Nov 152014
 

Après les articles sur les avantages des bâtons de randonnée et sur leur choix, il ne manquait plus qu’une petite vidéo sur leur utilisation. C’est maintenant chose faite. 😉 Nous allons notamment voir :

  • Comment bien régler la taille des bâtons en fonction des différents profils.
  • Comment utiliser les dragonnes (2 méthodes différentes).
  • Comment utiliser les bâtons en descente, en montée et sur le plat (plusieurs techniques expliquées).
  • Comment utiliser les manchons.

Bon visionnage (vous verrez à un moment ma caméra se fait attaquer par de la buée). 😉

Je vous conseille de cliquer sur la roue crantée (paramètres) dans la barre en dessous de la vidéo et de choisir HD, sinon je vais être très pixelisé. ;-)

Transcription texte de la vidéo : « Comment bien utiliser vos bâtons de randonnée »

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Randonner Malin, où nous allons voir comment utiliser des bâtons de randonnée. Ce n’est pas quelque chose d’extrêmement difficile, mais c’est quelque chose qu’il faut bien faire si on veut vraiment bénéficier de tous leurs avantages au maximum.

Réglages des bâtons

La première chose à faire et que j’ai déjà mentionnée dans des articles du blog, c’est de bien régler vos bâtons, de bien régler leur taille.

En règle générale, on dit qu’il faut à peu près avoir un angle d’environ 90 degrés au niveau de son coude. Donc, en fonction de si vous êtes en montée, en descente ou sur du plat, la longueur de vos bâtons sera différente. Par exemple, en montée elle sera plus courte, en descente elle sera plus longue et sur du plat elle sera entre les deux.

Après, ça dépend des préférences personnelles de chaque personne. Par exemple, il y a des gens qui préfèrent pousser sur leurs bâtons quand ils sont en montée et dans ce cas-là ils les règleront un petit peu plus longs.

Par contre, il va falloir faire des compromis sur le terrain pour ne pas changer de taille toutes les 5 minutes, donc parfois ils ne seront pas réglés parfaitement, mais ça, c’est à vous de voir. Voyons maintenant quelques exemples en images.

Utilisation des dragonnes

Les dragonnes servent principalement à soulager les mains et les avant-bras, parce que si on n’avait pas de dragonnes, on serait obligé de tenir fortement le bâton à chaque fois et ça serait fatiguant.

Il existe deux manières différentes d’enfiler les dragonnes :

  • Il y a la manière où on enfile la dragonne par le haut et on attrape le bâton. Dans ce cas-là, la dragonne est assez serrée. L’avantage est que l’on peut bien reposer son poignet sur la dragonne pour bien appuyer sur le bâton. Par contre, l’inconvénient si on tombe, le bâton est quand même assez proche du poignet et on pourrait se faire assez mal au poignet.
  • Il y a une deuxième méthode qui utilise une dragonne un peu plus grande, un peu plus lâche. Donc ici, on enfile la dragonne par le bas et on vient coiffer la dragonne et englober la poignée du bâton de cette manière. Donc ça, c’est un peu moins efficace, c’est un peu moins confortable également, mais ça permet d’être un peu plus en sécurité si jamais on chute. On voit que la dragonne est un peu plus libre et on peut même enlever facilement son bâton.

Utilisation des bâtons

En fonction des profils, on n’utilise pas les bâtons de la même manière.

  • En descente, on va essayer d’utiliser les bâtons devant soi et d’appuyer pour retenir un petit peu son corps.
  • En montée, on va généralement essayer d’utiliser les bâtons devant soi pour tirer et s’aider à monter. Certaines personnes, comme je l’ai déjà dit, préfèrent pousser derrière elles pour s’aider à monter.
  • Sur le plat, on va utiliser les bâtons sur les côtés en alternant entre devant et derrière. Nous allons voir plusieurs techniques de marche.

Dans tous les cas, ce qu’il faut éviter, c’est d’avoir les bâtons devant soi et entre ses jambes, parce que sinon on risque de buter. Donc, il faut bien les avoir sur le côté et éviter que les bâtons ne traversent devant soi, peu importe la technique que vous utilisez.

Une technique de descente consiste à mettre ses deux bâtons de randonnée en avant, en même temps, puis ensuite de descendre en s’appuyant bien sur ses dragonnes pour faire un minimum d’efforts avec ses mains et ses avant-bras. C’est aussi une très bonne technique pour franchir les obstacles, notamment les grosses marches.

Sinon, il est aussi possible d’utiliser ses bâtons en alternance, une fois à gauche, une fois à droite. Donc ça, c’est plutôt utilisé sur des descentes pas trop pentues, ce qui permet d’avoir un bon rythme.

En montée, on peut également utiliser l’alternance qui permet d’avoir un bon rythme. Mais on peut aussi utiliser ses deux bâtons en même temps. On met ses deux bâtons bien devant soi et quand ils sont au niveau de nos jambes ou un peu derrière, on recommence. En montée, il est également possible d’avoir ses bâtons un peu plus longs et de pousser derrière pour s’aider à monter.

Sur le plat, c’est assez naturel d’utiliser l’alternance de bâtons qui permet d’avoir un certain rythme – plus ou moins élevé suivant vos préférences. Mais il est également possible d’utiliser les bâtons en même temps, en les lançant un petit peu en avant quand ils sont vraiment passés derrière. Donc ça, c’est aussi une autre possibilité, à vous de tester et voir ce qui vous convient le mieux.

Utilisation des manchons

Vous avez peut-être remarqué que certains bâtons comportent un manchon. C’est une poignée qui est en dessous de la poignée. Elle peut être en mousse assez rigide ou en mousse assez molle.

C’est quelque chose de pratique quand on ne veut pas changer la taille de ses bâtons. Par exemple, on a ses bâtons qui sont réglés un peu longs et on veut tout de suite passer à une taille inférieure.

C’est surtout utilisé pour gravir des sections qui sont très raides, mais l’inconvénient c’est par contre que l’on n’a pas l’utilisation de la dragonne, donc il va falloir faire un effort. Donc c’est souvent utilisé de manière temporaire.

On peut également l’utiliser dans des traversées où on a, par exemple, sur mon côté gauche un terrain qui est plus bas et sur le côté droit un terrain qui est plus haut.

On peut utiliser les manchons sur des parties assez raides, donc ici en alternance.

On peut également les utiliser en même temps, comme juste maintenant, et ça peut aussi aider à franchir des obstacles.

Et en traversée en n’utilisant qu’un seul bâton avec le manchon.

Le mot de la fin

Voilà pour cette rapide explication sur l’utilisation des bâtons de randonnée. Je vous invite à essayer les différentes méthodes que nous avons vues et voir ce qui vous convient bien et ce qui vous convient moins bien. Il est normal qu’au départ ça vous paraisse un peu bizarre, mais vous verrez qu’avec un peu de pratique, ça vient très vite.

Je vous remercie beaucoup d’avoir suivi cette vidéo jusqu’au bout, n’hésitez pas à la partager si elle vous a plu, je vous dis à très bientôt dans une autre vidéo et je vous souhaite d’excellentes randonnées, que ce soit avec ou sans bâtons. 😉

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  36 commentaires à “[Vidéo] Comment bien utiliser vos bâtons de randonnée”

Commentaires (35) Pingbacks (1)
  1. Bonjour,

    En complément de ces manières d’utiliser les bâtons, il m’arrive lors de descentes raides un peu longues de caler la tête de la poignée au creux de la paume, ce qui permet de mettre tout son poids sur le bâton sans faire aucun effort au niveau des mains (dans ce cas, la dragonne est enfilée « par le bas »), et cela augmente artificiellement la longueur du bâton sans en changer le réglage (à la manière du manchon, mais dans l’autre sens !).

    Le seul défaut que j’ai trouvé à cette position est qu’en s’appuyant de cette façon, on augmente un peu le risque de chute si la pointe du bâton venait à glisser car on à tendance à plus se pencher en avant. A mon sens c’est un risque raisonnable si l’on est un peu attentif, en comparaison du confort apporté.

    Qu’en penses tu ? Cette position est-elle à déconseiller pour une raison qui m’aurait échappée jusque là ? Merci pour ta réponse, et puis aussi merci pour ces articles !!!

    Benoit

    • Bonjour Benoît,

      Je pense que tu résumes bien les avantages et inconvénients. Il y a toujours un risque que le bâton se casse ou glisse quand on s’appuie fort dessus (avec cette technique ou une autre), mais appuyer fort permet de réduire d’autres risques à la fois.

      Personnellement, j’aime moyennement cette technique car le bâton peut « sortir » de la paume. Quand on est « calé » dans la dragonne, ça arrive moins facilement. Cela dit, si c’est juste sur de petites sections comme avec les manchons, je pense que c’est une bonne alternative.

      A bientôt,
      François

  2. Bonjour François,
    Merci pour ce nouvel article qui est dans la continuation des autres toujours très intéressants. Cependant, si vous me le permettez, je critiquerais l’utilisation de la dragonne. En effet, un guide de Montagne qui encadrait notre groupe de randonneurs nous a persuadé de ne pas l’utiliser afin d’éviter les luxations de l’épaule ou autres traumatismes en cas de chute voire même du blocage brutal du bâton. L’expérience nous a montré qu’il avait raison.
    Même si je n’adhère pas à ce conseil, je reste un fidèle lecteur de vos articles. Merci encore pour vos avis éclairés.

    • Bonjour Hubert,

      Merci pour votre remarque. Effectivement, c’est un risque. Mais est-ce qu’il est plus élevé que de chuter car on n’avait pas la dragonne ? Je ne sais pas. Sans dragonne, le bâton nous échappe plus facilement de la main – surtout avec la fatigue. En plus c’est mois efficace (surtout à long terme) – ce qui induit d’autres risques. 😉

      Je pense que le mieux est que chaque personne choisisse en fonction d’elle, de ses forces et de ses faiblesses.

      A bientôt,
      François

      • Bonjour,

        Je viens apporter ma contribution pour confirmer les propos d’Hubert.
        J’ai hier réalisé une moyenne rando que j’ai fini aux urgences après un tour en hélico pour une épaule luxé. Je suis allé au refuge du Tré de la Tête, randonnée sans grande difficulté sauf sur les 100 derniers mètres de dénivelé ou de la neige mouillé était présente et rendait difficile la progression. Au moment de la descente (passage relativement plat mais bien enneigé) , mon bâton droite (avec les coupelle neige) était bien planté dans la neige pour un bon appuie, mon pied droit c’est enfoncé d’un coup de 20cm. Ayant le bras droit vers l’arrière, mon épaule était parfaitement dans l’axe pour sortir de son logement, choses qu’elle a faite. Je l’avais déjà luxée il y a plusieurs année et sub-luxé quelque fois exactement dans la même position. Je n’ai pas pu retiré mon poignet du fait de l’utilisation de la dragonne en position passage par le bas.
        Je pense que sur des courses sans trop de difficultés, la dragonne est indispensable pour limiter la fatigue et augmenter inefficacité mais dés que des difficultés se présentes, il est judicieux de sortir les poignets de celle-ci.

        Tout ceci confirme les dires de Hubert, mon épaule est revenu en plus après un petit tour en hélicoptère et 2 min avec le médecin…
        Un grand merci pour vos articles fort intéressants François.

        Un grand merci !

        • Bonjour Marc,

          Merci pour votre retour qui illustre très bien le point d’Hubert. Ce n’était quand même pas la peine d’aller aussi loin pour lui donner raison. 😉

          J’imagine que votre choix est fait pour l’avenir. D’ailleurs, pour les personnes avec des « faiblesses » des membres supérieures, ne pas mettre les dragonnes est probablement sage.

          Par contre, pour ne pas « diaboliser » les dragonnes je répète ici ce que j’ai mis plus bas : on peut facilement mesurer les accidents dues aux dragonnes, mais difficilement ceux qui qui sont dus à leur non-utilisation.

          Dans tous les cas, à chacun de faire ses choix pour randonner en sécurité.

          Je vous souhaite un bon rétablissement Marc.
          A bientôt,
          François

    • Ceci n’est valable que pour des portions techniques avec un risque de chute important…

      Tout le reste du temps, faut être maso pour s’en passer!

      Et encore, avec l’habitude et en enfilant par le bas, le risque est minime. C’est comme les pédales à cales sur un vélo. Ca demande d’avoir le réflexe de décrocher, mais ça va nettement mieux qu’une pédale à l’ancienne.

  3. Bonjour François,
    merci beaucoup pour vos conseils très judicieux et très pertinents. Je me suis intéressée à la pratique de la boussole sur carte papier et sur le terrain; vos conseils m’ont été très utiles. Je ne regrette qu’une chose: ne pas vous avoir connu plus tôt!
    merci encore.
    Jacqueline

  4. Salut.

    Bien vu pour les bâton munis de grip long afin de pouvoir les saisir lors des montées. C’est pour moi un critère de choix lors de l’achat.

    Autre critère de choix (mais hors sujet de ton article): le mécanisme de serrage. Avec le recul (et les bâton cassés… ), les serrages rotation de la section tiennent nettement moins bien dans la durée que les fermetures par clip (de préférences clips alu). La boue en séchant abrase le mécanisme et le froid rend cassant le plastique. L’entretien des bâtons est aussi important d’ailleurs…

    Je suis d’accord avec le commentateur ci-dessus lorsqu’il dit que les dragonnes sont un piège pour les épaules en cas de chute. Je ne suis pas étonné que ce conseil émane d’un guide de montagne aguerri… On peut bidouiller les attaches avec des colliers anti-étranglements de badges si on souhaite bénéficier de dragonnes en minimisant les risques.

    Par ailleurs, tu ne parles pas de la méthode de franchissement de fossé à l’aide de bâtons. Cette méthode évite d’avoir à sauter par dessus un obstacle (saut = toujours délicat) et se réalise en 3 temps à l’aide de bâtons… (1 on pique un bâton de l’autre coté, 2 on pose un pied de l’autre coté en s’appuyant sur le bâton précédemment piqué, 3 on franchit le fossé en poussant sur le bâton resté derrière).

    Enfin, puisqu’il s’agit du sujet « bâtons » tu ne parles pas non plus de leur utilisation, pourtant très courante chez les gros randonneurs, qui consiste à s’en servir comme mat de tarp.

    • Bonjour Florian,

      Personnellement, je trouve plus risqué de ne pas utiliser les dragonnes, mais comme je le dis plus haut, ce choix est personnel.

      Merci pour le rappel de cette méthode de franchissement, je n’ai pas pu détailler toutes les techniques dans la vidéo. A éviter : se servir des bâtons comme de perches au saut à la perche pour les franchissements. 😉

      Pour l’utilisation des bâtons comme mâts, je l’ai mentionné dans plusieurs articles (sur les bâtons et sur l’allègement).

      A bientôt,
      François

  5. bonsoir François
    merci pour cet article qui pour ma part  » tombe à pic » je viens d’acquérir une nouvelle paire de bâtons à à serrage rapide sur les brins et pour la dragonne je ne connaissais pas toutes ces façon d’utilisation
    pour ma part je transpire des mains et pour une meilleure préhension des poignées j’utilise des gants de cyclistes (astuces apprises sur le chemin de St Jacques)
    merci encore pour toutes ces connaissances transmises
    M-Therese

  6. Bonsoir François,

    Merci beaucoup pour le partage de tous vos judicieux conseils ! Votre blog est absolument génial et je le consulte très souvent !
    J’utilise les bâtons pour toutes les randonnées et je ne pourrais plus m’en passer ! C’est une aide vraiment efficace pour ménager ses genoux !
    Encore merci pour tout !
    Amicales salutations depuis le Valais ( Suisse ) .
    Odile

  7. Bonjour à toutes et à tous

    Je viens de me mettre à la marche nordique.
    Pour la descente d’une pente il nous est conseillé de progresser les bâtons derrière soi.
    Explications:
    > suite à une glissade qui pourrait finir sur le dos, il est possible d’ éviter la chute en se rattrapant    grâce aux bâtons plantés dans le sol.
    > en cas de chute avant, cela évite de se planter les bâtons dans l’abdomen.
    Je vais essayer cela en rando au cas où.

    Amicalement Richard

    • Bonjour Richard,

      Je ne suis pas fan de cette technique, mais elle a des avantages. Par contre, je trouve qu’on a tendance à être trop en arrière, ce qui augmente les risques de glisser. Mais il n’y a pas vraiment de technique parfaite, à chacun de trouver ce qu’il lui convient le mieux. 😉

      A bientôt,
      François

  8. bravo et merci une fois de plus une vidéo bien faite et pleins de bon conseil, je n’étais pas pour les batons et suite a une doc sur votre site je me suis décidé a testé et maintenant je ne saurai plus faire sans !!!! le point le plus important pour moi c’est que lors de mes rando j’avais les mains hyper gonflées, depuis que j’utilise les batons plus aucun soucis avec ca, de plus cela ma beaucoup aider au niveau de la cadence , alors encore merci pour toutes les infos que tu partages

  9. Merci pour ces informations, je trouve cette vidéo très utile.

    Je me pose souvent la question de la dragonne. Il est vrai que les accompagnateurs de groupe conseillent plutôt de ne pas l’utiliser pour éviter les traumatismes en cas de chute. Toutefois, cela devrait concerner aussi le ski, or j’ai appris à skier avec des moniteurs diplômés en utilisant les dragonnes avec la prise « par en dessous » (la deuxième dans la vidéo).

    Je ne saurais pas trop quoi conseiller du coup. Personnellement je les utilise volontiers en montée (peu de risque d’être entrainé par le poids du corps) et en descente lorsqu’il n’y a pas de risque de glissade ou de rochers dans lesquels ils peuvent se coincer et retenir un bras alors que le corps est entrainé dans son élan.

    Peut-être que quelqu’un (un guide par exemple ?) aura des infos à donner …

    • Bonjour Xavier,

      Avec ou sans dragonne, il y a des avantages et inconvénients.

      Sans :
      – moins de chances de se blesser en cas de chute.
      – moins efficace.
      – plus de chances d’échapper le bâton quand on s’appuie dessus et donc de chuter.

      Avec :
      – plus efficace.
      – plus de chances de se blesser en tombant.
      – moins de chances d’échapper le bâton en s’appuyant dessus.

      Pour résumer, je pense que le choix appartient à chaque personne.

      A bientôt,
      François

  10. Ne pas enfiler les dragonnes en descente! En cas de chute ou de simple glissade, bonjour les blessures sue les faces dorsales des articulations inter-phalangiennes…voire l’empèguement dans les bâtons!
    Il existe des bâtons de marche nordique : ils possèdent des dragonnes de bâtons de ski de type »skating », qui démarquent le pouce des autre doigts, qui permettent une bonne poussée, mais qui n’offrent aucun choix dans la manière d’enfiler les dragonnes.

    • Bonjour Alain,

      Comme je le mentionne plus haut, je ne serais pas aussi catégorique pour les dragonnes. En les enfilant, il y a effectivement plus de chances de se blesser comme vous le dites, mais en ne les enfilant pas, il y a aussi plus de chances de chuter.

      A bientôt,
      François

  11. Encore moi!

    Je viens de regarder le clip: tu marches bizarrement! Tu marche comme les chevaux quand on leur fait marcher « l’amble », c.a.d. que tu plantes le bâton du même côté que celui où tu poses le pied, au lieu de planter la bâton du côté opposé au pied! (Tu marches comme quelqu’un qui ne sait pas marcher avec des bâtons! hi hi hi!)

    Par ailleurs, pour moi, la position la plus confortable est celle où on enfile la dragonne « par le bas »

    Encore merci pour tes articles

    • D’accord avec toi ALAIN sur la manière d’utiliser le bâton sur la vidéo ; mauvaise synchronisation des bras et des jambes pour l’utilisation des bâtons en montée …

    • Bonjour Alain,

      Oui je marche bizarrement, j’ai essayé de décomposer et d’amplifier les mouvements. 😉

      Pour le rythme des bâtons en fonction du rythme des pas, je ne recommande pas forcément de planter de bâton en coordination avec le pied opposé – même si c’est ce qu’il faudrait faire idéalement. En pratique, le rythme de marche est souvent trop élevé pour vraiment bien suivre avec les bâtons et le terrain irrégulier ne le permet pas toujours.

      A bientôt,
      François

      • alain

        Faux! Certes il arrive -mais c’est exceptionnel! – qu’on ait à planter le bâton du côté du pied en appui, mais la marche normale s’effectue pied/bâton opposés, quel que soit le rythme par ailleurs. Il arrive aussi qu’on plante les deux bâtons en même temps sur un ou quelques pas, notamment sur un passage délicat.
        Mais que chacun fasse surtout ce qu’il lui plait : on est là pour le plaisir!
        Si un jour je vois quelqu’un, au loin sur la crête , marcher « l’amble » avec ses bâtons, je saurai que c’est toi, François J. !
        A plus, donc!
        Encore merci de nous donner à tous le plaisir de parler entre nous de notre passion, la marche et la montagne!

        • Bonjour Alain,

          Peut-être que je me suis mal exprimé, car je suis d’accord avec toi : en théorie (pour une question d’efficacité et d’équilibre) il vaut mieux planter le bâton opposé au pied qui est en avant. Cela dit, en pratique, je ne trouve pas que cela soit vraiment applicable – sauf sur certains terrains (comme en marche nordique).

          Cela ne veut pas dire que je marche « l’amble » tout le temps, les jambes ont un certain rythme, les bâtons un autre (souvent plus lent), donc parfois je suis en phase et parfois non. 😉

          Mais comme tu le dis, le plus important est que chacun trouve la technique qui lui convient.

          A bientôt,
          François

  12. Bonjour François,

    En ski de fond on avance effectivement en plantant le bâton du coté diagonalement opposé au pied, par exemple pied droit et bâton gauche, ce qui propulse très bien.
    Quant à la dragonne, lorsqu’on a avancé le bâton, et qu’ensuite on le ramène depuis l’arrière, on reste souple en amenant la dragonne relâchée.

    A bientôt,

    Jean-Paul

  13. Bonjour François,
    Très bon article, comme d’habitude.
    J’avais fait un stage de randonnée ce printemps dans les Pyrénées espagnoles et le guide nous conseillait également de ne pas nous servir des dragonnes.
    J’utilise également des bâtons avec manchon, ce qui est très pratiques en dénivelé : pas besoin de modifier la hauteur et sans les dragonnes, c’est plus rapide.
    Par contre, un point, je pense important, est l’utilisation des rondelles. Lors de nos randonnées, une personne utilisait des bâtons très pointus sans rondelles, ce qui pouvait être très dangereux en groupe.
    Notre guide nous a d’ailleurs raconté qu’il a été témoins d’un accident avec ce type de produit.
    Serge

    • Bonjour Serge,

      C’est un choix. 😉 Le truc, c’est qu’il est assez facile de mesurer les accidents liés à l’utilisation de la dragonne mais pas ceux liés à la non-utilisation de la dragonne. 😉

      Pour les pointes, il faut effectivement être vigilant, notamment quand ils sont attachés sur un sac.

      A bientôt,
      François

  14. Bonjour à tous,

    Que faites-vous de vos batons lors de passages difficiles où vous devez avoir les mains libres ? Vous prenez le temps de les replier et de les fixer au sac? Quitte à les ressortir tres vite puis à recommencer … Ou bien, vous les coincez, dépliés, entre vos omoplates et le sac, en esperant n’embrocher personne … Merci de vos réponses et astuces,
    Annie

    • Bonjour Annie,

      Ca dépend de la longueur du passage et du passage en lui même. Il m’arrive parfois de mettre les 2 dans une main sans dragonne et de m’aider de l’autre main nue.

      Si les deux mains sont nécessaires et que le passage est court, je les bloque comme je peux entre le dos et le sac.

      Si les deux mains sont nécessaires et que le passage est long, je les range.

      Pour les personnes pas à l’aise dans un certain passage, même s’il est court, je leur conseille de bien les ranger (même si c’est fastidieux) pour ne pas être gêné par ceux-ci.

      A bientôt,
      François

  15. Pour un court passage : entre le dos et le sac , façon piolet , en les passant sous la bretelle , poignées en tête , de façon à les bloquer un peu par les rondelles (rondelles en haut , poignées en bas) ( on n’enlève pas le sac pour les placer ni pour les reprendre ) ; problème : ils ne tiennent pas bien , ils glissent , contrairement au piolet qui reste bloqué par l’ensemble pic-panne , et ils gênent s’ils n’ont pas été raccourcis avant de les poser
    Pour un passage plus long , qui en vaut la peine : pliés sur le sac
    Maintenant , le mieux pour toi serait que tu me demandes de t’accompagner : je me ferais un plaisir – et peut-être le tiens! – en te prenant tes bâtons dans les passages.

  16. Merci François pour cette vidéo, dans la rando depuis peu, j’ai regardé la vidéo il y a quelques jours et j’ai utilisé aujourd’hui pour la première fois mes bâtons tout neufs!
    J’ai donc mis en essai tout ce que j’avais pu visionner dans la vidéo 🙂 Je pense que cela m’a bien aidé et j’ai adorer faire cette rando de 4 h avec des batons, un « petit’ dénivellé de 900 m ce qui pour moi est déjà pas mal 😉 Parfait je dois reconnaitre que les batons sont un vrai + merci pour les conseils!

  17. Merci François pour cette vidéo comment utiliser les bâtons de randonnée. bon j’ai jamais utiliser les batons parce que le genre de randonnée que je fait ne dépasse pas les 20 km, mais comme meme sont utile pour le corps comme je vient de lire, sur le bien fait du corps. alors merci pour les conseils

  18. Bonjour

    J’ai eu quelques petites chutes avec les dragonnes, à chaque fois les bâtons avaient la fâcheuse idée de s’emmêler avec les jambes. Du coup plus de dragonnes depuis des années (et quelques centaines de randos) et je ne perds pas plus mes bâtons.

    @+

  19. Bonjour

    Merci pour toutes ces explications très instructives sur l’utilisation des bâtons en randonnée, auquel je souscrit et à auxquelles je rajouterai ceci:
    Pour accompagner bénévolement et tout au long de l’année, des gens en montagne, au sein de 2 clubs en Savoie, je constate régulièrement qu’au début de l’utilisation des bâtons, ces personnes les « promènent » plus qu’ils ne les utilisent. J’insiste pour ma part sur le fait que les bâtons sont là pour nous aider dans la marche et qu’il est impératif que la pointe du bâton se plante ou se pose au niveau de la chaussure, dans l’axe des bras . Si l’on plante les bâtons devant la chaussure, il est impossible de pousser dessus et ainsi de nous aider à monter ou avancer et si nous le plantons à 50 cm voir plus au devant de la chaussure, ou pas dans l’axe des bras, ils ne nous servent à rien et mieux vaut les laisser à la maison, que de les promener, ce n’est pas la peine d’avoir un poids supplémentaire. Quand on a compris cela, je pense que l’on a tout compris. Les bâtons vont nous aider tout le temps, nous donner le rythme, le souffle, l’équilibre, la sécurité, alléger notre fatigue, aussi bien sur les sorties d’une 1/2 journée, qu’un raide d’une semaine et nous ne pouvons plus nous en passer aussi bien en randonnée pédestre, en raquette ou en ski de randonnée.
    Bonne randonnée.

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