Déc 272016
 

Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors compte rendu

Ce petit compte rendu n’a pas vocation à vous expliquer comment j’ai bien mis un pied devant l’autre, mais plutôt à compléter mon article « Exemple de préparation d’une randonnée de plusieurs jours – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors » où j’ai détaillé toute la préparation de cette randonnée. Je vous conseille d’ailleurs de commencer par cet article pour rester dans l’ordre chronologique.

L’intérêt de l’article que vous avez sous les yeux est double :

  • Comparer le déroulement de la randonnée à la préparation.
  • Vous faire découvrir cette région et cette randonnée et compléter l’article sur la préparation.

Une randonnée peut se préparer avec plus ou moins de détails. Cela dépend de :

  • Chaque personne. La notion de risque et le goût pour l’imprévu et l’aventure sont vraiment personnels.
  • L’expérience. Plus on a d’expérience et plus on se connaît, plus on est capable de laisser de libertés. On peut se concentrer uniquement sur les points vitaux. C’est exactement la même chose que quand on charge son sac : quand on est novice, on a tendance à prendre trop, plus on se connaît et plus on a d’expérience, plus on s’approche du strict nécessaire.
  • La randonnée elle-même. Il est plus facile de ne pas trop préparer une randonnée par conditions clémentes et avec des ravitaillements en nourriture et eau faciles, qu’une randonnée seul dans un désert saharien ou polaire.

Pour cette traversée des Hauts-Plateaux du Vercors, je trouve que j’avais préparé la randonnée avec pas mal de détails – notamment car nous étions limités en temps et que l’eau est assez rare à cette époque sur les Plateaux. De plus, je savais que je voulais écrire un article sur le sujet, ce qui m’a poussé à bien tout détailler.

Au final, nous sommes partis le week-end du 15 août (13, 14 et 15), pas le mieux par rapport à notre choix d’éviter trop d’affluence mais ça collait bien par rapport à nos emplois du temps et la météo.

La météo annoncée était plus que clémente : quasiment aucune chance de pluie, grand beau, pas de vent et assez chaud par contre. Et c’est exactement ce que nous avons eu. 😉

Compte rendu jour après jour

Voici un bref compte rendu de chaque jour avec les profils altimétriques, nos temps de marche, des anecdotes et des photos.

Trac-trav-vercors-final
Itinéraire – les chiffres sont les kilomètres depuis le départ

Jour 1 (13 août)

Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors - Jour 1

Temps de marche total (sans la pause déjeuner) : 8h30
Temps de pause déjeuner : 35 min
Dénivelé cumulé positif : 1603 m
Dénivelé cumulé négatif : 568 m
Distance : 21,5 km

Départ samedi 13 août d’Avignon à 7h45.

Aucun souci pour trouver le parking prévu à Châtillon-en-Diois. Il y a de la place, il est bien gratuit, parfait !

Deuxième petit déjeuner à côté de la voiture et départ à 10h15 à travers le village – bien plus vivant que ce que nous avions pu voir hors-saison. Un petit coup d’œil sur la carte – car c’est toujours facile de se tromper dès le départ, mais on trouve facilement la bifurcation pour emprunter le GR.

C’est parti pour la plus grande montée des prochains jours. Ça se déroule principalement dans la forêt avec des sections plus ou moins raides et parfois quelques belles vues sur le village et le paysage.

Vue sur Chatillon -en-Diois
Vue sur Châtillon-en-Diois

Un panneau marque l’entrée dans le Parc Naturel Régional du Vercors et la forêt laisse place à l’herbe, aux cailloux et aux belles vues.

Peu après, nous bifurquons vers Baume Rousse pour se ravitailler en eau. Même si cela fait à peine 3h que nous marchons, nous avons laissé quelques gouttes dans les 1100 m de dénivelé positive derrière nous – surtout avec les températures chaudes. De plus, on préfère jouer la sécurité avec l’eau, étant donné les quelques incertitudes et que l’on ne prévoit pas d’autre ravitaillement avant le bivouac.

Baume Rousse
Baume Rousse

Baume Rousse est un superbe endroit, la toponymie (nom du lieu) suffit à elle-même pour savoir que l’on est au bon endroit.

On remplit donc les bouteilles d’eau à l’aide de la réserve, tout en essayant de ne pas trop effrayer le batracien qui barbote dedans. 🙂

Source de Baume Rousse
Source de Baume Rousse

Source de Baume Rousse (2)
Habitant de la source de Baume Rousse

On en profite aussi pour manger à proximité de la source et à l’ombre des falaises.

Première rencontre assez improbable de ces 3 jours : Ghislain, avec qui j’ai fait ma dernière année d’étude en Géologie. Pas sûr que je l’aurais reconnu derrière ses lunettes de soleil, mais il m’a reconnu très rapidement. Il était là pour aider un de ses copains berger sur le plateau et faisait aussi le plein d’eau.

A ce moment-là, nous ne sommes pas à proprement parler encore sur les plateaux. On y arrive peu après et découvre un superbe paysage, un plateau d’herbe entouré d’un bord « découpé au couteau » et des beaux sommets alpins derrière. Même les cabanes de Châtillon et leurs volets bleu ajoutent un petit quelque chose au paysage.

Cabanes de Châtillon
Première vue sur le plateau avec les cabanes de Châtillon

On en profite pour aller au bord est du plateau, derrière les cabanes et avoir une vue sur le cirque d’Archiane que l’on connaît pour y avoir marché et grimpé.

Cirque d'Archiane et Aiguilles de Bénevise
Vue sur le cirque d’Archiane et les Aiguilles de Bénevise

On a d’ailleurs eu la chance d’admirer un bouquetin (femelle) qui était en train de manger dans une combe ombragée.

Chamois - plateau du Vercors
L’herbe a toujours l’air meilleure aux endroits difficiles d’accès

On repart ensuite, car même si on est maintenant sur les plateaux, il reste un peu de dénivelé et surtout pas mal de distance à parcourir. A partir de là, on ne croisera quasiment personne jusqu’au bivouac.

Vue sur le plateau du Vercors et les cabanes de Châtillon (2)
Dernière vue sur les cabanes de Châtillon

Edelweiss - plateau du Vercors
Classique photo d’Edelweiss

La suite est plutôt vallonnée, on passe en haut de la Montagne de Glandasse (que nous connaissons pour y avoir aussi grimpé) et on alterne entre zones d’herbe, lapiaz et forêts clairsemées – toujours avec de superbes vues sur les Alpes et notamment le Mont Aiguille et le Grand Veymont.

Mont-Aiguille et Grand Veymont
Vue sur le Mont-Aiguille et le Grand Veymont

Rochers de Plautret
Rochers de Plautret

Avant d’arriver à Pré Peyret, où nous avons prévu de bivouaquer, je repère quelques filets d’eau piétinés par les troupeaux et me dis qu’au pire des cas, je reviendrai ici me ravitailler en « eau ».

Au niveau de Pré Peyret, on croise un peu plus de gens qui sont montés dans le vallon qui mène au pas de Chabrinel et souhaitent profiter de la cabane.

Les Hauts-Plateaux du Vercors sont facilement accessibles de tous les côtés. C’est un avantage pour les personnes qui n’aiment pas trop les longues heures de marche et le dénivelé mais un inconvénient pour les personnes qui aiment être seules.

Cela dit, même un week-end prolongé de 15 août, c’était très correct. On s’est juste éloignés un tout petit peu pour planter notre abri et être tranquilles – sur une butte pour profiter le plus longtemps possible du soleil. 😉

L'abri,la popote - traversée du Vercors
Le plus important au bivouac : manger et dormir. 😉

Coucher de soleil - Pré Peyret
Coucher de soleil au-dessus de Pré Peyret

Repas lyophilisé et au lit !

On a laissé l’abri ouvert pour observer les étoiles filantes allongés dans nos sacs de couchage.

On en a vu quelques-unes, on a attendu, on a attendu, on en a vu quelques-unes, on a encore attendu… Mais on n’en a pas vu plus que quelques-unes. Forcément, je m’étais trompé et ce n’était pas la nuit des étoiles filantes. 😉

Mais bon, regarder le ciel étoilé de son lit, on fait difficilement mieux. 😉

Bonne nuit !

Jour 2 (14 août)

Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors - Jour 2

Temps de marche total (sans la pause déjeuner) : 7h
Temps de pause remplissage d’eau : 45 min
Temps de pause déjeuner : 1h
Dénivelé cumulé positif : 418 m
Dénivelé cumulé négatif : 656 m
Distance : 23,7 km

La nuit a été étonnamment chaude à plus de 1600 m d’altitude. Je m’éclipse de l’abri au petit matin pour aller me promener aux alentours de la Glacière de Pré Peyret et j’en profite pour aller voir s’il y a bien de l’eau à la Fontaine des Endettés. Le débit est faible, mais la réserve est remplie, on pourra donc faire le plein d’eau ici.

Fontaine des Endettés
Fontaine des Endettés

Petit-déjeuner au soleil, pendant que la toile de l’abri sèche sur l’herbe. Départ vers 10h.

Beaucoup de personnes trouveraient cela tard, mais on aime prendre notre temps le matin. 😉 Et on a l’habitude de finir nos activités de plein air tard – voire dans la nuit (lampe frontale de rigueur) – quand ça ne compromet pas notre sécurité.

Le sentier alterne entre zones de forêt et zones dégagées avec une vue sur le Grand Veymont et autres sommets sur la même ligne de crêtes.

Grand Veymont, Pierre Blanche, Roche Rousse, Rocher de Séguret, Malaval
De droite à gauche : Grand Veymont, Pierre Blanche, Roche Rousse, Rocher de Séguret, Malaval

Grand Veymont
Grand Veymont

Nous ne sommes pas en manque d’eau, mais on profite de la fontaine de la Chau pour remplir ce que nous avons consommé jusque-là. De cette manière, nous serons tranquilles, même si on ne se ravitaille pas en eau avant la fin de la randonnée. Il y avait un père et ses enfants déjà présents à la fontaine avant nous, donc on en a profité pour faire une pause, sachant qu’il fallait presque 10 minutes pour remplir une bouteille d’eau. 😉

Lapiaz - Hauts-Plateaux du Vercors
Lapiaz

On ne s’arrêtera donc pas aux fontaines du Play que j’avais aussi repérées. La Jasse du Play (espace herbeux plus ou moins clos où les moutons passent la nuit) est une invitation à la pause déjeuner, mais la chaleur nous fait continuer pour se mettre à l’ombre dans la forêt un peu plus loin.

A partir de là, on commence à redescendre en laissant les vues sur le Grand Veymont derrière nous. Les paysages sont moins impressionnants et moins contrastés que la veille, mais c’est plus bucolique. On croise même des personnes montant avec un âne.

La plupart des personnes que l’on croise (en sueur) nous demandent d’ailleurs si la montée est bientôt terminée. La chaleur semble les écraser. 😉

On descend par le canyon des Erges, structure géologique intéressante et bien rectiligne pour rejoindre Darbounouse, une grande prairie avec sa bergerie et ses moutons.

Darbounouse
Darbounouse

On bifurque ensuite direction est dans le Bois de la Carrette où l‘on croise à nouveau une famille de randonneurs accompagnée d’un âne.

Avant d’arriver à la cabane de la Carrette, je vais jeter un coup d’œil à la fontaine de la Carrette et trouve au mieux de la boue plutôt épaisse. Pas grave, nous n’avons pas spécialement besoin d’eau.

Cabane de la Carrette
Cabane de la Carrette

Nous cherchons un petit endroit sympa pour le bivouac et nous installons en contrebas de la cabane de la Carrette dans les bois.

Bivouac à proximité de la cabane de la Carrette
Bivouac à proximité de la cabane de la Carrette

Ce soir, on n’attendra pas les étoiles filantes pour s’endormir. 😉

Mention spéciale à l’égoïste qui a laissé du papier toilette usagé en guirlande dans les hautes herbes juste à côté de la cabane. Un peu de lecture pour vous (et tous ceux qui font la même chose) : « Du papier toilette et des étrons en guise de balisage »

Jour 3 (15 août)

Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors - Jour 3

Temps de marche total (sur la randonnée) : 1h10
Dénivelé cumulé positif : 13 m
Dénivelé cumulé négatif : 251 m
Distance : 5,2 km

Bonjour.

Après la petite routine matinale : petit-déjeuner, café, pliage d’abri et rangement d’affaires dans le sac ; on ne décolle pas extrêmement tôt, mais au moins on est reposés pour une journée dont nous ne connaissons pas entièrement le contenu. On sait juste que l’on doit être à Châtillon-en-Diois le soir même et que l’on n’a ni jet privé ni don de téléportation.

Borne marquant le 45ème parallèlePremière étape : un peu de marche jusqu’à Corrençon-en-Vercors. De la légère descente sur de bons sentiers, c’est très tranquille. Après avoir croisé le 45ème parallèle nord (marqué par une borne), on passe devant le stade de Biathlon et le Golfe où pas mal de personnes s’entraînent. Forcément, il n’y a pas de neige, donc les skis ont des roulettes. 😉

Arrivés à Corrençon-en-Vercors après un peu plus d’une heure de marche, on en profite pour faire le plein d’eau pour la journée dans les toilettes publiques et pour se passer un coup d’eau sur les mains et le visage. Ça fait du bien et ça fait toujours meilleure impression pour se faire prendre en stop. 😉

Seconde étape : aller à Villard-de-Lans. Nous savons qu’il y a éventuellement un bus mais que les horaires ne collent probablement pas aux nôtres, donc on descend dans le village et tente le stop. Il n’aura pas fallu trop de temps pour se faire prendre par un utilitaire. Du premier coup d’œil à la voiture, je me dis que l’on a affaire à un grimpeur. Quelques secondes après être montés, ma compagne reconnaît le conducteur :
– « Oh, Simon ! »
– « Hélo ? ».

Simon est un ami de ma compagne. Ils ne s’étaient pas revus depuis plusieurs années après avoir tous deux changé de région. Coïncidence amusante.

On s’arrête donc tous les 3 pour prendre un café à Villard-de-Lans et discuter.

Simon nous déposera sur son chemin, à Choranche.

Peu de temps après, un autre utilitaire s’arrête. Je crois que c’est à nouveau un grimpeur, mais c’est un très sympathique base jumpeur. On a la côte auprès des utilitaire et des adeptes d’activités de plein air. Normal ! Ils ont déjà été dans notre situation… 😉

Il nous pose à Pont-en-Royans, puis pris d’un doute on remonte à bord en pensant qu’il allait dans la direction qui nous arrangeait. Je vérifie sur la carte et me rend compte que non, en fait. On s’arrête à Sainte-Eulalie-en-Royans et retourne en marchant à Pont-en-Royans.

On se « poste » à la sortie du village en direction de Saint-Nazaire-en-Royans et on rôtie tranquillement au soleil avec beaucoup moins de réussite qu’auparavant.

Un couple propose de nous prendre, ils viennent de visiter la grotte de Choranche et nous apprennent la présence de protées dans la grotte – qui est une de ses particularités. Lui est chauffeur routier et n’est pas du tout effrayé par des auto-stoppeurs, ayant l’habitude d’en voir. 😉

Ils nous déposent gentiment à Saint-Nazaire-en-Royans et continuent leur route. A ce moment, je sors mon smartphone et cherche la gare. Il m’indique que ce n’est pas tout prêt et je comprends pourquoi la gare s’appelle Saint-Nazaire-Saint-Hilaire, elle se situe en fait entre 2 communes. La marche ne nous dérange pas, mais la seule option est au bord d’une grosse route – pas génial – même si la vue sur l’entrée des Gorges de la Bourne au niveau de Pont-en-Royans est top !

Arrivés à la gare, une mère nous « confie » son adolescente timide qui fait le même trajet que nous, mais qui n’a pas l’air enthousiasmée par la chose.

A partir de là, un train nous amène jusqu’à Valence.

Une fois à Valence, après une petite bière à une terrasse (qui a parlé de récupération ?), un autre TER bondé nous amène à Die. Un trajet debout sans pouvoir bouger qui a été beaucoup plus fatigant qu’une journée de marche.

Une fois à Die, un peu de marche nous amène à la sortie du village en direction de Luc-en-Diois.

Une première personne s’arrête, mais la voiture est tellement encombrée que ça ne paraît physiquement pas possible – à moins de passer beaucoup (beaucoup) de temps à ranger.

Une seconde personne nous conduit un peu plus loin et il faudra ensuite attendre un peu avant qu’une mère et sa fille ne s’arrêtent et nous déposent à Châtillon-en-Diois. On en profitera pour discuter de cette région qu’elle aime beaucoup (et nous aussi) mais où la vie n’est pas forcément facile à l’année.

On retrouve la voiture et mange un peu avant de reprendre la route (on avait laissé ce qu’il fallait dans la voiture).

Au final, un retour assez agréable avec des rencontres sympathiques.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont pris en stop, si jamais vous avez l’occasion de lire l’article et de vous reconnaître. 😉

Petit bilan par rapport à la préparation

Si vous avez lu l’article sur la préparation de cette randonnée en intégralité, vous avez dû voir que la randonnée en elle-même est assez proche de ce que j’avais préparé.

Dans l’ensemble

Globalement, j’estime que la randonnée était bien préparée (sans vouloir me jeter des fleurs). Et heureusement ! Ce n’était pas une randonnée très compliquée à préparer et après tant d’années, ce serait dommage que je fasse d’énormes erreurs – même si ça arrivera sans doute par négligence ou par goût pour l’imprévu et les galères. 😉

Itinéraire, bivouac, eau

Rien à redire au niveau de l’itinéraire, des ravitaillements en eau et des emplacements de bivouac – je referais la même chose.

Matériel

Par rapport au matériel, il y avait des améliorations possibles, mais je les connaissais déjà avant le départ. Vous retrouverez d’ailleurs toute la liste du matériel ici, et je mentionne ces améliorations. La seule chose que je ne savais pas était que j’avais pris un peu trop d’alcool à brûler. Je pense que j’ai dû calculer un peu trop vite. Ce n’est pas énorme non plus, on aurait pu économiser quelques dizaines de grammes au plus.

Période

Une autre chose qui diffère de la préparation est la période pendant laquelle on est partis. Ça ne « collait » pas à notre critère d’éviter la période d’affluence maximale, mais on a fait le choix de partir plutôt que d’attendre une autre opportunité plus tard. Au final, on ne regrette pas du tout.

Temps de marche

Le temps de marche total pour toute la randonnée est de 16h40.

Ma première estimation très grossière était entre 14 et 21h et la seconde plus précise d’un peu plus de 16h.

Cette seconde estimation était très proche du temps de marche total, mais était faite avec un itinéraire peu précis. Elle aurait plutôt été de 17h30-18h avec l’itinéraire plus précis.

Si je vous dis cela, c’est que l’on peut prévoir le temps de marche assez précisément, mais il ne faut pas s’attendre à être précis à l’heure près sur 16h de marche – à moins de très bien se connaître et très bien connaître l’itinéraire et ce que l’on va rencontrer.

Ici, j’avais fait des estimations assez grossières car nous n’étions pas à quelques heures près.

Logistique de retour

Le retour a bien fonctionné et on avait suffisamment de temps pour les divers imprévus.

Je referais la même chose mais je regarderais un peu mieux où se trouve la gare de Saint-Nazaire-Saint-Hilaire et je prendrais éventuellement une carte papier pour le retour.

Je n’avais que mon smartphone et j’avais noté les infos principales, mais je comptais aussi que les personnes nous prenant en stop nous aiguillent – mais elles ne connaissaient pas forcément mieux la route que nous.

Le mot de la fin

Une superbe randonnée, une superbe expérience – qui correspond très bien à ce qu’on était allés chercher. C’est là le principal ! 😉

Si jamais vous avez des questions sur cette randonnée, n’hésitez pas à me les poser en commentaires.

Vous pouvez également retrouver d’autres photos en grand format sur la page Facebook du blog :
Jour 1
Jour 2

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  51 commentaires à “Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors : compte rendu”

Commentaires (51)
  1. Merci François pour ton descriptif .Je compte faire la même rando sur 3 jours au printemps avec bivouac et je suivrai tes conseils Bonnes fêtes de fin d’année et merci pour tes articles.Eric

  2. Maryse
    Merci pour ce beau descriptif et encore merci pour les belles prises de vues ,je suis originaire du Vercors quelle belle région.Bonnes fêtes de fin d’année et au plaisir de te lire.

  3. Merci Francois pour les super photos ou tu a passé, si prochaine fois tu feras comme le dernier tu me préviendras car jaime bien faire randonner
    Je te souhaite bonne fete de fin d année

  4. Merci toujours très intéressant.

  5. superbe photos ca donne envie de de randonner bonne fete

  6. Je suis très heureux de découvrir votre rando que je fais depuis l’âge de 6 ans, d’abord sous l’autorité de mon général de Père des Chasseurs Alpins, puis tout seul comme ados et adultes. Un membre de ma famille m’emmène à Châtillon. je grimpe sur le même itinéraire, je couche au refuge avant les carrières romaines, puis les bachassons, puis direction Vassieux puis les Rollands, puis le Mt St-genis, descente sur Marignac puis Die.
    Je le fais aussi en hivers à raquettes sur une grande partie.
    Cordialement.
    PS : Je vais le refaire cet été vraisemblablement pour la dernière fois : je viens de souffler mes 74 bougies..

    Jean-roger ROLLAND

  7. Belle randonnée ça donne envie très belles photos et commentaire intéressant

  8. Très beau reportage
    Très intéressant le bilan après la randonnée
    De belles photos d’une région que nous connaissons et que nous aimerions revoir

  9. J’ai un super souvenir du tour du Vercors il y a quelque années, 9 jours 220 Km environ 8000 m de dénivelé +, un sac environ 11 Kg en gite et cabane ouverte,c’est une rando très physique mais inoubliable.

  10. François ,
    Bravo encore ! ! !
    Après tes trois vidéos remarquablement faites ,
    Ton stage que je n’aurai pas le plaisir de suivre ,
    car trop occupé par ailleurs ,
    voici le déroulé d’une belle rando , avec juste ce qu’il faut de commentaires ,
    et surtout avec les précisions essentielles , indispensables .
    Une petite remarque toutefois .
    Pour bien connaitre le lieu que tu décris et ses environs ,
    je conseillerai à tes lecteurs une fois parvenu sur le plateau , de quitter les GR91,GR93 , au lieu dit les « quatre chemin du jasneuf » ( à mi-chemin sur le glandasse ) pour se diriger Nord / Est .
    Le chemin forestier délaissé , en direction de Pré Peyret présente peu d’intérêt .
    Pourquoi ce « détournement » ? ? ? …
    Pour le magnifique spectacle que nous offre le Mont Aiguille dans la perspective du Pas portant le même nom . C’est splendide ! ! !
    Le refuge de Chamailloux tout proche permet de passer la nuit . Présence d’une source .
    Puis , au petit matin , repartir plein Nord , en direction de la jasse de Peyre rouge par un sentier hors GR , très agréable et surtout connu que par les initiés , donc tranquille !!!
    L’arrivée dans un vallon , permet de rejoindre Pré Peyret à gauche , ou , à droite , les carrières romaines et leurs curiosités , et en poursuivant , le pied du Grand Veymont , ou son sommet , si on l’inscrit dans son programme . Possible de se poser à la cabane de l’aiguillette . Puis reprise en direction du Nord , vers Corrençon en Vercors , en rejoignant ton itinéraire .
    Cette variante me plait davantage .
    Qu’en penses-tu , toi qui semble connaître le Vercors ? ? ?

  11. excellent descriptif d’une belle randonnée bien préparée…. bravo et merci de nous faire profiter de vos conseils

  12. Très intéressant , celà donne envie de le faire , je ne fais que des sorties longues à la journée ou itinérant de refuge en refuge

    Bonne Fêtes de fin d’année et surtout encore de Belles Randos

  13. Salut François,
    Merci pour tes bons vœux. Reçois les miens tout aussi sincères.
    Il est vrais qu’un parcours comme celui-ci, çà fait rêver !!! En attendant mon tour.
    Bonnes année 2017 à tous les Randonneurs…(et aussi aux autres, soyons généreux).

  14. Descriptif très bien fait et bien renseigné : bravo et merci.
    Petit détail : la photo du chamois est belle, mais c’est une etagne ( femelle du bouquetin)…

  15. Bonjour
    Ça donne envie cette randonnée dans leVercors j’ai arrêté cause genoux maintenant plus mal ,j’aimerai beaucoup faire cette randonnée en 2017 habitant St Marcellin c’est possible bravo pour votre travail ça fait 2 ans que je vous suit et j’aime bien .Amities

  16. La Cabane de Carette était-elle occupée que tu as préféré bivouaquer à côté ?

  17. beau reportage bien pédagogique avec de belles photos, merci beaucoup.
    J’en ai profité pour voir ce que donne ma formule de prévision de durée de randos de moyenne montagne avec tes chiffres.
    J’utilise la formule suivante: D=NBKMequi / Vequi

    où : NBKMequi = NBKm + Dpluscum * 7 / 1000 + Dmoinscum * 2 / 1000
    c’est-à-dire nombre de km équivalents plat = nb km du topo ou d’openrunner + 7km par tranche de 1000m de D+ cumulé et plus 2km par tranche de 1000m de D- cumulé (avec D+ et D- en mètres ici).

    et Vequi = vitesse de rando sur le plat (celle que nous autres plaineux connaissons).

    Si tu marches à 4 km/h sur le plat avec un sac on retrouve bien tes chiffres.
    A ajuster par chacun bien entendu en fonction de ses vitesses de montées et de descentes (j’ai vu sur le web 10km par tranche de 1000m D+ mais rien sur le D- qui abime pourtant bien les genoux).

    Sinon tu as quand même du passer pas mal de temps avec le pouce en l’air en bord de route mais c’est vrai que la solution type canoe (une voiture à un bout et un vélo à l’autre) n’est pas top en montagne.

    Tous mes voeux pour 2017, pour toi, tes proches et longue vie au blog Randonner malin.

    • Merci pour ton message Franck.

      Oui effectivement, pas mal de temps passé le pouce levé, mais les paysages étaient sympas et les gens aussi, donc c’était très agréable. 😉

  18. Merci pour cette belle rando qui nous redonne courage au milieu de cet hiver morose. Bonne année à tous randonneurs et rêveurs……..

  19. tout d’abord merci pour la diffusion gratuite des documents. ils sont précieux, pratique et très bien fait.
    ensuite merci également pour toute les informations que vous avez pu noter. ce site est une mine d’or pour les novice comme moi mais également je pense pour les intermédiaires et les confirmés.
    ravi de vous lire.

  20. Merci François de m’avoir permis de refaire cette superbe randonnée… en photos… Bravo pour les explications. Bonne fin d’année 2016. Tous mes vœux vous accompagne sur de nouvelles randonnées pour 2017. Cordialement

  21. Tu nous transmets toujours le flambeau pour repartir sur des randonnées aussi belles les unes que les autres. Tu nous donnes comme à chaque fois des explications précises, des détails indispensables pour réussir un parcours, celui ci dans les Hauts plateaux du Vercors. Ton expérience nous enrichit et nous donne envie d’aller toujours plus loin. De très belles photos pour agrémenter ton « petit voyage » Merci François.
    Christophe

  22. Merci pour le partage de votre reportage. Les photos de votre randonnée font rêver.

  23. C’est exceptionnel et sympa ces gens qui, tout en étant fana de rando, en font profiter les autres. Grace à eux nous essayons d’en faire autant, et, sans leur conseil, nous aurions bien des déconvenues.
    Merci.
    Joseph.

  24. tres belle rando reportage qui fait rever!!

  25. Merci pour ce bon récit, je me doutais que cette rando devait être intéressante. Je suis aussi géologue et on ne peut pas avoir envie d’aller voir de près les effets des nappes de charriage des alpes! Il faut donc que je décide les copains d’aller voir celà de plus près.

    Bonne fin d’année à tous les randonneurs

  26. Merci François. Quelle est belle notre France. Tu vas donner envie à beaucoup de marcheurs de faire cette
    traversée. Bonne fête de fin d’année.

    Gérard

  27. merci et bravo pour tous vos reportages, vos conseils, votre aide !

  28. J AI REVISITE CE BEAU PAYSAGE PLUSIEURS FOIS .PEUT ETRE UN JOUR J AURAIS LA CHANCE DE PARTICIPER A UNE RONDONNEE EN COMMUN AVEC L EQUIPE QUI SAIS !

  29. Salut François
    À la retraite en octobre 2017, je projette si l’ entraînement me le permet tout au long de cette année de faire le chemin de St-Jacques et bien d’autres après . J’ ai découvert ton blog et j’ y glane moults astuces et conseils que je note , relis et relis encore pour m’equiper. Merci, merci et encore merci.
    À bientôt , bons pieds tout au long de 2017

  30. Salut François ,
    Merci et bravo pour ces belles photos et le descriptif de cette randonnée très bien fait .
    Bonne fin d’année à toi .
    a bientôt .

  31. Merci encore pour le récit conçernant cette belle randonnée ,cela donne vraiment envie ……mais il faut avoir le niveau et trouver des randonneurs avec qui marcher .
    Les photos sont superbes et le récit captivant .
    Amicalement

  32. Bonsoir !
    D’abord mes meilleurs vœux pour 2017 à tous
    J’apreçis la métrise de François des technologies pour mois nouvelle.
    Merci!

  33. Bonsoir François
    Merci pour ce beau descriptif, concernant le GR 30 tour des volcans d’Auvergne,peu tu me donner des renseignements.

  34. Très bien.
    Comme je change d’adresse Email, j’espère pouvoir suivre tes randonnées dan l’avenir.

  35. Je me joins aux autres contributeurs pour souhaiter au site « Randonner malin » en général et à son concepteur François en particulier une belle année 2017 avec plein de projets de randos et des retours d »expérience utiles à tous, petits et grands, jeunes et moins jeunes, débutants ou expérimentés !

  36. Bonsoir,
    MERCI pour ce compte rendu détaillé avec photos à l’appui. ça donne très envie de parcourir ce circuit.
    MERCI au site « randonner- malin » , merci pour votre investissement , MERCI pour le partage.
    Longue vie à ce site et au seuil de 2017: Belle et Heureuse année sur les chemins et au quotidien.

  37. Heureux d’avoir revu ces magnifiques paysages du Glandasse, que j’ai parcouru durant 15 années, soit pour mon plaisir personnel soit pour mon travail (secours – Commandant de la brigade de gendarmerie de Châtillon en diois).
    Mille mercis pour vos articles très instructifs.
    Bonne et heureuse année 2017.

  38. Merci François pour ce magnifique récit et photo , cela donne vraiment envie d’y aller.

  39. En ce dernier jour de 2016, encore un beau souvenir de cette année, que ce récit, bluffant la rencontre avec ce bouquetin…en effet, l’herbe est meilleure lorsqu’elle est difficilement accessible…joyeuse fêtes de fin d’année, merci.

  40. jolie rando et récit sympa.
    je compte faire quelquechose d’approchant ce printemps!
    serait il possible d’avoir le gpx ou le lien OR du parcours?

    merci pour le blog.

  41. François merci de nous faire partager cette traversée,de part le tracé,les photos,et le descriptif.
    Tous mes voeux de santé pour une année pleine de super projets.

  42. Bonjour François,

    Si je dois effectuer un parcours pédestre qui ne reboucle pas, comme dans le cas de la traversée des Hauts-Plateaux du Vercors que tu présentes, je préfère laisser mon véhicule au point d’arrivée. Ensuite, je rejoins d’emblée en transports en commun, et/ou en stop, l’autre extrémité du tracé qui sera alors le départ pour débuter la randonnée pédestre proprement dite.

    Je préfère cette variante qui permet d’effectuer dès le début le déplacement le plus aléatoire, moment où la marge de temps disponible est maximale, ce qui n’est pas le cas en fin de course.

    J’essaie d’appliquer cette règle même dans le cas d’une boucle en commençant, si possible, par la portion qui présente le plus d’incertitude.

    Bien sûr, j’adapte ce principe au cas par cas.

    Bonne année, pleine de belles randos.

    Bernard77400

  43. Bonjour François,
    merci pour ce beau partage…A prés le Compostelle que je compte faire cet été, je ferai sans hésiter votre randonnée…Cathy

  44. bonjour et bonne année à toutes et à tous.

    cet itinéraire me tente énormément. j’ai l’habitude de randonner sur plusieurs jours voir plusieurs semaines. je choisis toujours mes parcours en fonction du paysage et je m’héberge en gîte ou refuge ce qui m’évite de transporter couchage et nourriture. concernant ce parcours, est-il possible de trouver des gîtes et/ou refuges.
    merci pour les conseils à venir
    antoine

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