Nov 292014
 

Si vous suivez le blog depuis un moment ou si vous avez bien “fouillé” le blog, vous savez sûrement que j’ai ouvert en juin dernier (pour la 3ème fois) les portes de ma formation Ne Perdez Plus le Nord. Ca me fait très plaisir d’accompagner les membres dans leur apprentissage de l’orientation à la carte et à la boussole, mais ce qui me fait encore plus plaisir est d’avoir leurs retours et de constater leurs progrès.

Je vais bientôt rouvrir les portes de la formation (un peu de patience ;) ), et à cette occasion je publierai 4 vidéos exceptionnelles, où vous apprendrez plein de choses je l’espère (que vous soyez débutant ou plus avancé). Mais d’ici là, je souhaitais publier une étude de cas d’un élève inscrit en juin dernier.

Sylvain s’est porté volontaire pour cette étude de cas. La formation (qui dure 6 mois) vient juste de finir pour lui (et les membres de la dernière session), mais on  peut déjà voir les progrès qu’il a faits (même s’il avait déjà de bonnes connaissances en lecture de carte) et les “horizons” que la formation lui a ouverts.

Le but est de vous motiver, et de vous montrer que vous aussi, vous pouvez y arriver !

Je vous laisse découvrir en vidéo le parcours de Sylvain et comment la formation lui a permis de gagner en sécurité lors de ses sorties et d’encadrer des groupes plus sereinement.

Plus de détails !

J’espère que cela vous a motivé pour apprendre ou continuer à apprendre l’orientation et que vous vous en sentez maintenant capable.

Comme je l’ai dit un peu plus haut, je vais très bientôt rouvrir les portes de la formation. A partir de mardi 9 décembre, je vais diffuser une première vidéo qui vous aidera je l’espère avec la lecture de carte (exemples et exercices à l’appui). Elle sera suivie de 3 autres vidéos où je continuerai à vous aider en orientation (on ira même voir un moulin et un château dans la seconde). J’en profiterai pour vous donner aussi quelques informations sur la formation (vous pourrez vous inscrire à la fin de la série de vidéos, si vous le souhaitez).

Je vous en reparle très prochainement et si vous voulez être sûr de ne rien rater, pensez à vous inscrire à la newsletter via le formulaire à droite. Si c’est déjà fait, vous serez prévenu, pas d’inquiétude ! Clignement d'œil

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  20 commentaires à “[Vidéo] Etude de cas de Sylvain, membre de la formation Ne Perdez Plus le Nord”

Commentaires (19) Pingbacks (1)
  1. Bonjour François, bonjour Sylvain,

    Comme d’habitude j’ai suivi cette nouvelle vidéo avec intérêt.

    Encadrer un groupe de randonneurs engage la responsabilité de l’accompagnateur, aussi une interrogation a germé très rapidement au cours de l’exposé de Sylvain:
    pourquoi une personne déjà très expérimentée quant à l’utilisation de la carte et de la boussole, parfaitement consciente des risques de se perdre pour les avoir déjà vécus malgré tout son savoir faire ne s’équipe-t-elle pas d’un GPS, même bas de gamme en complément de la carte et de la boussole?

    En effet, l’utilisation bien maîtrisée d’un GPS permet de lever très facilement le doute sur sa position réelle, même s’il n’affiche que les coordonnées en rapport avec la carte utilisée.

    Cordialement,

    Bernard77400

    • Bonjour Bernard,

      Pour moi, les différentes raisons qui peuvent pousser des personnes expérimentées à la carte et à la boussole de ne pas emporter de GPS sont :
      – le poids.
      – le prix.
      – savoir que l’on pourra s’orienter sans problème sans GPS (dans un cas précis).
      – avoir déterminé que le GPS n’apportera pas vraiment de sécurité supplémentaire (dans un cas précis).
      – l’envie de ne pas en dépendre.
      – ne pas savoir bien utiliser un GPS.
      – une phobie des nouvelles technologies. 😉
      – avoir un smartphone avec une appli carte/GPS.

      J’ai bien précisé « dans un cas précis », car le GPS apporte une sécurité supplémentaire (en plus de la carte et la boussole), mais suivant les conditions, ce supplément de sécurité peut être très petit ou assez grand.

      Après, je ne sais pas si tu faisais allusion à Sylvain avec ta question, mais comme il l’a dit, il avait encore pas mal de progrès à faire avant de maîtriser l’orientation à la carte et la boussole (surtout la boussole).

      A bientôt,
      François

      • J’ajouterais encore:

        – Aimer se servir de ses neurones et compter dessus.
        – Ne pas juste se déplacer, mais tenter d’apprendre et comprendre son environnement en y accordant une plus grande attention. Et donc aussi faire de son voyage une petite histoire.

        Il me semble que c’est toujours moins le cas avec une solution de facilité à portée de main que l’on a vite tendance à utiliser plus que nécessaire.

        Tout dépend évidemment de ce que l’on recherche dans l’expérience… Nous n’avons pas tous les mêmes attentes ni la même tolérance face aux difficultés. Certains estimeront qu’elles font partie du plaisir de randonner, d’autres qu’elles gâchent ce plaisir!

        • Bonjour Pierre,

          Apprendre par soit-même à maîtriser toutes les possibilités d’un GPS, même basique sans cartographie, tel le GPS12 c’est aussi « Aimer se servir de ses neurones et compter dessus », ce qui n’empêche nullement de « Ne pas juste se déplacer, mais tenter d’apprendre et comprendre son environnement en y accordant une plus grande attention. Et donc aussi faire de son voyage une petite histoire ».

          Je ne comprends pas pourquoi bien savoir utiliser un GPS empêcherait de se servir d’une carte et d’une boussole, et vice-versa. Aujourd’hui le GPS, même sous sa forme la moins élaborée est un équipement de sécurité de même que le téléphone portable, la boussole, la frontale, la trousse de secours, etc… A ce titre, il peut tout à fait rester au fond du sac si l’on veut n’utiliser que des cartes papier pour le plaisir et le ressortir uniquement en cas de nécessite.

          Pour moi, savoir que je dispose d’un outil efficace et bien maîtrisé me permet d’être tout à fait serein pour exploiter encore plus la carte afin de mieux explorer mon environnement. Tout comme savoir que je dispose d’une frontale me permet de ne pas craindre l’arrivée de la nuit pour lire la carte.

          Cordialement,

          Bernard77400

      • Bonjour François,

        Merci pour ta réponse. C’est effectivement le type de liste que l’on peut dresser pour tout équipement dont l’usage n’est pas strictement indispensable pour marcher. La question peut même se poser pour une carte si on connaît déjà le parcours à effectuer.
        Il me semble qu’il s’agit essentiellement d’un état d’esprit. Pourquoi en effet s’encombrer d’objets que l’on pense être inutiles si l’on est persuadé qu’il n’y a aucune raison de se perdre, de se blesser, de ne pas marcher de nuit, etc.., etc..
        Toutefois, c’est bien l’usage du GPS qui semble soulever le plus de polémiques.

        Au delà du cas présenté par Sylvain, je connais quelques randonneurs réfractaires au GPS car, fort de leur expérience, ils n’en voient pas l’utilité.

        Il n’empêche qu’il leur arrive, comme à tout le monde, de commettre des erreurs de navigation et d’être quelque peu « déboussolés ».
        Après examen de la carte, si je ne parviens pas à faire admettre mon point de vue, je sors mon GPS12 (sans cartographie) qui, sauf cas exceptionnel me permet de savoir précisément où nous sommes. Eh bien, souvent c’est loin d’être gagné pour autant. Il me faut parfois plus d’un quart d’heure pour les persuader, et dans les cas extrêmes, c’est carrément un refus que j’interprète comme une certaine forme de dénie de réalité qui prévaut.

        C’est dans de telles situations que je prends toute la mesure de l’importance du doute qui ouvre sur le questionnement, face à la certitude non remise en cause qui bloque toute recherche de solution.

        Cordialement,

        Bernard 77400

        • Bonjour Bernard,

          Je ne peux pas répondre au nom de tous les randonneurs réfractaires au GPS car je ne suis pas réfractaire au GPS et car je reconnais son utilité dans certaines situations (même si j’en utilise quasiment jamais un en randonnée – sauf pour « jouer » et pratiquer).

          En ce qui me concerne, je préfère baser mon orientation sur la carte et la boussole pour être bien au courant de mon environnement quitte à utiliser un GPS en complément. Je préfère également « perdre » quelques minutes à m’orienter, réfléchir, voire tâtonner, plutôt que de sortir un GPS pour connaître ma position. C’est une démarche qui me convient mieux et que je trouve plus sécuritaire (par rapport à faire l’inverse – utiliser le GPS principalement pour s’orienter).

          Par contre, en ce qui concerne les réfractaires au GPS n’admettant pas un point de vue argumenté et confirmé par un GPS, j’avoue que je n’en connais pas et que je m’en porte plutôt bien. 😉

          La remise en cause de la position à laquelle on pense être et de ce que nous indique le GPS est recommandée et sage, mais il ne faut pas que cela tourne à l’obstination et à la bêtise. 😉 Dans ce cas, je pense que ça doit être leur égo qui parle.

          Ce n’est pas parce qu’on fait le choix de randonner sans GPS que l’on être réfractaire à cet outil et le critiquer nécessairement.

          A bientôt,
          François

  2. bonjour
    d’abord bravo pour la création de ce site, ayant pratiqué 5 années de scoutisme dans les année 70, je veux m’attaquer au GR65, pour tout dire a Saint Jacques de Compostelle, le matériel et la philosophie de la marche a bien changée depuis….cela est devenu très technique, les chaussures, l’habillement, le portage, l’alimentation, les soins. cela demande beaucoup d’observation de sois, des autres. Les bonnes chaussures haute de marche pour la montagne ne sont pas faites pour la randonnée, essai sur cinq jours a 5h de marche par jour, il n’y a pas de problème jusqu’au 3 et 4ième jours, le cinquième jour impossible de marcher, une douleur s’était installée en haut de la chaussure de marche. depuis cette expérience c’est l’essai d’une paire de chaussure basse… en cuir, en randonnée je suis partant pour les chaussures trail. le portage de sac a dos ce serait inférieur ou égale au 10ième du poids, vu la distance a parcourir j’aurai besoin de plus de 8kg 10kg, donc le chariot s’impose. je viens d’acheter un sac a dos de 30l, cout 130€, donc avec une ceinture de portage a la taille, réserve pour une poche d’eau etc etc…..essai non concluant…. du fait que, lorsqu’il est charger le sac glisse dans le dos jusqu’à ce que des bretelles se calent sur les épaules, c’est là que j’ai réalisé que la ceinture n’allait pas assez loin a l’arrière, cet effet de glissement a l’arrière vient comprimé par devant le bas ventre. il va de de sois qu’au delà de l’aspect commercial des produits de randonnée il faut essayer dans la durée ces produits qui n’est peut être pas compatible a une autre personne. cordialement a tous

  3. Bonjour,
    Une petite remarque sur la question de Sylvain, relative aux mises à jour des cartes IGN.
    J’ai effectivement l’impression que les mises à jour ne sont pas programmées de façon périodique, mais plutôt « à la demande », lorsque ils estiment que l’évolution du terrain le justifie.
    Peut-être aussi que les cartes les plus demandées (montagne) sont plus fréquemment rééditées ?
    Et petite anecdote :
    J’ai une fois acheté une carte à la boutique IGN (c’était rue de la Boëtie à Paris à l’époque) puis j’ai vu la même carte dans une édition plus récente au Vieux Campeur deux/trois jours plus tard ! Ca m’avait quelque peu contrarié !!!!

    • Bonjour François,

      J’ai la même impression, mais j’ai posé la question à l’IGN et j’espère avoir bientôt une réponse. Si j’en ai une, je la posterai ici.

      A bientôt,
      François

      PS : J’aurais aussi été contrarié. 😉

    • Bonjour François,

      Je viens d’avoir une réponse de l’IGN.

      Le rythme de révision est de 5 à 10 ans avec comme objectif un âge moyen de 6 ans. La fréquence de révision dépend bien des zones et elle est plus grande dans les zones évolutives.

      A bientôt,
      François

  4. Bonjour,
    Autre remarque :
    On parle beaucoup, ici d’impression/photocopie en format A4 de sa carte pour une rando.
    Avoir un si petit format ne risque t-il pas d’être un handicap si l’on doit faire une visée pour s’orienter ?
    Le point caractéristique sera probablement en dehors de la carte !
    Quelle solution dans ce cas ?
    Une grande carte dans le sac à dos ?
    Une autre impression A4 avec un facteur d’échelle plus grand ?
    Cordialement à tous.

    • Bonjour François,

      Excellente question. Un format A4 peut effectivement être un handicap dans le cas d’une visée ou même pour faire la relation carte/terrain avec des repères lointains. Il est possible d’avoir la carte entière dans son sac ou avoir plusieurs impressions A4, l’idéal étant qu’elles soient collées ensemble.

      Le problème avec une échelle plus petite est que l’on ne verra pas forcément tous les détails dont on a besoin, mais ça peut être un complément.

      A bientôt,
      François

  5. Bonjour Bernard,

    Suite à ta remarque concernant l’utilisation d’un GPS, je n’en possède pas car je n’en n’ai pas besoin. En effet, comme je l’indique dans la vidéo j’habite dans une région qui est fortement peuplée (plus de 4 millions d’habitants – 1 500 communes), et faiblement boisée (de l’ordre de 7 % du territoire), ce qui signifie donc une région avec une bonne visibilité surtout que les reliefs sont faibles et avec plein de repères. Pour info, la plus grande forêt dans ma région doit faire près de 9000 hectares. Aussi, si je me perds, il me suffit de suivre un chemin et je suis certains au bout d’une ou deux heures au grand maximum de retrouver la « civilisation » (un village, ou de rencontrer des gens sur la route). En général, lorsque je me perds, je sais globalement où je suis suis à 1 kilomètre près au maximum. Aussi avec la carte, compte tenu du nombre de repère visibles, et avec ma boussole , je me situe assez facilement.
    Par contre, il est exact que si je devais randonner dans de vastes espaces avec très peu de repères et avec une faible présence humaine, un GPS serait alors très utile.
    De même, un GPS n’est pas la panacée. François a fait un très bon article là dessus d’ailleurs ( voir l’article : 9 raisons de ne pas acheter un GPS de randonnée si vous êtes débutants).

    En espérant avoir répondu à ta question.

    Bonne journée.

    Sylvain

    • Bonjour Sylvain,

      Tu as parfaitement répondu à ma question.

      Si j’ai bien compris, ton choix de ne pas utiliser de GPS correspond aux critères 4 et 5 de la liste dressée par François dans sa réponse à mon billet n°1:
      « – savoir que l’on pourra s’orienter sans problème sans GPS (dans un cas précis).
      – avoir déterminé que le GPS n’apportera pas vraiment de sécurité supplémentaire (dans un cas précis). »

      Pourtant, à mon sens, accepter de marcher 1 ou 2 h, soit environ entre 4 et 8 km dans l’espoir de trouver un repère, cela peut poser problème dans certaines circonstances que tu peux facilement imaginer, alors que la consultation d’un GPS déjà sous tension est quasi immédiate, mais c’est ton choix.

      Tu ajoutes:
      « De même, un GPS n’est pas la panacée. François a fait un très bon article là dessus d’ailleurs ( voir l’article : 9 raisons de ne pas acheter un GPS de randonnée si vous êtes débutant.) »

      Certes, mais il précise: « Le titre de cet article est volontairement provocateur. Il y a des cas dans lesquels un GPS est extrêmement utile, voire même indispensable – même si vous êtes un débutant. »

      Cordialement,

      Bernard77400

      • Bonjour Bernard,

        Je m’immisce dans la discussion pour un petit point : pour moi, marcher 1 ou 2 heures dans l’espoir de trouver un repère ne devrait pas arriver quand on a les connaissances et l’expérience nécessaires pour s’orienter à la boussole et à la carte.

        Dans ce cas, le GPS peut effectivement être d’une bonne aide, mais pas en ce qui concerne l’apprentissage. Comme le disait Pierre, le risque est de se rattacher constamment à la solution de facilité.

        Par contre, tu as raison, avoir un GPS et bien savoir l’utiliser peut apporter un peu plus de sécurité dans certaines situations.

        Au final : dilemme, surtout pour les personnes maîtrisant peu ou pas la boussole et la carte.

        Je me « bats » surtout contre les personnes qui ont une confiance aveugle en un GPS, une utilisation approximative de celui-ci, n’ont pas de carte, pas de boussole ou ne savent pas s’en servir.

        Après un ami m’a dit : « oui, mais peut-être que s’ils n’avaient pas de GPS, ils partiraient quand même sans carte et boussole ». Effectivement, c’est possible… Dans ce cas, le GPS est effectivement peut-être mieux que rien – sauf si ça leur donne la confiance d’aller là où ils n’iraient pas sans.

        La discussion peut être sans fin. 😉

        A bientôt,
        François

        • Pour en avoir débattu déjà longuement sur ton blog à propos d’autres articles, il me semble évident que la meilleure formule consiste à bien maîtriser l’utilisation de la carte, de la boussole et du GPS et d’en disposer de manière à les employer intelligemment au mieux des besoins dans leurs domaines d’application respectifs.

          Maintenant, chacun agît comme il l’entend, selon ses propres capacités et motivations. Pour faire un parallèle avec l’escalade que certains randonneurs pratiquent également, grimper en solo sans assurance présente des risques sans commune mesure qui peuvent coûter la vie sans crier gare, mais cela procure aussi des satisfactions. A chacun de bien prendre la mesure de ses aptitudes et des risques encourus, en toute lucidité.

  6. « Le bord des cartes ne representera plus le meridien mais le quadrillage GPS »
    Bravo a l’IGN qui depuis longtemps ne font plus que des conneries sur leurs cartes

    • C’est un choix effectivement étrange sur les nouvelles cartes de la Série Bleue. Heureusement qu’il reste des méridiens pour connaître la direction du nord géographique.

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