Nov 022019
 
On voit que c’est mon métier de poser pour des photos 😂

Je ne publie pas beaucoup de comptes rendus de mes randonnées (j’explique pourquoi juste après*), mais au retour de ces 3 jours de rando et en publiant des photos sur la page Facebook de Randonner Malin j’ai fait l’erreur de demander 😄 demandé si des personnes étaient intéressées par un compte rendu.

On m’a dit : « oui ».
On m’a redit : « oui ».
On m’a re-redit : « oui ».

Au fond de moi, j’avais sûrement envie de l’écrire, je n’avais juste pas vraiment le temps. Et avec ces réponses enthousiastes, je n’avais plus qu’à trouver le temps ! 😆

*Si je ne publie pas beaucoup de comptes rendus de mes randonnées, c’est que j’essaie de séparer ma vie personnelle et ma vie professionnelle – ce qui n’est pas toujours très facile quand on aime son travail et que l’on travaille dans un domaine qui nous passionne.

En effet, si je prévois avant de partir randonner que je vais écrire un compte rendu, je ne vais pas du tout vivre ma randonnée de la même manière. Je vais réfléchir à prendre telle ou telle photo, à noter telle ou telle information et je vais déjà penser au compte rendu pendant la randonnée.

Et du coup, je n’en profite pas de la même manière. Et c’est pour cette raison que quand je veux vraiment randonner pour moi, je ne prévois pas d’écrire de compte rendu et n’en écris pas à mon retour.

Cela faisait un moment que j’avais envie de randonner dans le massif de la Chartreuse où je n’avais jamais mis les pieds. L’idée d’effectuer une traversée est venue assez rapidement étant donné la morphologie du massif et car j’aime les itinéraires qui ont une certaine logique – d’autant plus que cela permettait éventuellement de relier 2 villes, Grenoble et Chambéry.

Ma compagne et moi avions 3 jours de libres fin août, la traversée avait l’air jouable « à vue de nez » en 3 jours et la météo avait l’air clémente, j’ai donc creusé l’idée. 😉

Massif de la Chartreuse

Le but de ce compte rendu est de vous faire découvrir le massif de la Chartreuse si vous ne le connaissez pas, de vous donner des idées de randonnées dans ce massif ou de vous donner envie d’y retourner et de l’explorer si vous le connaissez déjà.

Il y a énormément de possibilités dans ce massif qui est parcouru par de nombreux sentiers et qui a des accès de part et d’autre. Nous n’en avons vu qu’une partie, mais libre à vous de vous créer votre propre itinéraire ou de modifier ou adapter celui que l’on a suivi (tant bien que mal – vous verrez pourquoi 😉).

Préparation de la randonnée

Je ne vais pas m’étendre trop sur le processus de préparation, car j’ai déjà pas mal abordé ce sujet sur Randonner Malin, notamment via cet article spécifique aux randonnées de plusieurs jours :

De plus, le processus de préparation a été très similaire à celui que j’avais suivi pour la traversée des Hauts-Plateaux du Vercors qui est détaillé ici.

Itinéraire de la randonnée

Pour le choix de l’itinéraire, cela s’est fait simplement en tapant « traversée chartreuse randonnée » ou quelque chose de similaire dans un moteur de recherche.

J’ai trouvé un itinéraire sur le site Altituderando qui m’a bien plu et ai décidé de m’en inspirer très fortement, mais avec un sens de parcours inverse (Grenoble -> Chambéry) et un découpage des étapes différent (3 jours au lieu de 4).

Je ne me suis pas basé que sur le descriptif de la rando, j’ai aussi étudié le passage de l’itinéraire sur une carte IGN, sur des photos aériennes et évalué la difficulté et la durée de la randonnée.

Note : Les cartes IGN que j’ai utilisées pour la préparation de cette randonnée sont :

Voici les données approximatives de l’itinéraire de base :

  • Distance totale ≈ 71 km
  • Dénivelé cumulé positif ≈ 3810 m
  • Dénivelé cumulé négatif ≈ 3760 m

J’avais également noté certaines variantes possibles, des lieux de bivouac différents et donc des étapes différentes – à adapter en fonction du ressenti, du temps disponible et des envies.

Itinéraire théorique pour notre traversée de la Chartreuse
Profil altimétrique de cet itinéraire

Si vous souhaitez avoir la trace GPS de l’itinéraire au format .gpx pour l’utiliser dans un logiciel de préparation d’itinéraire ou dans un outil GPS, vous pouvez la télécharger ci-dessous.

Cliquez ici pour télécharger la trace (gpx)

Si vous n’avez pas l’habitude de préparer vos itinéraires, ça peut vous paraître une montagne à gravir (sans mauvais jeu de mot) et c’est normal. Vous trouverez pas mal de ressources pour vous guider sur Randonner Malin et vous verrez que cela s’affinera avec l’expérience.

Logistique de la randonnée

Départ, arrivée et retour au point de départ

Les départ et arrivée se faisant dans 2 grandes villes, la logistique est assez facile et tout est faisable en transports en commun.

Les traversées, c’est toujours sympa, mais il faut par contre trouver un moyen de retourner au point de départ. Dans ce cas, c’est facile, car des TER circulent assez régulièrement entre Chambéry et Grenoble et l’avantage est que c’est assez flexible : même si on achète son billet à l’avance, on peut généralement prendre un TER avant ou après l’horaire initialement choisi (dans la même journée).

Eau

Le massif de la Chartreuse est un massif calcaire sur lequel l’eau est peu présente en surface car elle s’écoule rapidement dans les réseaux karstiques (ensemble de cavités qui ont été érodés par l’eau).

Cela donne de jolis reliefs, mais rend les points d’eau pour le ravitaillement peu nombreux surtout en été, c’est donc une contrainte à prendre en compte.

Idéalement, je choisis des lieux de bivouac à proximité de points d’eau pour minimiser le poids d’eau porté, mais ici ça coïncidait mal avec un découpage équilibré des étapes en terme de difficulté. Nous avons donc dû porter un peu plus d’eau qu’habituellement sur certaines sections.

Pour repérer des points d’eau et estimer la chance d’y trouver de l’eau, j’ai utilisé le site refuges.info, dont j’ai fait une présentation en vidéo ici.

Si vous voulez savoir comment je prévois mes ravitaillements en eau au moment de la préparation, je vous conseille de lire cette section de l’article de préparation de ma traversée du Vercors.

Bivouac

En ce qui concerne la réglementation pour le bivouac : il est autorisé dans le parc naturel régional de Chartreuse sous certaines conditions – dont vous trouverez les détails ici.

Tout au long de l’itinéraire, il y a pas mal d’endroits où bivouaquer, ce qui permet une certaine flexibilité dans son découpage d’étapes – même s’il y a certaines sections où ça ne serait pas idéal (pente, troupeaux, rochers…).

Si vous voulez savoir comment je choisis les endroits de bivouac au moment de la préparation, je vous conseille de lire cette section de l’article de préparation de ma traversée du Vercors.

Matériel pour la randonnée

J’ai tourné une vidéo qui détaille le matériel emporté pour ces 3 jours de rando (version légère mais pas extrémiste), donc je vous laisse la visionner si cela vous intéresse : https://youtu.be/domiBpGkQuA

La traversée de la Chartreuse au jour le jour

Jour 1 : de Grenoble au pied de la Dent de Crolles (col des Ayes)

Distance ≈ 21 km
Dénivelé cumulé positif ≈ 1880 m
Dénivelé cumulé négatif ≈ 580 m

Tracé du jour 1
Profil altimétrique du jour 1

Départ d’Avignon le matin même en voiture, que l’on gare pas loin de Grenoble, à Saint-Égrève, sur les conseils d’une amie (coucou Livia 😉).

Puis tramway direction Grenoble jusqu’à l’Esplanade. Enfin, ça c’est le plan !

La machine pour acheter des tickets ne fonctionne pas. On marche jusqu’au prochain arrêt. La machine ne fonctionne pas non plus !

Des habitués nous informent que c’est normal et nous conseillent de monter sans ticket car sinon, on est apparemment bons pour marcher jusqu’à l’Esplanade. On écoute leur conseil, car il n’est pas très tôt et on préfère marcher sur les sentiers que le long du tram.

Au final, départ pour la randonnée à proprement parler un peu tardif avec un temps magnifique qui ne nous quittera pas pendant les 3 jours. Et c’est parti pour la montée de la Bastille, un fort militaire, que l’on peut également rejoindre via un téléphérique.

Si vous ne connaissez pas Grenoble, il faut savoir que la ville est dans une cuvette, que le fond de la cuvette est plat et urbanisé et que les côtés de la cuvette sont formés par 3 massifs (Vercors, Chartreuse et Belledonne).

Et ce qui est surprenant est que la transition entre la ville plate et l’extrémité sud du massif de la Chartreuse est très marquée – cela grimpe directement.

Nous choisissons de monter par le PR et le jardin des Dauphins mais il est aussi possible de monter un peu plus à l’est par le GR 9.

Il ne faut pas espérer être seul là-haut, la Bastille est touristique et également fréquentée par les Grenoblois.

Nous continuons ensuite le long du GR 9 en direction du mont Jalla puis dans la forêt domaniale de la Tronche avec de temps en temps quelques vues sur Grenoble, puis le Grésivaudan et la chaîne de Belledonne jusqu’à redescendre au col de Vence où l’on croise la route.

Mélampyres des bois

S’en suit une montée de 500-600 m de dénivelé jusqu’au fort du Saint-Eynard qui a été, comme la Bastille, construit au XIXe siècle et qui fait partie de la ceinture fortifiée de Grenoble.

Vue sur Grenoble et La Tronche

Le fort étant accessible en voiture l’été, ne vous attendez pas non plus à y être seul. 😉 Vous pouvez cependant le visiter et il offre une belle vue sur Belledonne.

En le quittant et suivant un muret, j’ai la chance de voir apparaître des vautours juste à côté de moi qui remontaient le long de la falaise en contrebas et qui prennent rapidement leurs distances.

Du fort, nous suivons le GR 9 qui longe la crête du mont Saint-Eynard dans la forêt. L’urbanisation du Grésivaudan se fait toujours sentir, notamment avec un petit bruit de fond permanent.

Certains apprécieront probablement la hauteur prise par rapport à vallée urbaine, mais nous avons plutôt l’impression qu’elle nous suit et que l’on n’arrive pas à s’en débarrasser. Même avec de belles vues sur Belledonne à l’est et sur quelques sommets de la Chartreuse à l’ouest, on ne se sent pas encore entièrement en montagne.

Chamechaude et la Dent de Crolles

Nous quittons ensuite le GR 9 qui redescend en direction de le Sappey-en-Chartreuse pour rester sur la crête qui alterne entre petites montées et petites descentes jusqu’aux Grands Crêts et l’Emeindras de dessus où l’on retrouve le GR 9 – qui est d’ailleurs commun avec le GR de Pays Tour de Chartreuse à cet endroit.

Après cette section, ma compagne commence à avoir quelques douleurs à un genou. C’est une douleur qu’elle reconnaît et qu’elle a déjà eu plusieurs fois en descente. C’est d’ailleurs une douleur assez incompréhensible, car dans des conditions similaires (matériel, poids du sac, profil, forme physique…) elle peut ne pas être présente lors de 1000 ou 2000 m de dénivelé négatif après une grosse randonnée voire plusieurs jours de rando et être présente après 100 m de dénivelé négatif lors d’une « balade du dimanche ». 🤔

Là, c’est plutôt parti pour la deuxième version, car nous n’avons pas beaucoup descendu, à peine 300 m de dénivelé cumulé négatif. 😦

Le point positif est que l’on commence à se sentir plus en montagne et que l’on a laissé la ville dernière nous, sensation qui est accentuée par des sommets très esthétiques et une belle luminosité de fin de journée.

Le Grand Som

Nous continuons sur les crêtes avant de contourner par l’ouest le Bec Charvet jusqu’à rejoindre le Habert du col du Coq où nous faisons le plein d’eau.

Vue sur le Bec Charvet et la Dent de Crolles

On recoupe à cet endroit-là la route qui marque le début de la partie la plus sauvage de notre itinéraire de 3 jours.

J’avais prévu plusieurs options pour bivouaquer, dont le Roc d’Arguille (que mon assistance m’avait conseillé, merci Axelle 😉) et la Dent de Crolles. Nous avons éliminé ces 2 options car le soleil était en train de disparaître et nous avons opté pour un petit endroit à proximité du col des Ayes au pied de la Dent de Crolles.

Face ouest de la Dent de Crolles

Ce n’est pas forcément l’endroit le plus idéal pour bivouaquer, mais nous avons trouvé un petit coin relativement plat et un peu à l’écart du sentier d’accès à la Dent de Crolles qui est assez fréquenté.

Bivouac à proximité du col des Ayes au pied de la Dent de Crolles
Soleil couchant sur Belledonne

La suite, vous la connaissez : on plante l’abri, on profite du coucher de soleil, on mange, on profite du ciel étoilé et on se couche. 😊

Jour 2 : du col des Ayes au mont Granier

Distance ≈ 24 km
Dénivelé cumulé positif ≈ 1250 m
Dénivelé cumulé négatif ≈ 900 m

Tracé du jour 2
Profil altimétrique du jour 2

Nous sommes accueillis dès le lever par de belles vues sur le Vercors et Belledonne qui émergent de la brume.

Vue du col des Ayes

Une pensée nous traverse l’esprit : ça serait peut-être sage de reconsidérer l’itinéraire de base – étant donné la douleur au genou qu’a ma compagne ! Mais cette pensée est vite balayée par la promesse d’une magnifique journée en montagne.

C’est le week-end, la Dent de Crolles est une sortie classique, nous ne sommes pas tout seuls quand nous attaquons la montée.

Il est possible d’atteindre le sommet directement par le Pas de l’Œille, mais nous optons pour le passage par le Trou du Glaz en suivant le GR 9 – afin de récupérer de l’eau.

A l’entrée du Trou de Glaz, un groupe de spéléologie est en plein briefing et je remplis une bouteille d’eau tant bien que mal dans une petite cascade qui coule du plafond – 1 litre dans la bouteille et 2 litres sur moi. 😆

Bec Charvet, Chamechaude et le Vercors en arrière-plan

Une petite montée plus tard, dont une section par des vires équipées avec quelques câbles, on se retrouve sur un très joli plateau où se mêlent harmonieusement roche calcaire, arbres, herbes et fleurs.

Bec de la Scia et Grand Som
Lances de Malissard et Dôme de Bellefont

Le GR surplombe des vallons sauvages où l’on imagine facilement que la faune y vit tranquillement. Arrivés dans le chaos de Bellefont, nous bifurquons vers le sud-est pour rejoindre le pas de Rocheplane et les crêtes, par un sentier qui monte « dré dans l’pentu » (je me permets l’expression, même si on n’est pas encore en Savoie 😏).

Il est autrement possible de continuer sur le GR 9 jusqu’au col de Bellefont sans passer par les crêtes.

Sur la crête des Rochers de Bellefont
Pas de Rocheplane

A partir du pas de Rocheplane, direction le col de Bellefont en suivant les crêtes, nous nous régalons du jeu des nuages avec celles-ci. Sur cette section, la vue est bien dégagée et offre un superbe panorama sur le massif.

Du col, nous basculons dans le vallon de Marcieu et sans surprise, le genou de ma compagne ne va pas mieux ! Nous sommes adultes, mais l’espoir nous ferait croire au Père Noël…

Vallon de Marcieu

Le début qui zigzague entre les trous et fissures laisse place à un pâturage au niveau du chalet de l’Aulp du Seuil. Ici, les vaches broutent et les marmottes sifflent.

Un bloc calcaire chevelu

Au nord du vallon, on rentre dans la forêt de l’Aulp du Seuil, une ambiance bucolique s’en dégage. Après une petite descente, elle débouche sur l’Alpette, une clairière parfaite pour faire une pause.

Roche de Fitta

On continue en forêt jusqu’au vallon de Pratcel, puis une montée courte mais efficace via le pas de l’Échelle nous amène sur le Habert de St-Vincent.

A partir du chalet de l’Alpe, on reste sur le GR 9, direction le nord et la Tête du Lion qui trône fièrement. Un bel alpage, une section de forêt puis encore de l’alpage. Les changement de paysages sont fréquents, impossible de s’en lasser – d’autant plus que tout est baigné dans une belle lumière de fin de journée, un régal ! 🤩

Tête du Lion

J’avais prévu de dormir sur le mont Granier et n’avais repéré aucun point d’eau à proximité. Nous faisons donc le plein d’eau pour le soir et le lendemain à proximité de la cabane de l’Alpette.

Je me charge un maximum pour délester ma compagne dont la jambe compensatrice commence à fatiguer. Du coup, la montée se fera sentir. 😄 On oublie vite la différence que font quelques kilos en plus.

Arrivés au col de l’Alpette, fini le GR9 et changement radical de direction. On monte vers le mont Granier en passant par le pas des Barres qui comporte une section rocailleuse un peu pentue et quelques échelles. Rien de compliqué, mais à ne pas sous-estimer pour une personne pas à l’aise sur ce genre de terrain ou avec la peur du vide.

Alpette et vue sur le col de Bellefont au loin

Un peu plus loin, je tombe sur quelques chamois qui marqueront le début de l’apothéose de ces 3 jours de randonnée. Nous rejoignons la crête ouest à travers la forêt puis la longeons vers le nord en direction du sommet.

Les vues sont absolument superbes sur les massifs alentours : Chartreuse (évidemment), Belledonne, Bauges, et même Mont-Blanc.

Massif de la Chartreuse
Chaîne de Belledonne
Massifs des Bauges et du Mont-Blanc

Nous nous arrêtons peu avant le sommet pour planter notre abri.

Bivouac sur le mont Granier

Et comme si ce n’était pas suffisant, la lumière baissant, chamois et bouquetins commencent à nous entourer. Les chamois, toujours avec une bonne distance de sécurité et les bouquetins sans se soucier de nous, uniquement guidés par le brin d’herbe le plus appétissant.

Un bouquetin pendant son activité préférée

Seules les lumières de la ville nous rappellent que l’on n’est pas si loin que ça d’elle et que cette parenthèse de nature n’était qu’éphémère.

Mais, nous en avons bien profité ! Cette journée de randonnée a été magnifique, avec une grande variété de paysages très esthétiques, des curiosités, une belle flore, un nombre inespéré de bouquetins et chamois et de l’effort. 😉 Oui, ça a quand même été une assez longue journée, surtout pour ma compagne qui a dû composer avec sa douleur au genou (qui a …suspens… empiré). C’est bizarre, Randonner Crétin avait pourtant prescrit 24 km, 1250 m de D+ et 900 m de D- pour la journée. 🙄

Ma compagne propose de se lever très tôt le lendemain pour être sûrs d’arriver à la gare de Chambéry à temps pour retourner à Grenoble. Au fond d’elle, je sais qu’elle a toujours l’espoir d’arriver à pied à Chambéry – quitte à ce que ce soit très long et douloureux. Je suis plutôt d’avis de rejoindre une route dès que possible et rejoindre Chambéry autrement qu’à pied pour éviter que son genou n’empire.

– Je lui dis qu’elle est têtue.
– Elle n’est pas d’accord.
– Elle me dit que j’aurais fait pareil à sa place.
– C’est vrai !
– Je lui dis qu’elle m’aurait dit que j’étais têtu.
– Elle est d’accord.
Bref, il faut déjà déjà descendre du mont Granier, on verra ensuite. 😆

Jour 3 : du mont Granier à Chambéry

Distance ≈ 26 km
Dénivelé cumulé positif ≈ 680 m
Dénivelé cumulé négatif ≈ 2280 m
Note : données théoriques de l’itinéraire de base, nous avons réellement effectué 15 km, 300 m de D+ et 1320 m de D- en marchant.

Tracé (théorique) du jour 3
Profil altimétrique (théorique) du jour 3

Le réveil avant le lever du soleil pique un peu, mais il sera très vite oublié avec la lumière magnifique qui baigne les sommets alentours. En plus, on peut profiter d’une ambiance totalement différente de la veille lors du coucher de soleil.

Vue 5 étoiles pour le petit déjeuner
Rochers de l’Alpe au premier plan et chaîne de Belledonne au second

On commence par le point haut de la journée, le sommet du Granier, à quelques pas de notre lieu de bivouac avant de commencer notre redescente vers la civilisation.

Vues du sommet du mont Granier

Cela commence par un contour du mont Granier, ouest, nord puis est pour redescendre direction le pas de la Porte.

Col du Granier et Chambéry en contrebas

La descente est un peu raide, on croise d’ailleurs quelques chamois, puis elle s’adoucit légèrement pour arriver dans une très belle forêt que l’on descend par des petits lacets.

Ma compagne avance doucement mais sûrement, et ça me laisse le temps de ramasser des framboises (et de les manger partager).

On rejoint ensuite une piste que l’on peut suivre le long de grand lacets – ou couper via un sentier forestier – jusqu’à la piste qui rejoint la route montant au col du Granier.

Face nord du mont Granier

A ce moment là, on est tous les deux d’accord d’essayer de trouver un moyen d’aller à la gare de Chambéry en évitant de trop marcher – car il reste plus de 1000 m de dénivelé en descente et que c’est ce que le genou n’aime pas. Le col du Granier paraît stratégique pour du stop ou des transports en commun, donc on y monte en suivant la route.

Cette partie n’a rien de très drôle, la route est assez fréquentée et le bas-côté n’est pas très large voire inexistant, donc il faut être vigilant.

J’avais laissé cette section de route dans l’itinéraire bien que l’on n’aime pas marcher le long de la route car l’éviter par des sentiers n’était pas facile ou cela aurait demandé de reconsidérer une partie de l’itinéraire (par exemple descendre du côté de la Station du Granier).

Arrivés au col du Granier, un arrêt de bus attire mon attention :

  • Des bus descendent à Chambéry : parfait !
  • Sauf le dimanche et on est dimanche : beaucoup moins parfait !

On décide de faire du stop.

En un temps record, deux dames nous prennent (merci mesdames) et nous déposent où elles s’arrêtaient, à Montagnole, à environ 5 km de la gare de Chambéry.

Pour la petite anecdote, on refuse de se faire déposer à Chambéry pour ne pas abuser de leur gentillesse.

Et là, vous le sentez venir : personne n’a voulu nous prendre en stop et on a donc rejoint la gare de Chambéry à pied en longeant la route qui y descend puis en rejoignant l’itinéraire que l’on aurait dû suivre.

Je ne peux donc pas vous dire grand chose sur la section que l’on aurait dû suivre entre le col du Granier et Chambéry, je vous laisse la surprise si vous la parcourez. En tout cas, en regardant sur la carte, ça a l’air de se dérouler principalement en forêt avec quelques points de vue et a l’air d’être une redescente sympa vers la ville.

La suite est assez classique :

  • Petite terrasse en attendant le train (apparemment, ça ne fait pas mal au genou).
  • Retour à Grenoble.
  • Tramway jusqu’à Saint-Égrève – avec encore une fois l’impossibilité d’acheter un ticket.
  • Retour à Avignon.

Le mot de la fin

Cette randonnée a la particularité de sortir d’une grande ville pour se plonger progressivement dans la nature dans laquelle on reste quelques temps avant de progressivement re-rentrer dans une grande ville.

Certains appécieront, d’autres moins. J’avoue que je préfère être plongé dans la nature plus brusquement. Ou peut-être est-ce simplement qu’il aurait fallu que je passe plus de temps au coeur du massif ?

Il est tout à fait possible de combiner cette randonnée avec des visites de Grenoble et Chambéry et des forts sur le passage pour donner une touche plus culturelle et historique à sa sortie.

En tout cas, cela a été une belle découverte, la Chartreuse est un très beau massif, avec pas mal de coins et recoins à explorer. Et nous avons été enchanté par toute la section entre la Dent de Crolles et le mont Granier.

Une petite remarque pour les ours comme moi* qui aiment bien ne croiser personne en rando : le massif est assez accessible à pied, donc il y a forcément un peu de monde en saison estivale – mai j’ai trouvé que c’était très correct.
*Note : je suis un ours gentil, je ne mords pas et suis même content quand je croise des gens sympas. 😄

J’espère que ce compte rendu vous a plu et pourra éventuellement vous servir pour une prochaine sortie. N’hésitez pas à le partager avec vos amis qui pourraient être intéressés. Merci. 🙏

  62 commentaires à “Traversée de la Chartreuse en 3 jours : compte rendu”

Commentaires (62)
  1. Bonjour François,
    merci pour tes expériences.En regardant tes photos je suis tombé sur le commentaire sur la douleur au genoux de ta compagne.
    Cela me rappel mon problème et j’ai envie de lui donner une piste de ce qui, je crois, m’a permis de me débarrasser la plupart du temps de ma douleur au genoux(en tous cas je touche du bois pour que cela continu…). PS ma douleur ce situe sur le coté extérieur du genoux. Il m’est alors impossible de faire quoi que ce soit a part finir la descente en marchant à l’envers et me reposer.
    La clès pour moi à est un étirement en particulier : la torsion de la hanche ou lombaire.
    effectivement le fait d’étirer le fessier permet de soulager le nerf qui mène de la fesse à la cheville en passant par le genoux…
    Cet étirement est a faire bien sur à chaque fin de rando et aussi quand on ne marche pas pour éviter les prochaine douleurs….
    le lien pour visualiser : http://www.cbvacc.fr/node/7797

    en espérant que cela lui apporte un soulagement…
    cordialement
    anais

    • Bonjour Anaïs,

      Merci pour le conseil. Elle a déjà testé cet étirement qui soulage un peu, mais pas entièrement. Après, elle a tendance à le faire que quand la douleur se fait sentir et pas nécessairement régulièrement en prévention.

      A bientôt,
      François

  2. merci pour se beau résumè qui donne envie de faire ce parcours

  3. Merci pour cette évasion, dans un domaine que j’ai souvent parcouru. les domaines de Chartreuse et Vercors sont mes préférés pour les magnifiques paysages et zones de quiétude.J’ai fait le granier par les échelles et 15 jours plus tard j’ai re-fait le grand Som; J’en ai gardé un souvenir éternel (ou presque) je faisais l’ascension le 31 juillet 1995 avec mon fils de 1 an dans le dos en montée. Mon mari l’a porté à la descente et tout à coup, patrata, je suis tombée. Résultat des courses: voyage en hélico avec mon fils pour l’hôpital de la tronche. Double fracture. Je suis depuis retournée en Chartreuse, sans rancoeur et sans rancune.
    Aujourd’hui il y a des portables. C’est plus simple d’appeler les secours.
    Comme le jour où j’ai eu mon accident il faisait beau, il ne manquait pas de bonnes âmes pour m’aider à passer le temps.
    Merci pour les très belles photos.
    Isabelle

  4. Bonsoir François,
    Je participe peu, bien qu’étant inscrit depuis quelque temps.

    Je fais ou j’ai fais de la randonnée, de la marche sur différents sentiers et autres zones, quelquefois beaucoup moins touristiques, en France comme ailleurs.

    Relire ou revoir tes conseils sont utiles.

    Lire ton compte-rendu est tout aussi utile et agréable, voire motivant pour des « ballades en couple ».

    C’est très bien. Continue tant que tu peux… Pour notre bienfait et notre plaisir.
    Cordialement.
    Thibault

  5. Bonjour,

    J’ai moi aussi mal aux genoux, surtout depuis une chute violente sur les genoux fin juillet 2018. J’ai trouvé un réel bénéfice à porter des genouillères élastiques qui me serrent la section de jambe autour de chaque genou. Ce n’est pas très confortable, mais la randonnée est ainsi beaucoup moins douloureuse. Je les porte quand mes genoux sont plus douloureux (car, comme votre compagne, ça dépend des moments). Par contre, au bout de trois randonnées, j’avais une sacrée trace de différence de bronzage au milieu du mollet (trop drôle ou moche, c’est à l’appréciation de chacun). Merci pour ce compte-rendu.

    • Merci pour ton retour Claire. Pour les genouillères, elle a déjà testé un peu, mais on aimerait trouver le fond du problème pour savoir comment agir dessus. Et le fait que ça ne soit pas reproductible facilement n’aide pas. 😉

  6. Bravo François , passionnant et quelle organisation !!!!

    Anne Marie

  7. Merci ! Tes photos sont magnifiques ….! J’espère pouvoir y aller un jour… 🙂

    • Superbes photos et commentaire extra ! Je ne connais pas encore la Chartreuse mais dès l’année prochaine j’irais traîner mes souliers sur ces magnifiques sentiers.

  8. Merci François d’avoir pris le temps d’écrire ce compte-rendu -plein d’humour -car c’est vraiment utile pour les apprentis comme moi et ca donne des idées de randonnée quand on ne sait pas encore bien sortir des sentiers (ca ira mieux après la formation NPPLN j’imagine! 🙂 ).
    De plus, je suis en train de chercher un petit pied à terre dans la région, donc je prends ca pour un signe 😉
    Et bravo à ton amie d’avoir tenu le coup!!

  9. merci pour le descriptif et les superbes photos, la chartreuse est un massif magnifique que j’ai parcouru dans tous les sens dans les années 1970-1980. J’espère que le genou de ta compagne s’est bien remis de la rando, j’ai aussi un problème de ménisque et les descentes sont une vraie galère, je suis souvent obligé de réduire le dénivellé de mes randos.

  10. Merci François. Super reportage, beau texte et superbes photos. Ça donne vraiment envie de faire cette randonnée. Tu l’as faite en août. Possible fin sept. début octobre ? C’est une période ou j’ai un peu plus de temps libre pour la marche. En 2018, j’étais sur Stevenson et c’était vraiment idéal.
    Merci de prendre du temps pour partager ta passion.
    Cdlt.
    Michel Mtl, Qc – Canada

    • Bonjour Michel,

      Oui ça me paraît tout à fait possible fin septembre – début octobre. La seule limitation pourrait être la neige, mais à cette époque, c’est peu probable qu’il y en ait.

      A bientôt,
      François

    • Que ce soit en 2018 ou cette année en 2019, les premières neiges ne sont pas descendues en dessous des 2000m. Septembre et octobre sont de très beaux mois pour la randonnée avec le soleil d’automne et les couleurs de la végétation (certes, ce n’est pas aussi flamboyant qu’au Québec, mais on ne se défend pas trop mal dans les Alpes).
      Il n’y a que les jours qui sont de plus en plus courts et il y a encore des troupeaux jusqu’à fin octobre (du moins dans l’Oisans) !

  11. Bonsoir François,
    Merci pour ce très sympathique compte-rendu ; une bonne idée pour l’été prochain : j’ai la chance d’habiter à 1/2 h en tram du début de la balade (et j’ai déjà les tickets !) et une frangine à Chambéry, alors… Merci également pour les conseils que tu nous envoies régulièrement.
    Cdlt
    Bernard

  12. Bravo François ,
    je parcours la Chartreuse en long , en large et en travers à pied ou en volant et particulièrement la dent de Crolles où je bivouac souvent pour pouvoir me rendre au travail en volant tôt le matin . L’emplacement de votre premier bivouac me surprend , certes il y de l’eau juste en-dessous , mais il devait y avoir les moutons et les patous autour de vous.
    En tout cas , vous nous faites rêver avec vos photos et commentaires, continuez comme çà .
    Et à bientôt pour la traversée de Belledonne sur le nouveau GR738.

    • Bonjour Philippe,

      Non il n’y avait ni moutons, ni patous, sinon on aurait choisi un autre endroit. Je pense que le troupeau était plutôt vers le Habert de Pravouta.

      A bientôt,
      François

  13. Merci François !
    De magnifiques photos, un texte très très agréable à lire… Des cheminements réalisés…Tout pour plaire.Continue à nous abreuver !!!
    Daniel

  14. Bonjour François

    Merci pour ce compte-rendu et pour les photos !

    Habitant Grenoble, je ne connais que très peu la Chartreuse (suis plus Ecrins-Taillefer) et pas du tout le côté par lequel tu es passé (à part la Bastille et le Mont Jalla facilement accessible depuis la ville). Mais la partie entre la Dent de Crolles et le Granier m’ouvre des idées de randonnées !

    Ta copine est réellement très courageuse et toi un peu dur avec elle (d’ailleurs, est-ce toujours ta copine ? ;)) car ayant eu a priori les même douleurs au(x) genou(x), je suis témoin que c’est très rapidement insupportable et me souviens de randonnées finies en crabe pour arriver jusqu’en bas !
    Si c’est un problème de ménisque, c’est très facilement opérable (en ambulatoire) et à titre personnel, c’est réellement LA solution pour retrouver les plaisirs de la randonnée. Donc ne pas attendre et ne pas hésiter (à faire avant que le ménisque soit en lambeaux !)

    • Bonjour Claude,

      Je pense qu’elle est plus dure avec elle-même que je ne le suis avec elle – donc je ne l’ai forcé à rien, plutôt freiné. 😉 Ça n’est a priori pas un souci de ménisque et est plus souvent absent que présent.

      A bientôt,
      François

      • C’est exactement ça, la douleur est aléatoire et une randonnée peut très bien se passer alors que la suivante sera un enfer !! Ça ne coûte rien de demander un scanner du genou et de faire le nécessaire avant que ça devienne omniprésent !

  15. Bonjour Francois,

    Un grand merci pour ce compte rendu. C’est un véritable plaisir de te lire (j’aime la petite touche d’humour)
    les photos sont magnifiques ça donne vraiment envie de découvrir cette région.
    J’espère que ta compagne va trouver l’origine de son mal de genoux, car c’est vrai que c’est rageant de souffrir et de ne pas connaitre le cause, sans être spécialiste je ne pense pas que ça soit dans le but de te
    faire porter ses affaires…
    Cordialement jclaude.

    • Bonjour Jean-Claude,

      Merci pour ton message. Non ce n’était pas dans le but de me faire porter plus. 😉

      A bientôt,
      François

    • Merci mon ami pour l’envoi du guide et le document sur le choix des chaussures de randonnée ,très utiles et bien étudier.
      Merci beaucoup

  16. photographies superbes et captivantes . Compte-rendu précieux

  17. Bonjour François,

    Merci pour ce compte rendu qui me rappelle à quel point le massif de la Chertreuse est beau. Je l’ avais découvert en 1990, lors d’ un écolage au CENG de Grenoble et m’étais promis d’ y retourner.
    Commentaires cependant: les abords du mont Granier sont dangereux pur y bivouaquer (éboulements et glissements de terrain récents: 2016, …..).
    Voir aussi sur « WIKIPEDIA » la rubrique sur le mont Granier avec l’ effondrement de 1248 (plus de 1000 morts) et les découvertes archéologiques (grotte aux ours des cavernes).

    • Bonjour Guy,

      Je suis au courant pour les éboulements du Granier. De là à dire que c’est dangereux d’y bivouaquer, je ne sais pas, ça n’arrive quand même pas très souvent. 😉

      A bientôt,
      François

  18. Merci François pour ce reportage de rando! vous nous faites rêver avec le complément photo!!! Vraiment envie de suite votre chemin!!!

  19. Merci pour ce beau partage ! Que d’endroits magnifiques !
    Envie de se chausser sans attendre !
    Encore un grand merci !

  20. Conseils d’un ancien pour les genoux
    Il faut boire dès que la douleur apparait. Tant pis si cela signifie qu’il faut porter plusieurs bouteilles d’eau! C’est souvent un problème de déshydratation. Contrairement à ce que les scouts m’enseignaient, boire ne coupe pas les jambes.
    Eviter les routes et les terrains dur (calcaires). La Chartreuse n’est sans doute pas l’idéal.
    Depuis que je vis à Bornéo où les chemins de forêt sont tapissés de feuilles, mes douleurs ont disparu miraculeusement.

    • Bonjoru Georges,

      Il ne s’agit très probablement pas d’un souci de déshydratation, car elle y est vigilante. Et le terrain ne semble pas vraiment jouer non plus. On n’a trouvé aucun lien entre toutes les fois où elle a eu cette douleur.

      A bientôt,
      François

  21. Bonjour François,
    C’est un plaisir de lire ce compte-rendu si sympa et de voir tes belles photos.
    J’ai fait qqs randos en Chartreuse il y a des années et j’en avais gardé un très bon souvenir.
    Je suis tjs tentée par ce genre de voyage qu’est une traversée en plusieurs jours. Mais, vu mon grand âge, je n’envisage plus le bivouac, et je raccourcis les étapes. D’où ma question : Sais-tu si on peut trouver des hebergements, refuges ou gîtes , en Chartreuse, sur un parcours de ce genre ?
    Cordialement.
    Josette

    • Bonjour Josette,

      Oui il y a des hébergements et il est possible de se faire des parcours de ce genre d’hébergement en hébergement.

      A bientôt,
      François

  22. Bonjour François,
    « J’avais prévu plusieurs options pour bivouaquer, dont le Roc d’Arguille (que mon assistance m’avait conseillé, merci Axelle ) »
    De rien 😉
    C’est un plaisir de lire ce compte-rendu de « chez moi » et j’ai bien ri par moments 🙂
    Je ne suis jamais allée jusqu’au Mont Granier. Je pense que j’utiliserai cet itinéraire un de ces jours. Je suis un peu « ours » aussi (enfin moi, je dis « louve » :D) mais je supporte la partie plus fréquentée des itinéraires car j’aime l’idée de partir de chez moi à pieds/à vélo pour aller en montagne. C’est une chance que nous avons à Grenoble et dans d’autres villes des Alpes… Mais c’est sûr que pour l’immersion en pleine nature sauvage, la dent de Crolles n’est pas le meilleur endroit 😀 Par contre, une fois atteints les Hauts Plateaux de Chartreuse, c’est merveilleux…

  23. Salut François,
    T’es vraiment doué pour les prises de vue. Superbe photos.
    On connait bien la Chartreuse (et le Vercors habitant près de Valence), mais il y a encore à faire.
    Je crois qu’il faudrait plus d’une vie pour tout faire.
    Merci
    (PS: Ayant suivi la formation GPS Malin, je t’avais promis de te faire une vidéo.C’est pas perdu des que j’aurais plus de temps.
    A+
    Jacques

    • Bonjour Jacques,

      Merci pour ton message. Je te confirme qu’il faudrait bien plus d’une vie. 😉

      A bientôt,
      François

  24. bonjour françois merci pour ce beau parcours tu me donnes vraiment envie de venir dans cette région.très belles photos

  25. Bonjour François !

    Excellente description de votre randonnée ; surtout les photos (magnifiques !!) d’un endroit que je connais juste un peu, même si j’habite juste à côté (Pontcharra). Ça donne vraiment envie d’aller découvrir le massif de la Chartreuse de plus près… J’avais découvert le secteur du col de l’Alpe début juin il y a quelques années avec des amis ; on avait été saisis de voir autant de fleurs (gentiane bleue, etc.) : c’était magnifique ! On avait même rencontré un renard qui était venu nous voir de très près… Bravo d’avoir pu prendre en photos les bouquetins !!
    Sinon je recommande à vos lecteurs votre jeu  » Rando au Pic des Neiges  » !! Pour ceux qui ne connaissent pas, commandez-le vite !
    Bonne continuation à vous et votre compagne et bonnes randonnées à venir… A plus !!!
    Thomas (Pontcharra – Isère)

    • Bonjour Thomas,

      Merci pour votre message. Effectivement, de Pontcharra ce n’est vraiment pas loin !

      A bientôt,
      François

  26. Bonjour,
    Un problème de genou m’a tenu éloigné pendant de trop longues années des sentiers de randonnée jusqu’à ce que je découvre qu’un simple étirement du quadriceps me permette de le contrôler.
    Il ne faut pas désespérer !
    J’ai également récemment rencontré, enfin, un bon podologue posturologue qui m’a réglé une tendinite d’Achille récurrente.
    Le problème est de trouver le bon professionnel, dans mon cas le posturologue traite les triathletes.

  27. Bonjour François,

    On passe aussi par ce magnifique massif de la Chartreuse en suivant la voie d’Assise (de Vézelay à Assise en Italie). Une belle expérience pour les ours (louves)amoureu-x-ses de la nature que j’ai vécue en solitaire pendant l’été 2018.
    Annie

  28. Un super compte-rendu plein d’humour.
    Le fait de relier deux grands agglomération en passant par la montagne est plein de sens. Vive la « continuité pédestre » :-).
    En tout cas je note précieusement l’idée pour un trek de fin de printemps.

  29. Merci François..
    Cordialement.
    Michel

  30. De superbes photos qui me permettent de m’évader un instant en pensant à une prochaine marche pour l’été 2020… .Merci pour vos conseils si justes .
    Sonia

  31. Bonjour ! J’ai beaucoup aimé votre compte rendu illustré par de magnifiques photos. A voir toutes ces jolies prairies vertes, je me demande si votre chemin n’a pas été plus doux que celui que j’ai fait fin aout par le GR965 – le chemin des Huguenots reliant Grenoble à Chambéry.. Je l’ai trouvé très difficile et accidenté. Impossible à faire si il pleut. La seule choses qui me retient de faire celui des crêtes, c’est le transport de la tente. Comme vous le dîtes si bien : quelques kilos en plus, c’est pas rien. J’ ai tellement pas un excellent souvenir de ce chemin, que je me demande si je vais faire la suite l’an prochain….
    Merci pour vos conseils et tout ça offert gracieusement ! Alors je vous rends grace, Gracias !

  32. Bonjour François

    J’ai enfin pu prendre le temps de découvrir votre périple avec ta compagne, dont je suis totalement admiratif, car quelqu’un sachant faire abstraction de sa douleur, notamment au genou, sur un parcours aussi exigeant, c’est admirable.
    Bravo et respect, j’en connais d’autres qui rebroussent chemin pour moins que ça ..( j’ai même des noms LOL)
    Merci pour ce reportage, et ces jolies photos, tout est superbement illustré et commenté , cela dit quand on connait le personnage , il ne peut en être autrement.
    En relevant point par point le kilométrage journalier ainsi que le dénivelé, je me pose la question combien d’heures de marche effectives par jour avez vous effectué ?
    D’autant que ta compagne devait ressentir plus la douleur sur de delta négatif.
    Je n’ai pas compris tes annotations ( 3ème jour) entre les données théoriques = 26 kms D+ 680 et D- 2280, et les données effectives Kms 15 D+ 300 D- 1320.
    Pourquoi cette énorme différence?
    ça pour pour le l’anecdote, 71 kms en 3 jours avec un Delta cumulé de 7570 m, je considère qu’il s’agit d’une grande performance ( plus pour moi) car je suis incapable d’enchaîner 3 jours de marche consécutif.
    Encore Bravo et merci pour ce joli voyage, derrière mon écran.

    • Bonjour Daniel,

      Merci pour ton message. Pour les temps, je ne les ai pas indiqués car ils ne sont pas très homogènes d’un jour à l’autre (et donc pas très utiles) étant donné que notre rythme n’était pas le même. De mémoire, on avait dû marcher 8h30 le premier jour, 10h le second et peut-être 4-5h le dernier.

      La différence entre les données théoriques et effectives correspond à la section que l’on a fait en stop. 😉

      A bientôt,
      François

      • Bonjour François

        Merci pour ta réponse, effectivement tu as décompté le parcours  » raccourci » de la dernière journée.
        Concernant les temps de marche, d’une manière parfaitement empirique c’est à peut près ce que j’avais estimé, je ne sais pas du reste s’il y a une véritable méthode pour faire ce genre calcul, car plusieurs paramètres entrent en considération.
        Le kilométrage « bien sur » le dénivelé , je ne tiens compte que du positif pour mes estimations, on peut aussi tenir compte du calcul de pente.
        Cela dit , si tu connais une méthode de calcul  » fiable » pour faire ce genre de calcul je suis preneur.
        Meilleures salutations
        Daniel D

  33. Bonjour François,

    Tout juste venir de consulter l’album de photographies joint à votre courrier.
    Merci pour ce sympathique partage.

    On se sent humble devant de si beaux massifs.
    Quelqu’un a écrit que la montagne élevait l’esprit et toujours penser que c’est vrai.

    Sincèrement Bonne chance à vos futurs projets!
    Bien cordialement.
    Arielle

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