auberges en hiver, il peut donc y faire très froid… Voici un avis qui résume très bien pourquoi vous ne devriez pas acheter ce sac de couchage si vous partez l’hiver : http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?id=2376
  • 1 lampe frontale (pour les sorties nocturnes d’Oscar). Celle à 4,99 euros de chez Décathlon est suffisante : https://www.decathlon.fr/lampe-frontale-onnight-50-id_8364416.html
  • 1 « poncho » léger : https://www.amazon.fr/Regenponcho-Poncho-de-pluie-transparent/dp/B000QI98ZO
  • 5 mètres de corde pour faire sécher mon linge. La corde ne m’a pas servi car j’étais le plus souvent seule donc je pouvais faire sécher mon linge autrement. Néanmoins, je pense que cela peut être utile en été si vous vous retrouvez dans des auberges où les séchoirs sont tous utilisés, ou bien si vous dormez à belle étoile. J’ai rencontré une pèlerine qui avait des pinces à linge ; et je ne comprends toujours pas pourquoi s’encombrer d’objets aussi inutiles qui ne font que rajouter du poids au sac à dos !
  • le chargeur de mon téléphone portable
  • 1 chargeur pour mon smartphone
  • 1 sac poubelle de 50 litres
  • 1 sifflet
  • 1 crayon à papier et 1 stylo bille
  • 1 couteau
  • ma carte bancaire, ma carte d’identité, ma carte européenne d’assurance maladie
  • ma crédencial
  • ma coquille de pèlerin 🙂

Pour Oscar, mon chien-loup :

Le manteau imperméable s’est révélé être un indispensable. Oscar était bien content de pouvoir marcher vingt kilomètres sous la pluie. Au contraire, les chaussons se sont avérés inutiles et je ne suis pas partie avec. Ils auraient pu être nécessaires en cas de blessures, mais la situation était beaucoup trop hypothétique pour m’encombrer davantage. Quant à la neige, les pattes et les coussinets d’Oscar – ou de tout autre chien ayant une activité physique régulière – étaient en très bon état.

  • 1 serviette en microfibre de taille moyenne Décathlon (pour le nettoyer avant d’entrer dans les auberges et chambres d’hôtels) : https://www.decathlon.fr/serviette-microfibre-gris-m-id_8387954.html
  • ses papiers : passeport + fiche d’identification + attestation de bonne santé remise par le vétérinaire quelques jours avant le départ. Même si elle n’est pas obligatoire, cette attestation peut servir en cas de contrôle par la Guardia Civil, en particulier avec un gros chien peu commun et imposant. Dans mon cas, la Guardia Civil est venue à ma rencontre uniquement pour connaître la race d’Oscar et me dire à quel point il était : « Muy bonito, muy precioso ! »

5 – Le chemin avec un gros chien

Camino francès - Entre Villafranca Montes de Oca et San Juan de Ortega à 1150 mètres d'altitude

Oscar est un chien-loup de deux ans, propre, éduqué et obéissant. Il était déjà préparé physiquement car il vit une partie de son temps avec trois autres chiens-loups (sa famille). Il peut se défouler et jouer avec eux sur un terrain de 5000 m2 (oui, Oscar a la vie rêvée d’un chien-loup). Il était de toutes mes sorties et s’est progressivement habitué à marcher vingt kilomètres par jour. Pour vérifier qu’il était apte à partager cette aventure avec moi, je l’ai amené avant le départ chez le vétérinaire pour une visite de contrôle.

Si vous partez avec votre chien, il faut savoir que les chiens en Espagne (sauf au Pays Basque) sont attachés, ce qui facilite les passages de fermes.

En temps normal, le régime alimentaire d’Oscar se compose de viande et de croquettes de qualité (c’est-à-dire riche en protéines). Sur le chemin, Oscar mangeait au minimum un kilo de nourriture par jour. Je lui achetais de la pâtée, des knackis et du thon. Ce sont des produits que l’on trouve partout, qui se conservent bien et qui se transportent facilement. J’ai aussi récupéré des échantillons de croquettes chez des vétérinaires (ils les donnent gratuitement). Quand je pouvais cuisiner, je lui préparais de la viande (qui est beaucoup moins chère en Espagne). Je pense qu’il vaut mieux habituer son chien à un nouveau régime alimentaire avant le départ. C’est très important, parce que même un souci de santé minime peut avoir des conséquences disproportionnées. Par exemple, Oscar a commencé à se sentir mal au milieu du troisième jour de marche. Même si nous avons pris de longues pauses, même s’il a mangé des herbes pour se purger, la chaleur et les kilomètres l’ont épuisé. Pour ce qui n’était qu’une petite indigestion, j’ai dû diviser de moitié l’étape suivante, consulter un vétérinaire et prendre cinq jours de repos !

Le principal avantage à partir avec mon chien-loup est la complicité qui s’est instaurée entre nous tout au long de ce périple. Notre lien est renforcé, et cette aventure lui a fait beaucoup de bien, notamment dans sa sociabilisation avec les autres chiens et dans sa capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Un autre avantage de partir avec son chien est qu’il apporte une sécurité supplémentaire. Oscar est très gentil, ce n’est pas un chien d’attaque mais son gabarit est dissuasif. Et même si les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ne sont pas réputés pour être dangereux, il n’empêche que toute seule dans la montagne et dans le brouillard avec une visibilité toute relative (pas plus de cinquante mètres alentour), j’étais bien contente d’avoir mon chien-loup avec moi… Et j’étais aussi bien contente de l’avoir avec moi dans les auberges isolées où je dormais seule. Ce qui, pour avoir dormi une fois dans une auberge avec une quinzaine de pèlerins, est un immense privilège. J’ai beaucoup d’admiration pour les pèlerins qui arrivent à dormir dans des dortoirs avec dix, quinze, voire davantage de personne. Je suis persuadée qu’il est préférable de prendre une tente et de camper si vous partez en été (malgré le poids supplémentaire sur le dos).

Il pourrait y avoir quelques inconvénients à partir avec son chien (qui n’en sont pas pour moi, tant j’ai aimé parcourir ces kilomètres en compagnie du mien). Toutes les auberges n’acceptent pas les chiens, et certaines les acceptent seulement dehors. Je devais donc réserver quelques jours à l’avance et prévenir de mon arrivée avec Oscar. Le site Xacobeo.fr répertorie les auberges, campings et hôtels qui acceptent les chiens. Les listes ont été mises à jour en mars 2017 :

Un autre inconvénient est le coût de l’hébergement. Une chambre en pension coûte beaucoup plus chère qu’une place en auberge (entre 25 et 45 euros). Pour diminuer les frais d’hébergements et parce que je voulais côtoyer la population locale, j’ai pratiqué le couchsurfing : https://www.couchsurfing.com/

En définitive, un chien sur le chemin, oui c’est possible ; mais pas n’importe quel chien. Un chien entraîné, résistant, obéissant oui. Il vous faudra aussi du temps. Oscar était capable de marcher vingt kilomètres et trouvait encore l’énergie pour courir lors de sa sortie nocturne. Mais quand il avait besoin de repos, il pouvait s’arrêter net. Donc je m’arrêtais et nous nous reposions. J’ai aussi fait des étapes de seulement quinze kilomètres, et pris quelques jours de repos lorsqu’il en avait besoin.

Camino Francès - Marion et Oscar

Mon aventure a pris fin après 405 kilomètres à cause d’une douleur au pied droit. Je rejoins François quand il déconseille la prise d’anti-inflammatoires. Le pire conseil que l’on m’ait donné (et que je n’ai pas écouté) : prendre des anti-inflammatoires quelques jours avant le départ. Une inflammation est un signal du corps, et la prise de médicaments altère la réception de ce signal… Dans l’incapacité de continuer à marcher, je suis rentrée chez moi. Tendinite ? Fracture de fatigue ? Foyer d’arthrose ? Deux mois après mon retour, les médecins cherchent encore la cause de cette douleur.

Quand je raconte que j’ai marché sur les Chemins de Compostelle et pourquoi je suis rentrée après avoir parcouru 405 kilomètres, les gens me félicitent et me disent que je pourrai recommencer à l’endroit où j’ai arrêté. Et je réponds que je partirai de nouveau, mais de chez moi. Pourquoi ? Parce que ces chemins qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Finisterre ne sont pas des sentiers de randonnées comme les autres. Je comprends que l’on veuille les parcourir pour de multiples raisons : les paysages sont magnifiques, ce sont des vacances pas chères, c’est une bonne occasion de bien manger le soir et de faire du sport la journée (et oui…), et – il faut bien le reconnaître – c’est à la mode de « faire Compostelle ». Mais ce sont avant tout des chemins de pèlerinage, et il existe de biens plus belles randonnées. Aussi, j’encourage vivement chaque pèlerin en devenir à intégrer cette dimension avant d’entreprendre cette incroyable aventure.

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  94 commentaires à “Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en hiver, seule et avec un chien”

Commentaires (94)
  1. Merci pour ce partage, cette aventure et les conseilles.
    Ton récit est très inspirant.
    Bonne continuation
    Elise

  2. …conseils et non pas conseilles….. 🙁

  3. Comme je vous envie, moi qui avait prévu de le faire, ce Chemin, et qui ne pourrai plus, gonarthrose oblige. Même si vous ne l’avez pas terminé, je constate que vous eu l’opportunite de le vivre et c’est bien! Vous avez raison, si vous le redémarrez faites-le depuis le début car le Chemin n’est pas une balade, un treck, c’est une aventure aussi spirituelle ( dites psychologique si vous voulez ) que physique. Oui, je vous envie.

    • Bonjour,
      Je ne connais pas votre parcours,mais pour avoir bien connue ce problème de gonarthose ( dans mon cas très très evolues) en septembre 2011 après avoir décidés d une 1ere prothèse totale du genou gauche,prévu pour janvier 2012,mon chirurgien m ayant dit que même avec une prothèse il était pas certain que je remarche normalement,nous sommes partis avec mon fils du Puy en Velay jus qu’à Nas inal ne étant pas sur de remarcher je ai fait ce choix ( de toute façon cela ne pouvait pas être pire) et avoir la joie de faire le chemin avec mon fils.Malgré les souffrances endurées, je ne regrette pas ce fut génial quel ambiance ,de très belles rencontres!!!!!! septembre 2016 à nouveau départ du Puy avec les 2 genoux tout neuf!!!! Je ne ai qu une hâte ce est de repartir. Je espère que ces quelques lignes vous aurons vous réconforteront.Amitiés Compostellane
      Lionel Lauberte

    • Bonjour Dominique,
      Je pense aussi que le mot spirituel est adéquat ^^
      J’espère que votre gonarthrose se calmera et vous permettra de marcher un jour sur les Chemins – ne serait-ce que quelques kilomètres…
      Marion

  4. Merci pour ce beau récit.
    Je suis un grand randonneur, j’organise des randonnées canines et je possède un Labrador.
    Malheureusement je sais qu’il n’aura plus la santé physique pour avaler des journées avec beaucoup de kilomètres.
    J’envisage de faire Compostelle, quand je ne le sais pas, mais ton récit m’en donne d’avantage envie.
    Des erreurs, des oublis, nous en faisons tous lors de nos périples, mais tu as appris, je pense, de ces erreurs et ce n’est que le meilleur qui restera en mémoire, qui VOUS restera en mémoire à tous les deux, accompagné de cette complicité unique que j’ai deja partagé avec Prince lors d’une sortie. Bravo à toi pour tout ça et merci Francois pour la publication.

    • Bonjour Adrien,
      Je viens de lire que vous organisez des randonnées canines! je fais de la randonnée itinérante depuis quelques années, et j’ai le projet de marcher avec mon chien, mais j’ai mille questions et inquiétudes. Avez-vous déjà publié sur le sujet, ou avez-vous un site dédié qui m’aiderait un peu? Je suis Québécoise mais je randonne surtout en France.
      Merci d’avance si vous pouvez m’aider un peu!

    • Merci Adrien
      Si tu es adepte de la randonnée, alors je ne peux que te conseiller le Chemin Basque Intérieur. Peu de pèlerins (aucun en hiver), des paysages à couper le souffle et le sentiment par moment d’être seul(e) au monde.
      Marion

  5. Génial!!
    Je pars de région parisienne le 15/06 avec deux jacks russels et … une tente! Top conseils et belle mentalité ! Merci et bon rétablissement !

    • Bon courage à vous.
      Nous avons fait une partie du chemin Du Puy en Velay à Saint Jean Pied de Port et nous sommes de la région parisienne, cette année, nous partons de Clermont Ferrand le 19 / 06 et nous allons nous arrêter à Figeac car nous passons par Rocamadour pour revenir par Figeac et là nous nous arrêterons.
      L’ année prochaine nous voulons repartir de Saint Jean Pied de Port et continuer jusqu’à Saint Jacques.
      Bravo à vous de le faire avec des compagnons.

    • Bonjour Alexia,
      Super aventure en perspective ! En hiver les hospitaleros acceptent d’héberger les pèlerins qui voyagent avec des chiens parce que les autres pèlerins dorment dans les auberges municipales (moins chères). C’est pour ça que j’étais seule. Mais l’été…c’est autre chose. Donc partir avec une tente c’est vraiment une bonne idée !
      Attention quand tu arrives au Pays Basque, les chiens de berger ne sont pas attachés et pourront te suivre jusqu’à ce qu’ils estiment que tes Jack Russel ne sont plus un danger pour les brebis. J’ai oublié de préciser dans l’article que j’avais un makila pour tenir à distance les chiens les plus vindicatifs…
      Buen camino !
      Marion

  6. Merci de faire partager cette expérience magnifique. Quelle belle opportunité de partir avec son animal de compagnie. Merci pour tous les conseils avisés que tu donnes. Je suis une randonneuse qui part toujours trop chargée !! ton récit donne envie de faire Compostelle, c’est une belle aventure. Bravo à toi.

  7. Bravo pour cette aventure avec ton chien en hiver. Je t’admire pour ce courage et cette ténacité. Si tu en as la chance, il faudra recommencer. Moi, j’y suis allée et j’aimerais y retourner mais ma forme physique ne me le permet plus. Au moins, je l’ai fait une fois Est-ce que ce périple t’a fait vivre des introspections qui font partie du voyage?
    Merci pour ta générosité à partager les trucs que tu as utilisés.
    Félicitations encore une fois

    • Bonjour Armande,
      Oui je recommencerai, je me laisse le juste le temps de bien reposer mon pied. Et oui, j’ai vécu des « introspections », et je pense également que cela fait partie du périple, mais je n’ai pas voulu en parler car c’est très personnel…
      Félicitations à vous pour avoir terminé le Chemin,
      Marion

  8. bonjour

    Merci de ton experience … pas de panique tu reprendras la ou tu t’es arretee !! j’ai fini mon chemin de compostelle fin novembre 2016… !! une tres belle experience… !! pour ma part je l’ai fait en 3 fois ( toulouse / col somport nov 2015 obligations familiales donc retour ; puis sarrances /puenta la reina en mars 2016 arret suite a une entorse et fracture du pied et enfin de puenta la reine jusqu’a st jacques du 1 au 28 nov … !! la partie camino frances est facile ( denivele ; chemin comme une autoroute , hebergement a 5-10 € )… si francois et ok , c’est avec plaisir que lui ecrirai mon chemin..et ses peripeties …. !! en attendant si vous voulez avoir une idee .. j’ai fait des videos ( montages) de ma 1ere partie (toulouse / bedous) et autres photos et com quotidien visible tout public sur mon compte facebook (laurent colson croix de st jacques en photo ) ..seul imperatif laisser un like ou encore mieux un com !! 😉 !!

    • Bonjour Laurent,
      Félicitations pour avoir achever le pèlerinage ! C’est vrai que la partie Camino Francès est assez facile, mais c’est bien aussi pour les personnes en moins bonnes conditions physiques. Ces chemins ne sont pas des randonnées, je pense qu’ils doivent être accessibles à tous les pèlerins…

  9. superbe témoignage dans lequel on respire le dynamisme de la personne, et l’écho de son pas dans la montagne. Quels Paysages !

  10. Récit très émouvant
    Bravo

  11. Helo moi j’ai fait à partir du Puy en Velay le 20 mai 2016 et le 7 juin 2016 arrêt forcé à Figeac, car mon chien ( un croisé de berger: border/allemand/beauceron) ne supportait plus les trop longues étapes imposées par un manque certain de gite qui n’accepte pas le chien donc dodo dehors quand il pleut c’est pas le pied ! On avait commancé calmement avec 8 km par jour pour qu’il ai le temps de dormir et se reposer car j’ai un grand dormeur mais le jour ou j’ai été obliger de faire 20 km ça l’a fatigué. En plus la nourriture pas adéquate car une pharmacienne me commande de la bouffe pour chien castré et à tendance à grossir alors que j’avais bien précisé qu’il se dépensait beaucoup ! Donc le tout l’a achevé mais ça a été une méga super experience avec lui, sauf que je portais 14 kgs en sac à dos entre mes affaires et bouffe du chien car à la fin il voulait méme plus porter son sac à lui, j’ai fait la suite Figeac / Burgos en septembre en le laissant en chenil ou il a passé de super vacances à son rythme ! J’ai abandonné à Burgos car je n’ai pas aimé les chemins (qui sont plus de la route) en Espagne. On voit trop la longueur des routes et lassant surtout tte seule.

    • Je précise que je ne suis pas passée de 8 à 20 km en une étape, on a fait progressivement, mais 2 étapes à 20 km à la suite ont éte fatale, le toutou n’avait rien aux pattes juste trop chaud ces 2 jours là et j’ai préférée abréger car je tiens à mon chien, à savoir un chien aime son maitre et le suivrait jusqu’à la mort . Pour l’équipement les chaussures, je les avait depuis 3 ans déjà et je n’arrive pas à trouver l’équivalent c’est des quecchua pas chère enfin tout est relatif je les avais eu à 59 euros, maintenant on trouve plus chère et les semelles valent rien… trop molles et à peine crantées

      • Bonjour Josiane,

        Faire le chemin en été ça ne doit pas être évident pour un chien… ou alors en partant très tôt le matin ?
        J’ai trouvé le désert de la Meseta très beau. Certes, cela n’a rien à voir avec les montagnes basques (ou de Navarre), mais je pense qu’il y a une beauté dans chaque paysage. Et puis, ce n’est pas une randonnée, c’est un pèlerinage, il n’a pas à être beau pour les yeux tout le temps…
        Bravo à vous pour avoir parcouru tous ces kilomètres, et en plus avec 14kg sur le dos ! Quel courage ! Je suis beaucoup plus fainéante que vous 😉

  12. merci ,pour ce fabuleut récit et cette belle experience a deux,la marche et la vie et une culture quand ton regarde le paysage autour de nous ;je suis aussi randonneur dans le roussillon,merci encore

  13. J’adore… ce récit réveille tellement de magnifique souvenirs !! J’aimerais bien terminer ce chemin… Je ne désespère pas malgré les années ! J’ai fait la partie française vers mes 60’s mais je pense encore pouvoir terminer 14 ans après…On verra 😉

  14. ah zut … mon message effacé 🙁

  15. Bonjour j’ai fait le chemin le camino frances, à 69 ans, au complet de St jean pied de port à St Jacques 832 km. en septembre 2015 avec mon fils. Tout s’est tres bien passé. En 2016, je suis partie seule faire le chemin St Rémi au Québec. Même longueur mais en 42 jours au lieu de 32. J’ai traversé les Appalaches et suis revenue avec une fracture de stress dont je ressens encore les douleurs aujourd’hui. J’ai dû marcher 3 semaines avec cette fracture.j’aurais dû arrêter. Tu as été plus intelligente que moi. Bravo pour ton parcours.

    • Bonjour Lise,

      Je ne sais pas si j’ai été plus intelligente…Je me suis reposée, j’ai essayé de repartir mais je ne pouvais plus poser le pied au sol… J’ai juste écouter mon corps…

      Félicitations à vous pour tous ces kilomètres parcourus !

      Marion

  16. Bonjour,
    très beau récit de cette si belle aventure. J’ai fait le chemin au départ de chez moi à Erstein (à côté de Strasbourg ). Je me suis arrêté en 2015 à Conques, pour un impératif à la maison. Et le 05 mars 2016 je suis reparti de Conques pour finir mon chemin. En effet se n’est pas un chemin ordinaire, il se passe tellement de choses humainement, physiquement et spirituellement qu’on n’en reviens pas comme on est parti. J’étais parti en randonneur et je suis rentré en pèlerin. Je te souhaite de repartir sur le Camino avec Oscar et de vivre pleinement. Buen Camino.

    • Merci Remy, et bravo pour votre pèlerinage ^^
      Effectivement on revient différent (et le retour à la réalité peut parfois être difficile…).
      Marion

  17. Bravo pour ce merveilleux témoignage qui m’a rappelé tant de moments intenses. J’ai 65 ans et suis parti le 25 mars 2016 du Puy en Velay avec mes deux chiennes (un genre épagneul et un croisé labrador-galgo) et suis arrivé le 25 mai 2016 à Santiago après avoir parcouru presque 1700 km, et une centaine en plus jusqu’à Fisterra.
    Je retrouve dans ton témoignage les moments heureux, les craintes et le difficultés que j’ai moi-même rencontrés. Vers le 15 septembre de cette année je repars de Bayonne jusqu’à Santiago par le camino del Norte toujours avec mes deux compagnes. Oui c’est une expérience extraordinaire de cheminer avec ses amis à 4 pattes, de vivre et de marcher en fonction d’eux. Certains jours j’ai parcouru 40 km, en moyenne à peu près 30 et parfois 15 seulement l’une ou l’autre de mes chiennes me faisant comprendre qu’aujourd’hui ce n’est pas la forme… Marcher avec elles et en fonction d’elles fut un bonheur exceptionnel et quoi que certains en disent ou en pensent (j’ai eu de nombreuses fois des remarques désobligeantes avant, pendant ou après mon camino), nos amis à 4 pattes sont tout aussi capables que nous d’arriver au bout du chemin. Par ces quelques mots, outre le plaisir de te féliciter pour ton chemin, je souhaite encourager tout ceux et celles qui veulent tenter l’aventure avec leur(s) compagnon(s).
    Osez partir, respectez le(s) comme il(s) le mérite(nt), votre chien(ne) vous accompagnera jusqu’au bout, sera un réconfort dans les moments difficiles et surtout un complice de chaque instant. Je laisse à François la décison de publier ou non mes coordonnées mais suis à la disposition de celui (celle) qui voudrait tenter l’aventure mais a tant de questions sans réponses…..Ultreïa.

    • Oh
      j’ai tant envie de partir sur le camino del notre avec ma chienne. Je m’inquiète pour les hébergements.
      Merci pour vos conseils.
      Isabelle

      • Bonjour Isabelle,

        Tout va dépendre de la période à laquelle vous partirez, et de votre budget. Vous pouvez consulter ce site : http://www.xacobeo.fr/ZE3.03.Norte_sch.htm , ou bien appeler les auberges/hôtels/pensions avant de partir.

        Marion

      • bonjour isabelle ,
        j’ai fait le camino del norte du 30 mai au 27 juin 2017 ,seul et sans chien, il n’y a pas beaucoup d’hebergement pour pelerin sur ce chemin ,il faut arriver de bonne heure pour trouver de la place ,si tu parts en avril ou en octobre tu auras plus de chance . ultrïa

    • Bonjour Thierry,

      Félicitations à vous et vos deux chiens pour tous ces kilomètres parcourus ! Pour ma seconde tentative, je ferai le Camino del Norte également.

      Buen camino !

      Marion

  18. Je suis admirative en lisant votre récit cela donne vraiment envie…
    Je me suis entraînée dans le massif des 3 pignons en forêt de Fontainebleau pour pouvoir partir randonner en Corse,cela m’a beaucoup aider car les chemins sont très escarpés et beaucoup de déniveler
    Encore bravo à vous Marion s’en oublier Oscar 🙂

    • Merci Céline,
      Franchement le Camino Francès n’est pas si difficile sur le plan physique pour une personne entrainée.Bravo à vous pour avoir randonner en Corse, car c’est sans aucun doute un niveau de difficulté supérieur ^^

  19. Bravo pour votre témoignage et votre chemin.
    Le chemin nous apporte et nous apprends beaucoup dans notre vie.
    Rolland
    Strasbourg

  20. je reviens du chemin je suis parti en avril du puy et j’ai arrêté à Pampelune il y a une semaine mais j’avais déjà fait st Jean pied de port à Compostelle l’année dernière .
    Pour ce qui est des douleurs l’usage des anti-inflammatoires et anti-douleurs peut se faire mais à condition de les utiliser sans marcher c.a.d les prendre le soir ou après la marche et ne repartir qu’après que l’organisme les ait éliminé .Si la douleur revient ralentir(très),écourter les étapes ,ne pas marcher avec la douleur ,s’arrêter un jour ou deux.
    Le chemin n’est pas un chemin d’expiation mais un chemin de réconciliation avec soit même.Si vous n’êtes pas bien sur le chemin c’est que vous n’êtes pas sur le « chemin ».
    Mon médecin vous parlerait de chimie des hormones du corps qui se rééquilibrent avec l’effort d’un mois de marche,de stress en moins,etc…mais l’essentiel c’est que ça marche.
    ultreia.

    • Bonjour,

      Félicitations pour avoir achevé le pèlerinage.
      Chacun aura son avis sur les anti-inflammatoires. Pour ma part, trois jours de repos + anti-inflammatoires pendant cette période + jambe levée + blocs de glace sur le pied n’auront rien changé : je ne pouvais plus marcher.
      Quant à savoir ce qu’est le chemin, je pense qu’il est ce qu’il doit être pour chacun d’entre nous.

      Ultreïa !

  21. Bonsoir Marion,
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire le récit de votre voyage en compagnie de votre superbe chien loup
    J’ai moi même terminé hier, à Foix (Ariège), le Sentier Cathare attaqué le 17 mai à Port la Nouvelle, en compagnie de Django (Jango en fait, car ne en 2014), mon Malinois de 2 ans et demie.
    Pour moi, c’est un Malinois Sherpa…
    Comme Oscar, il est cool, gentil et bien éduqué, et tout au long de notre périple, Django a fasciné les randonneurs que nous croisions: il portait son propre sac à dos avec 2 gourdes d’un litre d’eau, sa pince à tiques, ses propres barres énergétiques, et ses poches à KK…
    Les gens me demandaient l’autorisation de le prendre en photo, sa présence permettait d’engager des discussions…, tout le monde l’a adoré car il respectait les gens et les animaux que nous rencontrions.
    Chaque jour, nous parcourions entre 20 et 30 km, avec des dénivelés de près de 800 m, il n’a jamais montré un signe de fatigue, du moins je n’en ai jamais constaté. Et pourtant, j’étais à l’écoute de son corps.
    Je m’arrêtais très régulièrement pour lui donner à boire. C’est très pratique car il n’a pas besoin de gamelle, il boit au goulot de la bouteille ou de ses gourdes.
    En guise d’entraînement, à partir du 17 avril, nous avions passé 5 jours sur le GR10, entre Hendaye et St Jean Pied de Port.
    Quel bonheur que de marcher avec son chien, un compagnon unique, qui vous rend au centuple l’amour que vous lui portez.
    Prochaine étape, l’étude d’une prochaine rando de 5/10 jours que nous pourrions effectuer dans un joli coin de France…
    Merci encore pour votre initiative,
    François.

    • Bonjour François,

      C’est vrai qu’un chien bien éduqué permet d’engager la discussion facilement… je pense que c’est en partie grâce à Oscar que j’ai pu autant me mêler à la population locale ^^
      J’ai fait une partie du GR10 entre Espelette et Ascain (j’ai dévié avant Ascain car le GR descendait sur Sare). J’ai croisé deux randonneurs, autant dire que nous étions seuls au monde : le top 🙂

      Bonne rando avec Django !

      Marion

  22. Bravo Marion,,,, j’ai fait aussi ce chemin en partant du Puy en Velay, mais en 5 fois pendant les mois de septembre, cause travail .
    Ayant possédé un chien il y a quelques années, je ne conseillerai jamais de partir avec un chien qui n’a pas l’habitude de marcher 7 à 8 heures par jour . Au cours de mon périple, j’ai pourtant rencontré, vers Burgos, un berger des Causses (déjà d’un certain âge) qui revenait de St Jacques via Fatima avec son chien préféré, un « bon vieux chien de troupeau » qui ne paraissait pas plus fatigué que son maitre !
    Si j’ai un conseil à te donner, ce serait de continuer ton chemin jusqu’à St Jacques. L’ambiance que l’on trouve là-bas est tellement particulière, qu’elle vaut le coup de souffrir encore un peu !
    J’ai fait d’autres grands treks, mais le souvenir de se retrouver sur la place de St Jacques, est indélébile.

    • Merci Paulo,
      Je pense que je recommencerai mon pèlerinage, et j’irai jusqu’à Saint-Jacques. Ma cette fois ci, j’ai été où je devais aller. Et quand on ne peut plus mettre le pied au sol après trois jours de repos, ça ne vaut pas la peine de souffrir un peu.
      Bravo à vous pour avoir achever le pèlerinage,
      Marion

  23. Merci Marion, François pour le partage de ce beau récit… trop court. Un petit bouquin-témoignage serait une belle idée. Ce genre de récit, on a toujours le regret de trouver le point final… 😉

  24. très beau récit ; merci de partager votre expérience.

  25. très interessant récit et ça donne envie

    très utile l’inventaire du matériel et de l’equipement choisi même si curieusement les chaussures ne sont pas citée ou alors ça m’a échappé..

    • Bonsoir Raoul,

      Les chaussures sont des Merrell tiges basses (pas besoin de tiges hautes pour ce périple), en gore-tex (indispensable en hiver). Je n’ai pas cité le modèle car le choix des chaussures est propre à chacun. J’ai rencontré un pèlerin qui avaient fait tous les Chemins (oui, tous !) et il portait des chaussures style converse !

      Marion

  26. Bonjour et merci pour ce partage.
    Je ferais bien le chemin, ce qui me retiens c’est que je me vois mal marcher et ne pas savoir où (voire comment) dormir le soir.
    Je conçois, bien sûr qu’une réservation ou une tente sont des solutions.
    Mais que faire si on ne peut pas atteindre le gite prévu ou si (en tente) on est dans un endroit où il est interdit, impossible ou pas du tout sûr de camper ?
    Je suis très admiratif de votre randonnée et de votre détermination.
    Yannick.

    • Bonjour Yannick,

      Merci 🙂

      Pas de panique, vous trouverez toujours un endroit où dormir. Il faut savoir qu’ à partir de Pâques et jusqu’à la fin de l’été, la plupart des auberges n’acceptent pas les réservations. C’est premier arrivé, premier servi ! Ou bien, priorité à celui qui a commencé son pèlerinage le plus loin.

      Sur le Camino Francès, il y a des auberges municipales, des auberges privées, des casas rurales… Vous aurez l’embarras du choix.

      Les guides préconisent des étapes, libre à chaque pèlerin de les suivre. Il est vrai qu’en hiver, il faut se méfier car certains villages entre les étapes sont déserts et les auberges fermées… Mais c’est très rare, et vous n’aurez pas ce problème en partant entre avril et septembre. Donc, contrairement à moi qui devait appeler 2/3 jours avant (car j’avais aussi la contrainte « Est-ce que mon chien va être accepté ? »), vous pourrez si vous le souhaitez ne pas arriver jusqu’à la ville étape, marcher seulement 10km et vous arrêter dans une auberge.

      N’ayez crainte, ce n’est pas une randonnée comme les autres, le Chemin est toujours indiqué et vous finirez par vous lasser des panneaux indiquant des kilomètres en avance que telle auberge à une piscine, que telle autre fournit le wifi etc. Quant à la tente, il n y aura pas de problèmes. Même si le camping sauvage est interdit en Espagne, la guardia est cool avec les pèlerins, comme tous les gens que vous rencontrerez (si vous faites l’effort de parler un peu espagnol, ne serait-ce que « Buenos dias »)

      En espérant avoir répondu à vos interrogations,

      Marion

  27. Bonjour,

    Après votre problème de santé, vous êtes rentrée comment ? en train ?

    J’envisage de faire ce chemin en partant aussi de chez moi (en gironde) et souhaiterai le faire en total autonomie. J’attends ma retraite prochaine car je voudrai le faire d’une traite et prendre tout mon temps.

    • Bonjour,
      Que ce soit en bus ou en train, Oscar n’était pas accepté à bord (trop gros : 40.5kilos). Je suis rentrée en voiture. Aujourd’hui avec Blablacar, il y a des covoiturages partout à tout moment et même des conducteurs qui acceptent les chiens. Il suffit juste de dire que vous avez une serviette/couverture pour votre animal, et de payer sa place.
      Bonne chance dans votre future aventure, et buen camino !
      Marion

  28. Merci pour le partage de votre expérience.
    J’ai fait trois parcours sur le chemin de Compostelle.
    Le premier de Puy en Velay /Pamplelune cause de mon abandon, blessure sérieuse au pied gauche, boitement et grande douleurs.
    A mon retour, j’ai consulté différents spécialistes du sport car je pensais ne plus pouvoir faire de . randonnées, voici le résultats des courses:
    Diagnostic, fracture de fatigue orteil majeur gauche, heureusement sans déplacement des os
    1 seul médecin a eu la présence d’esprit de faire un examen de la cambrure de mes pieds pour découvrir que j’ai les pieds hyper-tendus ce qui nécéssitait le port de semelles orthopédique, mais le plus extraordinaire n’est pas là.
    Faute de temps, le podologue m’a envoyé vers leprofesseur VENIN à Lille, j’ai à peine eu le temps de raconter ma petite histoire, qu’il m’a,fait mettre pieds nus, bras en avant pour constater un décalage entre l’extrémité de mes majeurs.
    Un petit bout de carton entre les dents et l’équilibre est rétabli diagnostic déséquilibre facial du à mes dents.
    Quelques cales sur les dents plus tard, nous avons fait Hendaye, Cap Finistère par le Camino Norte sans aucun problème.
    Mon conseil, avant de partir, prenez rendez-vous chez un bon podologue, faites vous examiner les dents par un spécialiste de chirurgie dentaire et faites réequilibrer vos maxilaires.
    Buon Camino

    • Bonjour Yvon,
      Quelle aventure !
      Merci pour vos conseils. J’avais vu un podologue, un ostéo et un dentiste avant de partir mais cela n’a pas suffit cette fois-ci… La prochaine fois sera la bonne !
      Bravo à pour le chemin parcouru jusqu’à Finisterre.
      Marion

  29. Joli récit. Mais pour les nuits en dortoir, moi qui craignais un peu cette promiscuité inédite ce ne fut pas du tout un souci.
    Je n’ai pas de chien et me souviens un matin tôt au départ de l’auberge Santo Domingo de la Calzada avoir libéré malgré moi un gros chien du local à chaussures qui s’est enfui dans la cour. Gros coup de stress car je ne m’attendais pas à cette présence animale et impossible de l’y ramener. Puis sa maitresse est arrivée quelques minutes après, ouf !
    Il est vrai qu’en Espagne les chiens des fermes sont attachés, à la différence de la Via Podiensis où ils sont en liberté et souvent agressifs sur la voie publique, ce qui est problématique. Vive les chiens espagnols du Camino Frances !

    • NB.- Concernant les applications smartphones, il n’y a parfois pas de réseau Internet quand on veut les consulter et les guides Miam-Miam Dodo sont quand même très pratiques et complets (en tout cas pour la Via Podiensis et le Camino Frances). Mais l’app Camino Pilgrim a été un excellent complément.

      • A st jean pied de port au local des pelerins on remet sur simple demande la listes complète des alberges du frances.

        • Bonsoir Jacques,

          A Irun aussi, pour les étapes du Camino del Norte et du Camino vasco del Interior. Mais, pour avoir regardé cette liste lors d’une rencontre avec une pèlerine hongroise, il y avait des erreurs quant aux auberges ouvertes l’hiver (que j’avais appelé, puisque j’ai dû appeler à peu près toutes les auberges pour savoir si mon chien serait accepté).

          Marion

  30. Bonsoir Marion,
    Ce chemin est beau il l est encore plus avec quelqu’un qui compte pour soi,il ni y as aucun doutes sur la complicité quil vous unis avec votre superbe toutou,vous vous faites de très beau souvenirs!!!!!encore bravo.
    (je me suis permis d envoyer un petit message de réconfort à Dominique Courros via votre messagerie peut être aurai je du vous demander avant???)
    Amitiés compostellane
    Lionel Lauberte

    • Bonsoir Lionel,
      Merci pour votre gentil message,
      Et encore plus pour le message de réconfort apporté à Dominique Courros 🙂
      Marion

  31. Bonsoir Marion,

    je viens de lire avec admiration votre article, vraiment bravo. Ce qui est formidable est de l’avoir fait avec votre compagnon Oscar, quelle belle complexité.
    Merci pour vos multiples conseils, tant sur le matériels vestimentaires que sur celui de éléments de toilettes.
    N’avez vous pas souffert de n’avoir croisés peu de pélerins?
    Amitiés
    Jean-Claude GUILLEMIN

    • Bonjour Jean-Claude,

      Je suis contente si l’article peut être utile à d’autres, c’était vraiment mon intention.

      Je n’a pas souffert de n’avoir croisé que peu de pèlerins car :
      – j’ai fait du couchsurfing et j’ai pu rencontré et vivre avec la population locale ;
      – je suis partie en hiver pour être le plus seule possible.
      J’en ai croisé quelques uns, j’ai marché quelques kilomètres avec certains, mais je marchais au rythme de mon chien et j’étais concentrée sur lui. Il était en liberté, parfois loin de moi, donc le rappel était indispensable, ce qui « coupait » les conversations.
      Et aussi, quel bonheur d’avoir les auberges pour soi toute seule ! ( même s’il a pu y faire très froid quand elles n’étaient pas chauffées).
      Marion

  32. Bonjour,
    Pour une « première: avec très peu d’expérience, je vous dis bravo ! C’était osé, gonflé, mais vous avez su faire les bons choix et globalement cerner avec lucidité les problématiques de la randonnée pédestres, chapeau !
    Ce coup d’essai vous permettra d’avoir de bonnes bases solides pour tenter à nouveau l’aventure jusqu’à son terme.Surtout ne vous reposez pas en si bon chemin, maintenez votre condition physique régulièrement, c’est la moitié du travail de fait pour la prochaine tentative. …
    Mes félicitations vont également à votre chien qui semble doué pour la randonnée, un vrai profil de trailer celui-là !!
    Au plaisir de lire vos prochaines aventures sur Compostelle ou ailleurs car c’est clair, le virus de la rando est pris ! ; )

    • Bonjour Claude,
      Merci pour vos encouragements. Vous avez raison, la préparation physique est très importante !
      Oscar vous remercie également pour le compliment 😉

  33. Bonjour,
    J’ai pris le chemin de Saint Jacques de Compostelle en partant de chez moi le jeudi de l’Ascension 25 mai 2017 et j’en reviens après 9 jours de marche. J’étais accompagné de 2 compagnons de marche. Nous nous sommes arrêté à Cloyes sur le Loir et allons y reprendre le chemin l’année prochaine pour une quinzaine de jour de marche fin mai début juin 2018. Nous avions eu de la chance d’avoir eu du soleil pendant ces 9 jours avec l’inconvénient d’avoir trop chaud. Pour cette première année d’expérience:
    * sur moi, caleçon, une chemise manche longue de randonnée, un pantalon shortable, une paire de chaussettes, une paire de chaussure de trail, un chapeau à bord large et une paire de lunette de soleil,
    * dans le sac à dos de 30 litres: un duvet 15°C, sac à viande, affaires de rechange (caleçon, une chemise manche longue de randonnée, un pantalon shortable, une paire de chaussettes), un bermuda et un t-shirt comme tenue de détente après la douche à l’eau froide, 2 boîtes de glace de 1 litre (récupération) pour mettre 3 bananes et des fruits secs, trousse de secours achetée en grande surface, crème NOK, brosse à dent + goupillon pour entre dent, savon de Marseille(corps,shampoing,lessive), un sac de compression de chez Décathlon pour comprimer tout ce qui est linge (gain de place dans le sac à dos, chargeur pour mon téléphone. Mon sac sans la nourriture pèse 6kg.
    * une paire de bâton
    * la GoPro avec la perche que j’ai laissé chez des amis car le téléphone fait aussi bien de belle photo,
    * pour boire, j’ai pris au Vieux Campeur, un convertube. C’est une pipette qui s’adapte à toute bouteille de plastique et qui permet de boire sans défaire de son sac.
    * malgré que le chemin est balisé, j’ai fait des copies du parcours que je porte autour du cou dans une pochette porte carte,
    Pour être en forme à l’arrivée, éviter les crampes tendinites, je bois 3 gorgés d’eau et mange une pincée de fruit sec tous les kilomètre. Je m’arrête 5 – 10 minutes tous les 5 kilomètres pour faire des étirements et manger une ou 2 bouchées de quelques choses de consistant (sandwich, banane, gâteau sec…)

    9 jours de pur égoïsme car lorsque nous marchons, nous apprenons à écouter notre corps, à ne penser qu’à soi…

    Avant de partir, je me suis préparer physiquement et j’ai bien fait car nous avons marcher entre 20 à 30km par jour.

    Amitié jacquaire.

  34. Bonjour Marion. Tout d’abord, bravo à vous et votre chien pour cette super expérience. C’était très courageux de votre part et vous avez réussi ce pari (même si retour anticipé)
    Je commence depuis peu à marcher et la randonnée répond à toutes mes attentes. Votre expérience m’inspire du respect et me servira surement lorsque j’oserai tenter une aventure comme la vôtre.

    Merci à vous de l’avoir partagée et merci à ce site de l’avoir diffusée.

    Bonne continuation à vous tous et bonne marche !!!

    • Bonjour Frédéric,
      Ce qui est bien avec la marche, c’est que c’est à la portée de tout le monde, et que les effets bénéfiques se font très vite ressentir. Je vous souhaite de belles randonnées,
      Marion

  35. bonjour, vu que j’ai l’intention de faire aussi une partie de Compostelle avec mon chien un colley (Lassie) qui marche près de 2h voire plus presque tous les jours avec moi jusqu’à des marches de 25 km donc le route sera possible avec lui 🙂 mais une question me taraude… comment s’organiser avec la nourriture du chien ?

    Emmanuelle

    • Bonjour Emmanuelle,

      Pour la nourriture, je demandais des échantillons de croquettes chez les vétérinaires (je me voyais mal porter un sac de 5kg…). J’achetais au fur et à mesure (presque au jour le jour, et maximum pour le jour même et le lendemain matin) dans les tiendas : de la pâté en barquette / du thon / des knackis. Quand je pouvais cuisiner, j’achetais de la viande dans les boucheries en demandant aussi des os. Je donnais à manger à Oscar le matin (un peu), tout au long de la journée pendant les pauses (les knackis sont bien pratiques pour ça) et le soir à l’arrivée.

      Buen camino,

      Marion

  36. « Ancienne » hospitalière sur la voie d’ Arles (BAZIEGE – juin 2012 -) et pèlerine, c’ est avec une intense émotion que j’ ai lu le récit de votre parcours… J’ ai marché 3 fois sur le Chemin : en 2006, accompagnée de ma fille, du Puy en Velay à Monistrol d’ Allier, un tout petit bout de chemin, stoppée par un malaise cardiaque puis, en 2007, à nouveau du Puy en Velay jusqu’à Nasbinals, et, en 2012, sous la canicule, depuis Nasbinals jusqu’ à Figeac, avec ma fille et mon époux.
    Chaque fois, le même déchirement de devoir rentrer pour raison professionnelle (épouse d’ artisan, très peu de vacances…) Depuis, je n’ ai malheureusement pas pu reprendre mon bâton et je me pose la question (je rejoins en cela le témoignage d’ une personne sur votre blog) si j’ ai vraiment ma place sur ce Chemin puisque la Vie m’ assène coup sur coup, me contraignant à renoncer d’ année en année… Merci pour votre poignant témoignage de ce qu’ est ce Chemin magnifique pour sa beauté tant spirituelle que paysagée…Pendant des années, j’ ai sillonné les chemins en forêt, traversant les rivières avec mes bottes de pêche, accompagnée de mon fidèle labrador, Nelson… J’ ai connu durant tout ce temps la tendre complicité qui s’ instaure avec son animal, cette osmose qui se crée au fil des ans, aussi, tout ce que vous décrivez me parle vraiment… Chapeau bas pour votre ténacité, votre belle simplicité dénuée d’ orgueil de cet « exploit » magnifique que vous partagez avec tant de générosité… ULTREIA !…

    • Bonjour Annick,
      J’ai mis un peu de temps à répondre… merci pour votre gentil commentaire, très touchant.
      Je ne sais pas si untel ou untel à sa place sur le chemin. Je crois que nous faisons ce que nous pouvons à chaque instant.
      Avec le recul, je suis très contente d’avoir eu ma blessure à la cheville et d’avoir arrêté mon périple. J’ai beaucoup appris, et par exemple je fais désormais davantage attention à ma condition physique…
      Et je crois que tout ce qui nous arrive est un mal pour un bien 😉

  37. comme c’est sympathique cette belle chaine de partage sur vos différentes expériences chers pèlerins de Compostelle.
    Merci spécialement à Marion pour toutes ces informations détaillées. Je te souhaite un bon rétablissement et un prompt retour sur le chemin pour finir cette belle aventure.
    De mon côté, j’aimerai beaucoup comme vous, prendre mon bâton de pélerin. Toutefois étant agricultrice, je ne peux que m’absenter en hiver. J’aimerai beaucoup partir début novembre jusqu’en fin décembre car début janvier, je dois être de retour pour m’occuper de mes petits-enfants.
    Aussi je voudrai savoir si il y a un chemin praticable dans cette période.
    C’est avec grand plaisir et reconnaissance que j’attend votre réponse.
    Un grand merci d’avance.
    .

    • Bonjour Lucienne,
      À cette période, le chemin du Nord et le chemin français sont envisageables. En fait, le pèlerinage peut se faire à tout moment 🙂
      Il y a moins d’hébergements ouverts en hiver mais il n y aura aucun problème pour loger sur le chemin français.
      Buen camino !
      Marion

  38. vous avez pris des guêtres, pourquoi faire?
    sinon merci pour ce partage de vie

    • Bonjour Pascal,
      J’ai pris des guêtres avec moi en cas de pluie et de neige car j’avais des chaussures de randonnée basses.
      Marion

  39. bonjour tout le monde
    juste une petite info , pour dire aussi que cette année en mai j ai  » fait  » le chemin de Compostelle de st jean pied de port a finistère en autonomie et camping sauvage tous les jours sans problème
    j y ai croisé que deux chiens qui marchaient bien
    j ai fait l année dernière le puy en velay / st jean pied de port en mai en camping sauvage tout le temps , sans problème,
    niveau budget ça change tout ! et pas de ronfleurs … que les oiseaux …
    salut
    c était juste une info donnée par jacky

  40. bonjour ,
    très beau témoignage et tres beau chien. j’ai fait une partie du chemin de Compostelle en partant de Auxerre direction le vezelay et terminé a la souterraine avec mes deux créole qui pour la premiere fois venais en France . je pense un jours soit de commencé par la souterraine , soit partir de chez moi , je sais pas encore . mais cette fois avec mon bouvier australien et ma croisé staffi border collie . les deux créole sont trop vieille pour me suivre . apparemment en Espagne les chiens sont pas tres accepté , selon certain pèlerin. mon logement etait gratuit vue que je dormais a la belle etoile , et je pense recommencé . le chemin me permet de m’évadé , et de découvrir la France qui est un tres beau pays .

    • Bonjour Francis,

      J’ai trouvé les espagnols beaucoup plus sympas avec les chiens, donc tout devrait bien se passer avec ton bouvier australien et ta croisé staffi border collie 🙂

  41. Bel article je rêve de faire le Compostelle suivit de st donato val di comino ville de naissance de mes parents en Italie les deux en même temps .
    Ton parcours semble simple et beau surtout avec ton chien bravo , ta bien prit soins de lui félicitations .

  42. Bonjour, merci pour ton temoignage, car j hésitait a partir cet hiver. Du coup, quel type de sac de couchage conseillerais tu, puisque le tiens n allait pas? Merci d’ avance

    • Bonjour Cécile,

      Le mien avait une température de confort de + 15ºC, limite + 11ºC, et extrême -1ºC. Comme les auberges ne sont pas toutes chauffées (surtout pour un pèlerin), c’était vraiment limite. Il y a des nuits où je n’ai pas pu dormir tellement j’avais froid…

      Je te conseille d’aller faire un tour sur randonner-leger.org, un forum spécialisé dans la MUL (marche ultra légère) où tu trouveras des conseils et avis.
      Et puis, tu peux toujours demander à François ses conseils 😉

  43. Bonjour Marion
    Au delà de ce que l’on peut qualifier de « performance » car tu as tout de même fait 405 kms à pieds, je souhaitais te féliciter pour l’attention que tu as porté à ton compagnon à quatre pattes, le magnifique Oscar.
    Ton récit est éloquent à ce sujet et c’est ce qui m’a touché le plus, tu as pris tout le temps nécessaire pour que votre aventure soit aussi agréable pour lui que pour toi.
    Elle n’en aura été que plus belle et vos liens renforcés.
    J’adore marcher avec mes chiens, cependant je n’ai pas encore réalisé ce genre d’aventure dans la durée avec eux bien qu’ils soient très sportifs. Mais j’y songe car cette complicité est tellement agréable, et au moins, ils ne ronflent pas la nuit…;)
    Te lire fut un agréable moment
    Au plaisir
    Merci à François d’avoir diffusé cet article

    • Merci Cédric

      J’ai un lien très particulier avec mon chien-loup, et ce périple l’a vraiment renforcé. Je suis contente de voir que cela transparaît dans mon article.
      Marcher avec son chien, c’est vraiment quelque chose à part…
      Si tu veux plus d’infos, il y a un groupe facebook dédié à la rando avec son animal de compagnie.

      Marion

  44. Merci pour ce partage ! Et oui le chemin est un cheminement et les blessures sont des alertes des aides sur ce qui est incohérent entre le corps et l’esprit. La tendinite détectée par un médecin et la bosse au genou que j’ai eu durant le chemin ont été guéries lorsque j’ai gagné en flexibilité en souplesse.. dans mon rapport aux autres, avec moi même… Le pouvoir d’auto-guérison, comme celui de la volonté ont été essentiels et je te souhaite vraiment de trouver le sens de cette douleur au pied.

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