Oct 152014
 

4 principes (et de nombreuses astuces) pour randonner plus légerLe poids du sac à dos est un des ennemis du randonneur. Vous l’avez sûrement déjà entendu ou lu – que ce soit sur Randonner Malin ou ailleurs. Vous l’avez peut-être même vécu (comme moi – 25 kilos pour ma première grande randonnée) ! Je ne vous le souhaite pas, mais je sais que c’est « formateur » pour beaucoup de personnes – même si ce n’est pas indispensable.

Vous êtes peut-être d’ailleurs tombé sur cet article en cherchant une solution à un sac à dos trop lourd. Vous tombez bien, car ce n’est pas une fatalité (sauf dans certains cas exceptionnels). Beaucoup de personnes sont dégoûtées de leurs premières randonnées de plusieurs jours à cause du poids de leur sac et c’est dommage.

C’est un problème qui se pose moins pour les randonnées à la journée car le poids du sac à dos est souvent assez faible. Mais pourquoi ne pas éliminer un peu de poids superflu et prendre de bonnes habitudes ?

Cet article décrit quelques bases de la randonnée légère ou de l’allègement du sac à dos (peu importe comment vous voulez l’appeler). Il ne se veut absolument pas exhaustif, car le sujet demanderait beaucoup plus qu’un article. J’ai regroupé 4 principes utilisés pour alléger son sac à dos de randonnée. Le but est de vous faire réfléchir (et oui encore, à croire que je le fais exprès ;-)) aux moyens d’alléger votre sac – sans que cela n’affecte votre sécurité et en respectant votre budget. Je partage également avec vous quelques astuces pour illustrer les différents principes.

Note : J’avais déjà fait une petite introduction rapide à l’allègement du sac dans l’article : « Faites-vous ces 2 erreurs de débutants en grande randonnée ? »

Avant d’aborder les 4 principes que j’ai retenus, voyons quels sont les avantages d’avoir un sac léger ainsi que quelques a priori courants par rapport à la randonnée légère et ultralégère.

Avantages d’avoir un sac à dos léger

Les avantages sont nombreux, je ne vais pas m’attarder trop dessus car ils sont assez évidents, mais les rappeler devrait vous donner envie de faire un petit effort ;-).

Avantages d’avoir un sac à dos léger :

  • Moins d’efforts à fournir. Cela permet d’être moins fatigué, éventuellement de marcher plus vite, d’aller plus loin ou de marcher plus longtemps. On est également plus mobile, ce qui permet de « s’échapper » plus rapidement d’une mauvaise situation (faire demi-tour rapidement en cas de mauvais temps par exemple).
  • Moins traumatisant. Un sac lourd traumatise à la fois le haut et le bas du corps. Pour le haut du corps, un sac léger diminue les douleurs aux épaules, au dos, aux hanches, etc. Pour le bas du corps, cela diminue la charge sur les os, articulations, tendons, etc. Avec un sac plus léger, vous aurez moins de chances de développer de blessures d’usure (tendinites, fractures de fatigue, etc.). Il y a également moins de chances d’avoir des échauffements aux pieds ou des ampoules.
  • Plus de stabilité. Avec un sac léger (dont les charges sont bien réparties), on est plus stable, et on a moins de chances de glisser ou de tomber. Ca réduit donc le risque de blessures traumatiques (foulures, entorses, fractures, etc.).
  • Plus pratique pour certains passages. En allégeant son sac, on réduit souvent son encombrement. C’est quelque chose de pratique et rassurant dans des passages délicats.
  • Plus d’autonomie. Avec un sac léger, on peut emporter plus de nourriture et être plus autonome.
  • Pouvoir emporter d’autres choses. Certaines personnes allègent leur sac à dos pour pouvoir emporter des petits « plus » comme par exemple : des jumelles, du matériel photo, un livre, une bouteille de Schnaps (déjà vu)…

Randonner léger, c’est dangereux !

Randonner légerJ’entends souvent des randonneurs qui associent un sac lourd à la sécurité, et je ne suis pas vraiment d’accord avec ça. Parfois, ça serait même plutôt l’inverse – comme on vient de le voir dans les avantages.

Alléger son sac ne signifie pas forcément être inconscient et ne pas se préoccuper de sa sécurité. D’ailleurs, j’aime bien la citation « un sac lourd est un sac bourré d’angoisse » (certains disent qu’elle est de Freud, mais je n’ai pas pu vérifier).

L’angoisse d’avoir faim, froid, soif, etc. fait que beaucoup de personnes prennent beaucoup trop de choses « au cas où ». C’est un réflexe tout à fait normal, ces personnes ne veulent pas souffrir, et veulent passer un bon moment. Et c’est d’autant plus normal quand on débute, car on peut difficilement se faire une idée de ce qui nous attend (et du fardeau qu’est vraiment un sac lourd).

La randonnée légère est beaucoup plus calculée et réfléchie qu’elle n’y paraît. Pour optimiser le poids de son sac sans compromettre sa sécurité, il faut bien se connaître, bien connaître le terrain et bien connaître son matériel (et ses limitations). Et il faut s’être posé beaucoup de questions et avoir anticipé toutes sortes de situations (« si jamais ceci arrive, et si jamais cela arrive… »).

Beaucoup de personnes avec des sacs (trop) lourds ne se posent pas forcément ces questions (ou ne trouvent pas de réponses). Beaucoup de ces personnes ne maîtrisent pas bien non plus leur matériel et ses limitations. Et c’est surtout cela qui peut être dangereux.

Il y a peu de « kamikazes » (même s’il y en a) qui pratiquent la randonnée légère et ça se passe généralement très bien. Il est nécessaire de faire des compromis, mais pas obligatoirement sur la sécurité. Souvent, ces compromis vont se faire sur le confort – mais il faut comparer ça avec le confort gagné quand on a son sac sur le dos. 😉

Vous êtes peut-être en train de vous dire : « D’accord, mais le matériel léger, ce n’est pas solide ! ».

Beaucoup de progrès ont été faits à ce niveau-là et il existe maintenant des matériaux légers et résistants. Par contre, deux tissus identiques d’une densité différente (et donc d’un poids différent) n’auront pas la même résistance et pas la même durabilité, c’est sûr ! Le tissu plus lourd sera plus résistant et plus durable.

Mais, il faut savoir que le matériel léger n’est pas léger uniquement par l’utilisation de matériaux plus légers, mais aussi car le matériel est grandement simplifié. Par exemple, beaucoup de sacs à dos ultralégers n’ont qu’un grand compartiment et éventuellement des poches en mesh (filet synthétique). Beaucoup de poids est gagné par rapport à des sacs à dos avec beaucoup de poches et fermetures éclair.

Pour résumer : souvent, le matériel léger est effectivement moins résistant, même si la simplification entraîne parfois plus de fiabilité (moins de chance qu’un élément soit défaillant). Mais, la bonne connaissance de son matériel, de soi-même et du terrain fait que l’on s’approche de la limite sans la dépasser et que l’on est prêt en cas d’imprévu (notamment grâce à un kit de réparation).

Le secret réside donc dans la réflexion, la préparation et l’expérience. 😉

Pour illustrer cette section, je vais prendre l’exemple (simplifié) d’un barrage. Plus on connaît bien la géologie des roches dans lesquelles va être ancré un barrage, plus on peut se permettre de réaliser des ancrages légers et un barrage léger. Quand on a moins de connaissances, on fait « du lourd » par défaut car on ne veut pas prendre de risques. C’est la même chose avec un sac à dos de randonnée. 😉

Randonner léger, ce n’est pas confortable !

Comme je l’ai dit plus haut, pour randonner léger, il faut parfois faire quelques compromis sur le confort. Souvent d’ailleurs, ce confort est en partie psychologique.

Voici quelques exemples de « pertes » de confort :

  • Ca n'a pas l'air si mal que ça. ;-)Manger dans la popote plutôt que dans une assiette (pour une fois qu’on a le droit de manger dans le plat, il faut en profiter ;-)).
  • Avoir moins de vêtements de rechange.
  • Avoir moins d’espace pour dormir.
  • Dormir dans un abri qui n’est pas complètement fermé.
  • Ne pas avoir 36 rangements dans son sac à dos.
  • Avoir un oreiller fait de vêtements empilés.
  • Etc.

Il faut toujours comparer cela avec le confort d’avoir un sac à dos léger. Pour moi par exemple, le bénéfice d’avoir un sac léger surpasse beaucoup d’autres « pertes » de confort. Par contre, je m’assure de toujours avoir suffisamment chaud, de manger à ma faim et boire à ma soif.

Chacun a une notion différente du confort, certains ont besoin d’avoir beaucoup d’espace pour dormir, d’autres ont besoin de se laver souvent, etc. Donc, à vous de trouver les compromis que vous êtes prêt à faire. Il faut parfois casser quelques barrières psychologiques, mais ça vaut souvent le coup. Le but est de prendre du plaisir à randonner, car la plupart d’entre nous ne sont pas dans une optique de survie.

Certains adeptes de randonnée ultralégère vont jusqu’à faire quelques sacrifices sur la nourriture (en bonne connaissance de cause), car pour eux le confort d’avoir un sac léger est plus important que de manger totalement à leur faim. A noter que c’est surtout le cas sur de longues randonnées en autonomie où le poids de la nourriture est très important.

Randonner léger, ça coûte cher !

Quand je parle d’alléger son sac à dos, on me répond souvent : « je suis bien d’accord, mais ça coûte cher ». Ça peut effectivement coûter cher, mais on peut tout à fait randonner léger avec un petit budget.

Bien sûr, si on regarde une tente par exemple, à caractéristiques égales, une tente plus légère sera généralement plus chère. Mais, il y a d’autres moyens d’avoir un abri plus léger : par exemple en bricolant une tente bon marché pour en réduire le poids ou en utilisant d’autres systèmes d’abris (abri fermé, tarp, etc.).
Notes : un abri fermé est comme une tente mono-paroi mais sans tapis de sol. Un tarp est une sorte de bâche tendue à l’aide de ficelles et piquets.

Randonner léger et discretEn fait, le matériel « ultraléger » classique que l’on trouve sur le marché (tentes, réchauds, sacs à dos, matelas, etc.) est généralement cher et pas si léger que ça, par rapport à des produits bricolés, adaptés ou moins classiques – qui sont généralement eux beaucoup moins chers.

Selon moi, un des seuls éléments qu’il est difficile d’alléger sans dépenser d’argent ou en en dépensant peu est le sac de couchage. Il existe des versions minimalistes des sacs de couchage (pieds d’éléphant, top bags et quilts), mais ces éléments coûtent tout de même cher – car ce sont les matériaux qui font la légèreté. Mais, si le sac de couchage est la seule chose qui n’est pas optimisée dans votre sac, cela devrait quand même aller. 😉

En plus, sur certains éléments, vous économiserez de l’argent. Et c’est de l’argent que vous pourrez utiliser ailleurs.

Voici quelques exemples :

  • Une bouteille d’eau coûte moins cher qu’une gourde.
  • Un réchaud fabriqué à partir d’une canette ne coûte quasiment rien (voir la vidéo ici).
  • Une petite serviette coûte moins cher qu’une grande.
  • Un objet bricolé coûte souvent moins cher. Voici quelques exemples de bricolage sur le site randonner léger.
  • Un petit sac à dos coûte moins cher qu’un grand (en vous allégeant, vous n’avez pas besoin d’un sac très volumineux).
  • Etc.

De même, en n’achetant pas d’éléments inutiles, vous faites des économies (d’argent et de poids).

1 – Eliminer les objets inutiles

C’est de loin la méthode la plus efficace de toutes et ma préférée – surtout qu’elle ne coûte rien (et peut même vous faire économiser de l’argent). Pour cela, il faut réfléchir à l’utilité de chaque objet que l’on veut emporter et se demander s’il est vraiment indispensable. Avant de mettre un objet dans votre sac, demandez-vous :

  • Est-ce que cet objet m’apporte vraiment quelque chose ?
  • Est-ce qu’il n’y a pas déjà un objet qui remplit cette fonction ?
  • Que se passera-t-il si je ne le prends pas ?

Le mieux est de vous poser ces questions avant d’acheter quoique ce soit, comme ça vous ne dépenserez pas d’argent pour rien.

Je pense notamment à tous ces objets soi-disant pratiques – vous savez, ceux que vos proches vous offrent quand ils apprennent que vous faites de la randonnée – et qui finissent par « peser un âne mort ».

Je ne vous donne pas vraiment d’exemples ici, car les éléments qui sont indispensables pour vous et une certaine randonnée ne le sont pas forcément pour d’autres personnes – car tout le monde n’a pas les mêmes besoins et contraintes, ainsi que la même notion de confort. Cependant, si vous n’avez aucune idée de quoi emporter en randonnée, cliquez ici pour télécharger une liste de matériel assez classique.

Une fois que vous aurez déterminé les objets indispensables dont vous ne pouvez pas vous passer, vous pourrez vous demander comment les alléger – ce que nous allons voir dans les autres principes.

Note : Pour certains, rien n’est indispensable. Certains randonnent sans sac à dos, d’autres bivouaquent sans abri ou sac de couchage et d’autres randonnent même pieds nus. Ce sont des cas plutôt rares, mais qui permettent de remettre en question tout ce que l’on emporte.

2 – Réduire et épurer certains objets

Une méthode très simple et qui ne coûte rien (financièrement) – même si ça fait parfois bizarre de découper un sac à dos que l’on vient d’acheter. 😉 Quand un objet est indispensable, pour l’alléger, on peut le réduire de taille et enlever certains accessoires inutiles. Bien évidemment, ce n’est pas possible pour tous les objets.

Voici quelques exemples :

  • Couper les bouts de sangles et élastiques inutiles de votre sac à dos. Gardez quand même suffisamment de marge, ça serait dommage. 😉
  • Couper les étiquettes inutiles. Attention, sur les vêtements ça peut parfois démanger, il vaut mieux les découdre proprement si c’est possible.
  • Couper le rabat de votre sac à dos. Dans ce cas, il faut penser à un bon système pour protéger le contenu des intempéries (voir l’article : « Comment protéger le contenu de votre sac à dos de la pluie »).
  • Couper les poches inutiles.
  • Astuce pour randonner légerAstuce pour randonner légerEnlever l’armature de son sac à dos. Dans ce cas, vous pouvez la remplacer en glissant votre matelas au niveau du dos de votre sac ou en faisant un tube avec (photos de droite). Cela rigidifie un peu le sac pour un meilleur portage et améliore son confort (par rapport à sans armatures du tout). Attention, cela n’est possible que si votre sac est léger, sinon ça ferait plus de mal que de bien.
  • Couper sa brosse à dent en deux, faire des trous dans le manche.
  • Couper sa serviette pour n’avoir que ce dont on a vraiment besoin (l’idéal est de se procurer dès le départ la bonne taille).
  • Couper son matelas en mousse au niveau du haut des jambes. Dans ce cas, au niveau des jambes, il est possible de mettre des vêtements et même son sac à dos vide pour isoler du froid.
  • Prendre uniquement les quantités nécessaires (exemple : savon, dentifrice, papier toilette, médicaments, nourriture, vêtements, etc.).
  • Etc.

3 – Avoir des objets qui ont plusieurs utilisations

Ce principe est très intéressant, car un objet qui a plusieurs utilisations permet d’éliminer d’autres objets (principe n°1). Il faut par contre faire attention, car si un objet qui a plusieurs utilisations est défaillant, il sera défaillant pour toutes ces utilisations. Si ça arrive, il ne faut pas que cela affecte votre sécurité.

Il existe par exemple des ponchos qui servent également de tarp. Si jamais vous accrochez votre poncho et faites un trou dedans, votre nuit risque d’être humide – à moins que vous ne puissiez le réparer. Réfléchissez donc bien toujours à cela quand vous avez des objets ayant plusieurs utilisations.

Bien évidemment, il ne faut pas non plus que l’objet à multiples utilisations soit plus lourd que les objets qu’il remplace.

Voici quelques exemples :

  • Bâtons servant de mâts pour l'abriMatelas servant d’armature pour le sac à dos.
  • Bâtons de randonnée servants de mâts pour la tente, l’abri ou le tarp.
  • Poncho servant de tarp.
  • Vêtements servant à la fois pendant la journée et la nuit (exemple : doudoune qui sert au bivouac ou au refuge et pour avoir plus chaud dans le sac de couchage). Dans ce cas, attention à quand même garder des vêtements secs au cas où vous ayez pris l’eau pendant la journée.
  • Sac étanche pour le duvet qui sert d’oreiller une fois rempli de vêtements.
  • Poche à eau qui sert d’oreiller (attention il y a des risques).
  • Pantalon convertible en short.
  • Savon d’Alep servant de savon, désinfectant, shampoing, dentifrice et pour laver le linge.
  • Popote et son couvercle qui servent également d’assiettes.
  • Couvert servant à la fois de cuillère et fourchette (une de chaque côté du manche).
  • Petite serviette en microfibre pour se sécher et pour essuyer la condensation dans la tente ou l’abri.
  • Popote servant de tasse.
  • Etc.

4 – Avoir du matériel plus léger

Ce principe est également très simple : remplacer un objet par un autre plus léger qui a la même fonction. L’avantage est que c’est faisable avec tout le matériel – on peut toujours trouver plus léger. On ne gagne parfois que quelques dizaines ou centaines de grammes par objet, mais au final cela s’additionne vite et on peut gagner plusieurs kilos (surtout au départ).

Quand on a déjà du matériel de randonnée et que l’on veut alléger son sac, c’est souvent embêtant de devoir dépenser de l’argent pour acquérir du matériel plus léger. Dans ce cas, il faut voir si ça vaut le coup. Exemple : ma lampe frontale est lourde, est-ce que je suis prêt à dépenser tant pour gagner tant de grammes ? Parfois, le mieux est de faire avec ce qu’on a, en attendant que notre budget le permette ou que l’objet en question arrive en fin de vie. Pensez aussi que le matériel de randonnée d’occasion peut très bien se revendre.

L’idéal est de vraiment faire attention au poids dès que vous vous procurez du matériel (que vous jugez indispensable) – même si c’est un petit objet comme une lampe frontale ou un couteau par exemple.

Comme je l’ai déjà dit, beaucoup de marques proposent du matériel ultraléger (très cher) qui est bien plus lourd que du matériel bricolé, adapté ou détourné (il y a d’ailleurs de très bonnes idées sur le forum randonner léger ici) ou même du matériel de marques vraiment ultralégères.

Voici quelques exemples :

  • Bouteilles d’eau ou poches à eau plutôt que gourdes.
  • Remplacer les piquets de tente par des piquets plus légers.
  • Matelas plus petit qui descend jusqu’en haut des jambes. On peut isoler le bas du corps en mettant des vêtements ou même son sac à dos sur le sol.
  • Mouchoir en tissu plutôt que mouchoirs en papier.
  • Photocopies de cartes, plutôt que cartes entières.
  • Sacs plastiques, plutôt que sacs de rangement. Par exemple, le sac de rangement d’une tente n’est pas toujours nécessaire et plus lourd qu’un sac plastique (utile pour ne pas mouiller le reste de votre matériel si la tente est humide). La trousse de toilette est un bon exemple aussi, un sac congélation est bien suffisant.
  • Doudoune en duvet plutôt que polaire pour le bivouac ou au refuge. Le rapport isolation/poids est plus intéressant. Attention, c’est uniquement valable si on est sûr de garder sa doudoune au sec, car le duvet n’isole pas une fois mouillé et sèche lentement.
  • Sac à dos plus léger, beaucoup plus simple avec très peu d’accessoires.
  • Tarp ou abri fermé plutôt qu’une tente ou tente ultralégère.
  • Réchaud à alcoolPied d’éléphant, top bag ou quilt plutôt que sac de couchage.
  • Réchaud à alcool (liquide ou solidifié), réchaud à bois, plutôt que réchaud à essence ou à gaz. Attention, suivant les conditions de randonnée, ce n’est pas toujours le même type de réchaud qui est le plus léger car le combustible a aussi son importance.
  • Nourriture avec un rapport énergie/poids plus important. Par exemple : éviter la nourriture contenant beaucoup d’eau.
  • Vêtements légers quand c’est possible.
  • Etc.

Le cercle vertueux du sac léger

Voici ce que j’appelle le cercle vertueux du sac léger :

Quand le contenu de votre sac est léger, vous n’avez pas nécessairement besoin d’avoir un sac très volumineux et le sac (vide) sera donc plus léger (un sac de 30 L pèse souvent moins lourd qu’un sac de 50 L). Au final, vous gagnez encore du poids.

De même, avec un contenu léger, votre sac n’a pas besoin d’avoir énormément de rembourrage, de renforts et d’armatures et vous pouvez vous permettre d’avoir un sac (vide) encore plus léger.

Pour le cercle vicieux du sac lourd, c’est exactement l’inverse. 😉

Note : Je vous rappelle qu’il est conseillé de choisir votre sac à dos (et sa capacité) après tout le reste de votre matériel, pour qu’il soit adapté et que vous ne soyez pas tenté de le remplir inutilement.

Conclusion

J’espère que cet article vous a permis de réfléchir aux moyens que vous avez d’alléger votre sac à dos.

Chacun pratique la randonnée comme il l’entend, avec un sac léger ou un sac lourd. De toute façon, il n’y a pas de limite qui sépare un sac lourd d’un sac léger. A vous de faire vos choix en fonction du confort que vous souhaitez et des compromis que vous êtes prêt à faire.

Certains choix demandent de passer certaines barrières psychologiques et ce n’est pas toujours facile. Mais honnêtement, je trouve que ça vaut le coup, car on se sent tellement plus libre avec un sac léger. 😉 D’ailleurs, je connais peu de personnes qui repartent en arrière une fois le processus d’allègement amorcé.

Souvent, en randonnant léger, vous n’aurez pas l’air d’un pro avec votre matériel bricolé et réduit au minimum – image qui est loin de l’image outdoor actuelle – mais vous serez bien. Personne n’enviera vos sacs plastiques et sacs poubelles vous servant de jupe de pluie, de capuchon anti-pluie, guêtres high-tech ou autres, mais tout le monde enviera le poids de votre sac. 😉 D’ailleurs, si vous voulez vous faire des amis au bivouac ou refuge, sortez un réchaud P3RS, vous pouvez être sûr que l’on va venir vous poser des questions. 😉

Si vous voulez un petit exemple personnel, voici ma liste de matériel ainsi que celle de mon coéquipier lors du GR20. Vous pouvez la télécharger au format Excel juste en dessous pour modifier et adapter le fichier à vos besoins.

Liste GR20

Cliquez ici pour télécharger le fichier !

Voici un autre exemple en vidéo (pas de moi).

Avant de partir : il est utile d’avoir une petite balance de cuisine et de se faire une liste dans un tableur (Excel par exemple) pour se rendre compte des points à améliorer, se faire une idée du poids de son sac et continuer à l’optimiser. En plus, ça permet de garder une trace et de se servir de cette liste comme d’une base pour ses prochaines randonnées.

Et vous, utilisez-vous ces principes ? Avez-vous des astuces à partager ? Qu’est-ce que vous allez faire dans l’immédiat pour alléger votre sac à dos ? Dites-moi tout ça dans les commentaires. 😉

  87 commentaires à “4 principes (et de nombreuses astuces) pour randonner plus léger”

Commentaires (80) Pingbacks (7)
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