Nov 252016
 

Exemple de préparation d’une randonnée de plusieurs jours – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors
Exemple de préparation d’une randonnée de plusieurs jours – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors-2

Vous savez sûrement à quel point une bonne préparation est primordiale pour la réussite d’une randonnée – j’en ai déjà parlé maintes et maintes fois. 😉

L’idée de cet article est de vous montrer comment préparer une randonnée de A à Z à travers un exemple concret – une randonnée que j’ai ensuite effectuée.

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur la préparation de randonnées (celui-ci assez généraliste et celui-ci spécifique aux randonnées de plusieurs jours), mais je souhaitais compléter ceux-ci avec un exemple détaillé.

Si vous n’avez pas lu ces articles plus généraux, je vous conseille de les lire en complément de cet exemple.

Comme j’ai l’habitude de préparer des randonnées, j’ai acquis certains automatismes que les novices n’ont pas encore et j’ai donc fait l’effort de noter tout ce qui me passait par la tête au cours de la préparation.

J’ai voulu m’approcher au plus près de ce que vous pourriez vous demander au moment de la préparation d’une randonnée et avec des contraintes courantes : matériel disponible, travail, météo, vacances, affluence, condition physique, etc.

Bien évidemment, certaines contraintes sont propres à nous (« nous » car je suis parti avec ma compagne) et à nos envies, mais d’autres sont propres à la randonnée (ex : ravitaillement en eau, logistique de retour, etc.).

Note : même si l’exemple est une randonnée de plusieurs jours, cet article pourra tout de même vous apporter des éléments intéressants pour la préparation de randonnées à la journée.

Tout commence par une envie de randonnée

Quand on veut faire une randonnée, cela part généralement d’une envie.

Dans mon cas, l’envie globale était : faire une randonnée de quelques jours en autonomie et en bivouac avec ma compagne.

Elle s’est vite précisée, car cela faisait un moment que j’avais envie de traverser les Hauts-Plateaux du Vercors – après avoir été plusieurs fois dans le Vercors et Diois. Ce choix correspondait en plus très bien à notre souhait de ne pas faire trop de route pour quelques jours de randonnée.

Même si je me doutais que cela correspondait bien au temps que l’on avait (quelques jours), j’ai effectué un rapide tracé sur Openrunner pour calculer la distance totale et les dénivelés cumulés et j’ai ensuite utilisé mes vitesses de marche pour estimer le nombre d’heures de marche (et donc de jours) – j’en reparle dans la section 1 ci-dessous.

Conseil : si votre envie est très générale, il va falloir la préciser en prenant en compte les contraintes que vous avez à côté. Ça ne sert à rien de s’intéresser aux détails si le projet global n’est pas cohérent avec vos envies et contraintes. Exemple : commencer à préparer une randonnée pour vous rendre compte plus tard que vous n’aurez pas le temps disponible pour la parcourir.

Problématiques

Voici les différents points importants que j’ai identifiés et qui nécessitent réflexion pour la préparation de cette randonnée.

  1. Combien de temps nécessaire pour effectuer la randonnée et pour la logistique de retour ?
  2. Le bivouac est-il autorisé ?
  3. Quand partir ?
  4. Où se ravitailler en eau ?
  5. Comment revenir au point de départ (sachant que c’est une traversée) ?
  6. Quel itinéraire emprunter ?
  7. Où dormir ?
  8. Est-ce que l’on a tout le matériel nécessaire ? Quel matériel emporter ?
  9. Logistique autre

Certaines problématiques sont assez faciles à régler, le matériel et la règlementation par exemple.

D’autres le sont un peu moins et vont demander plusieurs itérations. Par exemple, le tracé de l’itinéraire va dépendre des points d’eau et de la logistique pour revenir au point de départ. Mais les points d’eau que l’on va choisir et la logistique de retour dépendront aussi du tracé. Il y aura donc plusieurs itérations à faire pour trouver un bon compromis et on finira éventuellement avec plusieurs options.

Comme beaucoup de choses dans la vie, il faudra souvent faire des compromis. Le plus simple est de satisfaire dans un premier temps les envies et contraintes les plus importantes ou vitales.

Ici, ce sont :

  • Le ravitaillement en eau (pas envie de porter de l’eau pour tout le parcours)
  • La logistique de retour (pas envie de passer 3 jours à revenir au point de départ et pas d’option qui semble aisée)

1 – Temps pour la randonnée + retour

Comme je l’ai mentionné précédemment, c’est la première vérification que j’ai faite pour valider l’idée de randonnée.

Ce qui nous intéresse particulièrement est de savoir de combien de jours exactement nous aurons besoin, sachant qu’il sera beaucoup plus facile de trouver un créneau avec 2 ou 3 jours sans travail qu’un créneau plus long.

L’intérêt est notamment de pouvoir décider peu de temps en avance que l’on va partir et donc de choisir un moment où la météo est clémente.

Pour des créneaux plus longs, ma compagne devrait poser un ou plusieurs jours de congés en avance, ce qui laisse ensuite peu de choix par rapport à la météo – la date étant un peu « bloquée ».

Voici le tracé que j’effectue sur Openrunner pour estimer la distance totale et les dénivelés cumulés positifs et négatifs.

Je suis parti d’un village au sud du plateau et j’ai suivi grossièrement des sentiers sur la carte au plus direct jusqu’à un autre village au nord du plateau.

Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors
Tracé réalisé sur Openrunner, les chiffres sont les kilomètres depuis le départ

Profil altimétrique-Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors
Profil altimétrique correspondant au tracé sur la carte au-dessus

Dans un premier temps, ce qui m’intéresse est surtout la distance totale et les dénivelés cumulés.

Distance totale : 42,8 km
Dénivelé cumulé positif : 2194 m
Dénivelé cumulé négatif : 1621 m

Note : si vous ne comprenez pas tellement les dénivelés, cet article devrait vous éclairer.

Pour une estimation rapide, je n’ai pas découpé chaque section comme je l’explique dans cet article, car à part la grande montée du départ, le reste est « plutôt » plat. Dans un premier temps, je divise donc la longueur totale par des vitesses de marche pour obtenir une estimation du temps de marche total.

  • En prenant 2 km/h, cela fait environ 21 h de marche.
  • En prenant 3 km/h, cela fait environ 14 h de marche.

J’ai choisi 2 km/h comme limite basse pour prendre en compte le dénivelé. Ce n’est pas très précis, mais ça me permet d’avoir une estimation « pessimiste ». Cette limite est bien évidemment personnelle et dépend de chaque itinéraire.

J’ai choisi 3 km/h comme limite haute, sachant que l’on va prendre notre temps. Cette vitesse est surtout pour avoir une fourchette.

L’idée est surtout de connaître le nombre de jours de marche que cela représentera. Je n’ai pas besoin d’être précis à quelques heures près, car je sais que nous avons la condition physique adéquate.

Si je me base sur 14h ou 21h de marche, cela correspond à peu près à 2 jours de marche pour nous, donc nous aurons besoin de 3 jours en comptant le temps pour retourner au point de départ.

Conseil : si vous êtes à quelques heures de marche près ou avez peu d’expérience pour estimer le temps de marche d’un itinéraire, je vous conseille de prendre un peu de temps et de découper chaque section en fonction de la pente pour les classer en : plat, descente et montée – et d’ensuite attribuer une vitesse à chaque type (j’explique tout cela dans cet article).

Si j’applique cela à cet exemple, voici ce que j’aurais pu faire pour être un peu plus précis :

Profil altimétrique-Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors - 2

Somme des distances des sections P : 32,5 km
Somme des dénivelés des sections M : 1320 m
Somme des dénivelés des sections D : 740 m

Si je prends comme vitesses : 3 km/h sur le plat, 350 m/h en montée et 450 m/h en descente.

Cela me donne : 32,5/3 + 1320/350 + 740/450 = 16,2 heures

Ces vitesses dépendent de pas mal de paramètres : vitesse de la personne la plus lente du groupe, type de terrain, poids des sacs, etc.

Si vous n’avez pas trop d’expérience, essayez de faire vos estimations avec des valeurs basses et des valeurs hautes – ça vous donnera une fourchette.

Au final, je me dis que ça devrait passer en 3 jours, pourvu que la logistique de retour ne soit pas trop longue. Il faudra bien évidemment refaire le point une fois que le tracé de l’itinéraire et la logistique de retour seront définis.

2 – Règlementation pour le bivouac

Un point important par rapport à nos envies est la règlementation pour le bivouac. Je savais qu’il y a des cabanes et refuges sur les Hauts-Plateaux du Vercors, mais ne savais pas si le bivouac y est autorisé.

Heureusement, Randonner Malin a écrit un article sur le sujet : « Où peut-on faire des bivouacs et du camping sauvage en France » 😉

J’ai donc cherché l’information sur le site du Parc naturel régional du Vercors et suis tombé sur cette page où il est indiqué que les bivouacs sont autorisés dans le parc de 17h à 9h. Bonne nouvelle !

S’il n’était pas autorisé, on se serait soit « rabattus » sur les refuges/cabanes, soit sur une autre randonnée.

S’il était restreint à certaines zones ou à proximité des refuges comme dans certains parcs, il aurait fallu prendre en compte cette contrainte pour déterminer le tracé de l’itinéraire.

3 – Période pour la randonnée

Nous voulons éviter trop d’affluence, trop de neige et avoir une météo assez clémente. Dans un premier temps, on s‘est donc fixés sur les mois de juin et septembre et éventuellement mai ou octobre en fonction des conditions.

Oui, c’est assez vague, mais nos emplois du temps sont un peu « chaotiques » et nous avons donc besoin de pas mal de possibilités.

4 – Ravitaillement en eau

Pour préparer cette randonnée et surtout son itinéraire, une des contraintes principales est le ravitaillement en eau, car nous n’avons pas envie de porter énormément d’eau dans les sacs.

Je me renseigne donc rapidement sur les différents points d’eau qui pourront nous servir de ravitaillement. Pour chaque point d’eau, il y a plusieurs choses déterminer :

  • Leur localisation – pour savoir s’ils sont intéressants par rapport à l’itinéraire et peuvent être intégrés à celui-ci.
  • Leur saisonnalité. Certains points d’eau sont à sec pendant certaines périodes de l’année. D’autres sont à sec uniquement en fin de journée. D’autres sont en eau uniquement après des pluies et pendant une courte période. Etc.
  • Leur débit – pour savoir si l’eau coule suffisamment pour remplir raisonnablement rapidement nos bouteilles et poches à eau et éventuellement une réserve sous celle-ci (s’il y en a une).
  • La fiabilité des informations. Parfois, vous pouvez trouver plein d’informations sur une source et vous savez que vous êtes quasiment sûr de trouver de l’eau. Parfois, vous trouvez une seule information assez ancienne ou moyennement fiable et vous ne pouvez donc pas vraiment compter dessus.

Je tiens à préciser que sur beaucoup de randonnées, le ravitaillement en eau n’est pas très compliqué. C’est ici une problématique liée à une géologie particulière : dans les karsts (structures rocheuses particulières formées par érosion hydraulique), l’eau s’écoule rapidement par les anfractuosités et est très peu retenue à la surface).

Karsts - Hauts-Plateaux du Vercors

Comment se renseigner ?

  • Sources temporaires - VercorsSur les cartes IGN. Vous trouvez des informations sur les points d’eau, il est même parfois indiqué s’ils sont temporaires (exemple image ci-contre). Attention, ce n’est pas toujours extrêmement fiable en fonction des points d’eau, c’est surtout à titre indicatif – et les cartes datent parfois de quelques années. Il faut prendre en compte la nature du point d’eau. Un lac ou un fleuve a moins de chance d’être à sec qu’une petite source.
  • Sur des guides de randonnée, sites internet, etc. La fiabilité dépend des sites, de leur mise à jour et du nombre d’infos disponibles. Dans tous les cas, essayez toujours de recroiser les informations. Un lecteur, Xavier, a d’ailleurs mentionné en commentaires cette page très utile sur le site du parc.
  • Sur des sites collaboratifs dédiés. Je me sers par exemple ici du site refuges.infos et surtout de la partie dédiée au massif du Vercors. Ce site me permets d’avoir des infos assez précises et datées. Je vous invite d’ailleurs à l’enrichir.

Les points d’eau vont influencer le tracé de l’itinéraire, mais il me fallait déjà une première idée de tracé pour chercher les points d’eau potentiellement intéressants. J’ai rapidement repéré le GR91 comme pouvant servir de tracé de base. J’ai pour cela étudié la carte IGN et aussi fait quelques recherches sur internet pour voir ce que d’autres ont fait et si des sites proposent des itinéraires intéressants.

Voici les différentes possibilités que j’ai notées par rapport au GR91 :

  • Source de Baume Rousse. Réserve remplie le matin mais vide le soir le 16 juillet 2016. Plutôt bon signe. Assez tôt sur l’itinéraire mais permet éventuellement de refaire le plein et ne pas trop se charger pendant la montée.
  • Fontaine des Bachassons. Petit détour. Pas d’infos récentes. En eau le 28 mai 2016, mais après une chute de neige.
  • Fontaine des Endettés. Débit faible le 31 juillet 2016. Plutôt bon signe. Pas loin se trouvent également deux sources temporaires indiquées sur la carte IGN et la fontaine de la plante.
  • Fontaine des Serrons. Pas d’infos récentes.
  • Fontaine de la Chau. 31 juillet 2016 : débit faible, plus de 3 min pour remplir 1 litre. Plutôt bon signe.
  • Fontaine du Playe. 16 juillet 2016 : débit faible. 31 juillet 2016 : débit faible. Plutôt bon signe.
  • Deuxième fontaine du Playe. Pas d’infos récentes.
  • Fontaine de Tiolache. Un petit détour pour y aller. Fontaine semble à sec d’après les commentaires.
  • Puits de Darbounouse. Pour le berger et ses bêtes. Eventuellement en cas de galère.
  • Fontaine de Carrette. Pas d’infos récentes.
  • Fontaine de la Coinchette. Pas d’infos récentes. Nécessite un détour.
  • Puits des Ravières. Pas d’infos récentes.
  • Grotte Barnier. Pas d’infos récentes.

Note : Dans cet environnement, « l’état » des points d’eau dépend pas mal de la période. Il était donc possible de faire un travail de préparation en amont pour « dégrossir » mais il y avait pas mal d’ajustements à faire avant de partir en fonction des infos disponibles et de la période (surtout qu’on est au final partis dans une des périodes les plus sèches de l’année). Je vous ai donc regroupé au-dessus les infos que j’ai récoltées à la fois en amont et juste avant de partir.

Je note toutes ces informations sur papier (que j’emporterai bien sûr) et sur la carte et je rentre même ces points d’eau sous forme de waypoints dans mon GPS (même si je l’emporterai pour une autre raison – voir plus bas).

Le but est de ne jamais dépendre d’un seul point d’eau car aucun n’est vraiment sûr à 100%. On misera aussi sur la sécurité en remplissant quand on le pourra nos réserves d’eau – tout en restant à un maximum de 3L d’eau par personne pour ne pas trop se charger.

On sait également qu’au pire des cas, on pourra redescendre dans un village. Ça sera long, peut-être pénible, mais on ne mourra pas de soif. 😉

Dans un environnement karstique où l’eau n’est pas toujours bien filtrée dans le sol et avec des troupeaux parfois en amont des points d’eau, nous prévoyons de quoi purifier l’eau et suffisamment de contenants pour le faire (car nous prévoyons d’utiliser un purificateur chimique).

5 – Logistique pour le retour

La deuxième grosse contrainte pour la préparation de cette randonnée et surtout de l’itinéraire est la logistique de retour.

Une traversée va d’un point A à un point B, le problème étant de revenir au point A. Et cette logistique peut en partie imposer le point de départ et d’arrivée de la randonnée.

Point de départ

Comme les Plateaux ont globalement une orientation nord-sud, la traversée peut se faire du nord au sud ou du sud au nord. Nous préférons commencer par le sud pour diminuer le trajet en voiture.

Je connais un peu les « accès » pédestres au plateau et je décide rapidement de Châtillon-en-Diois comme point de départ car ça commence bien à l’extrémité sud et que je n’ai pas emprunté cet « accès » – alors que j’ai déjà emprunté en partie celui d’Archiane et celui de la montagne de Glandasse.

De plus, il sera probablement plus facile de retourner à Châtillon-en-Diois qu’à Archiane ou au pied de la montagne de Glandasse – car Châtillon-en-Diois se trouve sur un axe routier un peu plus important.

Point d’arrivée

Pour l’arrivée, je me base dans un premier temps sur Corrençon-en-Vercors, assez logique car c’est à l’extrémité nord des Hauts-Plateaux du Vercors et que le GR91 y passe tout comme à Châtillon-en-Diois.

Pour déterminer les points de départ et d’arrivée, je me suis aidé d’une carte topographique (carte IGN). C’est vraiment la base pour préparer un itinéraire de randonnée.

Options et critères

Les différentes options que je vois pour aller de B à A sont :

  • Train
  • Bus
  • Stop
  • Covoiturage
  • Un mélange des options précédentes avec éventuellement un peu de marche

J’élimine d’office les options :

  • Dépose d’une voiture à l’arrivée (pas idéal d’un point de vue écologique, financier et temporel)
  • Taxi (trop cher)
  • Quelqu’un vient nous chercher (pas envie d’embêter quelqu’un pour ça)

Les critères pour le retour sont :

  • Assez rapide
  • Pas trop cher
  • Pas trop de changements si possible (même si probablement inévitable)

Démarche/raisonnement

La première étape que j’effectue est de voir si d’autres personnes ayant fait la traversée ont déjà partagé des informations intéressantes sur internet.

Ça n’est pas très concluant, je trouve uniquement à droite et à gauche que ce n’est pas évident.

Même si les Hauts-Plateaux du Vercors sont pas mal fréquentés par les randonneurs, beaucoup de personnes personnalisent leur itinéraire et intègrent éventuellement la traversée à des randonnées plus longues, donc ce n’est pas forcément facile de trouver les informations dont j’ai besoin.

Note : c’est beaucoup plus facile sur des randonnées « classiques » découpées par étapes. Ex : GR10, GR20, etc.

Je vous mets ici le raisonnement que j’ai suivi et les étapes par lesquelles je suis passées pour vraiment illustrer cette partie de la préparation. Si vous voulez juste connaître les options que j’ai retenues, cliquez ici pour vous rendre directement à cette section.

Covoiturage

Je m’intéresse au covoiturage en premier, car j’ai des doutes étant donné que notre chemin de retour ne se situe pas sur un axe routier évident (voir image ci-dessous). Quelques recherches confirment rapidement que ça n’est pas une bonne option.

Pour les mêmes raisons, le stop risque d’être un peu compliqué et fastidieux. En plus, c’est un peu aléatoire, car on ne sait jamais avec quelle facilité ou quelle difficulté on va se faire prendre.

Vue ensemble - Traversée Vercors

Transports en commun

Je me tourne donc vers les transports en commun.

Comme on peut le voir sur la carte au-dessus, il est possible de contourner le parc naturel régional du Vercors par la gauche et par la droite. Par l’ouest, ça a l’air plus probable/facile, donc je commence par là.

Je commence par regarder les trains, car c’est souvent plus facile – un train partant d’une gare et arrivant à une autre gare. Avec les bus, c’est souvent un peu plus difficile de se renseigner sur les arrêts.

J’utilise pour cela des cartes sur le site de la sncf  afin de repérer les axes et gares ferroviaires : à consulter ici. Il y a également une carte interactive disponible ici.

Réseau ferré

La carte ci-dessus résume bien une partie du problème : il n’y a pas de gare directement à proximité du point d’arrivée et du point de départ et pas vraiment de trajet direct pour le retour.

A proximité de Corrençon-en-Vercors, la gare Saint-Hilaire Saint-Nazaire semble la plus intéressante. A proximité de Châtillon-en-Dois, la gare de Die semble la plus intéressante. Je me suis basé sur la distance et sur le fait qu’elles sont sur un axe routier par rapport aux points de départ et d’arrivée.

Je vérifie donc qu’il y a bien des trains qui suivent ce trajet, ainsi que le temps, les horaires et le prix. Je teste sur un lundi, car il est probable que le retour se fasse un lundi pour nous. J’utilise pour cela voyages sncf ou trainline.

Il y a bien des trains allant de la gare Saint-Hilaire Saint-Nazaire (à côté de Saint-Nazaire-en-Royans) jusqu’à Die avec un changement à Valence ou Romans-Bourg-de-Péage. Cela se fait en TER ou TER + autocar, prend environ 2h – 2h30 et coûte environ 19 euros par personne.

Le problème est d’aller du point d’arrivée à la gare de Saint-Hilaire Saint-Nazaire et de la gare de Die au point de départ. De plus, ce n’est pas très direct, avec un bon détour par Valence.

Ça ne me paraît pas idéal, je regarde donc du côté des bus pour voir s’il est possible de combiner bus et train ou de faire le trajet en bus uniquement. Pour faire cela, j’utilise des plans des lignes de bus des différentes services et départements :

Je regarde d’abord s’il y a un bus qui arrive à proximité de la gare de Saint-Hilaire Saint-Nazaire et qui part au nord des plateaux – que ce soit à Corrençon-en-Vercors ou un autre village, je suis prêt à changer le point de d’arrivée pour faciliter la logistique.

Je me rends compte qu’aller de Corrençon-en-Vercors à Saint-Nazaire-en-Royans n’est pas facile. Je regarde aussi de Villard-de-Lans jusqu’à Saint-Nazaire-en-Royans car Villard-de-Lans est plus important. Mais, ce n’est pas facile non plus.

Du coup, j’étudie la possibilité de finir la randonnée à Saint-Martin-en-Vercors, car ça n’a pas l’air de changer grand-chose sur la randonnée initiale et que ça semble faciliter le retour.

Je pense avoir trouvé une solution avec 2 possibilités :

  • Saint-Martin-en-Vercors -> bus ligne 5 –> Romans-sur-Isère -> bus ligne 21-> Crest -> bus ligne 28 –> Die -> Bus ligne 29 –> Châtillon-en-Diois ; ou
  • Saint-Martin-en-Vercors -> bus ligne 5 –> Saint-Nazaire-en-Royans -> TER + autocar (correspondance à Valence ou Romans-sur-Isère) -> Die -> Bus ligne 29 –> Châtillon-en-Diois

Ça semble être un bon compromis. Cependant, en faisant le point avant de partir, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de départ de Saint-Martin-en-Vercors le lundi pendant les vacances scolaires – et notre retour était prévu… un lundi de vacances scolaires. 😉

A ce moment, je sens que c’est vraiment compliqué avec les transports en commun et je me dis que faire du stop de Villard-de-Lans jusqu’à Saint-Nazaire-en-Royans ne devrait pas être trop compliqué car assez direct et assez touristique.

Pour aller de Corrençon-en-Vercors à Villard-de-Lans, il y a le bus 5130, mais aussi la possibilité de marcher ou se faire prendre en stop. Je me rends compte qu’il faut réserver les transports par bus sur ce tronçon (en fait je ne comprends pas trop), donc j’opte pour la marche ou le stop.

Je repère également une autre option : aller jusqu’à Grenoble avec les bus 5130 + 5100 (1h30) avec un changement à Villard-de-Lans. Départs à 10h30, 12h30 et 14h50.

Options retenues

Du coup les 2 options restantes sont :

Stop ou marche (bus si chanceux) de Corrençon-en-Vercors à Villard-de-Lans puis tentative de stop pour aller à Saint-Nazaire-en-Royans (gare Saint-Hilaire Saint-Nazaire) :

  • Si on se fait prendre facilement : TER/autocar jusqu’à Die (38 euros pour 2)
  • Si ça ne marche pas bien : bus jusqu’à Grenoble (ligne 5100) puis TER/autocar jusqu’à Die (55 euros pour 2)

Une fois à Die, nous prendrons le bus si on arrive au bon moment (départs à 12h30 et 16h25) et autrement nous ferons du stop ou marcherons pour rejoindre Châtillon-en-Diois.

Au final, les options retenues impliquent pas mal de stops et de changements – plus que je ne le souhaitais – mais ça fait partie de l’aventure. 😉 Bien évidemment, nous ne prenons pas de billets en avance car ça serait trop joueur étant donné les quelques points incertains.

Vous avez pu voir qu’il est tout à fait possible de bien « dégrossir » la logistique de retour quand on ne connaît pas ses dates de départ, mais qu’il faut quand même faire un petit point avant de partir, car certaines options dépendent des jours et périodes – notamment en ce qui concerne les transports en communs.

Note : attention aux vacances scolaires et aux week-ends (surtout pour les bus) car les fréquences et horaires ne sont généralement pas les mêmes.

Une fois le retour à peu près déterminé, il faut estimer le temps que ça prendra. Ce n’est pas facile quand il faut faire du stop, mais je suis convaincu que ça passera largement en une journée, même avec un peu de marche le matin. Il faudra juste ne pas se lever trop tard, car il est toujours plus facile de se faire prendre en stop en pleine journée.

Cette étape de préparation a en tout cas permis de valider les points de départ et d’arrivée, ce qui va faciliter la préparation de l’itinéraire.

6 – Itinéraire

Comme je l’ai déjà mentionné, l’itinéraire est directement lié aux 2 points précédents : le ravitaillement en eau et la logistique pour revenir au point de départ.

Il dépend aussi des lieux de bivouac potentiels, mais j’ai rapidement déterminé que ce ne sera pas tellement une contrainte (j’en parle dans la section suivante).

Conseil : quand vous ne connaissez pas un endroit ou une randonnée, je vous conseille de faire quelques recherches ou lire quelques récits de randonnées pour savoir s’il y a des problématiques spécifiques importantes à prendre en compte dans la préparation de l’itinéraire.

Le GR91 que j’ai déjà repéré sur une carte passe à la fois par le point de départ et d’arrivée et son tracé a l’air sympa. J’ai aussi « trouvé » des points d’eau intéressants à proximité de son tracé (voir section 4).

Je me dis que ça pourra être un bon fil conducteur et que l’on pourra éventuellement faire quelques détours en fonction des points d’eau, spots de bivouac et éventuellement de choses à voir en dehors (même si je me doute avec le premier profil altimétrique qu’il ne faudra pas trop s’écarter avec le temps dont on disposera).

J’en profite donc pour tracer l’itinéraire plus précisément à l’aide d’Openrunner et vérifier le temps de marche global.

Tracé trav vercors final

Profil altimétrique - tracé final

On remarque surtout que la distance totale a augmenté par rapport à ma première estimation (d’environ 7 km), ce qui est normal car j’ai tracé l’itinéraire en suivant mieux tous les virages. Les dénivelés cumulés ont quant à eux un peu baissé. Ces données me confirment la faisabilité de cette randonnée pour nous.

7 – Bivouacs (type et lieux)

Le bivouac étant autorisé, notre choix se porte surtout entre la tente (ou l’abri), la nuit à la belle étoile ou sous abri naturel.

On est plutôt partant pour l’abri naturel ou l’abri/tente plutôt qu’une nuit à la belle étoile à la merci de la rosée et des intempéries – d’autant plus que nous ne possédons pas de sursacs de bivouac.

Je regarde donc rapidement s’il y a des abris naturels (grottes par exemple), sachant par avance que les plateaux karstiques ne sont pas forcément idéaux pour cela et que ça obligera probablement à modifier sérieusement l’itinéraire.

Je me sers de la carte IGN et effectue quelques recherches sur internet pour finalement rapidement me rabattre sur l’option abri/tente.

Il me reste maintenant à déterminer à quel endroit on bivouaquera.

Les points les plus importants à considérer sont :

  • Un endroit où l’on pourra planter un abri : surface de quelques mètres carrés à peu près plate en dehors de zones rocailleuses, de zones où il y a un risque d’inondation et si possible à l’abri du vent. En regardant la carte IGN (que j’aurais pu compléter avec des photographies aériennes), je me rends compte que ça ne devrait pas être un critère très compliqué à satisfaire : beaucoup de zones peu pentues, herbeuses, obstacles et dépressions pour s’abriter du vent, risque d’inondation faible, etc.
  • Un endroit proche d’un point d’eau. Cela permet de porter moins d’eau dans la journée, car on n’a pas besoin de porter l’eau que l’on consomme le soir et le matin – que ce soit pour boire, préparer la nourriture et éventuellement pour la vaisselle et l’hygiène.
  • Un endroit qui répartit bien les heures de marche entre les journées. On veut par exemple éviter de marcher 5h un jour et 11h le suivant ou inversement.

Pour déterminer les « bons » lieux de bivouac, on peut se servir de différentes sources :

  • Guides de randonnée (papier, numérique…)
  • Récits de randonneurs (forums, blogs, livres, magazines, de vive voix…)
  • Cartes topographiques. C’est ce que j’ai principalement utilisé (cartes IGN). Je me suis aussi servi du Géoportail de l’IGN et d’Openrunner pour cette partie. Pour rappel, j’ai écrit un article regroupant des géoportails et cartes en ligne dans le monde.

Le premier critère que je vais prendre en compte ici est : diviser le temps de marche total en 2 – voire un peu plus, car nous comptons marcher un peu le troisième jour afin de passer une seconde nuit de bivouac dans le parc, plutôt que dans un camping proche d’un village.

Je vais ensuite essayer de trouver un point d’eau fiable à proximité.

Pour cela, j’utilise Openrunner et fait défiler le curseur sur le profil altimétrique pour voir où se trouve à peu près la moitié sur la carte et déterminer un lieu potentiel de bivouac. Pour que ce soit plus clair, je vous ai préparé une petite vidéo :

De cette manière, je repère que Pré Peyret est bien placé pour partager les temps de marche et que la fontaine des Endettés à proximité a l’air plutôt fiable – même si le débit est annoncé comme « faible ».

Avec un premier bivouac à Pré Peyret, cela donne :

Jour 1
D+ cumulé : 1603 m
D- cumulé : 568 m
Distance depuis le départ : 21,5 km

Restant
D+ cumulé : 431 m
D- cumulé : 907 m
Distance : 28,9 km

Ça rentre donc bien dans les critères, même si l’effort sera un peu différent entre les jours (montée au début et plutôt plat et descente après) et la première journée plus longue.

Pour le second bivouac, je cherche un endroit toujours dans le parc, pas trop loin du point d’arrivée (Corrençon-en-Vercors) et si possible proche d’un point d’eau. L’eau est un critère moins important, car nous pourrons nous ravitailler facilement et rapidement le lendemain.

Je prévois donc le second bivouac quelque part entre la fontaine de Carrette et la grotte Barnier. Cela donne :

Jour 2
D+ cumulé pour la journée : 418 m
D- cumulé pour la journée : 656 m
Distance pour la journée : 23,7 km

Jour 3
D+ cumulé pour la journée : 13 m
D- cumulé pour la journée : 251 m
Distance pour la journée : 5,2 km

Cela rentre bien dans les critères avec un troisième jour qui devrait prendre moins de 2 heures.

Ce sont les options de départ, qu’il sera bien évidemment possible de moduler en fonction de notre forme physique, nos envies, des points d’eau, des lieux, etc. C’est un des avantages d’être en autonomie.

Note : Dans cet exemple, j’ai trouvé un lieu de bivouac potentiel sur l’itinéraire, mais il est parfois nécessaire de modifier l’itinéraire en conséquence ou même de déterminer le tracé en fonction des lieux de bivouac (s’ils sont restrictifs).

8 – Matériel et nourriture

La première étape consiste à savoir si on a tout le matériel nécessaire. Pour cela, le plus simple est d’utiliser une liste de matériel personnalisée ou un tableau (format Excel par exemple).

Je sais que l’on a tout ce qu’il faut, mais je repère 2 points à « régler » :
– Réinvestir dans un abri (que je veux faire depuis un moment, mais c’est l’occasion).
– « Trouver » un sac de couchage plus léger pour ma compagne – le sien est trop chaud pour les conditions et surtout : il pèse un âne mort.

Je règle le premier point en faisant un achat après de nombreuses recherches. Je vous passe tous les détails du choix de l’abri car c’est purement technique et répond à des contraintes et besoins personnels.

En gros, je cherchais un abri fermé léger (pas un tarp) pour 2 personnes, utilisant comme mâts des bâtons de randonnée, de bonne qualité, durable, avec de bons retours et à un prix correct. Bien évidemment, ce n’était pas uniquement pour cette randonnée, je voulais quelque chose de polyvalent que je puisse utiliser pour la grande majorité de mes bivouacs – même si je suis seul (d’où l’importance du poids). Je me suis finalement arrêté sur l’abri fermé Six Moon Design Haven Tarp.

Pour le sac de couchage, un SMS à une copine a réglé le problème : elle nous a prêté son sac de couchage. 😉

Je sais qu’il y a d’autres améliorations possibles au niveau de notre matériel, mais j’ai tendance à attendre que le matériel meure avant de l’actualiser. 😉

Note : même si tout n’est pas optimisé, vous remarquerez cependant que notre liste de matériel est relativement minimaliste et nos sacs légers (pour une telle randonnée en autonomie). Comment faire pareil ? Je vous conseille la lecture de cet article.

Je commence par vous présenter le matériel que l’on emportera en images.

Nourriture et popote - Traversée du Vercors
Nourriture + réchaud (P3RS) + pare-vent + popote + couverts + briquet + couteau + alcool à brûler (dans les pom’potes)

Abri - Traversée du Vercors Couchage - Traversée du Vercors
Abri fermé + feuilles de polycree + sardines. Matelas (x2) + draps de sac (x2) + sacs de couchage (x2)

Vêtements - Traversée du Vercors
Divers vêtements (veste de pluie sur une chaise hors photo)

Autre matériel - Traversée du Vercors
Bouteilles d’eau + poche à eau + cartes + GPS + boussole + papier/crayon + lampes frontales (x2) + trousse de secours + kit de réparation + sacs imperméables + appareils photos (x2) + sacs à dos (x2) + papier toilette/mouchoirs + brosses à dents (x2) + dentifrice

Voici la liste de matériel sous forme de tableaux avec les poids correspondants.

Matériel commun_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Nourriture_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Matériel Francois_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Matériel Héloïse_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Matériel sur Francois_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Matériel sur Héloïse_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Voici un tableau récapitulatif du poids de nos sacs à dos :

Récapitulatif poids sacs à dos_Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors

Nos sacs pèseront donc 7,1 et 11,4 kilos au maximum ; 4,9 et 5,6 kilos au minimum.

Vous pouvez télécharger la liste au format Excel pour la modifier et l’adapter à vos besoins.

Télécharger la liste

Je ne vais pas m’étendre en détails sur le pourquoi du comment de cette liste, car vous trouverez pas mal de réponses à vos questions dans cet article « Ma liste de matériel à 12 kg tout compris pour le GR20 en autonomie complète ».

Cependant, voici des explications sur certains points.

Nourriture

Vous avez dû remarquer que la majorité des repas sont des lyophilisés. Ce n’est pas habituel, c’est simplement que j’en ai à tester (j’explique tout cela dans cet article – avec également les avantages et inconvénients des lyophilisés pour la randonnée).

Vous avez peut-être remarqué qu’il n’y a rien de prévu pour le midi du jour 1. On mangera soit avant de partir ou on emportera un sandwich – ça se décidera en fonction de l’heure de départ (pas forcément tôt si on fait la route le matin).

Pour le jour 3, on n’a prévu que le matin, car on aura peu de marche avant l’arrivée et on pourra ensuite facilement trouver à manger.

Orientation

L’orientation ne devrait pas être très compliquée, d’autant plus que l’on se servira en partie du balisage. Je choisis donc d’imprimer des sections de carte plutôt que d’emporter une carte entière pour un gain de poids et de place.

De plus, j’aurai un GPS avec moi pour créer des exemples pour la formation que je suis en train de monter sur le sujet. Je ne l’aurais sûrement pas pris autrement pour un gain de poids – surtout que j’aurai un smartphone avec des applications GPS.

Améliorations possibles

Comme je l’ai mentionné plus haut, certains points pourraient être améliorés pour gagner un peu de poids. Les plus importants sont à mon avis :

  • Le matelas autogonflant de ma compagne qui est lourd.
  • Son sac à dos qui l’est aussi (par rapport à son volume).
  • Son drap de sac qui n’est pas très léger.

Note : J’avais également pris un peu trop d’alcool à brûler – mais ça, je ne le savais pas avant de partir. 😉

Tests de matériel

Vous retrouverez sur le blog des tests de matériel que l’on utilisera pour cette randonnée :

9 – Logistique autre

Il reste quelques autres détails de logistique à régler. Voici un exemple de ce que j’ai anticipé :

  • Partir la veille au soir ou le matin même ? Ça dépendra des horaires de travail de ma compagne. Si on part la veille, il faudra par contre trouver un endroit où dormir.
  • Où garer la voiture à Châtillon-en-Diois ? Je repère sur la carte IGN un parking en bas du village. En me renseignant, j’apprends qu’il est gratuit. Parfait !

Parking Châtillon en Diois

Avant de partir

Comme je l’ai mentionné précédemment, on peut préparer une randonnée assez longtemps à l’avance, mais il y aura souvent des choses à régler pas longtemps avant de partir. Ici, j’ai pensé à :

  • Vérifier les informations récentes sur les point d’eau.
  • Noter les localisations et informations sur les points d’eau sur papier, carte et GPS.
  • Vérifier les horaires de trains et bus et les noter, ainsi que les numéros de lignes et arrêts.
  • Noter les numéros de téléphone importants (transports en commun par exemple).
  • Prévoir de l’argent liquide.
  • Etc.

Pour finir…

Félicitations, si vous avez été jusqu’au bout en lisant tout – car cet article est très long ! Il ne faut pas que ça vous décourage pour la préparation de vos randonnées, j’ai mis beaucoup plus de temps à écrire l’article qu’à faire tout ce qui est décrit dedans. 😉

La préparation totale m’a pris une demi-journée environ, la majorité du temps a été passée à me renseigner sur les points d’eau et trouver une solution pour le retour.

J’espère en tout cas que cela vous aidera pour vos préparations de randonnée. N’oubliez pas de télécharger le fichier Excel avec les listes de matériel ici.

Note : Les cartes IGN que j’ai utilisées pour la préparation de cette randonnée sont :

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  26 commentaires à “Exemple de préparation d’une randonnée de plusieurs jours – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors”

Commentaires (26)
  1. cet article est bien complet et a le mérite d’ exister ! merci François …moi qui suis une  » copieuse » , je pense m’ en inspirer pour l’ an prochain!

    j’ adore tes articles et j’ai mm suivi ta formation « orientation » mais je suis déçue car elle n’était pas faite pour moi car j’ ai besoin qu’on me « tienne la main ».En effet je rêve d’ avoir un ami qui m’ explique en live les subtilités de l’ orientation , mais ça c’est une autre histoire ….

    • Bonjour Sophie,

      Merci pour ton message. 😉
      Quant à la formation, je veux bien te « tenir la main » comme tu dis, mais je ne savais pas que tu avais quelques difficultés. Tu ne m’as posé aucune question, que ce soit par email, sur le site ou dans les séances de questions/réponses. Du coup, je t’envoie un email pour en discuter. 😉

      A tout de suite,
      François

  2. Trés trés bon descriptif , j’ai randonner dans ce secteur mais avec aussi de réussite et avec beaucoup moins de donnés qui auraient pu rendre ma rando olus agréable ……….

    Comme d’AB merci pour toutes vos infos trés recommandables à la pratique de randos corsées

    Sportivement jean pierre

  3. bonjour
    j’aime aussi la randonnée
    j’ai moins de patience et de talent pour raconter les détails
    ce récit me donne envie de retourner dans ce beau parc parcouru à cheval
    merci

  4. Merci d’avoir pris tous ce temps pour nous faire encore plus aimer et faciliter la randonnée.

  5. Merci François pour tous ces bons conseils… Sans aucun doute très utiles… Je connais très bien ces « hauts plateaux u Vercors » car je suis administrateur de l’association qi est à l’initiative de la création du « Parc Nature Régional du Vercors » et de « Réserve Naturelle des Hauts Plateaux du Vercors » qui est avec ces 17000 ha la plus grande de France. J’ai souvent traversé ces hauts Plateaux : à pieds, à cheval, à skis de rando, à VTT et à « rando d’ânes ». Ce dernier moyen de locomotion facilitant grandement les choses, pour transporter le matériel le plus lourd et n’est pas le plus désagréable. Cordialement.

  6. Vraiment très instructif et utile votre article et encore une fois j’ai adoré et je vais copier comme Sophie. Merci beaucoup et bonne journée.

  7. Merci pour ton descriptif très précis
    je viens de rentrer d’un trekking dans les voges (hohneck)
    Je vais prendre ton parcours comme base pour une sortie l’année prochaine
    encore merci

  8. Bonne étude de cas.
    Comme chaque année à cette époque, je suis en train d’étudier une circuit sur une douzaine de jours dans le secteur Aigoual/Mont Lozère.
    Toutes les questions abordées sont celles que l’on se pose lorsque l’on emmène un groupe.
    La seule différence, pour moi, tient dans le fait que, question d’âge, nous ne pratiquons plus le camping et devons trouver gîtes ou refuges pouvant accueillir, suivant les années, 7 à 8 personnes.
    Pour conclure, ceux qui ne pratiquent pas régulièrement l’itinérance ont, avec cette étude, une bonne base pour se préparer et éviter les soucis.
    Bonne continuation;<
    <<<<<<yves

  9. Bonjour,
    Bravo pour cette excellente idée de rédiger cet exemple concret avec tant de précisions. Pour ma part je pratique plutôt sur deux jours avec une nuit en montagne et j’avais plusieurs projets sur ce secteur. Toutefois je ne suis libre qu’en juillet-août et la présence de nombreux troupeaux (avec patous) m’a dissuadé. J’ai été étonné à la lecture de ton article car tu n’en parles pas du tout. Aurais-tu des précisions à ce sujet ?

    Petite précision qui peut être utile en complément de refuges.info (peut-être que c’est écrit et que je l’ai ratée) : le site du parc diffuse un bulletin sur le débit des différentes sources ici http://parc-du-vercors.fr/fr_FR/le-territoire-2122/infos-pratiques-2124/info-sources-3623.html

    Bonne continuation !

    • Bonjour Xavier,

      Au final, on est partis mi-août et on a croisé quelques troupeaux accompagnés de chiens sans aucun souci. On a fait une fois un tout petit détour pour ne pas déranger le troupeau et les chiens – mais les chiens étaient bien occupés.

      Merci pour ton lien, je l’ajoute à l’article.

      A bientôt,
      François

  10. Salut François,

    Excellent article! On est parti 3 jours dans le Vercors cet été en juillet avec ma femme et mes deux enfants et un âne en autonomie et on a dormi en tente. C’était génial.
    Une petite question : pourquoi avoir pris un drap de soie sachant que ton sac de couchage est déjà (trop) chaud pour l’été(température de confort 0°)? Est-ce vraiment utile?
    Tout de bon,
    Michaël

    • Bonjour Michaël,

      Le drap de soie, c’est surtout pour préserver le sac de couchage – à la fois ses performances et sa durabilité. Ça permet d’augmenter son temps de vie en diminuant le nombre de lavages.

      A bientôt,
      François

  11. Excellent…comme pour tous vos autres articles. C’est toujours un plaisir de les lire, même si on est randonneur averti et expérimenté.
    Bien amicalement,
    Mrce31

  12. Encore un article utile, complet et très détaillé; merci donc François!

  13. Merci pour l’article !

    J’ai fait ma première rando de deux jours en semi-autonomie cet été grâce à ce blog, mais je fais depuis quelques années pas mal de rando à la journée là où j’habite : jungle et côte ouest de Malaisie, steppes boisées d’Ukraine, et maintenant forêts et régions lacustres de Lituanie.

    Pour préparer mes randos, je passe très souvent par Wikiloc (Everytrail quand j’étais en Malaisie, GPSies en Ukraine) et Openstreetmap, pour voir si des tracés existent éventuellement déjà. Je complète avec des cartes des parcs régionaux ou nationaux. Un des avantages de ces pays, c’est que les taxis ne sont pas très chers pour les randos d’un point A à un point B. Quand je suis en voiture, je laisse souvent une bouteille d’eau et des trucs à grignoter au parking, que je suis bien content de ne pas avoir à porter et de retrouver à la fin de la rando !

    Une question sur l’eau : je n’ai jamais testé les purificateurs chimiques. Est-ce que vous recommanderiez de les utiliser avec l’eau de lacs ?

  14. merci pour l’article très intéressant et complet.

  15. Bonjour François .
    Merci pour ce post des plus complet et didactique , comme d’habitude d’ailleurs , juste un petit bémol si je puis me permettre , la Six Moon Design Haven Tarp , un peu cher pour un simple tarp , parce que en fin de compte c’est ce qu’il est , à moins de prendre l’option tente intérieure , je n’ai même pas osé regarder le prix , et la cela devient une vrai tente mais le double toit seul à 265€ c’est limite du vol !
    Bonne continuation et je vous souhaite de jolies sorties .
    Olivier .

    • Bonjour Olivier,

      C’est un peu plus qu’un tarp, c’est un abri fermé et le prix est ce qu’il est – à chacun d’ensuite faire son choix. Je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est du vol, personne ne m’a forcé à l’acheter. 😉

      A bientôt,
      François

  16. Bonjour François,

    Très bon cas d’école pour servir de modèle. La méthode vaut même pour préparer un trekking de plus longue durée dans un pays étranger.

    A une époque éloignée (ni Internet, ni ordiphones), à cause des aléas d’approvisionnement en eau, je me rappelle avoir renoncé à une randonnée de plusieurs jours dans le Vercors en autonomie totale avec bivouacs. Aussi, je suis curieux de savoir comment s’est réellement déroulée ta randonnée par rapport à cette préparation.

    Aujourd’hui, j’apprécie d’autant plus l’aide apportée par les outils numériques dans le développement d’un trekking.

    Pour élaborer un trekking, je distingue trois phases distinctes: définition, préparation, réalisation.
    A chacune d’elles j’associe un calendrier journalier pour dater les actions inéluctables ainsi que la progression réelle au fil des jours.

    Ce mode de préparation très détaillé peut être qualifié de « fermé ». Tout y est prévu en fonction de ses motivations, de ses capacités physiques, du temps imparti, de son équipement, de la météo prévisible, de ses finances, etc…

    Un autre type de préparation, plus « ouvert », consiste à se lancer sans avoir tout défini par le menu, plus orienté « découverte », voire « aventure ». Cela nécessite d’être plus expérimenté, ce qui s’acquiert généralement après s’être rodé avec quelques préparations « fermées ».

    A noter qu’une préparation aussi complète et fermée soit-elle, peut se transformer en « aventure ». Alors, il faut adapter son action en fonction de circonstances qui n’ont pas été prévues lors de la préparation initiale.

    Cordialement.

    Bernard77400

    • Bonjour Bernard,

      Merci pour ton retour intéressant. En ce qui concerne le résultat de cette préparation, je vais écrire un article « compte rendu ».

      A bientôt,
      François

  17. bonjour François,
    j’ ai bien apprécier la profondeur de ta démarche et la qualité de tes remarques sur tout les sujets.
    je n’ ai pas pris le temps de lire les commentaires donc je te prie de bien vouloir m’ excuser si le sujet a été abordé dans l’ un d’ eux mais je ne crois pas avoir trouver mentionné dans ta liste de matériel une mini pelle (acier ou alu mais solide) permettant, dans ce milieu si sensible qu’ est le plateau karstique, d’ enterrer ses excréments?
    continuer à se préparer à tout permet souvent de subvenir à l’ imprévu 😉

    • Bonjour Luc,

      Très bonne remarque. Connaissant déjà un peu les environnements qu’on allait rencontrer, j’ai fait le choix de ne pas l’emporter pour réduire le poids – en me disant que je trouverai des outils naturels (pierres, bouts de bois, etc.) et des terrains adéquates (pas trop durs à creuser). Et ça a très bien fonctionné (même s’il faut un peu anticiper). 😉

      A bientôt,
      François

  18. Bonjour François,

    Bel article merci pour la lecture 😉

    Un choix qui m’étonne c’est celui que tu fais de faire d’abord l’aller en marche puis le retour vers ton point de départ après. Je me rends compte que je ne sais pas comment font la majorité des gens parce que c’est rarement un point que tu abordes quand tu racontes une de tes randonnées, mais nous on a toujours pris l’habitude de se rendre en voiture au point d’arrivée puis de prendre les transports en communs vers notre point de départ.
    J’ai l’impression que ça apporte plus d’avantages comme :
    – Plus facile de gérer ton timing pour qu’il fit avec un horaire de départ de bus ou train, si tu vises le bus de 8h c’est plus facile de planifier ton trajet en voiture que ta marche le dernier jour pour arriver à une heure précise.
    – Après une bonne marche (de qq jours ou semaines), je suis bien content d’arriver directement à ma voiture plutôt que de penser que je vais devoir me taper encore 2h de transport, alors qu’à l’aller tu es tout motivé.
    – Secondaire mais ça évite de passer pour un puant après 1 semaine d’hygiène précaire ^_^

    Maintenant je suppose que c’est aussi une histoire de gout et de préférence et que si tu es bien organisé il n’y a pas vraiment de différence entre les 2 😉

    Thomas

    • Bonjour Thomas,

      Très bonne remarque. Dans notre cas, le choix s’est fait surtout pour minimiser le trajet en voiture.

      Après, on aurait effectivement pu faire la traversée dans l’autre sens en laissant la voiture à Châtillon-en-Diois et en se débrouillant pour aller au point de départ.

      Je pense que je dois avoir une petite préférence personnelle pour le retour après, même s’il m’arrive de faire comme toi quand ça facilite la logistique.

      A bientôt,
      François

  19. Merci pour cet article
    Je le trouve très pro et vraiment fouillé dans les détails et c’est toujours par un détail qu’on se plante!
    merci pour cette réalité !

    Robert

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