Juin 302011
 

Les vêtements de randonnée le système des 3 couches Si quand vous avez froid vous empilez des couches de vêtements les unes par-dessus les autres, si vous pensez qu’un tee-shirt en coton et un K-Way sont des vêtements indispensables pour une randonnée ou si vous voulez simplement savoir comment vous habiller en randonnée, alors prenez le temps de lire cet article jusqu’au bout.

En effet, rien ne sert de ressembler à Bibendum pour avoir chaud en randonnée, 3 couches efficaces peuvent suffire. Certains d’entre vous ont probablement déjà entendu parler du système 3 couches (ou système multicouche) pour s’habiller en randonnée. Mais qu’est ce que c’est ?

Le système des 3 couches est une technique adoptée par un grand nombre de pratiquants d’activités de plein air. C’est une méthode que vous devez comprendre pour vous habiller de façon optimale et vous adapter à toutes les conditions. Nous verrons dans la dernière partie de cet article – une fois le principe compris – comment s’en servir et le modifier suivant les conditions rencontrées.

Le but du système des 3 couches est d’utiliser un minimum de vêtements pour un maximum d’efficacité. Ce que l’on recherche est d’être à une température confortable dans toutes les circonstances (pendant l’effort et à l’arrêt). Voici une explication du système multicouche, couche par couche.

Première couche : couche de base, de transfert ou de confort

C’est la couche que vous avez au contact de votre peau. C’est probablement celle qui est la plus négligée alors qu’elle joue un rôle très important. La couche de base a pour but de garder votre peau au sec afin d’éviter la sensation de froid. C’est pourquoi cette couche doit être « respirante », c’est-à-dire qu’elle doit évacuer votre transpiration pour que celle-ci ne soit plus au contact de votre peau.

Il faut savoir que si votre peau est humide ou au contact de quelque chose d’humide, vous aurez froid plus facilement. Ceci est du aux pertes de chaleur du corps provoquées par l’évaporation de la transpiration.

Sauf exceptions (comme dans le désert où il peut être important d’avoir une couche de base qui retienne l’humidité pour rafraîchir) je vous déconseille d’utiliser une couche de base en coton – qui est de toute manière très peu utilisé pour les vêtements de randonnée. L’inconvénient du coton est qu’il absorbe l’humidité et sèche lentement. L’humidité reste donc au contact de votre peau et vous refroidit.

Les matériaux et types de vêtements utilisés en tant que couche de base changent constamment avec les nouvelles technologies. Vous entendrez souvent parler de « sous-vêtements techniques » pour designer les couches de base. Des sous-vêtements en fibres synthétiques « respirants » courts ou longs sont typiquement utilisés en tant que couche de base. Vous trouverez également des sous-vêtements en laine mérinos qui sont plus « chauds » mais évacuent légèrement moins bien la transpiration, sèchent moins vite et sont plus fragiles.

Résumé : Une bonne couche de base doit absorber faiblement l’humidité, évacuer la transpiration rapidement et sécher rapidement.

Deuxième couche : couche intermédiaire, d’isolation ou de chaleur

La couche intermédiaire est la seconde couche qui est mise par-dessus la couche de base. Cette couche a pour but d’isoler, c’est-à-dire de retenir la chaleur de votre corps du mieux possible. Le meilleur moyen pour cela est d’emprisonner de l’air autour de votre corps, car l’air est un excellent isolant.

Comme pour les sacs de couchage, il est possible d’utiliser des vêtements avec fibres synthétiques (polaires par exemple) ou avec du duvet (certaines doudounes). Les vêtements synthétiques de type polaire sont de loin les plus couramment utilisés. Ils ont l’avantage de protéger du froid même quand ils sont humides, de transférer l’humidité à la couche externe et de sécher plus rapidement comparé aux vêtements en duvet. Par contre, le duvet isole beaucoup mieux pour un même poids.

Pour cette couche il faut favoriser une couche qui évacue bien la transpiration, sèche rapidement et garde ses propriétés isolantes même humide pendant l’effort. A l’arrêt, une couche plus chaude est conseillée – préférablement respirante pour continuer à évacuer la transpiration accumulée pendant l’effort.

Résumé : Une bonne couche intermédiaire doit tenir chaud, transférer l’humidité à la couche externe et sécher rapidement.

Troisième couche : couche externe ou de protection

La couche externe est la couche qui est en contact avec le monde extérieur. Elle a pour but de protéger du vent et de l’humidité extérieure (pluie, brouillard, neige…), d’évacuer la transpiration et de protéger des agressions extérieures (coupures, abrasion, etc.).

Avant l’arrivée sur le marché de membranes imper-respirantes de type Gore-Tex (membranes imperméables permettant d’évacuer la transpiration), les couches externes étaient étanches et provoquaient un effet sauna comme avec un simple K-Way. Avec de telles couches externes, votre transpiration n’est pas évacuée, vous et vos vêtements sont humides et il y a de grandes chances que vous ayez froid à l’arrêt.

Le but premier de la couche externe est d’être imperméable et coupe-vent pour empêcher l’humidité extérieure de rentrer et éviter les déperditions de chaleur à cause du vent. Son second rôle – qui je pense est presque aussi important – est d’évacuer la transpiration. Rien ne sert d’éviter la pluie de rentrer si c’est pour être trempé de transpiration. Si vous ne souhaitez pas investir dans une couche externe avec une membrane imper-respirante je vous conseille de faire très attention pendant l’effort afin de transpirer un minimum en ajustant la couche intermédiaire et en ventilant au niveau du cou, des aisselles, etc.

Attention, même pour les vêtements imperméables censés être « respirants », ne vous attendez pas à un miracle. Si vous pouvez vous en passer pendant l’effort, faites-le, et votre transpiration sera bien mieux évacuée.

Résumé : Une bonne couche externe doit protéger du vent, de l’humidité extérieure et évacuer l’humidité intérieure.

Comment adapter le système des 3 couches ?

Le système des 3 couches est surtout un concept qu’il faut comprendre. Dans beaucoup de situations vous n’utiliserez pas 3 couches – peut-être plus ou peut-être moins. Respectez bien entendu l’ordre des couches, cela ne fonctionnera pas si vous enfilez un tee-shirt par dessus une polaire.

Utiliser plus ou moins de couches

Il est possible de cumuler plusieurs couches intermédiaires entre la couche de base et la couche externe s’il fait très froid. Si vous multipliez le nombre de couches, faites-le uniquement pour cette couche. Rien ne sert d’avoir deux couches de base ou deux couches externes, sauf si vous voulez vous retrouver trempés de sueur.

Voici quelques exemples où vous n’avez pas besoin d’utiliser 3 couches :

  • Pendant l’effort, en cas de fort vent et s’il ne fait pas très froid, vous pouvez combiner la couche de base et la couche externe. De cette manière, vous n’avez ni trop chaud ni trop froid et votre transpiration est évacuée. La couche intermédiaire (si elle n’est pas coupe-vent) portée seule perd son efficacité s’il y a du vent.
  • S’il fait beau et froid et qu’il n’y a pas de vent, vous pouvez porter uniquement une couche de base et une ou plusieurs couches intermédiaires. De cette manière, votre transpiration est bien évacuée. Avec une couche externe (même respirante) votre transpiration est toujours moins bien évacuée que sans.

Les vêtements qui combinent plusieurs couches

Avec les innovations technologiques dans le domaine des activités de plein air, il y a énormément de types différents de vêtements et certains remplissent plusieurs rôles à la fois. Voici quelques exemples :

  • Certains sous-vêtements techniques en polaire se mettent à même la peau pour les grands froids et jouent à la fois le rôle de couche de base et de couche intermédiaire. Une ou plusieurs couches intermédiaires y sont ensuite associées.
  • Certaines polaires sont coupe-vent et peuvent être utilisées en tant que couche intermédiaire seule ou couche intermédiaire et externe dans des conditions venteuses mais sans intempéries.
  • Les softshells sont utilisées en temps que couche intermédiaire et externe dans des conditions non extrêmes, c’est-à-dire sans grosses pluies. Elles apportent de la chaleur, sont coupe-vent, déperlantes (mais pas imperméables) et plus respirantes que des couches externes classiques. Elles ont une utilisation similaire aux polaires coupe-vent avec en plus l’avantage de supporter des averses de courte durée.
  • Les coupe-vents respirants se portent à même la peau et sont surtout utilisés par les coureurs, dont la chaleur produite par leur corps est suffisante pour les réchauffer.
  • Certains vêtements combinent une membrane imper-respirante et une couche isolante de type polaire. Ces vêtements peuvent être utilisés en tant que couche intermédiaire et externe.

Pour finir

Ca y est, vous savez pourquoi vous avez eu froid la dernière fois alors que vous aviez une tonne de vêtements sur le dos, ou pourquoi vous étiez trempés alors que vous portiez un ciré.

Connaître la méthode des 3 couches vous permettra de vous adapter du mieux possible en fonction des conditions météo dans lesquelles vous randonnez. En utilisant intelligemment vos vêtements pendant la marche, pendant les pauses, au bivouac ou au refuge et la nuit, vous éviterez d’avoir trop froid, trop chaud ou d’être mouillés.

Bien évidemment ce système est utilisable pour le haut du corps mais aussi pour le bas du corps et les extrémités (mains, tête, pieds).

Un dernier conseil : Attention, à ne pas mettre trop de vêtements pendant l’effort – ce qui est souvent le cas chez les personnes qui débutent – vous transpirerez et aurez froid quand vous vous arrêterez. Pensez également que vous pouvez vous servir des ventilations pour réguler votre chaleur et évacuer plus facilement votre transpiration.

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  53 commentaires à “Vêtements de randonnée : le système des 3 couches”

Commentaires (40) Pingbacks (13)
  1. Un très bon article, utile dans bien des situations. Il est vrai que le principe du multi-couches est très efficace et adaptable.

  2. Pour ma part, je dirais 4 couches :
    1 – la première très près du corps et synthétique
    2 – polaire fin avec 100 g de grammage
    3 – polaire : pull ou veste en 200 ou 300 g
    4 – dernière couche : pour les intempéries

    cela revient à 2 intermédiaires mais differentes

  3. Bonjour,

    Effectivement cela revient à 3 couches, avec 2 couches intermédiaires. C’est également un système que j’utilise quand il fait très froid.

    A bientôt

    Francois

  4. je débute en randonnée mais j’ai la chance d’avoir un super moniteur et voilà ce qu’il m’a appris : il faut plutôt se découvrir pendant qu’on marche et avoir de quoi se couvrir à l’arrêt. C’est une méthode qui apprend en même temps à expérimenter la lenteur, le rien ne sert de courrir il faut partir à point. Donc je démarre la marche en général avec toutes les couches, au bout de quelques metres, je suis réchauffée je m’arrête pour enlever une couche intermediaire (ou deux, parfois c’est difficile d’évaluer comment sera le vent, la température..) et puis dès qu’on s’arrête pour une pause genre casse croute , prise de photos… alors je renfile ma couche enlevée précédament.

    c’est très marrant d’ailleurs les photos qu’on peut faire quand il s’agit d’enlever les couches du bas, une paire de collant par exemple.
    enfin pour ma part, je viens de passer une année entière avec un bonnet peruvien sur la tête, pure laine et doublé de polaire. il m’a même protégé de la chaleur et du soleil dans les pyrénées cet été, je me demande si c’est pas devenu un genre de doudou.

    bon par contre j’étais adepte du marcel en coton, j’ai bien noté que je dois me procurer aure chose! jusqu’à maintenant, je réglais la question du mouillé par le portage d’un ou 2 débardeurs secs de rechange mais comme j’ai lu aussi l’article sur le poids du sac ! c’est juste que les t shirt respirant sont rarement des débardeurs, je trouve ça moins sexy et les découpes raglan voire bicolore beurk, moi j’ai quand même besoin de me sentir belle même pour la randonnée !

    ma couche exterieure est une veste de navigation de marque Tribord, c’est écrit à l’intérieur « waterproof and breathable  » donc je comprends imperméable et respirant mais je ne crois pas qu’il y ai une membrane type gore-tex, en tout cas ce n’est pas ecrit. Comment savoir? c’est un cado qu’on m’a fait. Existe t’il d’autres procédés respirants? en tout cas ma veste est très confort, et stylée : noire avec une belle capuche rouge.

    je découvre la randonnée et aussi la possibilité de raconter sa vie sur les blog, sympa, merci de m’en donner l’occasion!
    laetitia

  5. Bonjour,

    Afin de ne pas porter de coton sur la peau pendant nos futures randonnées (à la journée), je me suis acheté, au vieux campeur, un vêtement genre teeshirt en laine de mérinos à mettre directement sur la peau.
    Cela a une très nette tendance à me démanger.
    Je me demande s’il ne vaudrait pas mieux que j’achète un truc en synthétique à mettre sur la peau et utiliser le mérinos en seconde couche.
    Merci de bien vouloir me conseiller.

    Bonne journée et au plaisir.

    Michel

    • Bonjour Michel,

      Si ton tee-shirt en laine mérinos est un tee-shirt respirant fin, il n’y a pas vraiment d’intérêt à l’utiliser par dessus un tee-shirt en synthétique. Tu n’auras pas plus chaud et ta transpiration risque d’être moins bien évacuée.

      Si par contre, c’est un tee-shirt assez épais et qui isole un peu du froid, dans ce cas tu peux t’en servir comme d’une seconde couche.

      A bientôt,
      François

      • Bonjour François,

        Merci pour ta réponse rapide et ce conseil éclairé.

        Ton blog est très bien fait et même si je n’ai pas beaucoup de temps pour tout lire, c’est toujours avec plaisir que je parcours un ou deux sujets.

        Merci pour ton travail (car c’est beaucoup de boulot) et tous ces conseils.
        Un petit randonneur débutant, comme moi (même si j’ai bientôt 65 balais), n’aurait pas pensé à bien des choses.

        Au plaisir.

        Michel

  6. bonjour moi aussi j ai commencer la rando a 65ans dans un club en vendée il n y a pas beaucoup de denivelée mais je vais quelque fois au pays basque
    salutation
    michel

  7. Bonjour,

    Merci pour ces conseilles bien pratiques….
    Je pars bientôt en Alaska, je ferai probablement de la rando et autre activité..seulement là bas..il pleut beaucoup ( d’où l’humidité) et il ne fera pas spécialement chaud…5-6°c (en même temps en avril hein…)

    On m’a conseillé du chaud (le système des 3 couches) Qu’est ce que vous me conseillez pour un budget très limité ? les vêtements anti transpirant c’est bien ?
    Il faut que ça puisse être sec rapidement….
    Merci
    Alain

  8. Bonjour,
    je viens de découvrir ce site (super), justement en cherchant des conseils. J’ai 70 ans et je randonne pas mal depuis 10 ans environ, mais j’ai un problème. Mon problème est que je transpire énormément, c’est insupportable. J’ai beau être équipé comme il faut et appliquer le système des 3 couches, Je suis toujours trempé. C’est la couche externe mon problème. Je viens de faire l’acquisition d’une veste de marque « sémaphore » qui devrait être respirante et déperlante. Et je suis toujours aussi trempé. Si quelqu’un à un conseil pour moi, je le remercie d’avance.
    Papy roger

    • Bonjour Roger,

      Est-ce que vous avez ce problème même sans la troisième couche (la veste) ?

      A bientôt,
      François

      • Bonjour François,
        Merci pour l’intérêt que tu me porte.
        En fait la couche extérieure, semble bloquer la sueur. Lorsque je n’ai pas de couche extérieure type « coupe vent », cela se passe mieux avec polaire par exemple en troisième couche. Mais n’empêche que je sue beaucoup. Et s’il y a du vent ,surtout par chez moi où le mistral est glacial l’hiver, je suis mal.

        Roger

        • Bonjour Roger,

          Dans ce cas, il y a des chances que le problème vienne de ta veste. Si tu le peux, essaye d’emprunter une veste bien respirante à une personne que tu connais. Cela te permettra d’en être sûr sans investir dans une autre veste.

          A bientôt,
          François

          • Bonjour François,

            Oui effectivement il serait intéressant d’essayer une autre veste dont on connait les qualités de respirabilité. Je vais voir si je trouve ça dans mon groupe (pb de taille: 3xl ce n’est pas très courant). Faut voir…

            Merci du conseil

            A+

  9. Perso j’utilise 3.5 couches 🙂

    1. un t-shirt technique respirant (de l’armée suisse)
    2. un « t-shirt » a manche longue et descendant assez bas, respirant (aussi de l’armée)
    ces 2 couches sont faites pour être portées ensembles
    3. une veste Vaude avec un polaire et une veste extérieure séparable avec membrane sympatex

  10. François bonjour,
    Super article.Dans la même lignée pourrais tu me dire si les vestes softshells sont toujours d’actualité ou il faut acheter un genre de doudoune en duvet? considérant qu’il y a toujours la troisième peau dans le sac.Tu parles de Cimalp et justement ils ont les deux , mais c’est un budget.Merci de ta réponse.
    A bientôt.

    • Bonjour Didier,

      Les vestes softshells sont toujours d’actualité, mais dans le système des 3 couches, elles jouent le rôle de deuxième couche et un peu de troisième couche (car non-imperméables).

      Les doudounes (non imperméables) sont généralement plus légères à isolation égale, surtout si elles sont en duvet, mais elles n’ont qu’une utilisation de deuxième couche. Il faut aussi savoir que le duvet n’isole pas une fois mouillé, donc c’est plutôt à privilégier pendant les pauses que pendant l’effort.

      S’il y a du vent et qu’il ne pleut pas, une softshell est pratique pour te tenir au chaud, mais rien ne t’empêche de mettre ta troisième couche par dessus une doudoune non plus. Par contre, dans le deuxième cas, tu risques de transpirer un peu plus qu’avec une softshell.

      J’espère que c’est assez clair, il n’y a pas de système parfait, mais des choix et des compromis à faire suivant ce que l’on a besoin.

      A bientôt,
      François

  11. Hello à tous ! C’est bien vos 3 couches que l’on ôte… Mais côté sous vêtements, les culottes ou slips et les soutien gorges en font partie aussi ! En fait, comme problème, c’est juste une histoire de confort. Moi je préfère le coton (culotte Dim pour la pub !), mais le plus pénible c’est le séchage lorsque l’on fait de l’itinerance, donc la lessive. Idem pour le haut.
    Quels sont les conseils avisés ?!!.
    Merci à tous. Je vous écris d’Angleterre où nous venons de terminer l’Hadrian Wall Path !!! Pas de pluie pendant une semaine mais séchage plus long, d’où la question ci dessus !

    • Bonjour Christine,

      Beaucoup de personnes préfèrent le coton pour les sous-vêtements, mais le problème est que ça ne sèche pas rapidement et que ça donne la sensation de froid quand c’est mouillé. L’idéal est d’avoir des sous-vêtements en synthétique ou en laine – c’est vraiment ce que je recommande.

      Autrement, on peut se retrouver à devoir enlever ses sous-vêtements pour garder sa chaleur (si on est correctement habillé par dessus) – déjà vu et déjà vécu.

      A bientôt,
      François

  12. Bsoir… Merci de tous vos conseils. Je suis un randonneur assez nouveau, auparavant, je faisais de la marche sportive. Je compte partir pour Compostelle à fin mai et le poids de mon sac est une chose importante à « maitriser »! Je comptais emporter 5 ou 6 tee-shirts, 2 ou 3 pantalons, je vais revoir mes vêtements à la baisse ! J’ai pris bonne note du coton à éviter et je suis à l’écoute de tous les conseils concernant une rando de plus de 2 mois. Je viendrai sur votre site chaque soir.
    A +
    Jeanger.

  13. Bonjour et merci pour vos articles judicieux;

    Je vais faire un trek au Ladakh cet été-altitude maxi 5200 m-et il peut faire très froid le soir et la nuit- moins 10°-
    J’ai un « damart » très chaud que je pense enfiler en 1° couche, puis une couche en laine mérinos 220 g, la polaire, puis éventuellement ma doudoune en duvet.

    Le fait de porter du synthétique, puis de la laine en 2° couche, peut-il « couper » la chaleur ou pas ??

    Merci pour vos réponses et très bonne journée,

    Joëlle

    • Bonjour Joëlle,

      A priori non, du moment que le principe des 3 couches est respecté. Attention à ne pas trop serrer les différentes couches, car c’est l’air qui isole.

      A bientôt,
      François

  14. Merci, François et au plaisir au fil des articles;

    Joêlle

  15. Excellent article merci j’ai enfin compris le système des trois couches.
    Une question : que pensez-vous en seconde couche des microdoudounes dites ultralight qui se portent beaucoup d’ailleurs en ville et sont en vente un peu partout en dehors des magasins de sport.
    Merci
    Cordialement
    GD

    • Bonjour Gérard,

      Je ne suis pas sûr de voir de quoi vous parlez, mais si ce sont des doudounes légères, c’est très bien en deuxième couche – même si ça ne provient pas d’un magasin de sport. 😉

      A bientôt,
      François

  16. Très bon article, j’ai souvent randonné avec du coton à la journée car dans les années 1980 les vêtements techniques étaient rares et couteux. C’est sur il fallait emmener 2 tee shirt et en faire sécher 1 sur le sac pendant la rando, et aussi prévoir un vêtement plus chaud le temps de la halte. Le sac à dos est vite lourd.
    Vive le progrès.
    Cordialement.
    JL

  17. Bonjour.
    J’ai acheté un polaire polartec ainsi qu’un coupe-vent déperlant (sans capuche) de composition:
    extérieur: 79% polyester, 17% polyuréthane, 4% élasthanne
    doublure (fine) 100% polyester.

    La polaire est chaude, mais je me rends compte que le coupe-vent est issu de la collection printemps-été 2015. Je voulais quelque chose pour l’hiver. J’ai mis les 2 vestes ainsi qu’un tee-shirt synthétique manches-courtes par grand vent, à 6°C, à 700 m d’altitude et je suis moyennement convaincu.

    Me serais-je planté? J’aurais peut-être dû m’acheter une troisième couche en gore-tex ou en H2No. Elle n’aurait pas été plus chère. Au contraire… 140 € perdus. 🙁

    Ils sèment la confusion chez Intersport. Ils mélangent les vestes des collections printemps-été et automne-hiver… presque 2 mois après la fin de l’été (fin novembre). J’ai encore quelques jours pour leur ramener la veste 3è couche, mais ils n’ont aucune obligation de me la rembourser. Ils promettent juste l’échange. Mais l’échange contre quoi? Ils ne vendent même pas de vestes légères gore-tex ou H2No. Je ne veux rien leur acheter d’autre. Je vais devoir être persuasif.

  18. Bonjour!
    Excellent article, merci beaucoup! Je ne sais pas si le forum fonctionne encore… je croise les doigts. Je suis un peu dans le même cas de figure qu’une personne précédente: rando au Ladakh cet été. Je projetais le principe des 4 couches: sous vêtement synthétique, polaire, doudoune et gortex, pour affronter le -15. Mais je viens de m’apercevoir que la doudoune que j’ai choisie est à 80g, donc ne résiste qu’au 0 degré selon ton site. Est-ce que la polaire va compenser? A-ton avis, je vais pouvoir résister jusqu’à quelle température?
    Un gros merci par avance et bravo encore pour ton site!
    Edwige

    • Bonjour,

      Pas facile à dire, ça dépend de beaucoup de paramètres. Est-ce que c’est pour marcher uniquement ou aussi ce que tu prévois pendant les pauses et moments d’inactivités ?

      A bientôt,
      François

  19. Bonjour

    Merci François pour ces articles très fouillés et renseignés.
    Même si je randonne depuis quelques années, je prends en compte quelques techniques qui améliorent le confort de la marche.

    Je n’utilise quasiment jamais 3 couches ! je m’explique :

    Quand je fais une grande randonnée, le matin je ne mets qu’une seule couche (une chemise en synthétique c’est tout !) car je transpire beaucoup.

    Évidement quand il fait froid dehors vers 6h30-7h00, les 100 ou 200 premiers mètres sont un peu « gla gla » mais rapidement je me réchauffe et poursuis mon chemin de cette façon. (au pire j’enfile une polaire mince que je quitte vite avant de transpirer

    S’il pleut j’ai un poncho/cape qui me couvre aussi le sac à dos.

    S’il fait froid, j’enfile un anorak en matière « eVent » ( acheté en NZ,semblable au goretex mais un peu plus performant peut être) qui est imperméable, et transpirant.

    S’il fait très froid, j’enfile une polaire sous cet anorak mais souvent je l’enlève rapidement car je transpire mème par temps froid !

    S’il fait un temps froid, sec et venteux, j’enfile ma cape/poncho qui sert de coupe vent et laisse passer les courants d’air pour évacuer la transpiration.
    Merci pour tous ces témoignages
    Cordialement
    Dominique

    • Bonjour Dominique,

      Même si tu as moins que 3 couches sur toi, tu utilises très bien le principe des 3 couches. 😉

      A bientôt,
      François

  20. Bonjour,
    Peux tu me donner quelques conseils avisés pour l’achat du sac à dos .. Sans me ruiner …pour une rando de 800 km environ. De Roncesvalles à Santiago …merci
    Florence

  21. Bonjour,

    J’utilise depuis longtemps le système 3 couches pour a partie haute du corps mais j’ai un problème avec les guêtres. J’n mets rarement mais parfois sur des randos de plusieurs jours en période humide voir grasse ça m’évite d’avoir à laver le pantalon régulièrement.

    Le problème c’est que les guêtres sont étanches et j’ai doc un bas de pantalon mouillé par la transpiration. Existe t il une solution?
    Actuellement j’essaie, quand c’est possible, d’enlever les guêtres une heure avant l’arrivé pour que le pantalon sèche.

    • Bonjour,

      Il est possible d’utiliser des guêtres imperméables et respirantes, mais ça ne sera pas parfait non plus. Le mieux est de les enlever pour les passages secs comme vous faites.

      A bientôt,
      François

  22. Bonjour François,
    Je ne sais pas si c’est le bon endroit pour poser la question suit mais bon …
    Ma veste actuelle n’est pas respirante; je voudrais donc faire un bon achat de veste. J’ai visité deux magasins de sport (AS Adventures et Décathlon) et cela ne m’a pas aidé.
    Que me recommandes-tu pour mes sorties au printemps et en été. (Le plus souvent ce sera des sorties d’une journée quand il fait un temps correct). Je pensais acheter une veste imperméable plutôt qu’une softcell mais cela ne va-t-il pas m’encombrer de trop quand il ne pleut pas? Existe-t-il des vestes imperméables respirantes qui ne prennent pas de place dans le sac à dos? Ou bien me recommandest-u vraiment une bonne softcell ?
    A l’aide 😉 ! Je voudrais avoir ma bonne veste pour la fête des pères (En Belgique, c’est ce prochain dimanche) 🙂
    JF

    • Bonjour JF,

      Il existe des vestes imperméables et respirantes qui sont très légères (<400 g). Ça permet de les garder en font de sac au cas où.

      La plupart des softshells ne sont que déperlantes et pas imperméables et ne protègeront pas énormément (voici un article sur le sujet : http://www.randonner-malin.com/softshell-explications-avantages-et-inconvenients/)

      Honnêtement, je pense que c’est pas mal d’avoir un vêtement bien imperméable en fond de sac – sauf si tu randonnes dans des endroits vraiment cléments et que tu es sûr de ne pas avoir froid même si tu es trempé.

      A bientôt,
      François

  23. Bonjour,

    Très bon article comme d’hab merci.

    Moi j’utilise une doudoune en duvet toute l’année et je trouve cela plus confortable que les polaires.

  24. Bonjour François,
    Merci pour cet article hyper clair.

    Concernant la 3ème couche, a-t-elle vocation à être chaude (en étant doublée par exemple) ou doit-elle uniquement être imperméable, coupe-vent et respirante? Est-ce ça une veste hardshell?

    Merci !

    • Bonjour Nicolas,

      Non elle n’a pas vocation à être chaude. Si elle l’est, cela combine seconde et troisième couche. Ce n’est pas gênant, mais c’est parfois moins polyvalent (quand la doublure ne peut pas se séparer).

      Une veste hardshellest effectivement une veste imperméable (et normalement respirante) mais qui n’a pas d’isolation thermique spécifique.

      A bientôt,
      François

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